librairie-marine.com   présente :  "Les grandes  batailles  navales"              e-mail: librairie.maritime@gmail.com

" Le plus sur moyen de conserver  l'Honneur  et  la Vie est de compter la  Vie pour  rien quand   l' Honneur  parle."        DUGUAY-TROUIN.


Nos livres sur:
     
" les batailles navales combats navals".

  Cette page a pour complément la page
 iconographie des batailles navales"
              


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Il existe de nombreuses anthologies des batailles navales au cours de l'histoire

Les  grandes batailles navales   Oliver Warner. preface de l'amiral A .Sala
prix: 43 euros

grands combats navals. William  Koenig.. prix 23 euros


Les guerres maritimes La marine à vapeur 1855- 1905.
Richard Hill editions Prix: 30 euros.

vingt-cinq siècle de guerre sur mer  13  euros


Les grandes batailles navales de Salamine à Midway
Laurent Joffrin
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Batailles navales au temps de la marine à voiles
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                     Epoque des  galères voir la page                   "galères-galèriens"

la bataille de Lépante journal de la bataille de Lépante. Granier  françois.
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L'auteur a laissé la parole a des témoins Aurelio Scetti 
le galérien;Onorato Gaetani  le géneral du pape le mouffti Abou-sound,cervantes,..etc       .1751.
                                                         .  l'invincible Armada.



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the armada campaig 1588.
la défaite de l'invincible armada 1588.
Prix 16 euros.les deux brochures.

L'invincible armada maurice Larrouy
Ce livre écrit par un marin est
un tres bon livre il résume parfaitement
cette épopée malheureuse pour l'espagneEditions du masque 1933.

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les tresors de l'armada. vendu     t Sténuit.

Elisabeth et l'invincible armada  F Winwar

le drame de l'invincible armada

L'invincible Armada
M Lewis
10  euros 

 guerres maritimes sous l'ancien régime

voir les pages LOUISXIV
                      LOUIS XV.
                      LOUIS XVI

guerres maritimes sous la révolution
voir nos pages Révolution

Guerres  maritimes  de l'Empire

Voir la page: Napoléon
Aboukir 1798.
Trafalgar1805.
guerres maritimes sous la Restauration

voir la page  RESTAURATION

Guerres  maritimes  du second Empire
voir la page  Napoléon III
Navarin.1827.
Guerres  maritimes  de la République

voir la page 3ém République

Voir nos pages spéciales
                                  guerre maritime 1914/1918
                                 
guerre maritime 1939/1945

marines           étrangères


voir la page : marine Impériale russe
Tsushima 1905



La flotte condamnée à mort. Hough richard
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The Tsar's las Armada
The epic voyage to the battle of Tsushima Constantine Pleshakov prix: 10 euros.

Hampton Roads 1862.

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   warships and naval battles of the civil war.

                                                LIENS INTERNETS
                           bon surf......

 pour l'iconographie voir la page    Bataillesnavales

pour les films           http://photographie-maritime.com/cinema/cinema.html

 

quelques exemples de films  " reconstitutions historiques"

 

bataille de Trafalgar

.http://youtu.be/eAWagkRwKJ8              http://youtu.be/ILu74F-Xd84

http://www.batailles-navales.fr/trafalgar.htm    http://youtu.be/KP-LlKpH5lk

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_naval_en_Gr%C3%A8ce  conflit gréco/turc.

http://www.batailles-navales.fr/actium.htm     bataille Actium

http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-d-actium/  actium

http://www.in-medias.fr/sitecroco/pages/croco/actium.html Actium

http://www.batailles-navales.fr/salamine.htm  bataille de  salamine

http://youtu.be/qR9jdjTUXJk  islam     http://youtu.be/05vypyIJfio  lepante

http://medieval.mrugala.net/Guerre/La%20Guerre%20Navale.htm  guerre navale

http://www.wmaker.net/lamoriciere/Les-batailles-navales-de-1744-a-1813_a42.html    liste de batailles navales

quelques films sur la première guerre mondiale

http://youtu.be/T4f-Jh5L6Wg     http://dai.ly/xdmqqd

http://dai.ly/xcy5qx           http://dai.ly/xgojnx     

http://dai.ly/xkp6xe            http://dai.ly/x9boc6

http://dai.ly/xcy5cg             http://dai.ly/xj1j63

quelques films documentaires  maritimes sur la seconde guerre mondiale (il y en a des centaines)

http://youtu.be/r_wR-LKJ5OQ  http://youtu.be/GDhOm_fG5_I    

http://youtu.be/WIEh9GAsFxA      http://youtu.be/oai40MaDk-Q

http://youtu.be/8pKBI8tGr7A         http://youtu.be/w2O_vPxTrc8

http://youtu.be/2PYsuqVV77s       http://youtu.be/kNb1bpW36XE

http://youtu.be/A54nykFlUWE         http://youtu.be/pgqJ-O_UkE8

http://youtu.be/Sec7HHToi6g           http://youtu.be/jMoaBefiUio

http://dai.ly/xjheab                            http://youtu.be/LC8Vs890Tfg

http://dai.ly/xbllw3                             http://dai.ly/xbllev

http://dai.ly/xcy32n                            http://dai.ly/xcy2qz

http://dai.ly/xcxzol                        http://dai.ly/xphfgx                      

http://dai.ly/xhwzqw                                                                      

                                                                                         Quelques sites parlant de"batailles navales"

  époques diverses.

http://www.napoleon-empire.net/liste-batailles-navales-empire.php napoléon

https://sites.google.com/site/navigationdanslantiquite/quelques-batailles-navales-

dans-l-antiquite guerres de l'antiquité.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/batailles-navales-age-de-la-voile-reperes-chronologiques/  encyclopédie universalis.

http://www.linternaute.com/histoire/motcle/33/a/1/1/bataille_navale.shtml

http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-myles/  bataille de Myles

http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Roman_Navy marine romaine

http://plaisance-archipel.over-blog.com/article-massalia-perd-les-batailles-

110737672.html Massalia

http://www.vendeelouisiane.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=

blog&id=28&Itemid=29

chhesapeake

http://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_naval_%C3%A0_Cherbourg_%281864%29  l' ALABAMA

https://sites.google.com/site/bayonnaiseambuscade/    Bayonnaise/Ambuscade

http://www.navistory.com/pages/antiquite/batailles-navales-antiquite.php antiquité

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reg_0035-2039_1969_num_82_391_1084  antiquité

http://www.infobretagne.com/batailles-navales.htm france louis XIV à Charles X.

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/guerre/sea-battles-f.aspx musée canadien

http://forummarine.forumactif.com/t1081-les-batailles-navales-franco-anglaises un "forum"

http://users.belgacom.net/bn061744/antiquite/antguerrenavale.htm  guerre navale antique

http://www.cosmovisions.com/civRomeMarine.htm  romains

http://www.harissa.com/D_Histoire/lesbataillesdecnome.htm batailles d'Econne

                    chonologie de toutes les batailles navales du monde

                                                                           

                                                       .  Avant l'ère chrétienne .

                             

Bataille Date(s) Lieu Résumé
Expansion hittitehittite
Bataille au large de Chypre vers -1210 Chypre Victoire hittite sur les Chypriotes

Invasion de l'Égypte par les Peuples de la mer

 

Bataille du delta du Nil vers -1190 Égypte Victoire égyptienne sur les Peuples de la mer
Guerre entre Massalia et Carthage (-545)
Bataille d'Alalia (-545) -545 Corse, Aléria Victoire de Massalia sur Carthage
Expansion étrusqueetrusques
Bataille d'Alalia -533 Corse, Aléria Victoire étrusque et carthaginoise sur les Phocéens
Révolte de l'Ionie
Bataille de Ladé (494 av. J.-C.) été -494 Méditerranée Victoire perse sur les Ioniens
Guerre entre Massalia et Carthage (-490)
Bataille d'Héméroskopeion -490 Espagne Victoire de Massalia et d'Emporiæ sur Carthage
 2ém Guerre Médiquemediques

Bataille de l'Artémision

août -480

côte nord d'Eubée

Bataille indécise entre les Grecs et les Perses

Bataille de Salamine

29 septembre -480

mer Égée

Victoire des Grecs sur les Perses

Bataille du cap Mycale

août -479

Anatolie, Turquie

Victoire des Grecs sur les Perses

Bataille de l'Eurymédon

-466

Turquie

Victoire des Grecs sur les Perses

Guerre entre Syracuse et les Étrusques

Bataille de Cumes

-474

baie de Naples

Victoire des Syracusains sur les Étrusques

1e guerre du Péloponnèse (-461 - -446)

Bataille de Kékryphaléia

-459

Golfe Saronique

Victoire d'Athènes sur les Péloponnésiens

Bataille d'Égine

-458

Golfe Saronique

Victoire d'Athènes sur les Éginètes

Guerre de Corcyre (-435 - -433)

Bataille de Leucimme

-435

Corfou, Grèce

Victoire de Corcyre sur Corinthe

Bataille de Sybota

-433

Corfou, Grèce

Bataille indécise entre Corcyre et Athènes d'une part et Corinthe de l'autre

Guerre du Péloponnèse (-431 - -404)

La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui oppose la Ligue de Délos, menée par Athènes, et la Ligue du Péloponnèse, sous l'hégémonie de Sparte.Ce conflit met fin à la Pentecontaetie et s'étend de 431 à 404 en trois périodes généralement admises : la période archidamique de 431 à 421, la guerre indirecte de 421 à 412, et la guerre de Décélie de 412 à 404.La guerre du Péloponnèse s'est terminée par la victoire de Sparte et l'effondrement de l'impérialisme athénien. Cette victoire et l'affaiblissement qui en résulte pour le corps civil lacédémonien lui coûte cependant la perte de sa puissance au IVe siècle av. J.-C..

Bataille de Patras été -429 golfe de Patras, Grèce Victoire d'Athènes sur Corinthe
Bataille de Naupacte été -429 Sud de la Grèce Victoire d'Athènes sur Corinthe et ses alliés
Bataille de Corcyre -427 Corfou, mer Ionienne Victoire des Péloponnésiens sur Athènes et Corcyre
Bataille du détroit de Messine -425 Sicile Victoire d'Athènes sur Syracuse
Bataille de Pylos été -425 Messénie, Grèce Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille du port de Syracuse -413 Sicile Victoire de Syracuse sur Athènes
Bataille de l'île de Syme janvier -411 Mer Égée Victoire de Sparte sur Athènes
Bataille de l'île de Chios printemps -411 Mer Égée Victoire de Sparte et de Chios sur Athènes
Bataille d'Érétrie septembre -411 Eubée, Grèce Victoire de Sparte sur Athènes
Bataille de Cynosséma hiver -411 Dardanelles Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille de Abydos hiver -411 Dardanelles Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille de Cyzique -410 Dardanelles Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille de Notion printemps -408 Anatolie, Turquie Victoire spartiate sur Athènes
Bataille de Mytilène -406 Mer Égée Victoire spartiate sur Athènes
Bataille des îles Arginuses juillet -406 Mer Égée Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille d'Aigos Potamos été -405 Dardanelles Victoire spartiate sur Athènes
Guerre Punique de Sicile
Bataille de Catane -397 Sicile Victoire de Carthage sur Syracuse
Bataille de Syracuse -397 Sicile Victoire de Syracuse sur Carthage

Guerre de Corinthe (-395 - -387)

La Guerre de Corinthe est un conflit de la Grèce antique qui dure de 395 à 387 avant J-C. Cette guerre oppose Sparte à une coalition de quatre États alliés : Thèbes, Athènes, Corinthe, et Argos. Ces quatre États ont au départ le soutien de l'Empire achéménide. La cause immédiate de la guerre est un conflit local dans le Nord-Ouest de la Grèce où Sparte et Thèbes étendent leur influence. La cause plus profonde du conflit est l'hostilité des autres États envers Sparte due à « l'expansionnisme en Asie Mineure, en Grèce centrale et septentrionale, ainsi qu'à l'ouestLa guerre se déroule sur deux fronts : sur terre, près de Corinthe et Thèbes, et sur mer dans la mer Égée. Sur terre, les Spartiates remportent plusieurs batailles majeures au début de la guerre, mais sont incapables de conserver cet avantage, et leurs campagnes finissent en impasses. En mer, la flotte spartiate est fermement vaincue par la flotte perse tôt dans la guerre, ce qui empêche définitivement Sparte de devenir une puissance navale. Prenant l'avantage de ce fait, Athènes lance plusieurs campagnes navales dans les années plus tardives de la guerre, reprenant un certain nombre d'îles qui faisaient partie de l'empire athénien durant le Ve siècle av. J.-C.Alarmés par ces succès athéniens, les Perses cessent de soutenir les quatre États alliés et apportent leur soutien à Sparte. Ce changement force Athènes, Thèbes, Corinthe, et Argos à demander la paix. Le traité d' Antalcidas (première paix commune ou koiné eiréne) est signé en 387 avant J-C, mettant ainsi un terme à la guerre. Sparte a le rôle de gardien de la paix, et le pouvoir de mettre en vigueur les articles du traité. Suite à la guerre, la Perse s'avére capable d'interférer sans problème dans la politique grecque et Sparte s'affirme dans une position hégémonique dans le système politique greccorinthe

Bataille de Cnide -394 Mer Égée Victoire perso-athénienne sur Sparte
Expédition syracusaine en Italie
Bataille de Rhegium -391 Reggio, Calabre Victoire des Italiotes sur Syracuse
Révolte d'Evagoras de Chypre
Bataille de Citium -381 Larnaca, Chypre Victoire des Perses sur les Égypto-Chypriotes
Guerre navale entre Sparte et Athènes
Bataille de Naxos septembre -376 Cyclades, Mer Égée Victoire d'Athènes sur Sparte
Bataille d'Alyzia -375 Grèce Victoire d'Athènes sur Sparte

Guerre des alliés ou Guerre sociale (-357 - -355)

La Guerre des alliés ou Guerre sociale désigne une guerre intestine qui divise la Seconde confédération athénienne de -357 à -355. Dès -357, Chios, Cos, Byzance et Rhodes passèrent sous le contrôle direct du satrape perse Mausole ; ils sont vaincus dans une bataille navale imposante et décisive. L'histoire ne dit pas pour quelle raison Mausole les a aidés ; il avait pu recevoir l'ordre d'Artaxerxès III de pousser les Grecs à la révolte.

Bataille d'Embata -356 Au large de Chios Victoire des îles et villes alliées rebelles sur Athènes

Guerre lamiaque (-323 - -322)

La guerre lamiaque ou guerre hellénique est un conflit qui se déclenche en Grèce à la mort d'Alexandre le Grand en juin 323 av. J.-C.. Il oppose des cités grecques révoltées, parmi lesquelles Athènes, aux Macédoniens menés par Antipater. La guerre est finalement remportée par ce dernier en 322 et les cités rebelles doivent se soumettre.

Bataille d'Abydos mars -322 Dardanelles Victoire macédonienne sur la Grèce
Bataille d'Amorgos juin (?) -322 Cyclades Victoire macédonienne sur Athènes
Guerre de Tarente
Bataille de Tarentum -282 Tarente, Italie Victoire de Tarente sur Rome

Première Guerre punique (-264 - -241

)La Première Guerre punique ou Guerre de Sicile est la première de trois guerres qui opposent Rome et Carthage, deux puissances majeures en Méditerranée occidentale. L’adjectif punique vient du nom Poenici que les Romains donnent à leurs adversaires, assimilés aux Phéniciens (Phoenici). Ce conflit, engagé pour le contrôle de la Sicile et qui dure 23 ans de 264av. J.-C. à 241 av. J.-C., est un des plus longs menés par Rome. Son déroulement est connu par les auteurs grecs et latins, principalement Polybe.La guerre commence par un débarquement des Romains à Messine, qui soumettent ensuite la partie orientale de l’île, et construisent une flotte de guerre. Les premiers succès maritimes des Romains les incitent à débarquer près de Carthage pour forcer sa capitulation, expédition qui finit en désastre pour les Romains en 255 av. J.-C. La guerre s’éternise alors, les Carthaginois tiennent solidement la côte occidentale de Sicile, tandis que les Romains assiègent leurs positions et alternent succès et désastres en mer. En 24av. J.-C., une ultime bataille navale aux îles Égates donne l’avantage à Rome, qui impose à Carthage épuisée l’abandon de la Sicile et un tribut élevé.Rome devient une nouvelle puissance navale en Méditerranée, mais de l’avis des historiens, elle engendre un sentiment revanchard par ses empiètements sur les possessions carthaginoises de Sardaigne et de Corse.puniques

http://www.navistory.com/pages/antiquite/batailles-navales-antiquite.php

http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/site_internet_langues_anciennes/deuxieme_%20journal/1.premiere_guerre_punique/la_premiere_guerre_punique.html

http://www.histoire-fr.com/rome_republique_3.htm

Bataille des îles Lipari -260 large de la Sicile Victoire carthaginoise sur Rome
Bataille de la pointe d'Italie -260 sud de l'Italie Victoire romaine sur Carthage
Bataille de Mylae -260 large de la Sicile

Victoire romaine sur Carthage                                         

Bataille de Sulci -258 large de la Sardaigne Victoire romaine sur Carthage
Bataille de Tyndaris -257 large de la Sicile Victoire romaine sur Carthage
Bataille du cap Ecnomus -256 large de la Sicile Victoire romaine sur Carthage
Bataille de Drepanum -249 Trapani, Sicile Victoire carthaginoise sur Rome
Bataille des îles Égades -241 large de la Sicile Victoire romaine sur Carthage
Raids illyriens
Bataille de Paxos -229 île Paxos, Grèce Victoire illyrienne sur les Achéens

Deuxième Guerre punique (-218 - -201)

La Deuxième Guerre punique, (218-202 av. J.-C) est le deuxième des trois conflits connus sous le nom de guerres puniques, qui opposent Rome à Carthage. Plus précisément, ce conflit a lieu au IIIe siècle av. J.-C.., de 219av. J.-C. à 203 av. J.-C. en Europe, puis de 203 av. J.-C. à 202 av. J.-C. en Afrique.Cette guerre a commencé à l'initiative des Carthaginois, qui ont voulu prendre leur revanche suite à leur défaite lors de la Première Guerre punique. Cette guerre est assez connue par les moyens employés pour l'époque et pour ses conséquences : son coût humain (taille des populations concernées) et économique, l'impact décisif sur le contexte historique, politique et social, dans l'ensemble du monde méditerranéen et pour de nombreux siècles, furent considérablesContrairement à la Première Guerre punique, qui a été menée et gagnée principalement sur mer, la seconde a été une succession ininterrompue de batailles terrestres avec des mouvements de masses énormes d'infanterie, de cavalerie et d'éléphants. Les moyens maritimes ont été presque exclusivement utilisés pour aider les armées dans leurs déplacements, ou encore pour les voyages des diplomates d'un royaume méditerranéen à l'autre. Bien que la conduite de la guerre ait été généralement perçue en suivant le chemin d'Hannibal de l'Hispanie à l'Italie du Sud, la Méditerranée a été, en fait, directement et indirectement, impliquée dans le conflit entre Rome et Carthage. Le pourtour du Bassin Méditerranéen occidental a été un énorme champ de bataille : l'Hispanie, la Gaule, la Gaule cisalpine, l'Italie, l'Afrique ont été concernées ; les enjeux diplomatiques ont impliqué les ambassadeurs des deux rivaux en Numidie, en Grèce, en Macédoine, en Syrie, dans les royaumes de l'Anatolie, et en Égypte.Les grandes figures de cet affrontement sont célèbres. Du côté carthaginois, le général Hannibal Barca passa avec ses éléphants les Pyrénées, le Rhône et les Alpes, et remporta une série de victoires sur les légions romaines. Du côté romain, les Scipion menèrent des contre-attaques décisives en Espagne, puis en Afrique. Hannibal fut finalement battu par Scipion l'Africain à la bataille de Zama.

punique1 puniques2 punique4
Bataille de Lilybée -218 Sicile Victoire romaine sur Carthage
Bataille de l'Èbre -217 embouchure de l'Èbre Victoire romaine sur Carthage
Bataille de Sapriportis -210 près de Tarente, Italie Victoire de Carthage et de Tarente sur Rome
Bataille de Clupea été -208 Tunisie Victoire romaine sur Carthage
Bataille de Carteia -206 près de Cadix Victoire romaine sur Carthage

Guerre crétoise (-205 - -200)

La première Guerre crétoise (-205 à -200) (en grec : Κρητικός πόλεμος / Krêtikós pólemos) est une guerre opposant le roi Philippe V de Macédoine, la ligue étolienne, plusieurs cités de Crète (dont Olous et Hierapytna sont les plus importantes) et des pirates spartiates aux forces de Rhodes, rejointes ensuite par Attale Ier de Pergame, par Byzance, Cyzique, Athènes et Knossos.En -205, les Macédoniens viennent de terminer la Première guerre macédonienne contre Rome. Désireux de prendre le contrôle de l'ensemble du monde grec, Philippe pense tirer profit du fait que Rome soit en guerre avec Carthage pour monter une alliance avec la Ligue étolienne et des pirates de Sparte dans le but de défaire Rhodes, son principal rival. Il s'allie également à plusieurs cités crétoises, telles qu'Hierapytna et Olous. La flotte et l'économie rhodiennes devant souffrir de l'action des pirates, Philippe pense obtenir une victoire aisée. Afin d'atteindre son but, il forme une alliance avec le roi de l'Empire séleucide, Antiochos III, contre Ptolémée V d'Égypte. Il commence à attaquer les territoires alliés de Ptolémée et de Rhodes en Thrace et autour de la mer de MarmaraCependant, en -202, Rhodes et ses alliées, Pergame, Cyzique, et Byzance, unissent leurs flottes et défont Philippe à la bataille de Chios. Quelques mois plus tard, la flotte de Macédoine défait les Rhodiens à la bataille de Ladé. Alors que Philippe pille les territoires de Pergame et la Carie, AttaleIerde Pergame se rend à Athènes pour faire diversion. Il réussit à nouer une alliance avec les Athéniens, qui déclarent immédiatement la guerre aux Macédoniens. Ne pouvant rester inactif, Philippe attaque Athènes avec sa flotte et son infanterie. Cependant, les Romains l'avertissent de leur entrée en guerre s'il ne se retire pas. Il y est obligé à la suite d'une nouvelle défaite de sa flotte contre celle des Rhodiens et des Pergamiens, mais non sans prendre la ville d'Abydos dans l'Hellespont. Abydos tombe après un long siège et après que la plupart de ses habitants se sont suicidésEn attaquant une nouvelle fois Athènes en -200, Philippe rejette de facto l'ultimatum des Romains qui lui demandaient de cesser d'attaquer les États grecs, ce qui provoque l'entrée en guerre de Rome contre la Macédoine la même année. La « guerre crétoise » s'achève donc pour faire place à la deuxième guerre macédonienne ; celle-ci se termine en -197 par l'écrasante victoire de Rome à la bataille de Cynoscéphales. Les conditions du traité de Tempé qui s'ensuit seront extrêmement sévères, car Philippe devra abandonner toutes les villes grecques qu'il détient, livrer toute sa flotte, livrer son fils à Rome comme otage, et payer une lourde indemnité de guerre.

Bataille de Chios -201 Grèce Victoire de Pergame et de Rhodes sur la Macédoine
Bataille de Ladé (201 av. J.-C.) -201 Méditerranée Victoire macédonienne sur Rhodes

Guerre entre Rome et Antiochos III de Syrie

antiochos 3
Bataille de Corycus -191 Anatolie, Turquie Victoire romaine sur les Séleucides
Bataille de Panormus -190 Anatolie, Turquie Victoire séleucide sur Rhodes
Bataille de Sidé ou de l'Eurymedon -190 Anatolie, Turquie Victoire de Rhodes sur les Séleucides
Bataille de Myonnésos -190 Anatolie, Turquie Victoire de Rome et de Rhodes sur les Séleucides

Troisième guerre de MithridateLa troisième guerre mithridatique se déroule de 74 av. J.-C. à 63 av. J.-C. entre Rome et le Royaume du Pont. Elle se conclut par la victoire de Rome, dont le Royaume du Pont, joint à la Bithynie, devient une province romaine, et par le suicide de Mithridate.

Bataille de Lemnos (-73) -73 Lemnos Victoire de Rome sur le Royaume du Pont
Campagne de Pompée contre les pirates
Bataille de Korakesion ou de Coracesium -67 Cilicie Victoire de Rome sur les pirates

Guerre des Gaules

Le terme de guerre des Gaules ou conquête de la Gaule se réfère à la campagne d'assujettissement des peuples de la région qui forme aujourd'hui la France (à l'exception du sud, la Gaule transalpine, déjà sous domination romaine depuis 121 av. J.-C.), la Belgique, le Luxembourg et une partie de la Suisse, des Pays-Bas et de l'Allemagne. Cette guerre est menée par Jules César de 58 à 51/50 av. J.-C., et il la narre dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (De bello gallico), qui reste la principale source de ces événements. Bien que César tente de présenter l'invasion comme une défense préventive de Rome et de ses alliés gaulois, de nombreux chercheurs pensent que c'est en fait une guerre impérialiste à toutes fins utiles, préméditée, par l'intermédiaire de laquelle il acquiert son pouvoir et son prestigevenetes

Bataille du Morbihan -56 Morbihan Victoire romaine sur les Vénètes.

Seconde guerre civile romaine (-49 - -44)

La guerre civile de César, appelée aussi guerre civile romaine de 49 av. J.-C. ou guerre civile entre César et Pompée, est un des derniers conflits intérieurs de la République romaine, et fait partie de la liste des nombreuses Guerres civiles romaines. Elle a consisté en une série de heurts politiques et militaires entre Jules César, ses alliés politiques et ses légions d'une part, et la faction conservatrice du Sénat romain, appelée aussi Optimates, épaulée par les légions de Pompée d'autre part.

Bataille de Marseille (49 av. J.-C.) ou des îles du Frioul 27 juin -49 Marseille Victoire des partisans de César sur les Massaliotes
Bataille de Tauroenthum 31 juillet -49 Méditerranée, le Brusc Victoire des partisans de César sur les Massaliotes
Guerre civile romaine entre Octave et Marc-Antoine d'une part et les meurtriers de César, d'autre part (-44 - -41)
Bataille de Myndus -42 Anatolie Victoire des partisans de Brutus et Cassius sur les Rhodiens
Bataille de Rhodes -42 Grèce Victoire des partisans de Brutus et Cassius sur les Rhodiens

Guerre civile romaine entre Octave et Sextus Pompée (-42 - -36)

http://www.histoire-pour-tous.fr/civilisations/3288-la-civilisation-romaine-2-guerres-civiles-et-crise-de-la-republique.html

 

Bataille de Scyllaeum -42 Détroit de Messine Victoire des Pompéiens sur les partisans d'Octave
Bataille de Cumes (-38) -38 Baie de Cumes Victoire des Pompéiens sur les partisans d'Octave
Bataille de Tauromenium -36 large de Taormina, Sicile Victoire des Pompéiens sur les partisans d'Octave
Bataille de Nauloque -36 Sicile Victoire des partisans d'Octave sur les Pompéiens

Dernière Guerre civile de la République romaine

La Dernière Guerre civile de la République romaine, également connue sous le nom de guerre civile d'Antoine ou encore la guerre entre Antoine et Octavien, fut le dernier conflit des guerres civiles romaines de la République romaine. Elle fut livrée entre Cléopâtre (soutenue par Marc Antoine) et Octavien. Après que le Sénat romain eut déclaré la guerre à la Reine Cléopâtre d'Égypte, Antoine, son amant et allié, trahit Rome et rejoignit le camp de Cléopâtre. Après la victoire décisive d'Octave à Actium, Cléopâtre et Antoine se retirèrent à Alexandrie, où Octave assiégea la cité jusqu'au suicide d'Antoine et de Cléopâtre.Suite à la fin de la guerre, Octavien apporta la paix au sein de l'État romain qui avait été déchiré par un siècle de guerres civiles. Il devint ainsi l'homme le plus puissant du monde romain et le Sénat lui accorda le nom d'Auguste en 27 avant J.-C. Octavien, désormais nommé Auguste, sera le premier empereur romain et transformera par la suite la République oligarchique et démocratique en un véritable empire autocratique.La Dernière Guerre civile républicaine marque le début de la Pax Romana, la plus longue période de paix et de stabilité qu'a connu le bassin méditerranéen jusqu'à aujourd'hui.actium

Bataille d'Actium

   actium

2 septembre -31

Mer Ionienne Victoire des partisans d'Octave sur ceux de Marc-Antoine et l'Égypte

 

                                                          .    Ier-       XVe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé

Guerre des Trois Royaumes en Chine

Bataille de la Falaise rouge 208 nord-ouest de Puqi, sur le Yangzi Victoire des royaumes de Wu et de Shu sur le royaume de Wei
Bataille de Xiakou 208 Wuhan, Chine Victoire de Sun Quan sur Liu Biao
Guerre civile romaine entre Licinius et Constantin (313-324)
Bataille de l'Hellespont 324 Dardanelles Victoire des partisans de Constantin Ie sur ceux de Licinius
Guerre romano-vandale
Bataille de Carthagène (460) 460 Carthagène, Espagne Victoire vandale sur la flotte romaine
Bataille du cap Bon (468) 468 Cap Bon Victoire vandale sur la flotte romaine

Guerre des Goths (535-553)

La guerre des Goths (535-553) est un conflit qui oppose les Byzantins et les Ostrogoths en Italie entre 535 et 553. Cette guerre intervient à la suite de la décision de Justinien Ier en 535 de reconquérir les provinces romaines occidentales perdues à la fin du siècle précédent lors de leur conquête par les Hérules d'Odoacre puis les Ostrogoths de Théodoric le Grand.

Bataille de Sena Gallica 551 au large de Senigallia Victoire byzantine sur les Ostrogoths
Guerre arabo-byzantine
Bataille des Mâts ou de Phœnix de Lycie 655 côtes de Lycie Victoire arabe sur l'Empire byzantin
Bataille de Syllaeum 677 mer de Marmara Victoire byzantine sur les Omeyyades
Bataille de Lipari 879 large de la Sicile Victoire byzantine sur les arabes
Guerre entre royaumes coréens de Silla et de Paekche
Bataille de Hakusukinoe août 663 embouchure de la Paekchon-Gang, Corée Victoire de la Chine et du royaume de Silla sur le Japon

Expéditions des Vikings

Les Vikings (vieux norrois víkingar, singulier víkingr) sont,un peuple de Scandinavie qui se caractérisent par leurs activités d'exploration, de commerce, de pillage et de piraterie au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècleIssus des peuples germaniques du nord de l'Europe, les Vikings furent considérés au début du Moyen Âge comme des pillards et des pirates à cause de la violence de leurs raids et de leur paganisme. Mais ils furent aussi de grands marins, explorateurs, marchands et guerriers qui atteignirent les côtes atlantiques de l'Europe, la Méditerranée, l'Orient et même l'Amérique (Vinland), tout en établissant parfois au passage des comptoirs commerciaux et des colonies comme sur les Îles Féroé, les Orcades, l'Islande, le Groenland, etc. Ils fondèrent des États nouveaux et originaux en Normandie et en Russie2. L'âge viking prit fin à la suite de l'affirmation en Scandinavie de pouvoirs monarchiques centralisateurs et de leur conversion au christianisme.viking

Bataille de Gibraltar (861) vers 861 Espagne Victoire des Omeyyades sur les Danois
Bataille de Wessex vers 870 Angleterre Victoire d'Alfred de Wessex sur 7 navires vikings
Bataille de Solskjel vers 871 embouchure du fjord de Trondheim, Norvège Victoire du roi de Norvège Haraldr sur ses compétiteurs
Bataille de Hafrsfjörd vers 872 Norvège Victoire du roi de Norvège Haraldr sur ses compétiteurs
Bataille du détroit de Hjörung vers 986 près d'Alesund, Norvège
Bataille de Svolder 9 septembre 1000 Baltique Victoire suédo-danoise sur la Norvège
Bataille de Nesjar 3 avril 1015 ou 1016 Norvège Victoire d'Olaf Haraldsson sur Sven Laderjarl (guerre civile norvégienne)
Bataille de l'Helgea 1026 Scanie ou Uppland Victoire danoise sur les suédo-norvégiens
Bataille de Nissa 9 août 1062 Finlande Victoire norvégienne sur le Danemark
Bataille de l'île d'Islay 1156 île d'Islay, Écosse Victoire écossaise sur le royaume norvégien des Hébrides
Bataille de Nordnes 31 mai 1181 Norvège, Bergen Victoire de Sverre Sigurdsson sur Magnus V (guerre civile norvégienne)
Bataille de Rügen 21 mai 1184 Rügen, Baltique Victoire danoise sur les Vendes
Bataille de Fimreite 15 juin 1184 Norvège Victoire de Sverre Sigurdsson sur Magnus V (guerre civile norvégienne)
Bataille du Foruvagr ou Florvag 3 avril 1194 Orcades Victoire norvégienne sur les insulaires
Guerre entre Venise et les Croates de la Neretva (887)
Bataille de Makarska 18 septembre 887 Adriatique Victoire croate sur Venise
Guerre d'indépendance vietnamienne (938-939)
Bataille du Bach Dang 938 ou 939 baie d'Along Victoire vietnamienne sur les Chinois
Guerre entre l'Empire byzantin et les Rus de Kiev
Bataille du Bosphore (941) 941 Istanbul, Turquie Victoire byzantine sur les Rus
Invasion de Dai-Viêt par la Chine (1077)
Bataille de Vinh-An 1077 Viêt Nam Victoire vietnamienne sur les Chinois
Bataille de Nhu-Nguyet 1077 Viêt Nam Victoire vietnamienne sur les Chinois
Guerre byzantino-normande (1081- )
Bataille de Dyrrachium (1081) 18 octobre 1081 Durazzo, Albanie Victoire des Normands sur l'Empire byzantin
Guerre entre l'Empire byzantin et les Seldjoukides
Bataille des îles Koyun 19 mai 1090 près de Chios Victoire seldjoukide sur les Byzantins
les croisades (1096-1272)croisades
Bataille d'Ascalon 30 mai 1123 Israël Victoire vénitienne sur l'Égypte
Combat du golfe d'Aqaba 1183 Golfe d'Aqaba Victoire ayyoubide sur les Francs
Bataille d'al-Hawrâ février 1183 Nedj, Arabie Séoudite Victoire ayyoubide sur les Francs
Guerre entre l'Empire byzantin et le royaume normand de Sicile
Bataille du cap Malée 1148 Victoire byzantine sur la France et les siculo-normands
1reguerre de Cent Ans (1159-1299)
Bataille de Damme 30-31 mai 1213 Flandres, Belgique Victoire anglaise sur la France
Bataille de Sandwich (1217) ou des Cinq-Îles ou des Cinq-Ports ou de South Foreland 24 août 1217 large de Douvres, Grande-Bretagne Victoire anglo-poitevine sur la France pendant la première guerre des barons (1215-1217)
Guerre entre les empires Song et Jin en Chine
Bataille de Tangdao 1161 large des côtes du Shandong, Chine Victoire des Song sur les Jin
Bataille de Caishi 1161 Chine Victoire Song sur les Jin
Guerre entre l'empire khmer et le Champa (1177)
Bataille du lac Tonle Sap 1177 Angkor Victoire cham sur les Khmers

Guerre de Gempei (1180-1185)

Bataille de Mizushima 17 novembre 1183 large de Honshū Victoire des Taira sur les Minamoto
Bataille de Yashima 22 mars 1185 large de Shikoku Victoire des Minamoto sur les Taira
Bataille de Dan-no-ura 25 avril 1185 Détroit de Shimonoseki Victoire des Minamoto sur les Taira
Guerre entre Pise et Gênes
Bataille de la Meloria (1241) 3 mai 1241 large de Livourne Victoire pisane sur Gênes
1e Guerre vénéto-génoise (1256-1270)
Bataille d'Acre 1258 Israël Victoire vénitienne sur la République de Gênes
Bataille de Settepozzi 1263 Golfe de Nauplie Victoire vénitienne sur la République de Gênes et l'Empire byzantin
Bataille de Saseno 14 août 1264 Mer Adriatique Victoire génoise sur la République de Venise
Bataille de Trapani 23 juin 1266 Sicile Victoire vénitienne sur la République de Gênes
Guerres byzantino-latines
Bataille de Démétrias 1272-1273 ou 1274-1275 Démétrias, aujourd'hui Volos Victoire byzantine sur les barons latins d'Eubée et de Crète
Bataille des îles Échinades 1427 îles Ioniennes Victoire byzantine sur une flotte de Carlo IerTocco
Guerre entre la Castille et le royaume de Fez
Bataille d'Algésiras (1278) 1278 Espagne Victoire des Mérinides sur la Castille
Guerre entre Pise et Gênes (1282-1284)
Bataille de la Meloria (1284) 6 août 1284 large de Livourne Victoire génoise sur Pise
Guerre des Vêpres siciliennes (1282-1302), Croisade d'Aragon (1283-1286)
Bataille de Malte 8 juin ou 8 juillet 1283 Malte Victoire aragonaise sur une flotte provenço-angevine
Bataille de San Feliu de Guixols 27 et 28 juillet 1285 Province de Gérone, Catalogne, Espagne Victoire catalane sur la France
Bataille navale des Formigues 3 et 4 septembre 1285 Îles Formigues Victoire catalane sur la France
3eInvasion du Viêt Nam par les Yuan-Mongols (1287-1288)
Bataille de Van Don décembre 1287 Viêt Nam Victoire vietnamienne sur les Yuan-Mongols
Bataille du Bach Dang (1288) avril 1288 baie d'Along Victoire vietnamienne sur les Yuan-Mongols
2eGuerre vénéto-génoise (1294-1299)
Bataille de Lajazzo 1294 Victoire génoise sur la République de Venise
Bataille de Curzola 8 septembre 1298 Mer Adriatique Victoire génoise sur la République de Venise
Guerre entre l'Aragon et le royaume de Sicile (1299-1302)
Bataille du cap Orlando 4 juillet 1299 large de la Sicile Victoire aragonaise et angevine sur la Sicile
Bataille de Ponza 14 juin 1300 large Naples Victoire aragonaise et angevine sur la Sicile
Guerre de Flandres (1302-1305)
Bataille de Zierikzee 10-11 août 1304 Zélande Victoire franco-hollando-génoise sur les Flamands

Guerre de course entre les Hospitaliers et les puissances musulmanes en Méditerranée(1310-...

ordre

)

Bataille d'Episcopia 1323 île d'Episcopia Victoire des Hospitaliers sur les Turcs
Bataille d'Imbros 1346 île d'Imbros, près des Dardanelles Victoire des Hospitaliers sur les Turcs
Guerre luso-castillane (1325-1328)
Bataille du cap Saint-Vincent (1327) 21 juillet 1327 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire castillane sur le Portugal
Guerre luso-castillane (1337-1338)
Bataille du cap Saint Vincent (1338) 1338 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire castillane sur le Portugal

Guerre de Cent Ans (1337-1453)

Bien que surtout constituée de coups de mains, d'embuscades, de chevauchées et de sièges, la guerre de Cent Ans a connu plusieurs grandes batailles  navales qui sont ici listées dans l'ordre chronologique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cent_Ans

Bataille d'Arnemuiden 23 septembre 1338 île de Walcheren, Pays-Bas Victoire française sur l'Angleterre
Bataille de L'Écluse 24 juin 1340 près de L'Écluse, Zélande Victoire anglaise sur la France
Bataille de Quimperle 1342 Manche Victoire castillane sur l'Angleterre
Bataille de L'Espagnols sur Mer ou de Winchelsea 29 août 1350 Manche Victoire anglaise sur la Castille
Bataille de la Rochelle 22 juin 1372 Manche Victoire franco-castillane sur l'Angleterre
Bataille de Cherbourg (1378) octobre 1378 Manche Victoire franco-génoise sur l'Angleterre
Bataille de Kinsale (1380) 10 juin 1380 Kinsale, Irlande Victoire anglaise sur la Castille
Bataille de la Gironde janvier 1407 Gironde Victoire anglaise sur la France
Bataille de Chef-de-Caux ou de la Seine 15 août 1416 Embouchure de la Seine Victoire anglaise sur les Franco-génois
Bataille de la baie de Seine 25 juillet 1417 Normandie Victoire anglaise sur la France
Bataille de La Rochelle (1419) 30 décembre 1419 La Rochelle Victoire castillane sur l'Angleterre et la Hanse
3eGuerre vénéto-génoise (1350-1355)
Bataille du Bosphore (1352) 13 février 1352 Bosphore Bataille indécise entre la République de Gênes d'une part, Venise, l'Aragon et l'Empire byzantin de l'autre
Bataille d'Alghero ou de La Lojera 29 août 1353 Sardaigne Victoire vénéto-aragonaise sur la République de Gênes
Bataille de Porto-Longo ou de Sapienza 3 novembre 1354 Mer Égée Victoire génoise sur la République de Venise
Guerre entre la Hanse et le Danemark
Bataille d'Helsingborg (1362) 1362 Helsingborg, Suède Victoire danoise sur la Hanse
Guerre luso-castillane (1369-1371)
Bataille de Sanlucar de Barameda 1370 Victoire castillane sur le Portugal

Guerre de Chioggia (1379-1381

Guerre de Chioggia (1379-1381)La guerre de Chioggia entre Venise et Gênes dura de 1378 à 1381. Elle s'inscrit dans le long conflit opposant les deux cités depuis qu'elles commencèrent leurconcurrence commerciale au XIe siècleLe 31 mai 1378, la flotte vénitienne commandée par Vettor Pisani attaque par surprise, durant une tempête, la flotte génoise dans la mer Tyrrhénienne et la défait, capturant quatre galères et faisant de nombreux prisonniersLa nouvelle de la défaite entraîne une grande agitation à Gênes, le doge Domenico Campofregoso est destitué et remplacé par Niccolò Guarco, tandis qu'une flotte dirigée par Luciano Doria entre dans l'Adriatique, pour aider les troupes du Patriarcat d'AquiléeEn mai 1379, la flotte vénitienne est vaincue devant Pola, dans la mer Adriatique, et Gênes s'empare de Chioggia et des forteresses vénitiennes commandant ses communications vers la Lombardie. La guerre qui oppose Venise et Gênes pour le maintien de leurs places commerciales byzantines connaît alors un nouvel épisode. À Byzance, Andronic, l'instrument des Génois, est chassé par les Vénitiens qui placent sur le trône Jean V et son fils Manuel. Andronic mourra en exil en 1385Dans un premier temps, Vettor Pisani se laisse surprendre à Pola par le Génois Luciano Doria qui a une flotte bien supérieure à la sienne. Il perd quatorze de ses vingt galères. Si Venise possède bien une autre flotte, elle se trouve alors dans la Méditerranée alors que les Génois sont dans l'Adriatique. Au mois d'août, les Génois s'emparent de Chioggia, aidés par des troupes padouanes et hongroises. Successivement, les cités de Umago, Grado, Caorle sont incendiées. Malamocco, Loreo, Poveglia, San Erasmo sont occupées. Venise se trouvait assiégée, attendant le retour de la flotte de Carlo Zeno..

http://it.wikipedia.org/wiki/Guerra_di_Chioggia

Bataille du cap Anzio mai 1378 Mer Tyrrhénienne Victoire vénitienne sur la République de Gênes
Bataille de Pola 7 mai 1379 Golfe de Venise Victoire génoise sur République de Venise
Bataille de Chioggia juin 1380 lagon de Chioggia Victoire vénitienne sur République de Gênes
Guerre luso-castillane (1379-1385)
Bataille de Saltes 17 juillet 1381 Andalousie Victoire castillane sur le Portugal
Guerre vénéto-milanaise
Bataille du Pô 22 mai 1432 Victoire milanaise sur Venise

Chute de Constantinople (1453)

La chute de Constantinople a eu lieu le 29 mai 1453, lors de la prise de la ville par les troupes ottomanes conduites par Mehmed II. Elle marque la disparition de l’Empire byzantin, et donc la fin définitive de l'Empire romain en tant qu’entité juridiqueLe siège qui débute au début du mois d’avril 1453 intervient alors que la situation de Byzance s’est considérablement dégradée lors des siècles précédents. En 1453, l’empire se réduit aux alentours de Constantinople et au Péloponnèse et il n’est plus en état de résister à la puissance montante qu’est l’Empire ottoman à cette époque. Ce dernier a déjà assiégé Constantinople à deux reprises sans résultats mais contrôle l'Anatolie et une grande partie des Balkans. Malgré de multiples appels à l’aide des Byzantins en direction de l’Occident, seules quelques rares troupes italiennes combattent aux côtés des 5 000 défenseurs byzantins conduits par l’empereur Constantin XI. Ces 7 000 à 8 000 hommes sont largement surpassés en nombre par les 80 000 à 100 000 soldats ottomans soutenus par une flotte de plus de 120 navires. Après avoir résisté à plusieurs assauts, les Byzantins finissent par céder le 29 mai 1453. S’ensuit un large pillage de la ville puis l’entrée de Mehmed II dans la cité. Il gagne à cette occasion l’épithète de Fatih (le Conquérant) et fait de Constantinople la nouvelle capitale de son empire qui entre dans sa période faste.constantinople

Bataille de la Corne d'Or du 12 avril 1453 12 avril 1453 Istanbul, Turquie Victoire italo-byzantine sur les Ottomans
Bataille du Bosphore (1453) 20 avril 1453 Istanbul, Turquie Victoire byzantino-génoise sur les Ottomans
Bataille de la Corne d'Or du 23 avril 1453 23 avril 1453 Istanbul, Turquie Victoire ottomane sur les Italo-byzantins

Guerre de Treize Ans (1454-1466)

La guerre de Treize Ans est un conflit qui opposa les chevaliers teutoniques à la Pologne entre 1454 et 1466. Elle commença par un soulèvement des cités prussiennes et de la noblesse locale afin de gagner leur indépendance sur l'État monastique des chevaliers teutoniques. Ces cités et ces nobles, réunis en confédération, demandèrent l'aide du roi de Pologne, Casimir IV, lui offrant d'incorporer la Prusse au royaume de Pologne. La guerre se termina par la victoire de la Pologne et de la Confédération prussienne et se conclut par le traité de Thorn en 1466.

Bataille de Zatoka Świeża 15 septembre 1463 Victoire de la Confédération prussienne sur les chevaliers teutoniques

Guerre des Deux-Roses (1455-1485)

La guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles qui eurent lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York. Cette guerre liée aux droits de succession débute en 1455 et ne prend fin qu'en 1485, quand le dernier des rois Plantagenêt Richard III d'Angleterre meurt au champ d'honneur, et qu'Henri VII devient roi.La maison de Lancastre descendait de Jean de Gand, duc de Lancastre et 3efils du roi Édouard III. Celle d'York descendait de son frère Edmond de Langley (1341-1402)fils du roi Édouard III, devenu duc d'York en 1385L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui est à l'origine du nom donné a posteriori

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Deux-Roses

Bataille de Bristol 1484 Canal de Bristol Victoire de corsaires français sur les Yorkistes

Guerre vénéto-ottomane (1499-1503)

La guerre vénéto-ottomane de 1499 à 1503 est une guerre qui a opposé la république de Venise et ses alliés à l'Empire ottoman de 1499 à 1503.

Bataille de Zonchio ou 1rebataille de Lépante 25 août 1499 large de Zonchio, Grèce Victoire turque sur Venise

...

                                                                     XVIe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé

Guerre vénéto-ottomane (1499-1503)

La guerre vénéto-ottomane de 1499 à 1503 est une guerre qui a opposé la république de Venise et ses alliés à l'Empire ottoman de 1499 à 1503.

Bataille de Modon ou2ebataille de Lépante août 1500 large de Modon, mer Ionienne Victoire turque sur Venise
Expansion portugaise en Asie
Bataille de Cananor 17-19 mars 1506 Inde Victoire portugaise sur Calicut
Bataille de Chaul mars 1508 Inde Victoire égyptienne sur le Portugal
Bataille de Diu 3 février 1509 Inde Victoire portugaise sur l'Égypte et le Gujarat

Guerres entre la chrétienté et l'empire ottoman

Combat de Mont'Argentario septembre 1518 Au large de la Calabre Victoire ottomane sur les Pontificaux
Bataille de Pianosa 22 avril 1519 île de Pianosa Victoire génoise sur les Ottomans
Bataille de Prévéza 28 septembre 1538 golfe Ambracique, Grèce Victoire ottomane sur la flotte hispano-vénitienne
Bataille de l'île d'Alborán 1eroctobre 1540 au large de l'ile d'Alborán Victoire espagnole sur des corsaires algériens
Bataille de Djerba 9-14 mai 1560 Tunisie Victoire ottomane sur les Hispano-Maltais
Bataille de Lépante 7 octobre 1571 Golfe de Patras Victoire de la Sainte-Ligue sur les Turcs
Expéditions pirates et guerre de course contre l'Espagne et le Portugal
Bataille du cap Finisterre (1509) 18 janvier 1509 Golfe de Biscaye Victoire portugaise sur des corsaires français
Bataille de San Juan de Ulúa (1568) 23 septembre 1568 Veracruz, Mexique Victoire espagnole sur des corsaires anglais
Bataille des Açores (1578) 1578 Açores Victoire espagnole sur l'Angleterre

Guerre de la Ligue de Cambrai

la guerre de la Ligue de Cambrai, également connue entre autres sous les noms de guerre de la Sainte Ligue et quatrième guerre d'Italie, est un conflit majeur des Guerres d'Italie. Les principaux protagonistes de cette guerre, qui dure de 1508 à 1516, sont la France, les États pontificaux, et la République de Venise. Au cours du conflit, ils sont rejoints par pratiquement toutes les puissances d'importance d'Europe occidentale, parmi lesquelles l'Espagne, le Saint-Empire romain germanique, le Royaume d'Angleterre, le Royaume d'Écosse, le Duché de Milan, Florence, le Duché de Ferrare, et les Suisses.Afin de mettre un frein à l'influence vénitienne en Italie septentrionale, le pape Jules II crée la Ligue de Cambrai, une alliance anti-vénitienne l'unissant au roi de France, Louis XII, l'Empereur du Saint Empire Maximilien Ier, et le roi d'Espagne Ferdinand II. Malgré le succès initial de cette Ligue, des désaccords entre le pape et le roi de France provoquent la rupture en 1510 ; Jules II s'allie alors avec Venise contre la France.En fin de compte, cette alliance entre Venise et le pape grandit pour devenir la Sainte Ligue, qui repousse les Français hors d'Italie en 1512. Cependant, des désaccords sur le partage du butin amènent Venise à rompre avec le pape et à s'allier avec les Français. Les troupes franco-vénitiennes, sous le commandement de François Ier, successeur de Louis XII, regagnent les territoires perdus grâce à leur victoire à Marignan en 1515. Les traités de Noyon et de Bruxelles, qui mettent un terme au conflit l'année suivante, rétablissent plus ou moins les frontières de 1508.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Rose#Guerre_de_la_Ligue_de_Cambrai

 

Bataille de Villamarine 19 juillet 1510 Méditerranée Victoire française sur Venise et les Pontificaux
Bataille de Brest (1512) 10 août 1512 Bretagne Victoire anglaise sur la France
Bataille de la baie des Blancs-Sablons 22 avril 1513 Bretagne Victoire française sur l'Angleterre
Bataille de Brest (1513) 24 avril 1513 Bretagne Victoire française sur l'Angleterre

Neuvième guerre d'Italie (1542-1546) et Guerre anglo-écossaise (1544- )

La neuvième guerre d'Italie est un conflit entrant dans le cadre des guerres d'Italie et opposant de 1542 à 1546 la France de François Ier et son allié le sultan Soliman le Magnifique à l'empereur Charles Quint et à Henri VIII d'Angleterre. D'importants combats se déroulent en France, aux Pays-Bas et en Italie et des tentatives d'invasion de l'Espagne et de l'Angleterre échouent. La guerre se termine par un statu quo et se révèle ruineuse pour les principaux participants.Malgré la signature de la paix de Nice qui a mis fin à la huitième guerre d'Italie, la rivalité de longue date entre François Ier et Charles Quint ne s'est pas éteinte et le premier n'a pas renoncé à ses prétentions sur le duché de Milan. Le roi de France saisit un prétexte pour déclarer la guerre à son rival et lance l'offensive contre les Habsbourg aux Pays-Bas. L'alliance franco-ottomane s'empare de Nice en 1543 et une série de manœuvres militaires en Italie du nord culmine avec la sanglante bataille de Cérisoles en 1544. Charles Quint et Henri VIII planifient ensuite une invasion de la France mais les longs sièges de Saint-Dizier et de Boulogne les empêchent de lancer une offensive décisive.François Ier et Charles Quint signent la trêve de Crépy-en-Laonnois en 1544 mais la mort l'année suivante du fils cadet du roi de France, Charles II d'Orléans, rend le traité sans valeur, son futur mariage avec la fille ou la nièce de l'empereur en constituant la pierre angulaire. Henri VIII continue la lutte contre les Français jusqu'en 1546 et la signature du traité d'Ardres, qui met un terme à la guerre. Les morts de François Ier et d'Henri VIII en 1547 ne mettent pas fin pour autant aux guerres d'Italie, qui se poursuivent jusqu'en 1559.

Bataille de Muros 25 juillet 1543 Muros en Galice, Espagne Victoire espagnole sur la France
Bataille de Chef-de-Caux (1545) 3 juillet 1545 embouchure de la Seine Victoire française sur l'Angleterre
Bataille de Portsmouth ou du Solent 18-19 juillet 1545 large de Portsmouth, Manche Bataille indécise entre la France et l'Angleterre
Bataille de Boulogne ou de Shoreham 15 août 1545 large de Boulogne, Manche Victoire française sur l'Angleterre
Bataille de Berwick-upon-Tweed 27 juillet 1548 large de Berwick-upon-Tweed, mer du Nord Victoire française sur l'Angleterre

Guerre nordique de Sept Ans ou guerre des Trois Couronnes (1563-1570)

La guerre nordique de Sept Ans a opposé la Suède à une coalition formée du Danemark, de la Pologne et de Lübeck entre 1563 et 1570. Les combats ont continué jusqu'à l'épuisement des belligérants. Le résultat fut un statu quo, aucune des deux parties n'obtenant de gain territorial.

 

Bataille de Bornholm (1563) 30 mai 1563 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark
Bataille de Gotland (1563) 11 septembre 1563 Baltique Bataille indécise entre les flottes suédoise et dano-lubeckoise
Bataille de Gotland (1564) 30-31 mai 1564 Baltique Victoire du Danemark et de Lübeck sur la Suède
Combat de Warnemunde 12 juillet 1564 Baltique Victoire du Danemark sur la Suède
Bataille d'Öland (1564) 12-13 août 1564 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark et Lübeck
Bataille de Rügen (1564) 22 mai 1565 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark
Bataille de Buchow 4 juin 1565 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark et Lübeck
Bataille de Bornholm (1565) 7 juillet 1565 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark et Lübeck
Bataille d'Öland (1566) 26 juillet 1566 Baltique Victoire suédoise sur le Danemark et Lübeck

Guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648)

La guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée révolte des Pays-Bas ou encore révolte des gueux, est le soulèvement armé mené de 1568 (bataille de Heiligerlee) à 1648 (traité de Westphalie) — sauf pendant une trêve de 12 ans de 1609 à 1621 — contre la monarchie espagnole par les provinces s'étendant aujourd'hui sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le nord de la France. Au terme de ce soulèvement, les sept provincesseptentrionales gagnèrent leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies, indépendance efficiente en 1581 par l'Acte de La Haye et reconnue par l’Espagne par un traité

Les Gueux de mer étaient au XVIe siècle un groupe de révoltés originaires des Pays-Bas qui s'étaient réfugiés en Angleterre pour fuir la politique de répression religieuse des Espagnols. On les appelle ainsi en référence à la Révolte des gueux  Aidés par la flotte anglaise, les Gueux de mer permirent à Guillaume Ier d'Orange-Nassau de remporter certains succès militaires décisifs contre les Espagnols, notamment la prise de Den Briel.http://www.wat.tv/video/combats-entre-gueux-mer-espagnols-19osz_2htxv_.html

signé en 1648 en marge des traités de Westphalie.http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Quatre-vingts_ans

Bataille de Flessingue 17 avril 1573 Flessingue, Pays-Bas Victoire des Gueux de la mer sur l'Espagne
Bataille de Borsele 22 avril 1573 Borsele, Pays-Bas Victoire des Gueux de la mer sur l'Espagne
Bataille d'Haarlemmermeer 26 mai 1573 Pays-Bas Victoire espagnole sur les Gueux de la mer
Bataille de Zuiderzee 11 octobre 1573 Zuiderzee, Pays-Bas Victoire des Gueux de la mer sur l'Espagne
Bataille de Reimerswaal ou de Bergen-op-Zoom 29 janvier 1574 Escaut oriental, Zélande, Pays-Bas Victoire des Gueux de la mer sur l'Espagne
Bataille navale de Lillo ou d'Anvers 30 mai 1574 Anvers, Belgique Victoire des Gueux de la mer sur l'Espagne

Guerre de Succession du Portugal (1580-1582)

Bataille des Açores 26 juillet 1582 Atlantique Victoire espagnole sur la France

Guerre anglo-espagnole (1585-1604), Invincible Armada (1588) et huitième guerre de religion en France (1585-1598)La guerre anglo-espagnole de 1585-1604 est un conflit intermittent, ponctué de batailles importantes mais très éloignées les unes des autres, et ayant opposé les royaumes d'Angleterre d'Élisabeth Ire et d'Espagne de Philippe II.Cette guerre, intrinsèquement liée au théâtre plus vaste des tensions dynastiques, religieuses et commerciales en Europe, n'a jamais été officiellement déclarée. Elle commence avec l'expédition de Robert Dudley, comte de Leicester et favori d'Élisabeth Ire qui le charge de soutenir la révolte des Provinces-Unies contre l'autorité espagnole.En 1587 les Anglais remportent une victoire à Cadix et l'Invincible Armada espagnole est défaite à la bataille de Gravelines. Deux autres armées espagnoles sont envoyées, mais manquent leurs objectifs en raison des mauvaises conditions météorologiques.L'Angleterre se révèle incapable de profiter de ces acquis et perd l'initiative avec l'échec de l'expédition Drake-Norris entre La Corogne et Lisbonne en 1589. Après la défaite de l'Invincible Armada, l'Espagne a renforcé sa marine et sa flotte du trésor ramène le métal précieux des Amériques. La guerre tourne alors progressivement en faveur de l'Espagne.

invincible   

Bataille de Plymouth (1588) 31 juillet 1588 Manche Bataille indécise entre l'Angleterre et l'Espagne
Bataille de Portland (1588) 2 août 1588 Manche Victoire anglaise sur l'Espagne
Bataille de l'ile de Wight 4 août 1588 Manche Victoire anglaise sur l'Espagne
Bataille de Calais nuit du 7 au 8 août 1588 Manche Victoire anglaise sur l'Espagne
Bataille de Gravelines (1588) 8 août 1588 Manche Victoire anglaise sur l'Espagne
Expédition Drake-Norreys (Contre-Armada) Avril-Juin 1589 Victoire espagnole sur l'Angleterre
Combat des Açores 31 août 1591 Large de Flores Victoire espagnole sur l'Angleterre
Combat des Açores (1592) 3 août 1592 Large des Açores Victoire anglaise sur le Portugal
Bataille de Blaye 18 avril 1593 sur la Gironde Victoire espagnole sur l'Angleterre
Expédition de Drake et Hawkins 7 septembre 1595-1596 Victoire espagnole sur l'Angleterre

Guerre Imjin (1592-1598)

Les invasions japonaises de la Corée se sont produites entre 1592 et 1598. Ce conflit a opposé la Corée de la dynastie Chosŏn et l'empire chinois au Japon. Il a été causé par le désir du régent Toyotomi Hideyoshi de conquérir la Chine. Cette guerre provoqua une crise financière au sein de la dynastie Ming. La Corée connut des pertes humaines sans précédent et vit s'illustrer l'amiral Yi Sun-sin lors des batailles navales. Du côté du Japon, Ieyasu Tokugawa préserva sa force lors de la guerre, et réussit à battre ses rivaux Konishi Yukinaga et Mitsunari Ishida. Ce conflit est connu sous le nom de guerre d'Imjin en Corée (임진왜란, Imjin est la prononciation coréenne de renchen, le nom donné à l'année 1592 selon le cycle sexagésimal chinois), des batailles de Bunroku et de Keicho ( 文禄, 慶長の役) au Japon et de la guerre de l'Empereur Wanli (万历朝鲜之役) en Chine.

Bataille d'Okpo 15 et 16 juin 1592 Okpo, Jeolla, Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille de Sacheon mi-1592 large de la Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille de Tang'po mi-1592 large de la Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille d'An Golp'o 10 juillet 1592 large de la Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille d'Han-san juillet 1592 Île de Han-san, Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille de Chilchonryang 16 juillet 1597 large de la Corée Victoire japonaise sur la Corée
Bataille de Myong-Yang 26 octobre 1597 large de la Corée Victoire coréenne sur le Japon
Bataille de No Ryang Chin 19 novembre 1598 large de la Corée Victoire sino-coréenne sur le Japon

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                                                                .   XVIIe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé

Guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648) (à partir de 1618, les batailles de ce conflit sont incluses dans la rubrique guerre de trente ans)

La guerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée révolte des Pays-Bas ou encore révolte des gueux, est le soulèvement armé mené de 1568 (bataille de Heiligerlee) à 1648 (traité de Westphalie) — sauf pendant une trêve de 12 ans de 1609 à 1621 — contre la monarchie espagnole par les provinces s'étendant aujourd'hui sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le nord de la France. Au terme de ce soulèvement, les sept provinces septentrionales gagnèrent leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies, indépendance efficiente en 1581 par l'Acte de La Haye et reconnue par l’Espagne par un traité signé en 1648 en marge des traités de Westphalie.

Combat du cap Saint-Vincent (1606) 19 juin 1606 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire espagnole sur les Hollandais
Bataille de Gibraltar (1607) 25 avril 1607 large de Gibraltar Victoire hollandaise sur l'Espagne
Combat de Cañete 22 juillet 1615 Cañete, Pérou Victoire hollandaise sur l'Espagne
Rivalités européennes en Asie
Bataille de Bantam 25-30 décembre 1601 Java, Indonésie Victoire hollandaise sur le Portugal
Bataille du cap Rachado 14 août 1606 Malacca, Malaisie Victoire portugaise sur la Compagnie néerlandaise des Indes orientales
Bataille de Swally 29-30 novembre 1612 Surate, Inde Victoire de la British East india Company sur le Portugal
Bataille de Surate 20 janvier 1615 Surate, Inde Victoire de la British East india Company sur le Portugal
Bataille de Jask 16-17 décembre 1620 Iran Victoire de la British East india Company sur le Portugal

Guerres contre les Barbaresques et guerre de course en Méditerranée

Barbaresque (appelé « Djihad maritime » par les musulmans) est un terme tombé en désuétude au XIXe siècle qui désignait les pirates opérant dans le bassin méditerranéen après la conquête musulmane qui fit de la Méditerranée un vaste lac musulman.La durée de leur activité en Méditerranée est telle qu'elle peut être décrite depuis les premiers temps de l'Islam, alors associée à la conquête musulmane sur le continent européen, qui, une fois la péninsule ibérique prise, se prolonge par des incursions en Septimanie jusqu'à des prises de villes en Provence.C'est par la seconde phase de l'ère coloniale que les puissances européennes vont mettre fin aux raids des pirates barbaresques, opérant depuis des cités de la côte sud de la Méditerranée, entre temps passées sous domination ottomane.

Bataille du cap Celidonio 20 octobre 1608 cap Celidonio Victoire toscane sur les Turcs
Bataille de La Goulette (1609) 29 juillet 1609 Tunisie Victoire franco-espagnole sur Tunis
Bataille du cap Celidonio (1616) 14 - 16 juillet 1616 cap Celidonio Victoire espagnole sur les Turcs
Combat de Syracuse 26 mai 1625 large de Syracuse Victoire bizertine sur l'ordre de Malte
Bataille de Valona 1638 Albanie Victoire vénitienne sur la Régence d'Alger
Bataille de Porto-Farina 14 avril 1655 Tunisie Victoire anglaise sur Tunis
Bataille de La Goulette mars 1665 Tunisie Victoire française sur la Régence d'Alger
Bataille de Cherchell 24 août 1665 Algérie Victoire française sur la Régence d'Alger
Bataille de Porto Delphino 27 novembre 1665 Chio, Grèce Victoire de l'ordre de Malte sur les Turcs
Bataille du cap Spartel (1670) 18 août 1670 Espagne Victoire anglo-hollandaise sur la Régence d'Alger
Bataille de Bougie 2 et 8 mai 1671 Béjaia, Algérie Victoire anglaise sur la Régence d'Alger
Bombardement d'Alger (1682) juillet-août 1682 Algérie Bataille indécise entre la France et la Régence d'Alger

Guerre de Gradisca (1616-1618)

La Guerre de Gradisca (1615-1617) est un conflit armé de Venise contre l'Autriche causé par les raids des pirates uscoques de Senj en Dalmatie, soutenus par l'Autriche. Les Vénitiens assiégèrent en vain Gradisca d'Isonzo. À la paix de Madrid (26 septembre 1617) l'Autriche s'engage à mettre fin aux raids uscoques.

Bataille de Raguse 22 novembre 1617 Raguse, Italie Victoire espagnole sur Venise
Guerre polono-suédoise (1617-1629)
Bataille d'Oliwa 28 novembre 1627 large de Gdansk Victoire polonaise sur la Suède

Guerre de Trente Ans (1618-1648)

La guerre de Trente Ans est une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les causes en sont multiples mais son déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suivit et le désir de ces derniers d’accroître leur hégémonie sur leurs possessions.Ces conflits ont opposé le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire germanique, soutenus par l’Église catholique romaine, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels étaient alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.Cette guerre a impliqué l'ensemble des puissances européennes selon qu'elles étaient pour ou contre le parti de l'Empereur, à l'exception de l'Angleterre et de la Russie – qui ont néanmoins indirectement œuvré contre le parti des Habsbourg. L'emploi de mercenaires était la règle. Les combats se déroulèrent surtout dans les territoires d’Europe centrale dépendant du Saint-Empire, puis se portèrent sur la plaine de Flandre, le nord de l'Italie ou encore dans la péninsule Ibérique. Les batailles, les famines, les massacres ont provoqué plusieurs millions de morts. Cette « guerre civile européenne » a lourdement pesé sur la démographie et l'économie des États allemands et du royaume d'Espagne, et assis l'hégémonie de la France, qui s'épanouira davantage encore sous Louis XIV.

Bataille du cap Saint-Vincent (1621) 10 août 1621 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire espagnole sur les Hollandais
Bataille de la baie de Matanzas 8 septembre 1628 Cuba Victoire hollandaise sur l'Espagne
Bataille des Abrolhos 12 septembre 1631 Brésil Victoire hispano-portugaise sur les Provinces-Unies
Combat du cap Lizard 18 février 1637 Manche Victoire espagnole sur la Hollande
Bataille de Guetaria 22 août 1638 Guetaria, Pays basque Victoire française sur l'Espagne
Bataille de Cabañas 30 août - 3 septembre 1638 Cabañas, Cuba Victoire espagnole sur les Provinces-Unies
Bataille de Vado 1erseptembre 1638 près de Gênes Victoire française sur l'Espagne
Combat de Dunkerque 18 février 1639 Dunkerque, Manche Victoire hollandaise sur l'Espagne
Bataille des Downs ou bataille des Dunes 31 octobre 1639 près de Dunkerque Victoire hollandaise sur l'Espagne
Combat de Gurupá 9 janvier 1640 Pará, Brésil Victoire portugaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Cadix (1640) 22-23 juillet 1640 Cadix, Espagne Victoire française sur l'Espagne
Bataille de Tarragone (4 juillet) 4 juillet 1641 Tarragone, Espagne Victoire espagnole sur la France
Bataille de Tarragone 20-25 août 1641 Tarragone, Espagne Victoire espagnole sur la France
Bataille du cap Saint-Vincent (1641) 4 novembre 1641 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire espagnole sur les Hollandais
Bataille de Barcelone (1642) 30 juin-1er juillet 1642 Barcelone, Espagne Victoire espagnole sur la France
Bataille de Barcelone (1643) 9 août 1643 Catalogne Victoire française sur l'Espagne
Bataille de Carthagène ou du cap Gata 3 septembre 1643 Espagne Victoire française sur l'Espagne
Bataille de Tamandaré 9 septembre 1643 Brésil Victoire hollandaise sur le Portugal
Bataille de Kolberger Heide 1er juillet 1644 Danemark Bataille indécise entre la Suède et le Danemark
Bataille de Fehmarn Belt 13 octobre 1644 Danemark Victoire décisive suédoise sur le Danemark
Bataille d'Orbetello 14 juin 1646 Italie Victoire espagnole sur la France
Bataille du port de Cavite 10 juin 1647 Philippines Victoire espagnole sur les Provinces-Unies
Bataille de Castellamare 21-22 décembre 1647 Baie de Naples Victoire française sur l'Espagne
Combat de Tortosa 23 novembre 1650 Tortosa, Espagne Victoire espagnole sur la France

Révolte huguenote, siège de La Rochelle, guerre franco-anglaise (1622- ) et guerre anglo-espagnole (1624-1630)

Bataille de Brouage 24 septembre 1621 Canal de Brouage Victoire des Protestants sur les Royaux
Bataille de Saint-Martin-de-Ré 26 octobre 1622 La Rochelle Victoire des Royaux sur les Protestants
Bataille de Port-Louis ou Bataille du Blavet 17 janvier 1625 Bretagne Victoire des Protestants sur les Royaux
Bataille du Pertuis-Breton 16 - 17 septembre 1625 Pertuis Breton, La Rochelle Victoire des Royaux sur les Protestants rochelais
Bataille de Cadix (1625) 1er- 7 novembre 1625 Cadix, Espagne Victoire espagnole sur une flotte anglo-hollandaise
Bataille de Cherbourg (1628) 21 juin 1628 Normandie Victoire française sur l'Angleterre

Guerre de Crète (1645-1669)

La guerre de Candie ou guerre de Crète opposa la République de Venise à l'Empire ottoman de 1645 à 1669. L'Empire ottoman conquit rapidement la Crète, alors la plus grande et la plus riche province de l'empire vénitien, mais le siège de sa capitale se prolongea pendant plus de vingt ans.Le conflit se déroula principalement sur l'île de Crète, mais de nombreux combats navals opposèrent les deux camps dans l'Égée et quelques opérations eurent lieu en Dalmatie.Malgré la rapide conquête de l'île au cours des premières années de la guerre, la résistance prolongée de sa capitale Candie obligea les deux parties à porter leur attention sur le ravitaillement de leurs armées respectives. La principale chance de succès pour les Vénitiens reposait en particulier sur leur flotte et sa capacité à couper les lignes de ravitaillement et de renforts ottomans. Malgré l'aide de leurs alliés européens et leur domination maritime, ils ne furent cependant jamais en mesure d'assurer un blocus total du détroit des Dardanelles et d'empêcher le ravitaillement de l'armée ottomane. De leur côté, les Turcs furent gênés par des problèmes intérieurs et la dispersion de leurs forces vers la Transylvanie et l'Autriche.La prolongation du conflit épuisa l'économie vénitienne basée sur le commerce avec le Proche-Orient, et la lassitude gagna la République à partir des années 1660, malgré l'aide apportée par ses alliés. De leur côté, les Ottomans ayant réussi à conserver leurs forces en Crète, lancèrent une dernière grande offensive en 1666 sous le commandement direct du Grand Vizir, qui fut le point de départ de la période la plus sanglante du siège qui dura encore deux ans.Finalement, la reddition de la forteresse fut négociée, mettant fin à la guerre. Aux termes du traité de paix, Venise ne conserva que quelques forteresses insulaires en Crète, et des gains territoriaux minimes en Dalmatie.

Bataille des Dardanelles (1648) 1648 Détroit des Dardanelles Victoire vénitienne sur les Ottomans
Bataille de Focchies 12 mai 1649 Près de Smyrne Victoire vénitienne sur les Ottomans
Bataille de Paros ou de Naxos 10 juillet 1651 Cyclades Victoire vénitienne sur les Ottomans
Bataille de Rhodes (1654) 4 avril 1654 Grèce Victoire de l'Ordre de Malte sur les Ottomans
Bataille de l'Hellespont (1654) 13 mai 1654 Dardanelles Victoire ottomane sur Venise
Bataille des Dardanelles (1654) 6 juillet 1654 Détroit des Dardanelles Victoire ottomane sur Venise
Bataille des Dardanelles (1655) 1655 Détroit des Dardanelles Victoire vénitienne sur les Ottomans
Bataille des Dardanelles (1656) 26-27 juin 1656 Dardanelles Victoire vénéto-maltaise sur les Ottomans
Bataille de Chios (1657) 3 mai 1657 Grèce Victoire vénitienne sur Alger
Bataille des Dardanelles (1657) 17 - 19 juillet 1657 Dardanelles Victoire ottomane sur Venise
Bataille de Milos 27 août 1661 Grèce Victoire vénitienne sur les Ottomans
Bataille de Fraschia 8 mai 1668 Crète Victoire vénitienne sur les Ottomans

Première Guerre anglo-hollandaise (1652-1654)

La Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654) (appelée Première Guerre néerlandaise en Angleterre, et Première Guerre anglaise aux Pays-Bas) fut la première des quatre guerres anglo-néerlandaises. Elle s’est entièrement déroulée sur mer entre les navires du Commonwealth de l'Angleterre et ceux des Provinces-Unies.Trouvant son origine dans des différends commerciaux, la guerre débuta par des attaques de navires marchands, pour tourner rapidement aux grandes batailles navales. La marine anglaise y a gagné la suprématie des mers autour de l’Angleterre, et a obligé les Néerlandais à accepter le monopole anglais sur le commerce des colonies britanniques.

Bataille de Douvres 29 mai 1652 Pas de Calais Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Plymouth (1652) 26 août 1652 Manche Victoire hollandaise sur l'Angleterre
Bataille d'Elbe ou de Monte-Christo 4 septembre 1652 entre l'île d'Elbe et l'île de Montecristo Victoire hollandaise sur l'Angleterre   
Bataille de Kentish Knock 8 octobre 1652 Mer du Nord Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Dungeness ou Goodwin 10 décembre 1652 Mer du Nord Victoire hollandaise sur l'Angleterre
Bataille de Portland ou des Trois Jours 28 février au 2 mars 1653 Manche (Portland) Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Livourne ou d'Elbe ou de Leghorn 13 mars 1653 large de l'île d'Elbe Victoire hollandaise sur l'Angleterre
Bataille de Gabbard ou North Foreland 12-13 juin 1653 Mer du Nord Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Scheveningen ou du Texel 10 août 1653 Mer du Nord Victoire anglaise sur les Provinces-Unies

Guerre anglo-espagnole (1654-1660)

La Guerre anglo-espagnole de 1654-1660 est une guerre entre le Commonwealth de l'Angleterre, sous le Protectorate d'Oliver Cromwell, et l'Espagne. Elle avait pour cause leur rivalité commerciale.Bien que les Britanniques se saisissent de la Jamaïque, il n'arrivent pas à atteindre leur objectif de conquérir l'île d'Hispaniola.La bataille des Dunes fait partie de cette guerre de même que de celles de la Fronde. La New Model Army s'est particulièrement distinguée lors de cette bataille. Lors de ce conflit, la marine anglaise remporte deux victoires contre des convois espagnols, la première lors de la bataille de Cadix, le 9 septembre 1656, la seconde devant Santa Cruz de Ténérife, le 20 avril 1657.

Bataille de Cadix (1656) 20 avril 1656 Espagne Victoire anglaise sur l'Espagne
Bataille de Santa-Cruz de Ténérife 20 avril 1657 Îles Canaries Victoire anglaise sur l'Espagne

Première Guerre du Nord (1655-1660)

La Première guerre du Nord désigne un ensemble de conflits autour de la mer Baltique entre 1655 et 1660. Elle oppose la Suède à la Pologne-Lituanie (1655-1660), à la Russie (1656-1658), au Brandebourg-Prusse (1657-1660), à la monarchie des Habsbourgs (1657-1660) et au Danemark-Norvège (1657-1658) et (1658-1660). Les Provinces-Unies interviennent à plusieurs reprises contre la Suède.

Bataille de l'Öresund ou du Sund 29 octobre 1658 détroit du Sund ou de l'Øresund Victoire hollandaise sur la Suède

Deuxième Guerre anglo-hollandaise (1665-1667)

La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, opposant le royaume d’Angleterre et les Provinces-Unies, se déroula de 1665 à 1667. Elle faisait suite à la Première guerre anglo-néerlandaise, qui s’était conclue par une victoire britannique. Tout comme la première, la deuxième guerre anglo-néerlandaise avait pour principal enjeu la maîtrise des principales routes commerciales maritimes, sur lesquelles la Hollande exerçait alors une nette domination.

Bataille de Lowestoft 13 juin 1665 large du Sussex Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille de Vågen ou de Bergen 12 août 1665 Norvège, Bergen Victoire hollando-norvégienne sur l'Angleterre
Bataille des Quatre Jours 11-14 juin 1666 Manche Victoire hollandaise sur l'Angleterre
Bataille de North Foreland ou « St Jame's Day Fight » ou « Orfordness » 4-5 août 1666 North Foreland Angleterre Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Expédition du Vliestromm ou « Holmes's Bonfire » 19-20 août 1666 Pays-Bas Victoire anglaise sur les Provinces-Unies
Bataille du cap Dungeness fin septembre 1666 Angleterre Victoire anglaise sur les Provinces-Unies et la France
Raid sur la Medway 9 -14 juin 1667 Angleterre Victoire hollandaise sur l'Angleterre

Guerre de Hollande (1672-1678)

La guerre de Hollande se déroule de 1672 à 1678. Elle oppose la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) à la Quadruple-Alliance comprenant les Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et l'Espagne. Elle modifie l'équilibre européen au détriment du royaume de France, qui triomphe néanmoins de ses adversaires sur le plan militaire. Les effectifs de l'armée française atteignaient 280 000 hommes. Par le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre, la France restitue la plupart de ses conquêtes, mais acquiert la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre.

Bataille de Solebay 7 juin 1672 Mer du Nord Victoire hollandaise sur les Anglo-Français
Première puis seconde bataille de Schooneveld 7 et 14 juin 1673 Mer du Nord Victoire hollandaise sur les Anglo-français
Bataille du Texel 21 août 1673 Mer du Nord Victoire hollandaise sur les Anglo-français
Bataille de Masulipatam (1673) 1erseptembre 1675 large de Masulipatam, Inde Victoire de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales sur la compagnie anglaise des Indes orientales
Bataille du Stromboli ou des îles Lipari 11 février 1675 large de la Sicile Victoire française sur l'Espagne
Combat de Reggio 28 juin 1675 Reggio, Calabre Victoire française sur l'Espagne
Bataille d'Alicudi 8 janvier 1676 large de la Sicile Victoire française sur les Hispano-Hollandais
Bataille d'Agosta 22 avril 1676 large de la Sicile Victoire française sur les Hispano-Hollandais
Bataille de Palerme (1676) 2 juin 1676 large de la Sicile Victoire française sur les Hispano-Hollandais
Bataille de Tabago 3 mars 1677 Antilles Victoire française sur les Provinces-Unies

Guerre de Scanie (1675-1679)

La guerre de Scanie se déroula de 1675 à 1679 et opposa la Suède, alliée de la France, au Danemark, allié des Provinces-Unies, et à l'électorat de Brandebourg. Le conflit s'est déroulé principalement en Scanie, province disputée entre le Danemark et la Suède, et en Poméranie.La guerre fut déclenchée par l'implication suédoise dans la guerre de Hollande, où la Suède s'était alliée à la France et combattait le Brandebourg. Les Provinces-Unies, quant à elles, cherchaient le soutien du Danemark, et, après quelques hésitations, le roi Christian V envahit la Scanie en 1675, alors que les Suédois étaient occupés par leur guerre contre le Brandebourg. L'invasion de la Scanie fut combinée avec une campagne en Norvège (appelée guerre de Gyldenløve), forçant ainsi les Suédois à se battre sur deux fronts, en plus de leurs démêlés avec le Brandebourg.

Bataille de Jasmund 25 - 26 mai 1676 au large de la péninsule de Jasmund, au nord-est de l'île de Rügen Victoire tactique du Danemark et des Pays-Bas sur la Suède
Bataille d'Öland (1676) 1erjuin 1676 Baltique Victoire hollandaise et danoise sur la Suède
Bataille de Fehmarn 31 - 1erjuin 1677 Victoire danoise sur la Suède
Bataille de la baie de Kjöge 1-2 juillet 1677 près de Copenhague Victoire danoise sur la Suède
Guerre hispano-brandebourgeoise (1680-1682)
Bataille du cap Saint-Vincent (1681) 30 septembre 1681 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire espagnole sur le Brandebourg
Guerre entre l'empire Qing et le royaume taïwanais de Tungning
Bataille des Pescadores 1683 Pescadores, Taïwan Victoire de l'empire Qing sur le royaume de Tungning
Conflit franco-génois (1684)
Bombardement de Gênes (1684) mai 1684 Italie Victoire française sur Gênes

Guerre de Morée

La Guerre de Morée ou sixième guerre turco-vénitienne est un conflit ayant opposé la République de Venise à l'Empire ottoman de 1684 à 1699, dans le cadre plus général de la Grande guerre turque.La principale campagne se déroula dans le Péloponnèse, d'où son nom, mais des affrontements eurent lieu en Dalmatie et dans la mer ÉgéeL'issue de cette guerre fut victorieuse pour Venise et ses alliés : aux termes du traité de Karlowitz en 1699, elle conserva une grande partie de ses conquêtes, dont le Péloponnèse.

Bataille de Chios (1695) 9 février 1695 au large de Chios Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Bataille de Mytilène 15 septembre 1695 au large de Mytilène Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Bataille d'Andros 22 août 1696 au large de Andros Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Bataille des Dardanelles (1695) 20 septembre 1698 Dardanelles Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman

Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697)

La guerre de la Ligue d’Augsbourg, également appelée guerre de Neuf Ans, guerre de la Succession Palatine ou guerre de la Grande Alliance, eut lieu de 1688 à 1697 Elle opposa le roi de France Louis XIV, allié à l'Empire ottoman et les jacobites irlandais et écossais à une large coalition européenne, la Ligue d'Augsbourg menée par l'anglo-néerlandais Guillaume III, l'empereur du Saint-Empire romain germanique Léopold Ier, le roi d'Espagne Charles II, Victor-Amédée II de Savoie et de nombreux princes du Saint-Empire romain germanique. Ce conflit se déroula principalement en Europe continentale et dans les mers voisines, mais on y rattache le théâtre irlandais, où Guillaume III et Jacques II se disputèrent le contrôle des îles britanniques, et une campagne limitée entre les colonies anglaises et françaises et leurs alliés amérindiens en Amérique du Nord. Cette guerre fut la seconde des trois grandes guerres de Louis XIV.

  

Bataille de la baie de Bantry 5 mai 1689 Irlande Victoire française sur l'Angleterre
Bataille du cap Béveziers ou Pevensey ou Beachy Head 10 juillet 1690 Manche Victoire française sur les anglo-hollandais
Bataille de la Barbade 1erfévrier 1692 au large de la Barbade
Bataille de Barfleur 29 mai 1692 Manche Bataille indécise entre les Français et les Anglo-hollandais
Bataille de la Hougue 30 mai au 3 juin 1692 Manche Victoire anglo-hollandaise sur la France
Bataille de Lagos (1693) 28 juin 1693 cap Lagos, Portugal Victoire française sur les Anglo-Hollandais
Bataille du Texel (1694) 29 juin 1694 Mer du Nord Victoire de Jean Bart sur une flotte hollandaise
Bataille du Dogger Bank (1696) 17 juin 1696 Mer du Nord Victoire de Jean Bart sur une flotte hollandaise
Bataille de la baie d'Hudson 5 septembre 1697 Baie d'Hudson Victoire française sur l'Angleterre

 

                                                                .  XVIIIe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé

Grande Guerre du Nord (1700-1721)

La grande guerre du Nord est un conflit qui opposa une coalition menée par la Russie à la Suède entre 1700 et 1721 et qui se déroula dans le nord de l'Europe centrale et en Europe de l'Est. Les leaders initiaux de l'alliance anti-suédoise étaient Pierre Ierde Russie, Frédéric IV de Danemark et Auguste II de Saxe-Pologne-Lituanie. Frédéric IV et Auguste II furent respectivement sortis de l'alliance en 1700 et 1706 avant de la rejoindre en 1709. George I de Brunswick-Lunebourg (Hanovre) rejoignit la coalition en 1714 pour le Hanovre, et en 1717 pour le Royaume-Uni ainsi que Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg-Prusse en 1715.Charles XII de Suède menait l'armée suédoise et s'était allié aux Holstein-Gottorp, à de nombreux magnats polonais et lituaniens menés par Stanislas Leszczynski et des cosaques ukrainiens sous le commandement de l'hetman Ivan Mazepa. L'Empire ottoman accueillit temporairement Charles XII et intervint contre la Russie.

Bataille de la baie de Kjöge (1710) 4 octobre 1710 Danemark Victoire danoise sur la Suède
Combat de Hogland 22 juillet 1713 Baltique Victoire suédoise sur la Russie
Bataille de Gangut ou Hangö Oud 7 août 1714 Finlande Victoire russe sur la Suède
Bataille de Fehmarn 24 avril 1715 Victoire danoise sur la Suède
Bataille de Rügen (1715) 8 août 1715 Baltique, Allemagne Victoire danoise sur la Suède
Bataille de Dynekilen 8 juillet 1716 Suède occidentale Victoire danoise sur la Suède
Bataille de l'île d'Ösel 4 juin 1719 Baltique Victoire russe sur la Suède
Bataille des îles d'Aland 7 août 1720 Finlande Victoire suédoise sur la Russie

Guerre de Succession d'Espagne (1701-1714)

La guerre de Succession d'Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1701 à 1714, dont l'enjeu était la succession au trône d'Espagne et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle permit à la France d'installer un monarque français à Madrid : Philippe V, mais avec un pouvoir réduit, et le renoncement, pour lui et pour sa descendance, au trône de France, même dans le cas où les autres princes du sang français disparaîtraient. Ces conditions ne permettaient pas une union aussi étroite que celle qui était espérée par Louis XIV. La guerre de succession donna néanmoins naissance à la dynastie des Bourbons d'Espagne, qui règne toujours aujourd'hui.

Bataille de Santa-Martha 20 avril 1702 Venezuela Victoire française sur l'Angleterre
Bataille navale de Vigo 23 octobre 1702 Baie de Vigo, Galice Victoire anglo-hollandaise sur la France et l'Espagne
Combat du cap de la Roque 22 mai 1703 Victoire tactique française sur les Provinces-Unies ; victoire stratégique néerlandaise
Combat de Lisbonne 22 mars 1704 au large de Lisbonne Victoire anglaise sur l'Espagne
Bataille navale de Vélez-Malaga ou de Málaga 24 août 1704 Espagne Victoire anglo-hollandaise sur la France
Bataille de Marbella 10 mars 1705 Espagne Victoire anglaise sur la France
Combat de Sainte-Hélène 10 juin 1706 au large de Sainte-Hélène, Atlantique Victoire française sur l'Angleterre
Bataille du cap Lizard 21 octobre 1707 Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille de Baru 8-9 juin 1708 Colombie Victoire britannique sur la France et l'Espagne

Guerre turco-vénitienne (1714-1718)

Bataille de Corfou 8 juillet 1716 au large de Corfou Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Première bataille de Lemnos 12 juillet 1717 au large de Lemnos Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Seconde bataille de Lemnos 16 juillet 1717 au large de Lemnos Bataille indécise entre Venise et l'empire ottoman
Bataille de Matapan (1717) 19 juillet 1717 Golfe de Laconie Victoire luso-vénéto-maltaise sur les Turcs
Bataille de Matapan (1718) 20-22 juillet 1718 Golfe de Laconie Victoire vénitienne sur les Turcs

Guerre de la Quadruple Alliance (1718-1720)

La guerre de la Quadruple-Alliance est un conflit militaire européen mineur qui eut lieu entre 1718 et 1720 principalement en Italie, entre le Royaume d'Espagne d'un côté, et la Quadruple-Alliance de l'Archiduché d'Autriche (en tant qu'État du Saint-Empire romain germanique), du Royaume de France, du Royaume de Grande-Bretagne, et des Provinces-Unies.

Bataille du cap Passaro 11 août 1718 large de la Sicile Victoire britannique sur l'Espagne
Combat du Cap Saint-Vincent 21 décembre 1719 Cap Saint-Vincent Victoire espagnole sur la Grande-Bretagne

Guerre de l'oreille de Jenkins et guerre de Succession d'Autriche (1739-1748)

La guerre de l’oreille de Jenkins (appelée par les Espagnols Guerra del Asiento) dura de 1739 à 1748, eut lieu principalement dans les Caraïbes et vit s’affronter les flottes et troupes coloniales du royaume de Grande-Bretagne et de l’Espagne. À partir de 1740 débuta la guerre de Succession d’Autriche, avec laquelle la guerre de « l’oreille de Jenkins » se confondit. Cette guerre peu connue vit mobiliser des forces immenses pour l’époque, se solda par des pertes humaines et matérielles énormes, fut un désastre pour la Grande-Bretagne, et n’aboutit qu’au retour au statu quo ante bellum.

Siège de Carthagène des Indes mars - mai 1741 Colombie Victoire espagnole sur la Grande-Bretagne
Bataille du cap Sicié 22 février 1744 Toulon Petite victoire franco-espagnole sur les britanniques
Bataille de Négapatam (1746) 6 juillet 1746 Inde Victoire française sur la Grande-Bretagne
Première bataille du cap Finisterre 14 mai 1747 Golfe de Biscaye Victoire britannique sur la France
Combats du "Glorioso" 25 juillet 1747 Atlantique Victoire espagnole sur la Grande-Bretagne
Deuxième bataille du cap Finisterre 25 octobre 1747 Golfe de Biscaye Victoire britannique sur la France
Bataille de La Havane (1748) 1eroctobre 1748 Cuba Victoire britannique sur l'Espagne

Guerre de Sept Ans (1756-1763)

La guerre de Sept Ans (1756-1763) est un conflit majeur du XVIIIe siècle souvent comparé à la Première Guerre mondiale parce qu’elle s'est déroulée sur de nombreux théâtres d’opérations (Europe, Amérique du Nord, Inde…) et s'est traduite par un rééquilibrage important des puissances européennes. De là est né l’Empire britannique, puissance hégémonique tout au long du XIXe siècle, dont l'affirmation fait presque entièrement disparaître le Premier espace colonial français, l'espace dominateur mondial durant le XVIIe et la première partie du XVIIIe siècle. En Europe, c'est la Prusse qui s'affirme.Ce conflit oppose principalement le Royaume de France au Royaume de Grande-Bretagne d’une part, l’archiduché d'Autriche au Royaume de Prusse d’autre part. Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, la plupart des pays européens et leurs colonies participent à cette guerre. Le début de la guerre est généralement daté au 29 août 1756 (attaque de la Saxe par Frédér

canada brulot thesee nouvelle-france bombay  

ic II) bien que l’affrontement ait débuté plus tôt dans les colonies d’Amérique du Nord avant de dégénérer en guerre ouverte en Europe.

http://www.migrations.fr/la_guerre__de__sept__ans.htm

 

Bataille de Minorque ou de Port-Mahon 20 mai 1756 Minorque Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille de Carthagène (1758) 28 février 1758 au large de Carthagène, Espagne Victoire britannique sur la France
Bataille de Cuddalore ou de Gondelour 29 avril 1758 Golfe du Bengale Bataille indécise entre la France et la Grande-Bretagne
Bataille de Negapatam (1758) ou de Karikal 3 août 1758 Inde Bataille indécise entre la France et la Grande-Bretagne
Bataille de Pondichéry ou de Porto-Novo 10 septembre 1758 Inde Bataille indécise entre la France et la Grande-Bretagne
Bataille de Lagos (1759) 17 août 1759 cap Lagos, Portugal Victoire britannique sur la France
Bataille de Neuwarp 10 septembre 1759 lagune de Stettin, sur l'Oder Victoire suédoise sur la Prusse
Bataille des Cardinaux 20 novembre 1759 Baie de Quiberon Victoire britannique sur la France
Bataille de la Ristigouche 8 juillet 1760 Gaspésie, Québec Victoire britannique sur la France
Bataille de Manille (1762) 24 septembre-6 octobre 1762 Philippines Victoire britannique sur l'Espagne

Guerre russo-turque de 1768-1774La sixième guerre russo-turque qui débuta en 1768 et se termina en 1774 opposa la Russie à l'Empire ottoman allié du khanat de Crimée. La Russie désirait obtenir un débouché sur la mer Noire.

Bataille de Chesmé 6 juillet 1770 Turquie Victoire russe sur l'empire ottoman
Bataille de Patras (1772) 28 octobre 1772 Grèce Victoire russe sur l'empire ottoman
Révolte des Tây-son (1771-1802)
Bataille de Rch Gm-Xoài Mút 20 janvier 1785 Viêt Nam Victoire Tây-son sur le Siam

Guerre d'indépendance américaine (1775-1783)

La guerre d'indépendance des États-Unis opposa les colons britanniques d'Amérique du Nord à leur métropole, la Grande-Bretagne, de 1775 à 1783.Les colons américains révoltés étaient nommés par les Britanniques « insurgents » ou encore « Patriots ». La guerre d'indépendance américaine est un des processus de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d'accéder à l'autonomie et de construire des institutions républicaines. Événement fondateur de l'histoire du pays ainsi que, par ricochet, du Canada anglais par l'expulsion de 50 000 loyalistes dans une population de 90 000 francophones du Québec, la guerre entraîna à partir de 1777 d'autres puissances européennes, parmi lesquelles la France, qui joua un rôle important.La France s'engagea d'abord dans la guerre d'indépendance américaine par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés. Elle s'engagea ensuite officiellement en 1778. L'aide française navale et terrestre et le soutien de ses alliés contribuèrent à la victoire américaine, notamment à la bataille de Yorktown, et se conclut par le traité de Paris de 1783, épisode central des grandes spéculations boursières sous Louis XVI.Ce traité reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, qui avait été déclarée le 4 juillet 1776 par le Congrès Continental1. Plus de 70 000 loyalistes durent quitter le pays après la guerre : la plupart partit au Canada, en Grande-Bretagne ou dans les colonies britanniques des Caraïbes.

independance1 independance2 independance3
Bataille de l'île Valcour 12-13 octobre 1776 lac Champlain, États-Unis Victoire britannique sur l'Amérique
Bataille de la Frederica 19 avril 1778 Géorgie, États-Unis Victoire américaine sur la Grande-Bretagne
Première bataille d'Ouessant 27 juillet 1778 Mer d'Iroise Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille de la Grenade 6 juillet 1779 Antilles Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille de Flamborough Head 23 septembre 1779 Manche Victoire américano-française sur la Grande-Bretagne
Première bataille du cap Saint-Vincent (1780) 16 janvier 1780 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire britannique sur l'Espagne
Deuxième bataille du cap Saint-Vincent (1780) 9 août 1780 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire espagnole sur les Britanniques
Bataille du cap Henry ou première bataille de la Chesapeake 16 mars 1781 Virginie, États-Unis Bataille indécise entre la France et la Grande-Bretagne
Bataille de Porto Praya 16 avril 1781 Cap-Vert Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille du Dogger Bank (1781) 5 août 1781 mer du Nord Bataille indécise entre la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies
Bataille de la baie de Chesapeake 5 septembre 1781 large de la Virginie Victoire française sur la Grande-Bretagne
Deuxième bataille d'Ouessant 12 décembre 1781 Mer d'Iroise Victoire britannique sur la France
Bataille de Saint-Kitts 25-26 janvier 1782 Antilles Victoire française sur la flotte britannique
Bataille de Sadras 17 février 1782 Golfe du Bengale Bataille indécise entre les flottes française et britannique
Bataille de Provédien 12 avril 1782 Golfe du Bengale Bataille indécise entre les flottes française et britannique
Bataille des Saintes 12 avril 1782 Antilles Victoire britannique sur la France
Bataille de Négapatam (1782) 6 juillet 1782 Golfe du Bengale Bataille indécise entre les flottes française et britannique
Bataille de Trinquemalay 25 août 1782 Golfe du Bengale Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille du cap Spartel (1782) 12 octobre 1782 détroit de Gibraltar Bataille indécise entre les flottes hispano-française et britannique
Bataille au large de la Floride 10 mars 1783 Floride, États-Unis Victoire américaine sur la Grande-Bretagne
Bataille de Gondelour 20 juin 1783 Golfe du Bengale Bataille indécise entre les flottes française et britannique

Guerre russo-turque de 1787-1792La septième guerre russo-turque se déroula de 1787 à 1792 et opposa l'Empire russe et l'Autriche à l'Empire ottoman, ce dernier inquiet de l'expansion russe vers le sud.

Bataille de Tendra 8-9 septembre 1790 Mer Noire Victoire russe sur la Turquie

Guerre russo-suédoise de 1788-1790La Guerre Russo-Suédoise de 1788–1790, connue comme la Guerre de Finlande en Suède, la guerre de Gustave III en Finlande et la guerre suédoise de Catherine II en Russie, opposa la Suède et la Russie Impériale de juin 1788 à août 1790.

Bataille de Hogland 17 juillet 1788 Mer Baltique Bataille indécise entre la Russie et la Suède
Bataille d'Öland 26 juillet 1789 Mer Baltique Bataille indécise entre la Russie et la Suède
Première bataille de Svensksund (en) 24 août 1789 Finlande Victoire russe sur la Suède
Bataille de Reval 13 mai 1790 Tallinn, Estonie Victoire russe sur la Suède
Bataille de Fredrikshamm 15 mai 1790 Mer Baltique Victoire suédoise sur la Russie
Bataille de la baie de Vyborg 3 juillet 1790 Finlande Bataille indécise entre la Russie et la Suède
2ème Bataille de Svensksund 9-10 juillet 1790 Finlande Victoire suédoise sur la Russie

Guerre de course en Méditerranée au XVIIIe siècle

Un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire civil armé, autorisé par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre.Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course ».

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_course_et_le_corso_en_mediterranee_du_xvie_au_xixe_siecle.asp

http://www.patrimoine-histoire.fr/Maquettes/Requin.htm

Bataille au large de Damiette 16 août 1732 Égypte Victoire de l'Ordre de Malte sur les Ottomans
Combat de Céphalonie 4 janvier 1749 Grèce Victoire tripolitaine sur Venise
Piraterie au XVIIIe siècle
Bataille de l'île d'Ocracoke 22 novembre 1718 Large de la Caroline du Nord Victoire britannique sur Barbe Noire
Combat d'Anjouan 25 juillet 1720 Comores Victoire du pirate England sur la East India Company
Combat de Saint-Denis 26 avril 1721 Saint-Denis, Réunion Victoire des pirates Taylor et La Buse sur un navire portugais

 

                                               Révolution les  Guerres  navales   de la Révolution (1792-1799)

On appelle guerres de la Révolution française les conflits qui ont impliqué la France révolutionnaire contre d'autres pays européens, souvent coalisés, durant la période comprise entre 1792 (guerre contre l'Autriche) et le traité d'Amiens de 1802. Une distinction peut être faite entre la période dite de la première coalition (1792-1797) et la deuxième coalition (1798-1801), même si certains pays, et notamment le Royaume-Uni, étaient en guerre continue contre la France de 1793 à 1802.Caractérisées par une ferveur révolutionnaire et des innovations militaires, ces multiples campagnes sauvèrent le régime révolutionnaire français, pourtant confronté à une sérieuse opposition européenne. De surcroît, les victoires qui s'ensuivirent contribuèrent à étendre de façon significative l'emprise territoriale de la France.

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Bataille Date(s) Lieu Résumé
Bataille du 13 prairial an II 1er juin 1794 large d'Ouessant Victoire britannique sur la France
1er combat de la Rivière Noire 22 octobre 1794 île Maurice Victoire française sur la Grande-Bretagne
Bataille de Gênes ou du cap Noli 14 mars 1795 cap Noli, près de Gênes Victoire britannique sur la France
Bataille de Groix 23 juin 1795 île de Groix Victoire britannique sur la France
Bataille des îles d'Hyères 13 juillet 1795 îles d'Hyères Victoire britannique sur la France
Naufrage du Droits de l'Homme 13-16 janvier 1797 Baie d'Audierne, Bretagne Victoire britannique sur la France
Bataille du cap Saint-Vincent (1797) 4 février 1797 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire britannique sur l'Espagne
Bataille de Santa Cruz de Ténérife 22 au 25 août 1797 Îles Canaries Victoire espagnole sur la Grande-Bretagne
Bataille de Camperdown 11 octobre 1797 Mer du Nord Victoire britannique sur la République batave
Combat de Marittimo 28 juin 1798 îles Égades Victoire britannique sur la France
Combat de la Tranche 30 juin 1798 Bretagne Victoire britannique sur la France
Combat de l'USS Delaware et du Croyable 7 juillet 1798 New Jersey Victoire américaine sur la France
Bataille d'Aboukir 1er août 1798 Baie d'Aboukir, Égypte Victoire britannique sur la France
Combat de l'île de Batz 4 août 1798 Victoire britannique sur la France
Combat du Généreux et du HMS Leander 18 août 1798 au nord de la Crète Victoire française sur le Royaume-Uni
Bataille de St George's Caye 10 septembre 1798 Belize Victoire britannique sur l'Espagne
Bataille de Lough Swilly 12 octobre 1798 Irlande, Donegal Victoire britannique sur la France
Capture de l'USS Retaliation par le Volontaire et l'Insurgente 20 novembre 1798 large de la Guadeloupe Victoire française sur les États-Unis
Combat de l'HMS Ambuscade contre la Bayonnaise 14 décembre 1798 large du Pertuis d'Antioche Victoire française sur l'Angleterre
Combat de l'USS Constellation et de l'Insurgente 9 février 1799 large de Niévès Victoire américaine sur la France

Guerres  navales  du Consulat (1799-1804)

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Combat de l'USS Constellation et de la Vengeance 1eret 2 février 1800 large de la Guadeloupe Victoire américaine sur la France
Bataille du convoi de Malte 18 février 1800 Malte Victoire britannique sur la France
Combat au large de la Guyane 13 mars 1800 large de Cayenne Victoire française sur le Portugal
Combat de Malte du 30 mars 1800 30 mars 1800 Malte Victoire britannique sur la France
Combat de Malte du 24 août 1800 24 août 1800 Malte Victoire britannique sur la France
Combat de la Confiance et du Kent 7 octobre 1800 Océan Indien Victoire française sur le Royaume-Uni
Combat de l'USS Boston et du Berceau 12 octobre 1800 large de Cayenne Victoire américaine sur la France
Bataille de Copenhague 2 avril 1801 Danemark Victoire britannique sur le Danemark
Combat du Speedy et du Gamo 6 mai 1801 au large de Barcelone Victoire britannique sur les Espagnols
1ère Bataille d'Algésiras 6 juillet 1801 Algésiras, Andalousie Victoire franco-espagnole sur les Britanniques
Bataille d'Algésiras (1801) 12 juillet 1801 Algésiras, Andalousie Victoire britannique sur les Franco-Espagnols
Bataille de Poulo Aura 15 février 1804 détroit de Malacca Victoire britannique sur la France

Guerres   navales    époque  napoléoniennes (1804-1815)

Les Guerres napoléoniennes sont la série de guerres qui eurent lieu en Europe lorsque Napoléon dirigeait la France. Elles sont en partie le prolongement des guerres engendrées par la Révolution française de 1789, et durèrent tout au long du Premier Empire. Il n’existe pas de consensus sur leur point de départ. Certains considèrent qu’elles commencent quand le général Bonaparte prend le pouvoir, en novembre 1799. D’autres prolongent les guerres de la Révolution française jusqu’en 1802, et estiment que la déclaration de guerre entre la France et le Royaume-Uni en 1803, après la courte période de paix qui suit le traité d'Amiens (1802), est le point de départ des guerres napoléoniennes.                            http://www.napoleon-empire.net/liste-batailles-navales-empire.php

http://marine-imperiale.pagesperso-orange.fr/images/galerie3.htm

 

Combat de Vizagapatam 18 septembre 1804 Golfe du Bengale Victoire française sur les Britanniques
Bataille du cap Santa Maria 5 octobre 1804 cap Santa Maria, Portugal Victoire britannique sur l'Espagne
Bataille du Cap Finisterre ou des Quinze-Vingt 22 juillet 1805 Galice, Espagne Victoire britannique sur les Franco-Espagnols
Bataille de Fécamp 23 juillet 1805 Manche Victoire française sur les Britanniques
Bataille de Trafalgar 21 octobre 1805 large du cap Trafalgar, Espagne Victoire britannique sur les Franco-Espagnols
Bataille du cap Ortegal 3 novembre 1805 large de la Galice, Espagne Victoire britannique sur la France
Combat de Tabago 8-9 novembre 1805 Antilles Victoire britannique sur la France
Combat de l'île de Ré (1805) 24 décembre 1805 Île de Ré Victoire britannique sur la France
Bataille de San Domingo 6 février 1806 Saint-Domingue, République dominicaine Victoire britannique sur la France
Bataille du Cap-Vert (1806) 13 mars 1806 Cap-Vert Victoire britannique sur la France
Combat de Gibraltar (1806) 15 août 1806 Espagne Victoire américaine sur l'Espagne
Bataille de Lemnos (1807) 30 juin-1er juillet 1807 Mer Égée Victoire russe sur la Turquie
Seconde bataille de Copenhague 2 au 5 septembre 1807 Danemark Victoire britannique sur le Danemark
Bataille de Zealand Point 22 mars 1808 Île de Sejerø, Danemark Victoire britannique sur le Danemark
Combat de l'île de Nargen 11 juillet 1808 Naissaar, Baltique Victoire britannique sur la Russie
Combat de l'île de Little Rogge août 1808 Baltique Victoire britannique sur la Russie
Bataille des Sables-d'Olonne 23 février 1809 Vendée Victoire britannique sur la France
Bataille de l'île d'Aix 6-11 avril 1809 Entre l'île d'Oléron et l'estuaire de la Charente Victoire britannique sur la France
Combat de l'île de Ré (1810) 3 mai 1810 Île de Ré Victoire britannique sur la France
Bataille de Grand Port 24 au 25 août 1810 Île Maurice Victoire française sur le Royaume-Uni
Bataille de Lissa (1811) 13 mars 1811 Adriatique Victoire britannique sur les Franco-Vénitiens
Bataille d'Anholt 27 mars 1811 Île d'Anholt Victoire britannique sur le Danemark
Combat du golfe de Sagone 30 avril 1811 Corse Victoire britannique sur la France
Combat de Pelagosa 29 novembre 1811 Adriatique Victoire britannique sur la France
Combat de la rade des Basques 10 mai 1812 Combat indécis entre les flottes françaises et britanniques
Combat de Lyngor 12 juillet 1812 sud-est de la Norvège Victoire britannique sur le Danemark
Combat de Büsum 3 septembre 1813 Allemagne, mer du Nord Victoire danoise sur le Royaume-Uni
Combat de Naples 30 avril 1815 Italie Victoire britannique sur la France

 

                                                                . XIXe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé
Guerre d'indépendance du Venezuela et de Colombie (1811-1823)
Bataille de Sorondo 26 mars 1812 Orénoque, Venezuela Victoire espagnole sur le Venezuela
Combat de Tolú 6 juillet 1815 large de Tolú, Colombie Victoire colombienne sur l'Espagne
Bataille de Los Frailes 2 mai 1816 large de l'archipel de Los Frailes, Venezuela Victoire vénézuélienne sur l'Espagne
Bataille de Cabriàn 3 août 1817 Venezuela Victoire vénézuélienne sur l'Espagne
Bataille du lac Maracaibo 24 juillet 1823 Venezuela Victoire de la Grande Colombie sur l'Espagne
Guerre d'indépendance d'Argentine et d'Uruguay
Combat de San Nicolás 25 février 1811 fleuve Parana, Argentine Victoire espagnole sur l'Argentine
Bataille du port del Buceo 14-17 mai 1814 Rio de la Plata Victoire argentine sur l'Espagne

Guerre d'indépendance du Chili

La guerre d'indépendance du Chili se déroule de 1813 jusqu'en 1826, opposant les patriotes chiliens aux royalistes espagnols. Elle résulte en l'indépendance du pays. Depuis 1609, des gouverneurs militaires et civils s’enrichissaient aux dépens des colons et des Autochtones1. La Couronne espagnole levait l'impôt, mobilisait des hommes et achetait des métaux précieux à la colonie qu'elle approvisionnait en biens manufacturés et produits exotiques, comme le sucre, tabac ou cacao, consommés par l'élite locale. L'économie chilienne reposait sur la petite activité minière, sur l'élevage et la culture de céréales. Les Autochtones et les métis travaillaient sur des terres de propriétaires espagnols, principalement composés de l'élite administrative et militaire du pays ainsi que des créoles espagnols 2. Ces derniers ainsi que les colons, insatisfaits de cette situation, ont donc voulu avoir une liberté et s’affirmer en tant que pays. Parmi les facteurs les plus décisifs du déclenchement de la guerre, on peut citer le vif mécontentement des créoles demandant des réformes politiques, mais l'invasion de la péninsule Ibérique par Napoléon eut un impact significatif sur les colonies d'Amérique latine à partir de laquelle les pays sud-américains purent s'émanciper avec notamment la création de l'Empire du Brésil.

 

Combat de Valparaiso 27 avril 1818 Valparaiso, Chili Victoire espagnole sur le Chili
Combat de Talcahuano 28 octobre 1819 Talcahuano, Chili Victoire chilienne sur l'Espagne

Guerre anglo-américaine de 1812-1815

La guerre anglo-américaine de 1812 a opposé les États-Unis à l’Empire britannique, entre juin 1812 et février 1815. Cette guerre est aussi connue sous les noms de guerre de 1812, de seconde guerre d’indépendance, voire plus rarement de guerre américano-britannique. L’appellation de « guerre de 1812 » peut parfois conduire à une confusion dans la mesure où la guerre d’invasion de la Russie par Napoléon Bonaparte, la campagne de Russie, a eu lieu la même année.Alors que le Royaume-Uni devait fournir un important effort de guerre du fait de son conflit avec la France napoléonienne, les États-Unis lui déclarèrent la guerre le 18 juin 1812 pour envahir les territoires canadiens qui relevaient de l’Empire britannique, qui s’étaient peuplés d’anglophones depuis une quarantaine d’années, et entretenaient de nombreuses relations culturelles et commerciales avec les États-Unis.Parmi les motifs moins explicites figuraient le ressentiment et la colère causés par l’enrôlement forcé de matelots américains dans la Royal Navy, les Anglais les soupçonnant d’être des déserteurs, l’affaiblissement des échanges commerciaux américains causé par le blocus britannique des ports continentaux d’Europe, ainsi que le soutien du Royaume-Uni aux Amérindiens défendant leurs terres contre les spéculateurs immobiliers et les premiers colons américains vers l’Ouest. Dans le sud, la violente guerre des Creeks, habilement manœuvrée par les spéculateurs et le futur président Andrew Jackson, sera le prolongement de ce conflit, qui donnera un prétexte pour justifier la colonisation, mais l’un de ses héros, le coureur de bois Davy Crockett se fera élire au Capitole et s’opposera aux visées expansionnistes de Jackson dans les années 1827 à 1834, au moment de l’Indian Removal Act.

Combat du Shannon et de la Chesapeake 1er juin 1813 large de Boston Victoire britannique sur les États-Unis
Bataille du lac Érié 10 septembre 1813 Lac Érié, États-Unis Victoire américaine sur le Royaume-Uni
Bataille du lac Champlain 11 septembre 1814 Lac Champlain, États-Unis Victoire américaine sur le Royaume-Uni
Bataille du lac Borgne 14 décembre 1814 Lac Borgne, États-Unis Victoire britannique sur les États-Unis
Deuxième guerre barbaresque (1815)
Bataille du cap Gata 17 juin 1815 au large de Chypre Victoire américaine sur Alger
Bataille du cap Palos (1815) 19 juin 1815 Méditerranée Victoire américaine sur Alger
Expédition d'Alger (1816)
Bombardement d'Alger (1816) 27 août 1816 Algérie Victoire anglo-hollandaise sur Alger

Guerre d'indépendance du Brésil (1822-1823)

La guerre d’indépendance du Brésil commence avec le refus du futur Pierre Iedu Brésil de rentrer au Portugal (lors du Dia do Fico, en janvier 1822) et prend fin en novembre 1823, date à laquelle les dernières garnisons portugaises présentes au Brésil quittent le pays. Elle aboutit à des combats terrestres et maritimes, qui opposent à la fois des forces régulières et des milices armées.

Combat du rio Cotegipe 8 décembre 1822 Brésil Victoire brésilienne sur le Portugal

Guerre d'indépendance grecque (1821-1830)

Les opérations navales jouèrent un rôle important au cours de la guerre d'indépendance grecque (1821-1830). Le cœur de l'insurrection, le Péloponnèse et ses abords immédiats, étant d'accès relativement difficile par voie de terre, il était important pour les deux parties de contrôler ses accès maritimes. L'Empire ottoman avait ainsi pour objectif de ravitailler les forteresses côtières encore en sa possession et d'y transporter des troupes. De leur côté, les insurgés essayaient de maintenir le blocus de ces forteresses et d'empêcher la reconquête des régions et îles en leur pouvoir. Leurs opérations de course et de pillage des côtes de l'Asie mineure jouèrent aussi un rôle en paralysant le commerce et les communications ottomanes et en provoquant des troubles dans l'Empire. En raison de la dissymétrie des flottes en présence, il y eut peu de réelles batailles navales, l'accent étant mis chez les Grecs sur l'utilisation de brûlots ; aucune des deux flottes ne réussit à prendre un avantage décisif, la flotte égypto-ottomane étant finalement détruite par une escadre anglo-franco-russe au cours de la bataille de Navarin en 1827.

Bataille de Chios (1822) 18 au 19 juin 1822 Grèce Destruction du navire-amiral ottoman
Bataille de Sphactérie (1825) 8 mai 1825 Baie de Navarin, Grèce Victoire égyptienne sur la Grèce
Bataille de la baie de La Sude 14 au 15 juin 1825 Baie de La Sude, Grèce Victoire mineure grecque sur les Turco-Égyptiens
Bataille de Navarin 20 octobre 1827 Baie de Navarin, Grèce Victoire décisive russo-franco-britannique sur les Turco-Égyptiens

Guerre de Cisplatine (1825-1828)

La guerre de Cisplatine est un conflit armé qui opposa de 1825 à 1828, dans la Banda Oriental, les Provinces-Unies du Río de la Plata, récemment émancipées du joug espagnol, à l’empire du Brésil.

L’enjeu du conflit était la possession de la Province cisplatine, un territoire qui correspond actuellement à la république de l’Uruguay et une partie de l’État brésilien du Rio Grande do Sul. Cette province, qui faisait auparavant partie de la vice-royauté du Río de la Plata, s'était libérée de la domination espagnole et était devenue une partie d'une ligue de provinces connue sous le nom de Ligue fédérale. Mais, en 1816, le Portugal avait envahi la province, qui avait été annexée au Brésil suite à la bataille de Tacuarembó sous le nom de province Cisplatine.

 

Combat de los Pozos 11 juin 1826 près de Buenos Aires Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Lara-Quilmes 30 juillet 1826 Argentine Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Maldonado 30 décembre 1826 Uruguay Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Juncal 9 février 1827 Île Juncal, Uruguay Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Carmen de Patagones ou Vila del Carmen 7 mars 1827 Carmen de Patagones, Argentine Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Monte-Santiago 6 avril 1827 Argentine Victoire brésilienne sur l'Argentine
Combats du lac Mirim 4-5 et 20 janvier 1828 Brésil, Rio Grande do Sul Victoire argentine sur le Brésil
Combat de Barrega 27 janvier 1828 Argentine, estuaire de La Plata Victoire brésilienne sur l'Argentine
Incidents navals hispano-mexicains (1828)
Bataille de Mariel 10 février 1828 Cuba Victoire espagnole sur le Mexique
Guerre entre le Pérou et la Grande Colombie (1828-1829)
Combat de Malpelo 31 août 1828 Océan Pacifique Victoire péruvienne sur la Grande Colombie
Combat de Cruces 22 novembre 1828 Guayaquil, Équateur Victoire péruvienne sur la Grande Colombie

Guerre russo-turque de 1828-1829La neuvième guerre russo-turque

se déroula de 1828 à 1829 lorsque la Russie décida de soutenir la révolte des Grecs contre l'Empire ottoman.

Combat de Braila 9 juin 1829 Victoire russe sur la Turquie
Guerre civile portugaise (1828-1834)
Bataille de Vila da Praia 18 août 1829 Île Terceira, Açores Victoire des libéraux sur les absolutistes
Bataille du cap Saint-Vincent (1833) 5 juillet 1833 cap Saint-Vincent, Portugal Victoire des libéraux sur les absolutistes
Expédition du Tage (1831)
Combat du Tage 11 juillet 1831 Tage, Portugal Victoire française sur le Portugal

Guerra Grande ou guerre civile argentino-uruguayenne entre fédéralistes et unitaires (1834-1852)

La Grande Guerre ou Guerre civile uruguayenne (Guerra Grande en espagnol) est la guerre civile qui, en Uruguay, a opposé les Colorados (textuellement les Colorés mais à comprendre comme les Rouges) dirigés par Fructuoso Rivera aux Blancos (les Blancs) de Manuel Oribe de 1839 à 1851, après l'indépendance du pays.

Combat de Costa Brava 15-16 août 1842 fleuve Parana, Argentine Victoire d'une escadre fédéraliste argentine sur une escadre unitaire uruguayenne
Bataille d'Obligado 21 novembre 1845 fleuve Parana, Argentine Victoire anglo-française sur l'Argentine
Guerre de la Confédération péruano-bolivienne (1835-1839)
Combat d'Islay 12 et 13 janvier 1838 Océan Pacifique Combat indécis entre le Pérou et le Chili
Combat de Casma 10 janvier 1839 Océan Pacifique victoire chilienne sur le Pérou

Guerre des Farrapos au Brésil (1835-1845)

Ce mouvement, aussi connu sous le nom de Révolution Farroupilha, est le plus glorifié par les historiens et dirigeants gaúchos (habitants de l'État du Rio Grande do Sul). Ceci est tellement vrai, que, jusqu'à aujourd'hui, le Palais Piratini, centre du gouvernement de l'État, doit son nom à la ville de Piratini qui fut la capitale de la République Riograndense instaurée dans la Province de São Pedro do Rio Grande do Sul de l'époque. Cette guerre a duré de 1835 à 1845.La dénomination Farroupilhas ou Farrapos donnée aux participants de ce mouvement, a un sens péjoratif évident venant de leurs adversaires qui se moquaient de leurs vêtements usagés (farrapos, signifie « loques » en portugais ; le farroupilha est donc le loqueteux). Elle a un peu la même connotation que celle de « sans-culotte »

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Combat de Laguna 22-23 juillet 1839 Santa Catarina, Brésil Victoire des républicains sur les impériaux
Combat d'Imbituba 3 novembre 1839 Santa Catarina, Brésil Victoire des impériaux sur les républicains
Bataille de Laguna 15 novembre 1839 Santa Catarina, Brésil Victoire des impériaux sur les républicains

Guerre de la pâtisserie(1838)

La guerre des Pâtisseries (en espagnol Primera Intervención Francesa en México ou Guerra de los Pasteles, littéralement « guerre des gâteaux ») fut une invasion du Mexique par les armées françaises en 1838.

Bataille de San Juan de Ulúa 27 novembre-5 décembre 1838 Mexique Victoire française sur le Mexique
Guerre de Syrie (1839-1840)
Bombardement d'Acre 3-4 novembre 1840 Israël Victoire anglo-austro-turque sur l'Égypte
Insurrection indépendantiste au Yucatan (1841-1843)
Bataille de Campêche 16 mai 1843 Mexique Victoire texano-yucatane sur le Mexique
Guerre haïtiano-dominicaine (1844-1856)
Bataille de Tortuguero 15 avril 1844 République dominicaine Victoire dominicaine sur Haïti
Conflit franco-vietnamien (1847)
Bataille de Tourane 15 avril 1847 Viêt Nam Victoire française sur les vietnamiens

Première guerre des Duchés (1848-1850)

La guerre des Duchés (appelé aussi seconde guerre prusso-danoise et seconde guerre de Schleswig) est un conflit qui oppose l'Empire d'Autriche et le Royaume de Prusse au Danemark du mois de février à octobre 1864. Vaincu dans la bataille décisive de Dybbøl, ce dernier doit céder lors du Traité de Vienne le Schleswig-Holstein annexé par les deux puissances.

Combat de Heligoland (1849) 4 juin 1849 Mer du Nord, Allemagne Victoire danoise sur le Schleswig-Holstein

Guerre de Crimée (1853-1855)

La guerre de Crimée oppose de 1853 à 1856 l'Empire russe à une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, l'Empire français de Napoléon III et le royaume de Sardaigne. Relativement coûteuse en hommes, principalement à cause des maladies choléra qui furent plus meurtières que les combats, elle s'acheva par une défaite russe. Elle révéla une certaine inefficacité du commandement britannique et français, les mauvaises conditions sanitaires et les problèmes d'approvisionnement des corps expéditionnaires, les généraux ayant été nommés par opportunisme politique plus qu'en fonction de leurs compétences, et montra que les Russes avaient sous-estimé la valeur des Turcs.

Combat de Pitsounda 9 novembre 1853 Mer Noire, Géorgie Victoire russe sur les Turcs
Bataille de Sinop 30 novembre 1853 Mer Noire Victoire russe sur les Turcs
Les guerres de William Walker
Bataille de San Juan del Sur 23 novembre 1856 Nicaragua Victoire des flibustiers américains sur lle Costa Rica

Seconde guerre de l'opium (1856-1860)

La seconde guerre de l'opium dura de 1856 à 1860 et opposa la Chine à la France et au Royaume-Uni (soutenus par les États-Unis et la Russie). Cette guerre peut être vue comme le prolongement de la première guerre de l'opium, d'où le nom que l'on lui a attribué.

Bataille de Fatshan Creek 1erjuin 1857 70 kilomètres au sud de Canton, Chine Victoire du Royaume-Uni sur la Chine
Bataille des forts du Peiho 29 juin 1859 sur le Peiho, Chine Victoire chinoise sur le Royaume-Uni

Guerre de Sécession (1861-1865)

Cette liste des batailles navales de la guerre de Sécession répertorie les principales batailles navales ayant opposées les États confédérés aux États de l'Union durant la guerre de Sécession. Ces combats préfigurèrent les bases modernes de la guerre navale. Les deux armées utilisèrent en majorité des cuirassés à coque en fer, des sous-marins et s'appuyèrent fortement sur l'artillerie navale.Le 22 juin 1865, le cuirassé à vapeur confédéré CSS Shenandoah tira le dernier coup de canon de la guerre de Sécession dans le détroit de Béring, plus de deux mois après la reddition du général Lee.

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Bataille de Sewell's Point 18-19 mai 1861 Norfolk, Virginie Combat indécis
Bataille d'Aquia Creek 28 mai - 1erjuin 1861 Comté de Stafford, Virginie Combat indécis
Combat de Head of Passes 12 octobre 1861 sur le Mississippi Victoire sudiste
Bataille de Port Royal 7 novembre 1861 Détroit de Port-Royal, Caroline du Sud Victoire nordiste
Bataille de Cockpit Point 13 janvier 1862 Comté Prince William, Virginie Combat indécis
Bataille d'Elizabeth City 10 février Elizabeth City (Caroline du Nord) Victoire nordiste

Bataille d'Island Number Ten

 

28 février - 8 avril 1862 New Madrid, Missouri Victoire nordiste

Combat de Hampton Roads

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8-9 mars 1862. Sewell's Point, Virginie Combat indécis entre les cuirassés CSS Merrimack et USS Monitor
Bataille des forts Jackson et Saint Philip 16 - 28 avril 1862 Plaquemines Parrish, Louisiane Victoire nordiste
Combat de Plum Run Bend ou de Fort Pillow 10 mai 1862 sur le Mississippi Victoire sudiste
Bataille de Drewry's Bluff 15 mai 1862 Comté de Cherfield Victoire sudiste
Première bataille de Memphis (1862) 6 juin 1862 Comté de Shelby, Tennessee Victoire nordiste
Bataille de Saint Charles 17 juin 1862 White River, Arkansas Victoire nordiste
Bataille de Tampa 30 juin - 1erjuillet 1862 Tampa, Floride Combat indécis
Combat de Vicksburg 17 juillet 1862 sur le Mississippi échec nordiste
Bataille de Fort Hindman 9-11 janvier 1863 Arkansas Victoire nordiste
Combat de Charleston (1863) 30 janvier 1863 Caroline du Sud Victoire sudiste sans lendemain
Bataille de Portland Harbor 27 juin 1863 Portland, Maine Victoire sudiste
Seconde bataille de Sabine Pass 8 septembre 1863 Texas Victoire sudiste
Combat de Charleston (1864) 17 février 1864 Caroline du Sud Victoire sudiste Hunley/Housatonic
Bataille de Plymouth (1864) 19 avril 1864 sur la Roanoke Victoire sudiste
Bataille du détroit d'Albemarle 5 mai 1864 large des côtes de Caroline du Nord combat indécis
Combat naval à Cherbourg (1864) 19 juin 1864 Manche Victoire nordiste de l'USS Kearsage sur le CSS Alabama
Bataille de Mobile 5 août 1864 Mobile, Alabama Victoire nordiste
Torpillage de l'Albemarle 27 septembre 1864 Victoire nordiste
Interventions militaires occidentales contre le Japon (1863-1865)
Bataille de Shimonoseki 16 juillet 1863 détroit de Shimonoseki, Japon Victoire américaine sur le clan Choshu
Bombardement de Kagoshima 15-17 août 1863 Kagoshima, Japon Victoire britannique sur le clan Satsuma

Deuxième guerre des Duchés (1864)

La guerre des Duchés (appelé aussi seconde guerre prusso-danoise et seconde guerre de Schleswig) est un conflit qui oppose l'Empire d'Autriche et le Royaume de Prusse au Danemark du mois de février à octobre 1864. Vaincu dans la bataille décisive de Dybbøl, ce dernier doit céder lors du Traité de Vienne le Schleswig-Holstein annexé par les deux puissances.

Combat d'Eckenforde 1efévrier 1864 Allemagne Victoire prussienne sur le Danemark
Combat de Rügen ou Jasmund 17 mars 1864 Baltique, Allemagne Victoire danoise sur la Prusse
Bataille de Heligoland (1864) 9 mai 1864 Mer du Nord, Allemagne Victoire danoise sur la flotte austro-prussienne
Guerre civile uruguayenne: rébellion du général Venancio Flores (1864)
Combat de Paysandu 7 septembre 1864 Paysandu, Uruguay Victoire brésilienne sur l'Uruguay

Guerre de la Triple Alliance (1864-1870)

La guerre de la Triple Alliance, au sens strict, a opposé du 1er mai 1865 (date du traité) au1er mars 1870 une coalition composée du Brésil, de l’Argentine et de l’Uruguay, au Paraguay. Cette guerre a commencé entre le Paraguay et le Brésil le 12 novembre 1864, les deux autres Alliés ne se liguant qu'au début 1865.

Bataille de Riachuelo 11 juin 1865 rio Parana et Paraguay Victoire brésilienne sur le Paraguay

Guerre hispano-sud-américaine (1864-1866)

La guerre hispano-sud-américaine opposa l’Espagne aux républiques du Chili et du Pérou, et dans une moindre mesure à la Bolivie et à l’Équateur. Le conflit commença en 1864 par l’occupation par l’Espagne des îles Chincha et prit fin avec le traité de paix signé à Lima, le 12 juin 1883. Cette guerre est connue comme la guerre contre l’Espagne au Chili et au Pérou, et en Espagne comme la guerre du Pacifique ou plutôt première guerre du Pacifique, car le terme « guerre du Pacifique » se réfère également au conflit qui opposa le Chili au Pérou et à la Bolivie entre 1879 et 1883.

Combat de Papudo 26 novembre 1865 large Valparaiso, Chili Victoire chilienne sur l'Espagne
Combat d'Abtao 7 février 1866 large des îles Chiloé combat indécis entre l'Espagne et la flotte péruviano-chilienne
Bataille de Callao 2 mai 1866 Pérou bataille indécise entre l'Espagne et le Pérou
Guerre civile équatorienne : rébellion libérale contre le gouvernement de Garcia Moreno (1865)
Combat de Jambelli (1865) 25 juin 1865 Équateur Victoire gouvernementale sur les libéraux

Troisième guerre d'Indépendance italienne (1866)

La troisième guerre d'indépendance italienne (1866) est une étape dans le processus d'unification de l'Italie entrepris depuis 1848. Cette guerre, la dernière pour achever l'unification, vise à rattacher au royaume d'Italie proclamée en 1861 la Vénétie encore sous domination autrichienne ainsi que la région autour de Rome, encore propriété du pape.Leur absence ne satisfaisait en effet pas les libéraux italiens. Ils ne partageaient pas l'attachement du gouvernement italien à ne pas compliquer les relations avec les autres puissances européennes.En 1862, Giuseppe Garibaldi partit de Gênes avec des volontaires pour débarquer à Palerme et tenter de libérer Rome, confiant en la neutralité du Roi. Accompagné de 2 000 volontaires, il embarqua à Catane pour débarquer à Melito le 24 août et rejoindre l'Aspromonte. Le général Cialdini envoya cependant une division commandée par le colonel Pallavicino pour stopper l'armée des volontaires.

Bataille de Lissa 20 juillet 1866 Adriatique Victoire autrichienne sur l'Italie
Guerre de Crète (1867)
Combat de L'Arcadion et de l'Izzedin 19 août 1867 Au sud de la Crète Victoire turque sur la Grèce

Guerre civile japonaise de 1868-1869 ou guerre de Boshin

La guerre de Boshin (戊辰戦争, Boshin sensō?, littéralement « guerre de l'année du dragon ») est une guerre civile japonaise qui débuta en janvier 1868 sous le règne de l'empereur Meiji, quelques mois après la restitution du pouvoir suprême à l'empereur, et qui se poursuivit jusqu'en mai 1869. Elle vit principalement s'affronter, d'une part, les armées des clans de Satsuma, de Chōshū, de Tosa et leurs alliés, proches de l'Empereur et, d'autre part, les troupes appartenant au gouvernement shogunal d'Edo et les clans qui lui restèrent fidèles. Les clans de Satsuma, de Chōshū et de Tosa cherchaient à supplanter par la force le parti adverse et à éviter que l'autorité impériale ne fût désormais exercée sous une forme fédérale par l'ensemble des clans. Elle marque une coupure emblématique entre l'époque d'Edo et l'ère Meiji.

Bataille d'Awa 28 janvier 1868 Baie d'Awa, Japon Victoire shogunale sur les impériaux
Bataille de la baie de Miyako mars 1869 Baie de Miyako, Japon Victoire impériale sur le shogunat
Bataille de Hakodate 4 au 10 mai 1869 baie de Hakodate, Japon Victoire impériale sur la république indépendante d'Ezo

Guerre de 1870   

 La guerre franco-allemande, qui dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, parfois appelée en France guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, opposa le Second Empire français au royaume de Prusse et ses alliés (allemands). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui était alors une mosaïque d'États indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français et la perte pour le territoire français de l'« Alsace-Moselle ».

Combat du Bouvet et du Météor 9 novembre 1870 large de La Havane, Cuba Combat indécis entre deux canonnières (française et allemande)

Révolution cantonale

La Révolution Cantonale fut un mouvement politique qui eut lieu durant la Première République espagnole et qui consista en une réorganisation d'une partie du territoire espagnol en cantons, c'est-à-dire des États indépendants volontairement réunis dans la Fédération espagnole (Federación española), proche d'une certaine manière du modèle suisse.

Bataille de Carthagène (1873) 11 octobre 1873 Carthagène, Espagne
Guerre entre le royaume du Buganda et le Buvuma (1875)
Batailles du lac Victoria 27 août - 13 octobre 1875 lac Victoria, Afrique de l'est Victoire du Buganda sur le Buvuma
Rébellion de Piérola au Pérou (1877)
Combat de Punta Pichalo 28 mai 1877 Pérou Combat indécis entre un cuirassé rebelle et une frégate blindée gouvernementale
Combat de Pacocha 29 mai 1877 Pérou Combat indécis entre un cuirassé rebelle et deux bâtiments britanniques

Guerre russo-turque de 1877-1878L

a guerre russo-turque de 1877-1878 est un conflit qui opposa l'Empire ottoman à l'Empire russe, à la Roumanie, à la Serbie et au Monténégro. C'est le premier conflit ayant comme toile de fond le panslavisme, assignant à la Russie le devoir de libérer les peuples slaves encore sous la domination turque et de constituer une confédération panslave qui irait de l'Elbe à l'Adriatique.

Combat de l'Athar-Shefket et de la Vesta 23 juillet 1877 Combat indécis entre la Turquie et la Russie

2eGuerre du Pacifique (1879-1884)

La guerre du Pacifique (Guerra del Pacífico, aussi appelée Guerra del Salitre : « guerre du salpêtre » ou « guerre du nitrate ») fut un conflit armé qui opposa le Chili au Pérou et à la Bolivie entre 1879 et 1884. Cette guerre fit perdre à la Bolivie sa province de Litoral qui était son unique accès à la mer. Le Pérou perdit la région de Tarapacá. Ces deux territoires font partie, depuis la fin de cette guerre, du territoire chilien.La région au cœur des enjeux était au nord du Chili. À deux reprises, le Chili, décidé à repousser ses frontières du nord, attaqua le Pérou et la Bolivie : une première fois en 1836-1839, une seconde fois en 1879-1883. Le premier conflit chercha à empêcher la réunion du Pérou et de la Bolivie au sein d'une confédération ; le second visa à annexer une région riche en salpêtre, substance qui servait à l'époque à la fabrication des explosifs. À l'issue de cette guerre, le Chili, poussé par les Anglais qui favorisaient son expansionnisme dans le Pacifique comme ils favorisaient l'expansionnisme argentin, conquit 200 000 km² dont 125 000 au détriment de la Bolivie qui perdit alors sa façade maritime et se retrouva enclavée dans les Andes.

Combat de Chipana 12 avril 1879 Chili Combat indécis entre le Pérou et le Chili
Premier combat d'Iquique 21 mai 1879 Chili Victoire péruvienne sur le Chili
Combat de Punta Gruesa 21 mai 1879 Chili Victoire chilienne sur le Pérou
Premier combat d'Antofagasta 26 mai 1879 Antofagasta (Chili) Combat indécis entre le Chili et le Pérou
Deuxième combat d'Iquique 10 juillet 1879 Chili Combat indécis entre le Chili et le Pérou
Capture du Rimac 23 juillet 1879 Antofagasta (Chili) Victoire péruvienne sur le Chili
Deuxième combat d'Antofagasta 28 août 1879 Antofagasta (Chili) Victoire péruvienne sur le Chili
Bataille d'Angamos 8 octobre 1879 Chili Victoire chilienne sur le Pérou
Combat d'Arica 27 février 1880 Arica, Chili Combat indécis entre le Chili et le Pérou

Guerre franco-chinoise (1883-1885)

La guerre franco-chinoise opposa la France de la Troisième République à la Chine de la dynastie Qing entre septembre 1881 et juin 1885. Elle éclata parce que les Français tentaient de prendre le contrôle du fleuve Rouge qui reliait Hanoï à la riche province du Yunnan en Chine.Cet épisode militaire fait partie de la lente prise de contrôle de la Chine menée par les puissances européennes pendant le deuxième moitié du XIXe siècle. C'est un enjeu majeur de la politique coloniale française qui souhaitait acquérir des positions fortes dans le sud de la Chine.Surtout, la victoire française avec la reconnaissance de son protectorat sur l'Annam et le Tonkin, s'ajoutant à la Cochinchine déjà occupée dix ans plus tôt et au Cambodge, conduisit à la création de l'Indochine française.

Bataille de Fuzhou ou Fou-Tchéou 23 août 1884 Chine Victoire française sur la Chine
Combat de Shei-Poo 14 février 1885 Chine Victoire française sur la Chine
Guerre civile équatorienne : révolution de « los Chapulos » (1884)
Bataille de Jaramillo 5 décembre 1884 Équateur Victoire gouvernementale sur les libéraux

Guerre civile chilienne de 1891La guerre civile chilienne de 1891 fut la conséquence de l'opposition entre le Congrès National et le Président José Manuel Balmaceda et se termina par le suicide de ce dernier le 18 septembre 1891 dans l'enceinte de l'ambassade argentine où il avait finalement trouvé refuge après la défaite de ses partisans.

Combat de Calderilla 23 avril 1891 Chili Victoire gouvernementale sur le Congrès
Révolution radicale argentine (1893)
Combat del Espinillo 24 septembre 1893 Argentine Victoire gouvernementale sur les rebelles radicaux

Guerre sino-japonaise (1894-1895)

Les relations entre la Chine et l'archipel du Japon ont été marquées par des échanges et des rivalités incessantes. Dans l'Histoire récente, deux guerres ont opposé ces deux pays, dont la première est la guerre sino-japonaise de 1894-1895.

Bataille de Pungdo 25 juillet 1894 Corée Victoire japonaise sur la Chine
Bataille de Weihaiwei 10 août 1894 Chine Victoire japonaise sur la Chine
Bataille du Yalu 17 septembre 1894 Corée Victoire japonaise sur la Chine
Guerre anglo-zanzibarite (1896)
Bombardement de Zanzibar 27 août 1896 Zanzibar, Tanzanie Victoire britannique sur Zanzibar

Guerre hispano-américaine (1898)

La guerre hispano-américaine, souvent désignée en Espagne sous le nom de désastre de 98 (« Desastre del 98 »), est un conflit armé qui se déroula d'avril à août 1898 entre les États-Unis et l'Espagne, et qui eut pour conséquence l'indépendance de Cuba jusqu'en 1901, et la prise de contrôle d'anciennes colonies espagnoles dans les Caraïbes et l'océan Pacifique par les États-Unis.

Bataille de la baie de Manille ou de Cavite 1ermai 1898 Baie de Manille, Philippines Victoire américaine sur l'Espagne
Combat de Cienfuegos 11 mai 1898 Cuba Combat indécis entre l'Espagne et les États-Unis
Combat de la baie de Cardenas 11 mai 1898 Cuba Victoire espagnole sur les États-Unis
Bombardement de San Juan de Porto-Rico 12 mai 1898 Porto Rico Victoire espagnole sur les États-Unis
Combat du Terra et du St Paul 22 juin 1898 Porto Rico Victoire américaine sur l'Espagne
Bataille de Manzanillo 30 juin 1898 Cuba Victoire espagnole sur les États-Unis
Bataille de Santiago de Cuba 3 juillet 1898 Cuba Victoire américaine sur l'Espagne

Guerre des Mille Jours en Colombie (1899-1902)

La guerre des Mille Jours (espagnol : Guerra de los Mil Días) est la plus importante guerre civile ayant frappé la Colombie et le Panama (qui est alors un département de la Colombie), elle dure 1 130 jours entre le 17 octobre 1899 et le 21 novembre 1902, d'où son nom.Le conflit oppose les membres du parti libéral colombien au gouvernement tenu par une alliance des libéraux indépendants (modérés) et du parti conservateur colombien, appelée Parti national, et dirigé par le président Manuel Antonio Sanclemente.

Combat de los Obispos 24 octobre 1899 río Magdalena, Colombie Victoire gouvernementale sur les rebelles libéraux

 

                                                                     .XXe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé

Guerre russo-japonaise (1904-1905)

La guerre russo-japonaise s'est déroulée du 8 février 1904 au 5 septembre 1905. Elle oppose l'Empire russe à l'Empire du Japon.Sur le plan militaire, ce conflit préfigure les guerres du XXe siècle par sa durée (1 an et demi), par les forces engagées (sans doute plus de 2 millions d'hommes au total) et les pertes (156 000 morts, 280 000 blessés, 77 000 prisonniers) ainsi que par l'emploi des techniques les plus modernes de l'art de la guerre (logistique, lignes de communications et renseignements ; opérations combinées terrestres et maritimes ; durée de préparation des engagements)Sur le plan politique, l'affrontement trouve son origine dans une triple interaction :L'opposition directe des deux impérialismes japonais et russe. Ce dernier a pour objectif stratégique d'obtenir un accès permanent à l'océan Pacifique.La démarche propre de l'Empire japonais consistant :D'abord à préserver son indépendance et ses intérêts face aux impérialismes européens de plus en plus présents dans la région depuis la seconde moitié du XIXe siècle.Ensuite à s'affirmer et à se faire reconnaître en tant que puissance régionale à part entière, c'est-à-dire comme un acteur développant sa propre stratégie impériale et coloniale, notamment à l'égard de la Corée, à l'égal et à l'identique des autres.

http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/03/09/1904-1905-la-guerre-russo-japonaise.html

russo russo- russo-japonaise russo_japonaise
Bataille de Port-Arthur 8 février 1904 Chine Victoire japonaise sur la Russie
Bataille de Chemulpo 9 février 1904 large d'Inchon, Corée Victoire japonaise sur la Russie
Bataille de la mer Jaune 10 août 1904 Péninsule de Shandong, Chine Victoire japonaise sur la Russie
Bataille d'Ulsan 14 août 1904 Mer du Japon, large de la Corée Victoire japonaise sur la Russie

Bataille de Tsushima

detroit de tsoushima

27 mai 1905 détroit de Tsushima Victoire japonaise sur la Russie
Guerre péruano-colombienne (1911)
Bataille de la Pedrera 12 juillet 1911 rio Putumayo Victoire péruvienne sur la Colombie

Guerre italo-turque (1911-1912)

La guerre italo-turque (aussi connue en Italie sous le nom de Guerra di Libia, « guerre de Libye » et en Turquie sous le nom de Trablusgarp Savaşı, « Guerre de Tripolitaine ») est un conflit qui opposa l’Empire ottoman et le royaume d’Italie du 29 septembre 1911 au 18 octobre 1912.Ce conflit permit à l’Italie d'obtenir les provinces ottomanes de Tripolitaine, de Cyrénaïque et du Fezzan. Ces provinces formèrent la Libye italienne. Durant ce conflit, les forces italiennes occupèrent le Dodécanèse dans la mer Égée. L’Italie avait accepté de rétrocéder ces îles à l’Empire ottoman lors du traité d’Ouchy2 (aussi connu sous le nom de traité de Lausanne car il fut signé au château d’Ouchy à Lausanne en Suisse). Cependant le manque de précision du texte autorisait une administration italienne de l’île, la Turquie renonça finalement à ses revendications dans l’article 15 du traité de Lausanne de 1923.Bien que mineur, ce conflit fut un signe précurseur de la Première Guerre mondiale

Combat de Prévéza 29 septembre 1911 golfe Ambracique, Grèce Victoire italienne sur la Turquie
Combat d'Igoumenista 30 septembre 1911 Grèce Victoire italienne sur la Turquie
Bataille de Kunfuda 7-8 janvier 1912 Mer Rouge Victoire italienne sur la Turquie
Combat de Beyrouth 24 février 1912 Liban Victoire italienne sur la Turquie

Première Guerre balkanique (1912-1913)

La Première Guerre balkanique qui dura d'octobre 1912 à mai 1913 opposa la Ligue balkanique (la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro) à l'Empire ottoman. Les armées des états des Balkans en supériorité numérique furent rapidement victorieuses. À la fin de cette guerre, la quasi-totalité des anciens territoires européens de l'Empire ottoman furent partagés entre les membres de la Ligue balkanique. Malgré ses succès, la Bulgarie fut mécontente de la répartition des gains en Macédoine, ce qui provoqua la début de la Deuxième Guerre balkanique.

Bataille de Kaliakra 21 novembre 1912 Mer Noire Victoire bulgare sur la Turquie
Bataille d'Elli 16 décembre 1912 Mer Égée Victoire grecque sur la Turquie
Bataille de Lemnos 18 janvier 1913 Mer Égée Victoire grecque sur la Turquie
 

Première Guerre mondiale (1914-1918)                                    

La Première Guerre mondiale est un conflit militaire qui s'est déroulé dans les faits en Europe de 1914 à 1918 (bien que durant officiellement jusqu'en 1923 pour certains pays, le temps de signer les traités de paix). Considérée comme un des évènements marquants du XXe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors. Elle a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions matérielles que toute autre guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ 9 millions de personnes sont mortes, et environ 20 millions sont blessées. D'autres évènements survenus pendant cette période : le génocide arménien (1915-1916), la première bataille de l'Atlantique (1917), la Révolution russe (1917) et la grippe de 1918 ont augmenté la détresse des populations. Pour toutes ces raisons, cette époque a marqué profondément ceux qui l'ont vécue.

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Combat d'Antivari 16 août 1914 Mer Adriatique Victoire française sur l'Autriche-Hongrie
Combat de l'île d'Odensholm 26 août 1914 golfe de Finlande Victoire russe sur l'Allemagne
Bataille de Helgoland (1914) 28 août 1914 Mer du Nord, Allemagne Victoire britannique sur l'Allemagne
Combat de Penang 28 octobre 1914 détroit de Malacca Victoire allemande sur la France et la Russie
Bataille de Coronel 1er novembre 1914 large du Chili Victoire allemande sur le Royaume-Uni
Combat des îles Cocos 9 novembre 1914 Océan Indien Victoire australienne sur l'Allemagne
Bataille du cap Sarytch 18 novembre 1914 Mer Noire Victoire russe sur l'Allemagne
Bataille des Falklands 8 décembre 1914 Atlantique Sud Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de Dogger Bank 24 janvier 1915 Mer du Nord Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de l'île de Gotland 2 juillet 1915 Suède Victoire russe sur l'Allemagne
Bataille de Kefken 5 août 1915 mer Noire Victoire russe sur l'empire ottoman
Bataille du Golfe de Riga 8-19 août 1915 Mer Baltique Victoire russo-britannique sur l'Allemagne
Bataille du Lac Tanganyka 26 décembre 1915 Est africain Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille du Jutland 1er juin 1916 Mer du Nord, large du Danemark Victoire stratégique britannique sur l'Allemagne
Raid du pas de Calais 21 avril 1917 Manche Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille du détroit d'Otrante 15 mai 1917 Adriatique
Bataille du détroit de Muhu 17 octobre 1917 Baltique Victoire allemande sur la Russie
Bataille de Helgoland (1917) 17 novembre 1917 Mer du Nord, Allemagne Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de l'Atlantique 1917 Atlantique Victoire alliée sur l'Allemagne
Raid sur Zeebrugge 23 avril 1918 Manche, Belgique Bataille indécise entre le Royaume-Uni et l'Allemagne

Guerre d'indépendance d'Estonie et guerre civile russe

La guerre civile russe est l'ensemble des événements qui déchirent l'ancien Empire russe durant plus de cinq années, de la fin 1917 à 1923, le gros des combats étant terminé en 1921. Elle se situe dans le prolongement de la révolution russe d'Octobre 1917 ; l'essentiel des campagnes militaires se poursuit jusqu'à la proclamation de la NEP.

Combat d'Alexandrovsk 21 mai 1919 Caspienne Victoire britannique sur la Russie bolchevique
Combat de Krasnaïa Gorka 17 juin 1919 Baltique Victoire britannique sur la Russie bochevique
Bataille de Kronstadt 18 août 1919 Baltique, Russie Victoire britannique sur la Russie bolchevique

  combats navals   durant    laGuerre d'Espagne (1936-1939)

La guerre d'Espagne (souvent également désignée sous le nom de guerre civile espagnole) est un conflit qui, du 17 juillet 1936 au1eravril 1939, opposa, en Espagne, le camp des républicains, composé de loyalistes à l'égard du Gouvernement légalement établi de la IIe République, et les nationalistes, un groupe de rebelles putschistes orienté à droite mené par le Général Francisco Franco. Cette guerre se termina par la victoire des nationalistes qui établirent une dictature qui dura 36 ans, jusqu'à la transition démocratique qui n'intervint qu'à la suite de la mort de Francisco Franco. Cette guerre fut la conséquence, sur le long terme, des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui accablaient l'Espagne depuis plusieurs générations. Après la proclamation de la IIe République en 1931, l'exacerbation croissante des tensions entre Espagnols culmina avec l'insurrection durement réprimée des Asturies (1934) et la résurgence de troubles civils et de violences réciproques au printemps 1936, après la victoire électorale du Frente Popular. Préparé de longue date, le soulèvement militaire et civil du camp nationaliste éclata le 18 juillet 1936, mais sa mise en échec partielle déboucha sur une guerre civile imprévue, longue et meurtrière.

Bataille du cap Spartel (1936) 29 septembre 1936 détroit de Gibraltar Victoire nationaliste sur les républicains
Bataille du cap Machichaco 5 mars 1937 Au large de la Biscaye Victoire nationaliste sur la marine de guerre auxiliaire basque
Bataille du cap Cherchell 7 septembre 1937 Au large de Cherchell, Algérie Victoire tactique républicaine sur les nationalistes
Bataille du cap de Palos 5 au 6 mars 1938 Au large de Carthagène, Espagne. Victoire républicaine sur les nationalistes

  batailles navales lors de Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

La Seconde Guerre mondiale, ou Deuxième Guerre mondiale, est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Ce conflit planétaire opposa schématiquement deux camps  : les Alliés et l’Axe. Il prit fin sur le théâtre d'opérations européen le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIeReich, puis s’acheva définitivement sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite. Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents.

bataille au large de Hel

1septembre 1939 au large de Hel mer baltique victoire de l'allemagne sur la Pologne
Bataille du Rio de la Plata 13 octobre 1939 Rio de la Plata, entre l'Uruguay et l'Argentine Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de l'Atlantique 1939-1945 Atlantique Victoire alliée sur l'Allemagne
1reBataille de Narvik 10 avril 1940 Norvège Victoire allemande sur le Royaume-Uni
2eBataille de Narvik 13 avril 1940 Norvège Victoire britannique sur l'Allemagne
Combat de Kristiansand 24 avril 1940 Norvège Victoire française sur l'Allemagne
Opération Vado 14 juin 1940 Italie Bataille indécise entre la France et l'Italie
Bataille de Punta Stilo 9 juillet 1940 Bataille indécise entre les Australo-Britanniques et l'Italie
Bataille de Mers-el-Kebir 4 juillet 1940 Algérie Les Britanniques détruisent la flotte française
Bataille du cap Spada 19 juillet 1940 large de la Crète Victoire australo-britannique sur l'Italie
Bataille de Dakar 23-25 septembre 1940 Sénégal Victoire vichyste sur les Anglo-Gaullistes
Combat du cap Passaro 12 octobre 1940 large de la Sicile Victoire britannique sur l'Italie
Combat de Libreville 9 novembre 1940 Gabon Victoire des Forces navales françaises libres sur la marine de Vichy
Bataille de Tarente 11-12 novembre 1940 Italie Victoire britannique sur l'Italie
Bataille du cap Teulada 27 au 28 novembre 1940 large de Malte Victoire britannique sur l'Italie
Bataille de Koh Chang 17 janvier 1941 Golfe de Siam Victoire française sur le Siam
Bombardement de Gênes (1941) 9 février 1941 Italie Victoire britannique sur l'Italie
Raid de la baie de La Sude 26 mars 1941 Baie de La Sude, Crète Victoire italienne sur le Royaume-Uni
Bataille du cap Matapan 28 au 29 mars 1941 Golfe de Laconie, Grèce Victoire britannique sur l'Italie
Bataille des îles Kerkennah 15 avril 1941 Tunisie Victoire britannique sur l'Italie
Bataille du détroit du Danemark 24 mai 1941 Victoire allemande sur le Royaume-Uni
Bataille de Pearl Harbor 7 décembre 1941 Hawaii Victoire japonaise sur les États-Unis
Bataille entre le Sydney et le Kormoran 19 novembre 1941 large de l'Australie destruction mutuelle d'un navire allemand et d'un navire australien
Bataille de la mer de Chine méridionale 10 décembre 1941 Mer de Chine Victoire japonaise sur le Royaume-Uni
Bataille du cap Bon 13 décembre 1941 Tunisie Victoire britannique sur l'Italie
1reBataille de Syrte 17 décembre 1941 Golfe de Syrte Bataille indécise entre le Royaume-Uni et l'Italie
Bataille du Saint-Laurent 1942-1945 Golfe du Saint-Laurent, Canada Victoire allié sur l'Allemagne
Bataille du détroit de Makassar 24 janvier 1942 Balikpapan, Bornéo Victoire américaine sur le Japon
Bataille de la mer de Java 27 février 1942 Mer de Java Victoire japonaise sur une flotte néerlandaise, britannique, américaine et australienne
2eBataille de Syrte 22 mars 1942 Golfe de Syrte Bataille indécise entre le Royaume-Uni et l'Italie
Opération Chariot 27 mars 1942 Saint Nazaire, France Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de Diego-Suarez 5-7 mai 1942 Madagascar Victoire britannique sur Vichy
Bataille de la mer de Corail 7 et 8 mai 1942 Mer de Corail Victoire américano-australienne sur le Japon
Bataille de Midway 4 juin 1942 large des îles Midway Victoire américaine sur le Japon
Bataille de l'île de Savo 9 août 1942 Île de Savo, îles Salomon Victoire japonaise sur les États-Unis
Opération Pedestal 10 au 15 août 1942 Méditerranée Victoire tactique et défaite stratégique germano-italienne sur le Royaume-Uni
Bataille des Salomon orientales 24 au 25 août 1942 Île de Santa Isabel, îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Espérance 11 au 12 octobre 1942 Nord de Guadalcanal, îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille des îles Santa Cruz 25 au 27 octobre 1942 Îles Santa Cruz, Îles Salomon Victoire japonaise sur les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande
Bataille de Casablanca 8 au 10 novembre 1942 Maroc Victoire américaine sur Vichy
Bataille navale de Guadalcanal 13 au 15 novembre 1942 Guadalcanal, îles Salomon Victoire des États-Unis, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande sur le Japon
Bataille de Tassafaronga 30 novembre 1942 Tassafaronga, Guadalcanal Victoire du Japon sur les États-Unis
Bataille de la mer de Barents 31 décembre 1942 Victoire du Royaume-Uni sur l'Allemagne
Bataille de l'île de Rennell 29-30 janvier 1943 Îles Salomon Victoire du Japon sur les États-Unis

et l'Australie

Bataille de la mer de Bismarck 2 au 4 mars 1943 Large de Lae, Nouvelle-Guinée Victoire américano-australienne sur le Japon
Bataille du détroit de Blackett 5-6 mars 1943 Îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille des îles Komandorski 26 mars 1943 Îles Aléoutiennes Victoire des États-Unis sur le Japon
Bataille du golfe de Kula 5-6 juillet 1943 Pacifique Bataille indécise entre le Japon et les États-Unis
Bataille de Kolombangara 12-13 juillet 1943 Îles Salomon Victoire du Japon sur les États-Unis
Bataille du golfe de Vella 6-7 août 1943 Îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille d'Horaniu 17-18 août 1943 Îles Salomon Victoire tactique du Japon sur les États-Unis
Bataille navale de Vella Lavella 7 octobre 1943 Îles Salomon

Victoire du Japon sur les États-Unis

 

Bataille de la baie de l'Impératrice Augusta nuit du 1erau 2 novembre 1943 Îles Salomon, près de Bougainville Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Saint-George 26 novembre 1943 Pacifique Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Nord 26 décembre 1943 Arctique, large de la Norvège Victoire des Anglo-Norvégiens sur l'Allemagne
Opération Hailstone 17 février 1944 Chuuk, Micronésie Victoire américaine sur le Japon
Bataille de la mer des Philippines 19 au 20 juin 1944 Mer des Philippines Victoire américaine sur le Japon
Bataille du golfe de Leyte 23 au 27 octobre 1944 Philippines Victoire américaine sur le Japon
Opération Ten-Go 7 avril 1945 Japon, entre Kyushu et les îles Ryukyu Victoire américaine sur le Japon
Guerre péruano-équatorienne (1941)
Combat de Jambeli 25 juillet 1941 canal de Jambeli Victoire équatorienne sur le Pérou

Guerre d'indépendance indonésienne (1945-1949)

La révolution nationale indonésienne, ou guerre d'indépendance indonésienne, est un conflit armé et une lutte diplomatique entre l'Indonésie et les Pays-Bas, ainsi qu'une révolution sociale. Elle s'est déroulée de 1945 à 1949, entre la déclaration d'indépendance de l'Indonésie et la reconnaissance de l'Indonésie en tant qu'État indépendant par les Pays-Bas, 27 décembre 1949. Les Indonésiens appellent ces quatre ans de conflit armé « Revolusi ».Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas voulurent récupérer leur ancienne colonie, qu'ils avaient dû abandonner lors de l'invasion par les Japonais en 1942. Les Néerlandais parvinrent à contrôler les grandes villes, mais pas les zones rurales. Le conflit ruina petit à petit l'économie néerlandaise.Le conflit prit fin avec le transfert formel, le 27 décembre 1949, de la souveraineté sur le territoire des Indes néerlandaises du royaume des Pays-Bas à une République des États-Unis d'Indonésie, créée le 14 décembre 1949. À la suite de la révolution, le système de castes auparavant en vigueur perdit de l'importance, réduisant le pouvoir des dirigeants locaux (les râjas).

Bataille de la baie de Cirebon 5 janvier 1947 Indonésie Victoire néerlandaise sur l'Indonésie

Guerre d'indépendance d'Israël (1948-1949)

Le Conflit judéo-arabe de 1947-1949, s'est déroulé du 30 novembre 1947 au milieu de l'année 19491 autour de la question du devenir politique du territoire de la Palestine mandataire à l'expiration du mandat britannique, c'est-à-dire surtout du devenir de ses deux principaux groupes d'habitants : la communauté juive et la communauté arabe, de religion musulmane ou chrétienne.Les historiens divisent ce conflit en deux phases avant le 14 mai 1948, alors que la Palestine est toujours sous mandat britannique, c'est une période de guerre civile intercommunautaire, marquée par l'affrontement des milices juives d'une part, des irréguliers palestiniens soutenus par des volontaires arabes d'autre part à partir du 15 mai, date de la fin du mandat, de la partition de la Palestine et de la fondation d'Israël, commence la première guerre israélo-arabe, durant laquelle la Ligue arabe, opposée à la partition, intervient militairement suite à la débâcle des Arabes palestiniens, par l'envoi des corps expéditionnaires égyptien, syrien, irakien et transjordanien.

Combat au large d'Ashdod 4 juin 1948 Israël Victoire israélienne sur l'Égypte
Bataille d'El-Magdel 22 octobre 1948 Israël Victoire israélienne sur l'Égypte

Guerre de CoréeLa guerre de Corée

a eu lieu de 1950 à 1953 entre les forces de la Corée du Nord communiste, soutenues par la République populaire de Chine et l'Union soviétique, et celles de la Corée du Sud capitaliste, soutenues par les États-Unis, les autres puissances occidentales et les Nations unies.

Combat au large de Pusan 25 juin 1950 Corée Victoire sud-coréenne sur la Corée du Nord
Bataille au large de Chumunjim 2 juillet 1950 Corée Victoire anglo-américaine sur la Corée du Nord
Expédition de Suez et campagne du Sinaï (1956)
Combat de la frégate Damietta 31 octobre 1956 Mer Rouge Victoire britannique sur l'Égypte
Combat du destroyer Ibrahim el-Awal 1ernovembre 1956 au large côtes égyptiennes Victoire franco-israélienne sur l'Égypte
Combat de l'Al-Nasser et du Tarik 1ernovembre 1956 au large d’Haïfa et de Gaza Combat indécis entre la France et l'Égypte
Bataille de Brullus 4 novembre 1956 au large d'Alexandrie Victoire britannique sur l'Égypte

Guerre du Viêt Nam (1959-1975)

La guerre du Viêt Nam (également appelée deuxième guerre d'Indochine) est une guerre qui a opposé de 1954 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) avec son armée populaire vietnamienne — soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (ou Viet Cong), et d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines). La guerre civile laotienne et la guerre civile cambodgienne sont des conflits annexes s'étant déroulés en parallèle, et sur lesquels la guerre du Viêt Nam a eu un impact décisif.

Incidents du golfe du Tonkin 2-4 août 1964 golfe du Tonkin Victoire américaine sur la République démocratique du Viêt Nam
Bataille de Dong Hoi 19 avril 1972 golfe du Tonkin Victoire américaine sur la République démocratique du Viêt Nam

Conflit de Goa, opération Vijay, (1961)

Invasion de Goa (surnommé Opération Vijay par l'Inde) est le nom donnée à l'offensive lancée en 1961 par l'armée indienne sur les restes de l'empire colonial portugais en Inde et qui a conduit à la conquête du territoire de Goa, de Damao, de Diu et des îles Anjidiv.

Combat de Mormugão 18 décembre 1961 au large de Mormugão, inde Victoire indienne sur le Portugal
Conflit néerlando-indonésien (1962)
Bataille de la mer d'Arafura 15 janvier 1962 au large de la Nouvelle-Guinée occidentale Victoire néerlandaise sur l'Indonésie

Guerre des Six Jours (1967)

La guerre des Six Jours est la guerre que mena, du lundi 5 au samedi 10 juin 1967, Israël face à l'Égypte, à la Jordanie et à la Syrie.

Combat du détroit de Tiran 6 juin 1967 Mer Rouge Victoire israélienne sur l'Égypte
Guerre d'attrition (1967-1970)
Destruction du destroyer Eilat 21 octobre 1967 large de Port-Saïd Victoire égyptienne sur Israël
Guerre indo-pakistanaise (1971)
Opération Trident (1971) 3 décembre 1971 Karachi Victoire indienne sur le Pakistan
Torpillage du Khukri 8 décembre 1971 large de Diu Victoire pakistanaise sur l'Inde
Opération Python (1971) nuit du 8 au 9 décembre 1971 Karachi Victoire indienne sur le Pakistan

Guerre du Kippour (1973)

La guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים), aussi appelée guerre du Ramadan dans le monde arabe ou encore guerre d'Octobre (en arabe حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 octobre au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l'Égypte et la Syrie.

Bataille de Lattaquié 7 octobre 1973 Syrie Victoire israélienne sur la Syrie
Bataille de Damiette (1973) 9 octobre 1973 Égypte Victoire israélienne sur l'Égypte
Conflit des Paracels (1974)
Bataille de Hoàng Sa 17-19 novembre 1974 Îles Paracel Victoire chinoise sur la république du Viêt Nam

Guerre Iran-Irak

La guerre Iran-Irak, connue en Iran sous le nom de Guerre imposée (en persan : جنگ تحمیلی, Jang-e-tahmili) ou Défense sacrée (en persan : دفاع مقدس, , Defā'e moghaddas), en Irak sous le nom de Qādisiyyah de Saddam (en arabe : قادسيّة صدّام) est une guerre qui a opposé l'Iran à l'Irak entre septembre 1980 et août 1988. Elle a également été appelée guerre du Golfe persique jusqu'à la deuxième guerre du Golfe entre l'Irak et le Koweït en 1990-1991, puis a pris le nom de première guerre du Golfe. Elle a fait entre 500 000 et 1 200 000 victimes.

Bataille d'Al-Faw ou Opération Morvarid 28-29 novembre 1980 Golfe Persique Victoire iranienne sur l'Irak

Guerre des Malouines (1982)

La guerre des Malouines ou guerre de l'Atlantique Sud (Falklands War en anglais, Guerra de las Malvinas en espagnol) est un conflit qui a opposé l'Argentine au Royaume-Uni dans les îles Malouines, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud. Se déroulant du 2 avril, date du débarquement argentin sur ces différentes îles, au 14 juin 1982, date du cessez-le-feu, le conflit se conclut sur une victoire britannique qui permit au Royaume-Uni d'affirmer sa souveraineté sur ces territoires.Causé par la volonté de la dictature argentine d'obtenir militairement une solution favorable à ses intérêts dans le différend qui l'opposait au Royaume-Uni quant à la souveraineté de ces archipels (placés par les Nations unies sur la liste des territoires contestés), ce conflit s'inscrit dans la continuité de nombreuses controverses qui commencèrent à la découverte de ces îles. En effet, elles furent occupées successivement par l'Espagne, la France puis le Royaume-Uni malgré les revendications argentines pour la reconnaissance de ces territoires comme faisant partie de la province de Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud.

Torpillage du Général Belgrano 2 mai 1982 Atlantique sud Victoire britannique sur l'Argentine
Bataille de La baie de San Carlos 22 au 27 mai 1982 Malouines Victoire britannique sur l'Argentine
Incidents américano-libyens (1986)
Combats du golfe de Syrte 24-25 mars 1986 Méditerranée Victoire américaine sur la Libye
Conflit des îles Spratley (1988)
Combat des îles Đá Gạc Ma 4 mars 1988 Îles Spratley Victoire chinoise sur le Viêt Nam
Incidents américano-iraniens dans le golfe persique (1988)
Bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri 18 avril 1988 Golfe Persique Victoire américaine sur l'Iran
Incidents entre les deux Corée
Première bataille de Yeonpyeong 15 juin 1999 Mer Jaune Victoire de la Corée du Sud sur la Corée du Nord

 

                                                         .  XXIe siècle.

Bataille Date(s) Lieu Résumé
Guerre civile du Sri Lanka
Bataille au large de Mullaitivu-Chalai 16 avril 2001 Sri Lanka Bataille indécise entre le Sri Lanka et la marine du LTTE
Bataille au large de Mullaitivu 20 avril 2001 Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Combat de l'île de Mannar 25 mars 2006 Sri Lanka Victoire de la marine du LTTE sur le Sri Lanka
Bataille au large de Jaffna (2006) 11 mai 2006 Sri Lanka Bataille indécise entre le Sri Lanka et la marine du LTTE
Bataille de Pesalai-Thalaimannar 17 juin 2006 Sri Lanka Bataille indécise entre le Sri Lanka et la marine du LTTE
Bataille du lagon de Kalpitya 28 juin 2006 Sri Lanka Victoire de la marine du LTTE sur le Sri Lanka
Bataille au large de Pulmoddai 24-25 septembre 2006 Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Combat de Colombo 27 janvier 2007 devant Colombo, Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Bataille au large de Jaffna (2007) 26 décembre 2007 Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Bataille de Kallarawa 25 mars 2008 au large de Kallarawa, Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Bataille de Point Pedro 28 décembre 2008 au large de Point Pedro, Sri Lanka Victoire sri lankaise sur la marine du LTTE
Incidents entre le Japon et la Corée du Nord
Combat d'Amami-Ōshima 22 décembre 2001 île d'Amami-Ōshima, Japon Victoire japonaise sur la Corée du Nord
Incidents entre les deux Corée
Seconde bataille de Yeonpyeong 29 juin 2002 Corée Bataille indécise entre la Corée du Nord et la Corée du Sud
Anarchie somalienne
Combat au large de la Somalie en 2006 18 mars 2006 Somalie Victoire américaine sur des pirates somaliens
Conflit israélo-libanais de 2006
Attaque de la corvette Hanit 14 juillet 2006 Large de Beyrouth Victoire du Hezbollah sur Israël
Guerre en Ossétie du Sud (2008)
Bataille des côtes d'Abkhazie 10 août 2008 Mer Noire Victoire russe sur la Géorgie

 

 

 

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La bataille du delta du Nil,

qui a eu lieu au début du XIIe siècle av. J.-C., au début du règne de Ramsès III est la deuxième bataille navale de l'histoire connue à ce jour.Dans les premières années de son règne, Ramsès III dut faire face à une invasion de peuples indo-Européens connus sous le nom générique de « Peuples de la mer », comprenant des Péleset, des Tjekker, des Sicules, des Dananéens, des Shardanes et des Ouashasha.Le mouvement des Peuples de la mer avait atteint les plaines de l'Amourrou, au nord de la région phénicienne. Voyageant par bateaux ou par terre, hommes, femmes et enfants des tribus se déplaçaient avec tous leurs biens, transportés dans de lourds chariots. Après un long périple en provenance du nord, ils s'approchaient dangereusement de la ligne de défense organisée par le pharaon, à la hauteur des villes phéniciennesPour Ramsès III, l'heure était critique, d'autant plus qu'il fallait arrêter le mouvement des étrangers à la fois sur terre et sur mer. Suivant la situation de près, il mobilisa toutes les forces disponibles, sans négliger le maximum d'embarcations pouvant servir à transporter des soldats. Il semble bien que le mouvement terrestre des Peuples de la mer franchit la ligne de défense en Palestine et c'est plus au sud que les troupes pharaoniques arrêtèrent les étrangers.Si nous ne connaissons pratiquement rien de la victoire terrestre de RamsèsIII, nous en savons davantage sur la tactique utilisée pour sa fameuse bataille navale. En fait, Pharaon pouvait compter sur une donnée technique précise : les navires des Peuples de la mer n'utilisaient que la voile pour se déplacer. Leur invasion par le delta, empruntant l'un des bras du Nil, s'avérait donc une opération à haut risque puisque leurs navires étaient peu manœuvrables, surtout que ceux des Égyptiens étaient en mesure de se déplacer à volonté, grâce à leur équipe de rameurs.La bataille eut lieu quelque part au nord de la capitale Pi-Ramsès, sur le bras pélusiaque du Nil. Si l'on suit les détails gravés sur les murs du temple de Médinet Habou, il est clair que les combats furent très acharnés. Sur l'eau, à la manière des Romains, des fantassins égyptiens s'en prennent à l'ennemi à partir du pont de leurs navires. Utilisant leur épée, leurs javelots et leurs arcs, ils déciment l'adversaire. Graduellement, les bateaux Péleset et autres sont repoussés vers les rives, où les attendent des archers qui font pleuvoir sur eux leurs flèches meurtrières. La victoire égyptienne est impressionnante et illustre le génie militaire de Ramsès III, du moins sur le plan défensif.

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Alalia ou bataille de la mer de Sardaigne eut lieu vers 540-535 av. J.-C.

au large de la Corse (probablement vers l'actuelle Bonifacio). Une alliance composée d'Étrusques et de Carthaginois obligea les Phocéens à abandonner leurs colonies corses.Cette bataille, qui sert encore aujourd'hui de repère chronologique, s'insère en fait dans une plus large série de conflits impliquant alors Étrusques, Carthaginois et Grecs pour la délimitation des domaines d'influence en Méditerranée occidentale. Cette mer était initialement dominée par les Phéniciens et les Étrusques. Entre ces deux peuples existaient différents accords permettant de tenir commerce malgré divers raids de piraterie Étrusques et Phéniciens puis Carthaginois installèrent ainsi des colonies en Corse, Sardaigne et Espagne pour les premiers, en Sicile, en Afrique, en Sardaigne et en Espagne pour les seconds. En même temps, ils pratiquaient le commerce le long des côtes (par exemple, des céramiques étrusques datant de la première moitié du VIe siècle av. J.-C. ont été retrouvées en Provence sur le site dit des Tamaris 3. L'arrivée des Grecs, à partir de 750 av. J.-C., et le début de la colonisation bouleversa le statu quo. L'implantation simultanée de plusieurs colonies grecques issues cependant de différentes métropoles inquiéta les Étrusques qui ne purent les repousser.Jusque vers 650 av. J.-C., les Phéniciens ne résistèrent pas à cette implantation. Cela changea quand les Grecs atteignirent l'Espagne. Carthage assura l'essentiel de la résistance et commença à unifier les cités phéniciennes sous sa direction (ce qui fut terminé vers 540 av. J.-C.). Carthage devint ainsi l'une des principales puissances méditerranéennes occidentales.Vers la même période, la prise de Phocée par les Perses (546 av. J.-C.) entraîna la fuite de nombre de ses habitants vers ses colonies méditerranéennes. Ce soudain élan transforma alors ces colonies en importants centres commerciaux. De plus, les Phocéens s'adonnaient à la piraterie. Enfin, la fondation d'Alalia (en 565 av. J.-C.) puis son accueil de réfugiés transforma cette cité en potentiel centre commercial d'importance qui pouvait exercer une menace éventuelle sur les colonies étrusques voire carthaginoises (situés en Corse, en Sardaigne et en Sicile où Carthage affronte Syracuse)Le prétexte de la guerre fut, selon Hérodote, qui a laissé le principal témoignage de cette bataille - quoi que largement démenti en particulier par les sources archéologiques - la piraterie dont étaient responsables les Phocéens d'Alalia. Cependant, le conflit semble également s'insérer dans une dynamique plus large où les cités, étrusques ou grecques, et les Carthaginois ont vu leur domaine évoluer sans cesse et les affrontements entre puissances commerciales rivales être assez fréquentLe récit classique d'Hérodote pose problème en cela que de nombreux chercheurs y voient un récit respectant les canons grecs de la tragédie : premier acte « l'installation initiale », deuxième acte « l'arrivée », troisième acte « la réaction » étrusco-carthaginoise, quatrième acte « la lapidation » et cinquième acte « la fondation de Vélia ». La bataille fait état d'une flotte de 60 navires phocéens (certains non encore pontés) qui attaquèrent 120 navires alliés et les repoussèrent tout en subissant de lourdes pertes (environ 40 navires et de nombreux prisonniers) au large de la côte orientale corse.Le site de la bataille est aussi sujet à discussion (Hérodote parle de mer sardonienne) et certains ont proposé le large de la ville étrusque de Caere. Cela permettrait d'expliquer le grand nombre de prisonniers faits par les Étrusques (et lapidés ensuite dans cette ville.Enfin, il semble aussi que les différents camps aient subi des fortunes très diverses. Les Phocéens de Massalia, selon des remerciements faits à Delphes pour la victoire, et les Étrusques y auraient trouvé de nombreux bénéfices (pillages, butins, prisonniers) alors que les Phocéens d'Alalia et les Carthaginois y auraient subi de lourdes pertes (il est dit que Carthage captura moins de navires que les ÉtrusquesFace aux pertes subies, les Phocéens durent se replier et abandonner Alalia (une partie des réfugiés partit fonder Élée (ou Vélia) en Italie du Sud). Les Étrusques conquirent la partie orientale de la Corse Les fouilles archéologiques ou les recherches historiques ont montré une réalité plus contrastée. L'archéologie a, en effet, démontré le maintien d'une présence grecque à Alalia jusqu'à la prise de possession par Rome en 259, et une courte occupation punique d'une dizaine d'années à l'extrême fin de la période. Cette situation a existé en dépit de la domination étrusque Il est probable que la cité soit devenue un centre très métissé après la bataille La défaite phocéenne doit cependant être relativisée car les Phocéens ont prospéré en Méditerranée occidentale pendant les années suivantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Ladé ou Ladè est une bataille navale qui se déroula en 494 av. J.-C.

durant la révolte de l'Ionie entre les cités ioniennes révoltées et l'Empire perse de Darius Ier. Elle se solda par une victoire décisive des Perses qui mit fin à la révolte.Contrairement à d'autres épisodes des guerres médiques ou de la révolte de l'Ionie, le seul récit antique de la bataille de Ladé qui nous soit parvenu est celui d'Hérodote dans son Enquête ou Histoires datées de 445 av. J.-C.. Hérodote est un Grec ionien né pendant la seconde guerre médique à Halicarnasse, cité située en Asie mineure, à la croisée des mondes helléniques et perse. Cette origine ainsi que ses nombreux voyages dans l'empire achéménide et en Méditerranée expliquent sa bonne connaissance des deux belligérants L'Ionie est constituée de douze cités grecques fondées depuis au moins le VIIIe siècle avant l'ère chrétienne : Milet, Éphèse, Phocée, Clazomènes, Colophon, Priène, Téos, Chios, Samos, Érythrée, Myonte et Lébédos. Il faut y ajouter les cités de l'Éolide, région située au nord-ouest de l'Ionie, dont celle de Smyrne. Autonomes, elles sont toutes soumises au pouvoir perse. Milet dispose d'un statut à part : son traité d'amitié conclu avec Cyrus avant la conquête de la région lui assure une relative indépendance. C'est pourtant Milet qui se trouve à l'origine du soulèvement de 499.Ces cités sont unies au sein de la Ligue ionienne, une alliance forgée au VIIe siècle av. J.-C. qui ne joue plus de rôle militaire depuis la conquête de Cyrus mais qui conserve un rôle religieux, culturel et politique à travers une amphictyonie chargée du culte de Poséidon Helikonios au sanctuaire du Panionion, au cap Mycale. Cette institution facilite les échanges nécessaires à une révolte commune.En 499, Aristagoras, alors tyran de Milet, organise une expédition commune avec le satrape de Lydie Artapherne dans le but de conquérir Naxos. Cette expédition est un grave échec et Aristagoras, sentant sa position menacée, incite l'Ionie tout entière à se révolter. Cette révolte contre les Perses se double d'une révolte contre les tyrans dirigeant les cités et clients de Darius Artapherne est le frère du grand roi Darius Ier. Il dirige l'une des vingt satrapies de l'empire depuis 510 mais dispose également d'une autorité étendue à « tous les pays maritimes d'Asie » donc les cités côtières et les îles d'Asie mineure.En 498, les Ioniens passent à l'offensive, pillent et incendient les faubourgs de Sardes avant d'être vaincus près d'Éphèse. Mais la révolte s'étend aux autres cités grecques de l'Asie mineure et de la mer Égée, à la Carie et à Chypre et trois ans de guerre acharnée s'ensuivent, sans résultats décisifs. La mort d'Aristagoras au combat n'a pas de conséquences sur la poursuite de la révolte.

Le siège de Milet Au début 494, la guerre entre dans sa sixième année. Les Perses concentrent leurs forces terrestres et navales sur Milet, épicentre de la révolte. La confédération ionienne se réunit au Panonium pour envisager de l'aide à apporter aux assiégés. Il est décidé de ne pas débarquer de troupes mais de réunir tous les navires disponibles afin de briser le blocus maritime et de rendre ainsi le siège inutile.

Composition des flottes et tactiques

La trière

ne trière grecque.

Le navire le plus utilisé par les deux camps est la trière. Cette galère de combat antique tire son nom de ses trois rangs de rameurs, ses dimensions moyennes étaient de 36 mètres de long, 5 mètres de large, 2 2 mètres au-dessus de l'eau et un tirant d'eau de moins d'un mètre12,13. Pourvu d'une voile unique, elle est avant tout propulsée par des rameurs. Peu stable, s'usant rapidement, nécessitant un entretien constant et fragile en cas de mauvais temps, la trière est un mauvais navire ; elle est par contre un « excellent engin de guerre »14. La composition classique d'une trière est de 200 hommes : en plus de 170 rameurs et d'une dizaine de matelots servant aux manœuvres, elle peut embarquer une vingtaine de soldats, appelés épibates chez les Grecs, constitués d'hoplites, d'archers ou autres lanceurs de jet. Au début du Ve siècle av. J.-C., la trière est une invention récente apparue en Méditerranée depuis moins d'un demi-siècle. Elle a été mise au point par les Phéniciens ou les Samosiens, justement deux des principales flottes engagées à Ladé.

Forces en présence

pèce représentant un navire de guerre phénicien. On distingue un éperon et des soldats munis de casques et de boucliers

Même si les chiffres fournis par Hérodote sont à prendre avec précaution, ils rendent compte du rapport de force. Les Perses veulent en finir avec Milet et ont concentré tous leurs effectifs, les Grecs ont jeté toutes leurs dernières réserves dans une bataille qu'ils savent décisive  D'après Hérodote, l'armada perse compte « 600 voiles » Les Perses, peuple issu des hauts plateaux iraniens, ne sont pas une puissance maritime. Cependant, depuis Cambyse, ils disposent des flottes phéniciennes, en particulier des cités portuaires de Tyr et Sidon. Les Phéniciens sont l'autre grand peuple de marins en Méditerranée, pour la guerre et le commerce, ils ont mis au point de nombreuses techniques navales reprises par les Grecs. Plus alliés que sujets, ils constituent la colonne vertébrale de la marine achéménide. Les Perses ont également mobilisé les navires chypriotes, ciliciens et égyptiens. Chypre comprend des cités grecques et phéniciennes qui se sont jointes à la révolte ionienne en 497 mais qui ont été ramenées par la force dans le camp perse. Les Égyptiens sont d'excellents marins qui embarquent des « commandos d'abordage » munis de piques d'arraisonnement et de grandes haches, bien protégés par des casques, cuirasses et boucliers Toujours d'après Hérodote, les Grecs ont rassemblé 353 trières. Outre les Milésiens qui alignent 80 vaisseaux, le gros des forces est constitué des escadres des îles de Chios (100), Lesbos (70) et Samos (60). Les cités d'Érythrée, de Téos, de Priène, de Myonte et de Phocée ont également fourni quelques navires.

Tactiques

À Ladé, l'éventail des tactiques n'est pas aussi élaboré que pendant la seconde guerre médique ou la guerre du Péloponnèse. Les voiles sont repliées et on ne les hisse que pour fuir, les manœuvres sont effectuées à la rame. La plus vieille tactique de combat naval consiste à aborder l'ennemi pour engager le combat sur son pont, d'où l'utilité de l'infanterie de marine embarquée. Depuis l'invention de la trière, les adversaires tentent également de s'éperonner, avec le risque d'endommager leur propre navire, voire de couler avec leur victime si la proue est trop enfoncée. Selon Hérodote, Dionysos de Phocée met au point une tactique nouvelle qu'il tente d'enseigner à ses marins : feignant de tenter un éperonnage, la trière doit se glisser entre deux embarcations ennemies pour briser ses avirons Elle fait ensuite demi-tour et attaque par derrière ou de côté l'ennemi privé de mouvements. Cependant, il est possible que les Phéniciens maîtrisaient également cette tactique, voire qu'ils en étaient les inventeurs  

La bataille

Les Ioniens cherchèrent à défendre Milet par la mer et leur flotte se rassembla à l'île de Ladé, au large de la cité. Les Perses cherchèrent à persuader certaines des cités ioniennes de faire défection et le contingent venu de Samos accepta leur offre. Quand les deux flottes se rencontrèrent, les navires venus de Samos (à l'exception de 11 qui restèrent pour se battre) fuirent la bataille, causant une grande confusion dans la ligne de bataille ionienne. Voyant cette trahison, la flotte envoyée par Lesbos prit à son tour la fuite. Bien que le contingent venu de Chios ainsi que quelques autres navires se battirent avec courage, la bataille était perdue.

Conséquences

les ruines de Didymes, sanctuaire d'Apollon de Milet.

Avec la défaite de Ladé, la rébellion tout entière s'écroula. Milet fut prise peu après et ses habitants massacrés ou réduits en esclavage. L'année suivante, les Perses avaient conquis les dernières places-fortes des rebelles et ramené la paix dans la région. Cette révolte fut le premier conflit opposant la Perse et le monde grec et elle représente la première phase des guerres médiques. Bien que l'Asie Mineure ait été ramenée dans le giron de l'Empire, Darius se jura de punir Athènes et Érétrie pour le soutien que ces deux cités avaient apporté aux rebelles. De plus, voyant que la multitude de cité-États grecques représentait une menace pour la stabilité de l'Empire, il décida de conquérir la Grèce tout entière. En 492, l'invasion de la Grèce par les Perses, deuxième phase des guerres médiques, serait une conséquence directe de la révolte de l'Ionie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Héméroskopeion est livrée en 490 av. J.-C.

entre les flottes de Massalia et d'Emporiæ d'une part et de Carthage d'autre part. Puissance maritime et expansionniste, Carthage s'installe en Espagne et entre en concurrence directe avec les différents comptoirs et colonies déjà créés sur les côtes méditerranéennes par des cités grecques, telles que Phocée. L'emploi de l'intimidation ou de la force est le moyen quasi usuel employé par Carthage pour résoudre les difficultés rencontrées avec les cités rivales et c'est ainsi qu'elle met le siège devant Héméroskopeion, qui refuse de subir son joug.Héméroskopeion est un port créé par Phocée dans les années 600 av. J.-C. Face au danger qui la guette, elle décide de demander de l'aide auprès des autres cités phocéennes, dont la principale est Massalia, depuis la prise de Phocée, la cité-mère, par les Perses en 543. Soulignant que le sort de leur ville préfigure celui des autres cités, les ambassadeurs de Héméroskopeion obtiennent l'assistance de Massalia et d'Emporiæ qui mobilisent et unissent leurs flottes pour affronter la menace punique.

Arrivés devant Héméroskopeion, les alliés découvrent la flotte carthaginoise qui assiège la cité. Elle est nettement inférieure en nombre mais elle n'est pas à négliger car ses équipages sont audacieux et rompus au combat naval. Et en effet, alors que les Phocéens s'attendaient à ce qu'elle tente de fuir, elle engage résolument le combat en s'élançant de toute la puissance de ses rames sur la première ligne ennemie, afin d'éperonner les navires adverses. Ceux-ci s'apprêtent à soutenir le choc mais au dernier moment, les galères carthaginoises rentrent leurs rames et glissent entre les rangs des navires phocéens et brisent leurs rames, les condamnant à l'immobilité, puis elles manœuvrent pour les éperonner de flanc. L'intervention des navires phocéens situés en deuxième ligne sauve la situation et la supériorité numérique finit par produire ses effets : accablés sous le nombre, les Carthaginois sont défaits.Carthage ne cherchera pas à prendre sa revanche, les cités phocéennes lui offrant une paix commerciale compatible avec les intérêts de chacun, qu'elle estimera judicieux d'accepter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de l'Artémision ou du cap Artémision

est une série d'actions navales menées dans le cadre de la seconde guerre médique par une coalition de cités grecques opposées à l'empire perse de Xerxès, au large de la côte de l'Eubée. Elle eut lieu simultanément à la bataille des Thermopyles à la fin de l'été 480.

Cette bataille s'inscrit durant la seconde invasion perse (la première s'étant conclue par un échec des Perses à Marathon) lorsque Xerxès ayant rassemblé une immense armée partit à la conquête de la Grèce.Dans le but de stopper l'invasion, le général athénien Thémistocle décida de contenir l'immense armée perse sur terre au niveau de la passe des Thermopyles et sur mer dans le détroit de l’Artémision (cap Artémision, situé au nord de l’île d’Eubée).Une force navale alliée grecque de 271 trières fut envoyée dans le détroit attendre l'arrivée de l'armada perse. Après deux journées d'escarmouches entre les deux flottes, la bataille principale qui dura toute une journée fut très indécise. Plusieurs dizaines de navires furent perdus de chaque côté. À l'annonce de la mort de Léonidas et de la défaite des Grecs aux Thermopyles et compte tenu de leurs pertes navales, les alliés grecs décidèrent de se retirer à Salamine

.Vers la fin juillet, début août, lorsqu’il fut appris que la flotte perse avançait le long de la côte du mont Olympe, la flotte alliée fit voile vers le nord en direction du cap de l’Artémision. Une fois sur place les Grecs échouèrent leurs navires de manière à pouvoir les remettre à l’eau rapidement. De là, ils envoyèrent trois bateaux vers l’île de Skiathos afin de les alerter à l’approche de la flotte perse.

Deux semaines passèrent sans que la flotte perse ne soit en vue. Et finalement dix trirèmes de Sidon arrivèrent au large de Skiathos et la flotte des alliés grecs fut avertie par un feu allumé sur l’ile. Cependant, les navires de patrouille alliés furent pris au dépourvu, et deux furent capturés, tandis qu'un s’échoua. Selon Hérodote, dans la confusion, les Grecs ne surent pas si la balise annonçait l’arrivée de l’ensemble de la flotte perse ou d’un simple détachement. Par précaution l’ensemble de la flotte alliée s’engagea dans le détroit de l’Artémision. Une fois devenu clair que la flotte perse n’arriverait pas ce jour, les Grecs décidèrent de naviguer vers Chalcis à mi-chemin sur la côte est de l’Eubée, laissant des hommes (héméroscopes) sur les hauteurs pour avertir de l’arrivée effective des bateaux perses.

Les historiens pensent que les Grecs ont mal interprété les mouvements perses et qu’ils en sont venus à la conclusion erronée que les Perses naviguaient vers l'est autour de Skiathos, et se dirigeaient vers la côte orientale de l’Eubée. Effectivement, les signaux envoyés par les balises devaient être très simplistes et potentiellement interprétés à tort ; de même les hommes chargés d’envoyer les signaux ont pu mal estimer la direction de la flotte perse. Et si les navires perses avaient contourné l’Eubée par sa côte est, ils auraient pu couper la ligne de retraite de la flotte grecque et avoir un accès direct sur l’Attique. En outre, les Perses avaient largement assez de navires pour mener de front une attaque sur le détroit de l’Artémision et effectuer un contournement de l’Eubée

. Le retrait des Grecs sur Chalcis était donc de leur point de vue l’occasion de pouvoir s’échapper du détroit pour éviter le contournement perse mais leur laissait la possibilité de revenir à l’Artémision si ce contournement n’avait pas lieu.

Une dizaine de jours plus tard, l'armée perse est arrivée aux Thermopyles, et les Alliés à Chalcis ont été informés par le navire du capitaine Abronchius, qui avait été désigné pour assurer la liaison entre l'armée et la flotte. Toutefois, il n'y avait toujours pas de signe de la flotte perse. Le lendemain, la flotte perse approche finalement de l’Artémision, en passant entre la côte de Magnésie et Skiathos, quand une tempête (hellespontias) éclata, entraînant la flotte perse vers la côte rocheuse. La tempête a duré deux jours et détruit environ un tiers des navires perses

Au lendemain de la fin de la tempête, la flotte alliée se dirigea vers l’Artémision afin de protéger le flanc de l’armée aux Thermopyles. Le jour suivant (le cinquième depuis l’arrivée des perses aux Thermopyles), les perses commencèrent leurs offensives sur la passe des Thermopyles et la flotte perse arriva finalement par le détroit formé entre la Magnésie et l’île de Skiathos et commença à mouiller sur la côte au niveau des Aphètes en face de l’Artemision. Selon Hérodote, les Grecs capturèrent à ce moment une quinzaine de bateaux perses, mais malgré cela et la tempête précédente, le rapport des forces était encore de trois contre un en faveur des Perses. En conséquence, les alliés envisagèrent de se retirer complètement Les Eubéens, demandèrent en vain à Eurybiade d'attendre qu'ils aient mis en lieu sûr leurs familles. Ils allèrent donc demander à Thémistocle, moyennant le somme de trente talents, de mener le combat contre les Perses ici même. Avec cette somme Thémistocle put corrompre l’amiral spartiate Eurybiade et l’amiral Adeimantos de Corinthe afin de les faire rester.

Plus tard ce jour-là, un déserteur de la flotte perse, un Grec appelé Scyllias, nagea vers le camp des Alliés Il apporta de mauvaises nouvelles aux Grecs - alors que la plupart de la flotte perse était en cours de réparation, les Perses avaient détaché 200 navires pour contourner la côte extérieure de l'Eubée, afin de bloquer la voie d'évacuation de la flotte alliée. Les Perses ne voulaient pas attaquer de suite les Grecs, car ils pensaient les voir fuir ; ils ont donc cherché à les piéger pour être sûrs de pouvoir détruire entièrement leur flotte. Les Alliés se résolurent à aller à la rencontre de ce détachement, pour éviter d'être pris au piège, mais attendant la nuit pour ne pas éveiller les soupçons perses

Les alliés virent là une occasion pour détruire une partie de la flotte perse isolée Hérodote n’est pas clair sur l’endroit où les Grecs comptaient attaquer ce détachement. Une des possibilités est que le détachement grec comptait descendre le détroit de l’Eubée en espérant que les autres bateaux alliés qui patrouillaient le long de la côte attique suivent les Perses lors de leur passage au sud du détroit d’Eubée afin de les prendre en tenaille. Par ailleurs, les Grecs avaient sans doute prévu de prendre en embuscade le détachement perse lors de son passage par les Aphètes. Mais de toute façon, les Grecs décidèrent de tester les Perses afin de mieux apprécier leur capacité à la manœuvre et leurs tactiques; cela en fin de journée pour éviter d’être entraînés dans un engagement à grande échelle Ces décisions ont finalement conduit au début de la bataille

Hérodote donne une description détaillée de la flotte perse réunis à Doriskos (Voir tableau) Cependant elle subit de fortes pertes au large de la Magnésie lorsqu’elle fut touchée par une tempête et on peut décompter environ 800 trirèmes présentes au large de l'Artémision.

Région

Nombre de navires

Région

Nombre de navires

Région

Nombre de navires

 Phénicie et Syrie 

 300

 Égypte 

 200

 Chypre 

 150

 Cilicie

 100

 Ionie

 100

 Hellespont

 100

 Carie

 70

 Éolide

 60

 Lycie

 50

 Pamphylie

 30

 Doriens d'Anatolie

 30

 Cyclades

 17

Total

1207

 

Hérodote nous donne la flotte grecque présente à l'Artémision. Les chiffres entre parenthèses correspondent à des navires légers (pentécontères). Tous les autres navires sont des trirèmes. Les Athéniens voulaient le commandement de la flotte, mais les alliés s'y étant opposés, les Athéniens se résolurent dans l'intérêt général à laisser le commandement à Eurybiade de Sparte.

Cité

Nombre de navires

Cité

Nombre de navires

Cité

Nombre de navires

 Athènes  

 127

 Corinthe 

 40

 Égine 

 18

 Chalcis  

 20

 Mégare 

 20

 Sicyone 

 12

 Sparte  

 10

 Épidaure 

 8

 Érétrie 

 7

 Trézène  

 5

 Styre (ville d'Eubée) 

 2

 Céos 

 2 (2)

Locriens Opuntiens

(7)

Total

271 (9)<

Stratégiquement, la mission des Grecs est assez simple : leur flotte doit protéger le flanc est de l’armée de terre aux Thermopyles sans être elle-même débordée Pour les Perses aussi la situation stratégique est assez simple, mais ils possèdent plus d’options. Les Grecs ne peuvent céder ni aux Thermopyles ni à l’Artémision, alors que les Perses peuvent se contenter de ne déborder qu’une seule de ces positions. Sachant que théoriquement la position la plus facilement débordable est sans doute celle tenue par l’armada grecque (en contournant l’Eubée, la position de la flotte à l’Artémision semble avoir été choisie pour éviter une telle tentative. Si l’étroitesse du détroit avait été le seul facteur important pour les Grecs, ils auraient sans doute trouvé une meilleure position près de la ville de Histiée    Les Perses avaient un avantage tactique double ; ils surpassaient les Grecs en nombre (3 contre 1) et leurs bateaux possédaient une meilleure navigabilité. Cette supériorité des navires perses que mentionne Hérodote est probablement due à la supériorité des équipages perses; la plupart des navires d’Athènes (donc la majorité de la flotte) étaient récents et leurs équipages peu expérimentés. À cette époque, les tactiques du combat naval pouvaient se résumer à l'éperonnage (les trirèmes étaient équipées d’un bélier à la proue) ou à l’abordage . Les Perses et les Grecs d’Asie commencèrent à utiliser une nouvelle manœuvre connue sous le nom de diekplous (« navigation à travers » – voir Trière, section tactique) . Cette manœuvre requérait des matelots bien entraînés et par conséquent, était plus encline à être utilisée par les Perses. Toutefois, les Grecs ont développé des tactiques pour contrer cette manœuvre .

Hérodote précise que les navires alliés étaient plus lourds et donc moins maniables. Il était donc encore moins probable que les Grecs utilisent la manœuvre du diekplous. La source de ce poids supplémentaire est incertaine; peut-être un problème de construction ou encore l’équipement lourd des hoplites embarqués. La manœuvrabilité de leurs navires à sans doute conditionné la tactique des Grecs en leur imposant plutôt l’abordage (et donc d’avoir des navires armés de lourds hoplites) pour prendre les navires ennemis. En effet, Hérodote suggère que les Grecs cherchaient à capturer les navires perses plutôt qu’à les faire sombrer.

La bataille navale

Premier jour de la bataille

croquis d'une reconstruction d'une trirème grecque.

Quand les Perses virent la flotte alliée se diriger sur eux, ils décidèrent de saisir l’occasion d’attaquer même si la journée approchait de sa fin car ils pensaient remporter une victoire facile. Ils se jetèrent donc rapidement sur les Grecs, cependant ces derniers avaient mis au point une tactique de défense pour l’occasion. Une formation de défense circulaire avec la proue et les béliers en direction de l’ennemi et l’arrière de leurs navires en direction du centre. Thucydide rapporte que dans la guerre du Péloponnèse, à deux reprises, cette tactique fut utilisée. Cependant, Hérodote n’utilise pas le mot cercle, et Lazenby souligne la difficulté de former un cercle avec 250 navires (dans la guerre du Péloponnèse, il n’était question que de 30 à 40 navires). Sans doute les Grecs ont-ils utilisé une position de défense en forme de croissant. Il semble en tout cas que cette position eu pour but de compenser la supériorité en manœuvre des Perses et l’utilisation du diekplous Les navires grecs ayant pris cette position à l’aide d’un signal convenu à l’avance, un second signal dirigea un rapide mouvement des navires vers l’extérieur (à partir de leur position semi-circulaire) pour attaquer l’ennemi de front dans un espace étroit. Ainsi, leur supériorité de manœuvre annulée, les Perses perdirent 30 de leurs navires. Durant la bataille, Philaon (le frère de Gorgus roi des Salaminiens), un des commandants les plus respectés dans la flotte perse, fut pris et le capitaine Antidorus de Lemnos fit défection en faveur des Grecs. La nuit tomba et mit fin à l’affrontement. Chacune des deux flottes s’en retourna à son mouillage sans qu’un vainqueur n'en ressortit. Ce qui en considérant la situation des Grecs avant la bataille peut être mis à leur avantage.

Au cours de la nuit, un orage éclata en provenance du mont Pélion et empêcha le départ d’un groupe de navires grecs qui devaient intercepter le détachement perse chargé de contourner l’Eubée. Cependant, la tempête toucha également la flotte perse au mouillage aux Aphètes et le détachement perse qui perdit la plupart de ses navires.

Deuxième jour

Le second jour de la bataille (qui est aussi le second jour de la bataille des Thermopyles), la flotte perse reporta l’affrontement, préférant remettre en état ses navires touchés par deux tempêtes successivesCe même jour, arriva la nouvelle du naufrage des Perses au large de l’Eubée ainsi qu’un renfort de 53 navires athéniens. Fort de cela, les grecs engagèrent en fin de journée, une patrouille de navires ciliciens et les coulèrent avant de se replier à la tombée de la nuit. Ces navires étaient peut-être des survivants du détachement envoyé autour de l’Eubée ou peut-être étaient-ils parti d’un port isolé.

Troisième jour

Le troisième jour de la bataille, la flotte perse vexée d’être tenue en échec par un ennemi plus faible était prête à en découdre. Les généraux Perses prirent donc cette fois l’initiative. Ils avancèrent vers la position grecque de l’Artémision en effectuant une manœuvre d’encerclement en disposant leurs navires sur une ligne en forme de croissant. En voyant la flotte ennemie se rapprocher, les Grecs tentèrent de bloquer le détroit du mieux qu’ils pouvaient et allèrent à leur rencontre. La bataille fit rage toute la journée et les alliés eurent du mal à tenir leurs lignes de défense mais la flotte de Xerxès se gêna elle-même dans ses manœuvres du fait de son ampleur. À la nuit venue, les engagements cessèrent ; les deux parties ayant subi des pertes à peu près égales. Toutefois, la flotte grecque, plus petite, ne pouvait se permette de telles pertes2 près de la moitié des navires athéniens étaient endommagés ou coulés.De retour à l’Artémision, les Grecs ont compris qu’ils ne seraient probablement pas capables de tenir contre les Perses une journée supplémentaire compte tenu de leurs pertes . Ils débattirent donc pour savoir s’ils devaient se retirer de l’Artémision en attendant des nouvelles des Thermopyles. Thémistocle ordonna la politique de la terre brûlée et l’on tua les troupeaux afin qu’ils ne tombent pas aux mains de l’ennemi. Abronychus, arrivé avec le navire de liaison des Thermopyles, apprit alors la nouvelle aux autres Grecs de la chute des Thermopyles et de la mort de Léonidas. Tenir le détroit avait donc perdu toute valeur stratégique et les Grecs décidèrent de l’évacuer sur le champ.Les Perses furent alertés du retrait des Grecs par un bateau en provenance d’Histiaea (Histiée), mais ne voulurent pas le croire. Ils envoyèrent donc des navires de reconnaissance et purent constater que la totalité de la flotte grecque avait mis les voiles. Les Perses se mirent alors en marche vers Histiaea (Histiée) et saccagèrent la région environnante.La flotte grecque navigua en direction de Salamine et participa à l’évacuation d’Athènes. En cours de route, Thémistocle adressa un message (laissé aux différents points de ravitaillement en eau potable) aux Ioniens, grecs alliés des Perses  
« Ioniens, vous faites une action injuste en portant les armes contre vos pères, et en travaillant à asservir la Grèce. Prenez plutôt notre parti ; ou si vous ne le pouvez, du moins retirez-vous du combat, et engagez les Cariens à suivre votre exemple. Si ni l'un ni l'autre n'est possible, et que le joug de la nécessité vous retienne au service du roi, conduisez-vous du moins mollement dans l’action; n'oubliez pas que nous sommes vos pères, et que vous êtes la cause primitive de la guerre que nous avons aujourd'hui contre les Barbares. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Salamine est une bataille navale qui opposa le 29 septembre 480 av. J.-C.

(22 du mois Boédromion dans l'antique calendrier athénien) la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de XerxèsIer.La flotte grecque est au mouillage à l'Artémision quand se déclenche la bataille des Thermopyles. Elle doit d'ailleurs repousser un assaut de la flotte de Xerxès lors d'une bataille fort indécise où plusieurs dizaines de navires sont perdus (Voir Bataille de l'Artémision). Aussi les chefs grecs décident unanimement de quitter l'Artémision, d'autant que Léonidas est mort et que l'armée terrestre des cités grecques coalisées se retire vers le sud. Dans la nuit, subrepticement, la flotte dirigée par Eurybiade emprunte le canal de l'Eubée et navigue vers le sud.

La situation pour les Grecs n'est pas encourageante, comme le rapporte Diodore de Sicile. La défaite des Thermopyles, la soumission de la Béotie, la prise d'Athènes sèment le découragement dans les esprits. Cléombrote Ier, le frère de Léonidas et roi des Spartiates, ne songe qu'à protéger le Péloponnèse par la construction d'un mur vers l'Isthme de Corinthe. Quant à la flotte, elle s'installe à Salamine à la demande de Thémistocle. Ce plan, tenir l'Isthme de Corinthe et le golfe de Salamine, implique l'abandon total de l'Attique, ce qui explique aussi la prise d'Athènes, abandonnée par ses habitants sur les conseils de Thémistocle.

Thémistocle a un plan précis qu'il impose contre l'avis d'Eurybiade. Il s'agit de combattre dans la rade étroite de Salamine car il est persuadé, à juste titre, que les Perses ne pourront pas entreprendre la manœuvre d'encerclement par les ailes esquissée à l'Artémision. De plus il est persuadé que dans cette passe étroite les navires ennemis se gêneront mutuellement et seront autant de proies pour un abordage ou un éperonnage par les solides trières grecques. Enfin il est persuadé qu'en coupant l'armée perse de sa flotte elle fera demi-tour. Il tient les propos suivants, rapportés par Plutarque :

« Vous ne parviendrez jamais à arrêter sur terre le flot de cette immense armée. Ce qu'il faut, c'est lui couper les vivres en anéantissant sa flotte de transport. Réduite à la famine, elle n'aura plus d'autre choix que de faire demi-tour. C'est votre seule chance de salut. »

Eurybiade préfère défendre un autre point de vue, plus circonspect. Maintenant que la flotte grecque a assuré l'évacuation de l'Attique, il faut retourner à proximité des forces terrestres afin d'entreprendre des actions combinées. Ce point de vue est partagé par les Corinthiens, deuxième flotte de la coalition. Thémistocle reçoit cependant le soutien d'Égine et de Mégare, il est vrai directement menacées en cas de repli sur l'Isthme de Corinthe de la flotte grecque. C'est alors que Thémistocle, selon Plutarque et Hérodote, utilise la ruse et fait parvenir un message à Xerxès, par l'intermédiaire d'un Grec probablement originaire d'Ionie nommé Sicinnos, l'informant du désir de fuite d'une partie des généraux grecs par la passe occidentale de la baie d'Éleusis encore libre. Cette manœuvre, nous dirions aujourd'hui de désinformation, fonctionne pleinement et une partie de la flotte perse termine l'encerclement des Grecs tandis que l'îlot de Psyttaleia (en) est occupé par un détachement avec pour objectif de recueillir les équipages perses et achever les Grecs lorsque la bataille éclatera.

Les effectifs

bataille de Salamine.

bataille de Salamine.

invasion perse.

mouvements jusqu'à Salamine.

Quels sont les effectifs engagés dans la bataille de Salamine ? Il est difficile de répondre précisément.

  • Pour les forces grecques, nous pouvons considérer que le chiffre de 350/380 trières est crédible, ce qui représente la quasi-totalité de la flotte grecque. Outre les navires d'Athènes, plus de la moitié de la flotte, nous avons 40 navires de Corinthe, une trentaine d'Égine, entre 15 et 20 pour des cités comme Mégare, Sicyone… Le reste est négligeable.
  • C'est sur les effectifs de la flotte de Xerxès qu'il est plus difficile de trancher. Les historiens antiques, tels Hérodote, Diodore de Sicile ou le Panégyrique d'Athènes d'Isocrate, donnent le chiffre de 1200 navires. Ces chiffres sont fantaisistes et ne semblent pas tenir compte des pertes subies lors des tempêtes et lors de la bataille de l'Artémision. De plus, il faut considérer que la flotte perse doit assurer le ravitaillement de l'armée, garder des points névralgiques (détroits, dépôts, etc.). Il faut probablement admettre un chiffre de 500 à 600 navires au minimum, ce qui permet à Xerxès de garder la supériorité numérique et de compenser ainsi la moindre efficacité de ses troupes au combat.
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  • veillée d'armes

Pendant que la flotte perse termine dans la nuit l'encerclement de l'île de Salamine, les généraux grecs tergiversent toujours. Cependant Aristide arrive d'Égine, ayant réussi à passer à travers le blocus perse, et informe Eurybiade et Thémistocle que le blocus est total et que la flotte n'a plus guère le choix. Désormais toute possibilité de retraite étant coupée, il faut combattre. La ruse de Thémistocle vient de réussir. La tactique utilisée est simple. L'étroitesse du détroit fait que seuls combattront les premières lignes de navires, ce qui annihile la supériorité numérique des Perses. Les combats terrestres précédents ont montré que la valeur au combat des Grecs ainsi que l'armement sont supérieurs, ce qui dans le cas d'abordage des navires ennemis est un avantage. Enfin les équipages perses, en fait surtout Phéniciens ou Ioniens, seront fatigués car ils auront parcouru une distance moyenne d'une dizaine de kilomètres pour certains, depuis leurs mouillages de Phalère.

Deux impératifs s'imposent aux Grecs. Tout d'abord s'installer légèrement en deçà du détroit pour que la masse perse s'installe dans le goulet d'étranglement, mais aussi ne pas trop reculer afin que les navires perses ne puissent tirer avantage de leur supériorité numérique. Il faut aussi éviter un débarquement perse à Salamine où se sont réfugiés un nombre important d'Athéniens, protégés par un détachement d'hoplites commandés par Aristide.

Les Perses se préparent aussi à la bataille avec, en particulier, cette installation incroyable du trône de Xerxès sur les pentes du mont Aegalée qui domine le détroit. Peu avant l'aube du 29 septembre1, Xerxès s'installe sur son trône avec ses ministres et officiers, ses secrétaires chargés de noter les actions d'éclat et les fautes à châtier, et sa garde des Immortels. Dans le même temps la flotte se met en position. À la droite se trouvent les Phéniciens des flottes de Tyr et Sidon dirigés par les généraux perses Mégabaze et Préxaspe. Au centre, le corps de bataille est dirigé par Achéménès, demi-frère de Xerxès, qui tient le rôle de Grand Amiral et dirige plus précisément les flottes de Cilicie et de Lycie. Enfin à l'aile gauche se trouvent les flottes d'Ionie, du Pont et de Carie dirigées par un prince achéménide, Ariabignès et où combat Artémise Ire, reine d'Halicarnasse, la seule ayant osé dire à Xerxès, quelques jours auparavant, qu'il valait mieux éviter le combat.
À l'aube, les Grecs entonnent le péan célèbre rapporté par Eschyle : « Allez, fils de la Grèce, délivrez la patrie, délivrez vos enfants et vos femmes, les sanctuaires des dieux de vos pères et les tombeaux de vos aïeux : c'est la lutte suprême ».

La bataille des Athéniens contre les Perses

Dès le départ les Perses font une fausse manœuvre décrite ainsi par Diodore de Sicile :

« Les navires perses gardèrent leur rang tant qu'ils voguaient au large, mais en s'engageant dans le chenal, ils furent obligés de faire sortir de la ligne quelques-uns de leurs navires, ce qui entraîna une grande confusion. »

Les Perses font une erreur par excès de confiance et sont désorganisés dès le début de la bataille. C'est alors que la flotte grecque apparaît et, sans rompre ses lignes, fond sur les navires perses. Il reste un point sur lequel les historiens sont encore en désaccord, c'est de savoir quel était l'axe des deux lignes de navires au moment de l'impact. Pour certains, il est acquis que la flotte grecque est adossée à l'île de Salamine et que la flotte perse est alignée plus ou moins parallèlement au rivage de l'Attique. Pour d'autres au contraire, la flotte grecque barre entièrement le détroit, ce qui donne alors un axe de bataille perpendiculaire à l'axe du détroit. Cette deuxième hypothèse semble à l'heure actuelle la plus communément admise. De toute façon, quel qu'ait été l'alignement des flottes au début de la bataille, l'action principale se déroule dans l'étranglement du détroit de Salamine et dans les deux chenaux ménagés par l'îlot de Psyttalie entre Salamine et l'Attique.

L'aile droite grecque, dirigée par Eurybiade, et constituée des navires lacédémoniens, corinthiens et éginètes, flanche au départ et recule provisoirement, sous les probables huées des civils massés sur les rivages de l'île de Salamine. Thémistocle dirige, lui, tout le reste de la flotte, à savoir au centre les flottes de Mégare, Chalcis et des navires athéniens, et surtout sur l'aile gauche une flotte homogène d'environ 120 trières athéniennes. Face à eux se tiennent leurs vieux adversaires, les Phéniciens.

Hérodote raconte ainsi le déclenchement de cette bataille :

« L'Athénien Aminias de Pallène, voguant en dehors de la ligne, heurta un vaisseau perse et ne put se dégager ; le reste de la flotte se portant à son secours, la mêlée commença. Mais, d'autre part, les Éginètes prétendent que ce fut le vaisseau envoyé à Égine qui engagea la lutte. »

Cette rivalité de gloire est la traduction d'un conflit ancien entre les deux cités mais aussi la traduction d'un fait avéré : Athéniens et Éginètes furent les plus ardents adversaires des Perses lors de la bataille. Il ne faut pas croire d'ailleurs que la bravoure est du seul côté des Athéniens et de leurs alliés. La présence de Xerxès Ier qui surveille la bataille, sa sévérité dans la répression des lâches ou des incapables, les rivalités entre Grecs, font que certains Grecs d'Ionie servent très loyalement les Perses et se battent avec acharnement. Des marins de Samos comme Théomestor ou comme Phylacos, le fils d'Histiée, coulent des navires grecs et recevront plus tard de nombreuses récompenses de Xerxès. Il faut toute l'habileté des marins d'Égine pour contenir l'assaut des navires d'Ariabignès.

Cependant la combativité des Grecs d'Ionie, ou des Phéniciens face à Thémistocle sur l'aile gauche, ne suffit pas à contrebalancer l'erreur initiale qu'avait été le désordre introduit dans leurs lignes dès avant l'attaque. La bousculade, la panique conduisent bien des navires perses à présenter le flanc au lieu de la proue, ce qui dans un combat à l'éperon est rédhibitoire surtout face à des Grecs qui réussissent à tenir leur alignement. Les Athéniens appliquent une manœuvre de sciage particulièrement efficace — un coup de boutoir en avant puis recul pour prendre de l'élan et repartir vers l'avant sans dévier de l'axe d'attaque — qui sème la dévastation dans les rangs phéniciens.

La bataille est déjà engagée quand un vent très fort se lève, selon Plutarque :

« Thémistocle ne fut pas moins habile à choisir le moment que le lieu du combat : il prit garde de n'engager l'action contre la flotte des barbares qu'à l'heure où souffle régulièrement de la mer un vent très fort qui soulève les vagues dans le détroit. »

Ce vent ne gêne pas les navires grecs dont les superstructures sont peu élevées, mais désavantage nettement les bateaux, en particulier phéniciens, dont la poupe est haute et le tillac surélevé : « Pesants à la manœuvre, ils tournoyaient sous l'effort et présentaient le flanc aux Grecs », écrit encore Plutarque. En outre, sous l'effet de ce roulis, les archers perses déstabilisés ne peuvent faire usage de leur arc contre les hoplites et les rameurs des trières grecques. S'il est peu plausible que Thémistocle ait attendu ces vents étésiens pour aborder la flotte perse, d'autant qu'il n'eut pas le choix de l'heure de l'engagement, il est par contre fort possible qu'il ait attendu ce moment propice pour engager ses réserves qui, le vent aidant, achèvent de semer le désarroi dans les rangs adverses.

Le désastre s'avère irrémédiable quand, au cours du combat, la flotte de Xerxès perd l'un de ses commandants amiraux : Ariabignès, le frère du Grand Roi, est tué par un javelot en montant à l'abordage d'une trière grecque. Son corps est repêché par la reine Artémise d'Halicarnasse qui le portera à Xerxès. Cette femme, qui avait déconseillé la bataille, se rend compte que tout est perdu. Mais elle est pleine de ressources, à défaut de scrupules, et n'hésite pas pour se dégager à couler le navire de Damasithymos, roi de Calynda (en Lycie). Le plus surprenant est qu'elle reçut des éloges de Xerxès pour ce fait d'armes car, dans la confusion, il apparut qu'elle venait de couler un navire ennemi. Il est peu probable que beaucoup de Calydiens aient survécu pour l'accuser. C'est à propos de cet épisode que l'on prête à Xerxès la fameuse phrase :

« Mes hommes sont devenus des femmes et mes femmes des hommes. »
Au soir de la bataille

Le sauve-qui-peut devient général mais le problème est de pouvoir sortir de la nasse que constitue l'enchevêtrement de navires dans l'étroit goulet de Salamine pour rejoindre le mouillage de Phalère. Le reflux des bateaux perses s'effectue dans le désordre le plus complet à la fin de la journée, la bataille ayant duré environ douze heures. Aristide, à la tête d'un détachement d'hoplites, débarque sur l'îlot de Psyttalie et y anéantit les troupes que Xerxès avait fait installer la nuit précédente. Quant à Xerxès lui-même, il dut quitter sans doute de façon assez rapide son observatoire car les Athéniens s'emparèrent dans la soirée de son trône, que bien des années plus tard, on montrait avec fierté aux pèlerins dans le Parthénon.

Cependant Thémistocle ne souhaite pas poursuivre la flotte perse en haute mer car malgré le désastre, elle conserve probablement sa supériorité numérique. Il semble que les Grecs ne comprennent pas tout de suite la portée de leur victoire et qu'ils s'attendent à un nouvel assaut le lendemain. La flotte perse en est bien incapable, démoralisée par ce désastre. Les équipages se réfugient à Phalère sous la protection de l'armée de terre, tandis que les navires égyptiens qui avaient contourné l'île de Salamine par le sud pour bloquer l'entrée ouest du détroit, rentrent eux aussi sans être inquiétés. Le soir venu, le silence revient sur le lieu de cette bataille comme l'écrit Eschyle dans Les Perses :

« Une plainte mêlée de sanglots règne seule sur la mer au large jusqu'à l'heure où la nuit au sombre visage vient tout arrêter. »

Lors de cette bataille, les Perses ont perdu au moins 200 trières, sans compter celles tombées aux mains des vainqueurs, et les Grecs une quarantaine.

Les lendemains de Salamine

La situation après la défaite cuisante de Salamine n'est pas pour autant désespérée pour les Perses. Leur armée de terre est intacte si l'on excepte les troupes, peu importantes, massacrées sur l'îlot de Psyttalie par les hoplites d'Aristide. La flotte perse reste, en dépit de ses pertes, supérieure en tonnage et les immenses ressources de l'empire peuvent permettre la construction de nombreux navires alors que pour les Grecs, la destruction des chantiers de l'Attique est une perte irremplaçable. C'est pourquoi l'attitude de Xerxès Ier après la bataille pose de nombreuses interrogations et cela dès l'Antiquité où l'on parle de la pusillanimité du Grand Roi. En effet, laissant le commandement de son armée à Mardonios, son beau-frère, celui qui dirigeait déjà l'expédition de 492, Xerxès abandonne ses troupes pour retourner vers ses capitales Suse et Persépolis.

Il suit en cela le conseil de Mardonios et de la reine Artémise Ier d'Halicarnasse, à savoir laisser en Grèce une armée importante, (Hérodote parle de 300 000 hommes, ce qui est sans doute excessif), qui hivernera en Grèce continentale, puis attaquer le Péloponnèse au printemps. Quant à Xerxès, sa présence n'est plus utile, puisque son principal objectif est atteint, à savoir la destruction d'Athènes. Cette présentation des faits permet au roi perse de sauver les apparences et de ne pas retourner dans son empire en vaincu. Xerxès passe l'Hellespont dans les derniers jours de l'année 480 non sans difficulté car les Thraces, rendus furieux par les réquisitions de l'été, lancent de nombreux raids sur les troupes perses.

Quant aux vainqueurs, ils sont surpris par l'inaction des Perses et ne semblent pas comprendre dans un premier temps l'ampleur de leur succès. Quand il apparaît que les Perses font retraite, Thémistocle, dans l'euphorie de la victoire, propose de couper la route de l'Asie à Xerxès en traversant l'Égée. Mais Aristide et Eurybiade objectent la prudence. De plus les Grecs ont perdu à Salamine plus de 40 navires et ne peuvent les remplacer aussi rapidement que leurs adversaires. Enfin, envoyer toute la flotte aussi loin de la Grèce alors que les réfugiés d'Athènes sont encore sur l'île de Salamine et que les côtes grecques sont non protégées est assez hasardeux. La saison enfin devient dangereuse pour la navigation. Pour Aristide une éventuelle défaite d'Athènes ferait le jeu de Sparte, d'autant que Sparte est en train de finir le mur qui barre l'isthme du Péloponnèse et donc ne ressent plus la menace perse avec la même acuité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du cap Mycale

est l'une des dernières confrontations entre Grecs coalisés et Perses de la deuxième guerre médique. Elle eut lieu en 479 et tient son nom du cap au large duquel l'affrontement débuta, et qui se situe en face de l'île de Samos.La flotte alliée grecque, sous le commandement de Léotychidas II de Sparte et de Xanthippe d'Athènes, s'était rassemblée à Délos et fut approchée par une délégation venue de Samos qui suggéra l'idée que les cités grecques d'Ionie se révolteraient si la flotte alliée triomphait de la flotte perse. Cette délégation mit également en avant le moral déclinant et le mauvais état de la flotte perse, et Léotychidas décida de tenter une attaque et mit à la voile vers Samos.

Quand les Perses apprirent que la flotte grecque approchait, ils quittèrent Samos pour regagner le continent. D'après Hérodote, c'était parce qu'ils pensaient qu'ils ne pouvaient pas vaincre les Grecs dans une bataille navale. Ils échouèrent leurs navires au cap Mycale, où Xerxès Ier avait laissé une armée, sous le commandement du général Tigranes, afin de protéger l'Ionie. Les Perses construisirent une palissade autour de leurs navires et se préparèrent à défendre leur campement fortifié.En voyant que la flotte perse avait quitté Samos, les Grecs, après une période d'incertitude, se résolurent à la poursuivre et, en arrivant au cap Mycale et voyant que les Perses ne leur livreraient pas bataille sur mer, échouèrent également leurs navires et se préparèrent à assaillir le campement ennemi. Voyant que les Grecs s'étaient décidés pour une bataille terrestre et qu'ils étaient inférieurs en nombre, les Perses quittèrent la sécurité de leur camp pour combattre en terrain ouvert.

Les forces en présence

C'est principalement par Hérodote (Histoire, IX, 99 - 106) que cette bataille nous est connue. Comme pour les Guerres médiques en général, elle oppose un contingent grec constitué d'hommes de différentes cités coalisées, telles qu'Athènes, Sparte, Trézène ou encore Sicyone, à des divisions de l'armée perse, soutenues par les Samiens de l'île de Samos et les Milésiens, les habitants de Milet. Ces dernières cités ne constituent d'ailleurs pour l'empire Perse que des alliés ponctuels, se situant à la marge de l'empire et, de plus, leur soutien n'est pas volontaire mais forcé du fait de leur soumission à l'empire Perse. Si, du côté grec, on parle de coalition, il est courant de parler d'alliance "de circonstance" pour les Perses.

Le déroulement de la bataille

Schéma représentant la bataille

Les Grecs semblent s'être formés en deux ailes : sur la droite se tenaient les troupes d'Athènes, de Corinthe, de Sicyone et de Trézène, alors que les spartiates et les autres contingents se trouvaient sur la gauche. L'aile droite avança sur un terrain plat droit sur le camp perse, alors que l'aile gauche tentait de déborder les perses en passant par un terrain plus accidenté. L'aile droite engagea le combat avec les Perses pendant que l'aile gauche était encore en train d'approcher. Hérodote rapporte que les Perses se battirent bien au début mais que les Athéniens et leurs alliés souhaitaient remporter la victoire avant l'arrivée des Spartiates et attaquèrent avec encore plus de zèle.Bien que les Perses tinrent leurs positions pendant un temps, ils finirent par rompre et fuirent vers leur camp. Les Grecs les poursuivirent et engagèrent le combat avec les Perses qui s'étaient regroupés dans le camp, tandis qu'une partie de l'armée perse fuyait déjà le champ de bataille. Finalement, l'aile gauche arriva et attaqua les Perses par le côté, les mettant en déroute.

Hérodote ne donne pas de chiffres concernant les pertes mais précise qu'elles furent lourdes des deux côtés. Du côté grec, le contingent de Sicyone semble avoir particulièrement souffert, alors que du côté perse l'amiral Mardontes et le général Tigranes furent tous deux tués. Les troupes perses ayant réussi à s'échapper fuirent en direction de Sardes. Diodore de Sicile prétend que les pertes subies par les Perses s'élevèrent à 40 000 hommes.

Les conséquences de la bataille Le campement perse fut mis à sac et leurs navires détruits. Les Grecs retournèrent à Samos où ils discutèrent de leurs prochains mouvements. Léotychidas proposa de faire évacuer les cités grecques d'Ionie et d'emmener leurs habitants en Grèce car il serait difficile de défendre l'Ionie contre d'autres attaques perses. Toutefois, Xanthippe s'opposa fermement à ce projet et les Grecs d'Ionie rejoignirent plus tard les Athéniens dans la ligue de Délos contre la Perse.Avec les victoires de Mycale et de Platées, la seconde invasion perse de la Grèce prit fin. En outre, la menace d'une invasion future fut réduite et, bien que les Grecs demeurèrent inquiets à l'idée que Xerxès veuille encore essayer, il devint avec le temps évident que les ambitions perses sur la Grèce s'étaient éteintes. La flotte spartiate regagna le Péloponnèse mais les Athéniens restèrent pour attaquer la Chersonèse, toujours tenue par les Perses. Ils arrivèrent devant Sestos, qui était la plus grande ville de la région, et s'en emparèrent après un siège prolongé de plusieurs mois, marquant ainsi le début de la contre-attaque grecque. Hérodote termine ses Histoires après le siège de Sestos. Durant les trente années suivantes, les Grecs, et principalement la ligue de Délos, expulsèrent les Perses de Macédoine, de Thrace, des îles de la mer Égée et d'Ionie. La paix de Callias fut finalement signée en -449, mettant fin à un demi-siècle de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de l'Eurymédon

est un épisode important des guerres médiques qui a eu lieu en 467 ou 466 avant J.-C. et au cours duquel la ligue de Délos, emmené par les athéniens et commandée par le stratège Cimon, a vaincu à la fois la flotte et l'armée perse au cours d'une double bataille.Suite au rassemblement d'une importante flotte perse à Aspendos, près de l'embouchure de l'Eurymédon, dans le but de lancer une offensive majeure contre les cités grecques d'Asie mineure, le stratège athénien Cimon réunit une flotte de 200 trières à Cnide et mit à la voile vers la cité de Phaselis, qui refusa tout d'abord de l'accueillir. Il commença par conséquent à ravager les terres environnantes de cette cité et, avec la médiation du contingent de Chios de sa flotte, les citoyens de Phaselis acceptèrent de rejoindre la ligue et de fournir des troupes à l'expédition. En s'emparant de Phaselis, qui était la cité grecque la plus à l'est de l'Asie mineure et située juste un peu à l'ouest de l'Eurymédon, Cimon bloquait la campagne perse avant même qu'elle n'ait commencé en privant les perses de la première base navale qu'ils avaient besoin de contrôler. Prenant encore davantage d'initiative, Cimon emmena ensuite sa flotte directement à l'attaque de la flotte perse à Aspendos.

Bataille Le récit de la bataille le plus complet nous est donné par Plutarque, selon lequel les perses avaient mis à l'ancre à l'embouchure de l'Eurymédon en attendant l'arrivée de 80 navires phéniciens de Chypre. Cimon arriva avant ces renforts et la flotte perse, désireuse d'éviter l'affrontement, battit en retraite sur le fleuve. Toutefois, comme Cimon continuait à les poursuivre, les perses finirent par accepter la bataille et, en dépit de leur supériorité numérique, leur ligne de bataille fut rapidement brisée. Les perses échouèrent alors leurs navires sur la rive, les équipages cherchant la protection d'une armée perse qui stationnait non loin de là. Plusieurs navires perses ont sans doute été capturés ou détruits pendant la bataille mais il est probable que la grande majorité l'ont été alors qu'ils étaient déjà échoués à terre.

L'armée perse terrestre fit mouvement vers la flotte grecque, qui s'était également échouée dans le but de capturer les navires perses. En dépit de la lassitude de ses troupes suite à la première bataille, Cimon, profitant de l'exaltation de la victoire, fit débarquer ses marins et donna l'assaut sur l'armée qui venait à sa rencontre. Au début, la ligne perse réussit à contenir l'assaut mais, comme à la bataille du cap Mycale, les hoplites lourdement armurés finirent par prouver leur supériorité et mirent en déroute les perses et capturèrent leur campement.Thucydide avance le nombre de 200 navires perses ayant été capturés ou détruits alors que Plutarque parle de 200 navires capturés en plus de ceux ayant été coulés. Aucune estimation n'est en revanche donnée sur les pertes subies par les deux camps en termes de troupes. Toujours d'après Plutarque, Cimon emmena ensuite sa flotte intercepter les 80 navires de renforts phéniciens que les perses attendaient et, les prenant par surprise, détruisit ou captura entièrement cette flotte. Cependant, Thucydide ne fait aucune mention de cette action subsidiaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Cumes

est une bataille navale qui a eu lieu en 474 av. J.-C. alliant les flottes de Cumes à celle de Hiéron Ier de Syracuse, piégeant dans la nasse de la baie de Naples la quasi totalité de la flotte étrusque lors de sa seconde tentative de destruction de la forteresse de Cumes.Elle s'est terminée par l'annihilation totale de la flotte étrusque (ce qui pourrait être une des causes de l'effondrement rapide de sa puissance économique), alors que ses cités dominaient jusqu'alors le commerce maritime méridional, et permit aux Romains, aux Samnites et aux Gaulois de s'en partager la dépouille.Cette défaite entraîna une baisse d'activité commerciale qui s'observe dans la baisse de qualité et de quantité d'objets funéraires dans les tombes et nécropoles après -450.Dans un dernier sursaut, les Étrusques s'allièrent en -415 aux Athéniens pour tenter sans succès de se venger de l'intervention de Syracuse lors l'expédition de Sicile. Hiéron offrit une armure et un casque étrusque au sanctuaire d'Olympie en commémoration de cette victoire écrasante. Cette bataille renforça la domination maritime de Syracuse, qui va, par la suite, entrer en conflit avec Athènes. L'Étrurie de Campanie qui était déjà privée de liaisons terrestres par les peuples italiques était définitivement isolée de l'Étrurie du nord et des villes côtières de Caeré et Tarquinia qui perdirent un gros volume de trafic commercial ainsi que leur prestige maritime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Sybota

opposa Corcyre (ancienne colonie corinthienne appuyée par Athènes) et Corinthe en 433 av. J.-C. au large de l'île de Corcyre, dans l'actuelle Grèce.

Selon Thucydide, il s'agit, lors de son déroulement, de la plus grande bataille navale entre des cités grecques qui ait existé. Elle fut l'un des événements débouchant sur la guerre du Péloponnèse et donna lieu quasi-immédiatement à la bataille de Potidée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Patras

fut livrée pendant l'été 429 av. J.-C., au large de Patras, au sud de la Grèce, pendant la guerre du Péloponnèse. Les 20 trirèmes athéniennes de l'amiral Phormion y anéantirent un convoi spartiate et corinthien de 47 navires chargés d'approvisionnements destinés au troupes péloponnésiennes engagées dans la campagne d'Acarnanie. Les navires péloponnésiens, qui n'étaient pas équipés pour une bataille, se placèrent en cercle pour mieux se défendre mais les équipages athéniens, beaucoup plus expérimentés, manœuvrèrent afin de faire entrer en collision les navires adverses. Quand cela arriva, avec l'aide du vent, la flotte athénienne passa à l'attaque et captura 12 navires, les autres prenant la fuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Naupacte

est une bataille navale qui fut livrée en 429 av. J.-C., au large de Naupacte, pendant la guerre du Péloponnèse. Le stratège athénien Phormion et ses 20 navires vainquent la flotte Corinthienne (47 navires) devant Patrai et Naupacte.

DéroulementLa petite flotte athénienne se trouvait acculée par une flotte très supérieure en nombre. Neuf galères athéniennes se jetèrent à la côté pour débarquer leur équipage, et permettre aux hommes d'échapper, tandis que dix autres navires se réfugiaient dans le port de Naupacte. Le dernier navire athénien allait être intercepté avant qu'il n'entre dans le port, lorsqu'il fit soudain demi-tour et éperonna le navire amiral. Voyant le succès de cette contre-attaque, Phormion fit sortir ses navires du port et parvint à disperser la flotte adverse1.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Pylos se déroula en 425 av. J.-C.

durant la guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte.Au printemps 425, Sparte aida Messine à se révolter contre Athènes. Dans le même temps, elle lança une invasion de l'Attique menée par le roi Agis. Les Athéniens envoyèrent 40 navires en Sicile sous le commandement d'Eurymédon et Sophocle, avec l'ordre de rétablir la démocratie à Corcyre (Corfou) sur le trajet (Sparte avait envahi la ville avec soixante navires). Démosthène qui avait gagné peu de temps auparavant la bataille d'Olpae, put prendre place à bord d'un des navires. Une tempête obligea la flotte à s'abriter à Pylos, un excellent port naturel sur la côte du Péloponnèse à environ 70 km de Sparte, ce qui retarda le voyage vers Corfou. Ce détour arrangeait Démosthène qui voulait renforcer les fortifications de Pylos, prendre pied sur le Péloponnèse et encourager une rébellion des hilotes. Les commandants pensaient que c'était une perte de temps et d'argent, mais les soldats continuèrent malgré tout à fortifier la zone car le mauvais temps empêchait leur départ. Les fortifications furent finies en six jours et Démosthène resta sur l'île avec cinq navires tandis que la flotte poursuivait sa mission vers Corcyre et la Sicile.

Quand Sparte apprit qu'Athènes avait pris Pylos, ils retirèrent leur armée de l'Attique. Ils marchèrent sur Pylos et rappelèrent leur flotte de soixante vaisseaux afin qu'elle se dirige vers Pylos. Demosthène anticipa les actions spartiates et envoya deux de ses bateaux rappeler la flotte athénienne. Le port de Pylos était une grande baie dont l'ouverture était presque complètement bloquée par l'île de Sphacteria : il n'existait qu'un passage étroit de chaque côté de l'île pour entrer dans la baie. Les Spartiates prévoyaient de faire un blocus terrestre et maritime de la forteresse de Pylos, de contrôler les deux entrées du port afin d'empêcher la flotte athénienne d'entrer et de débarquer une troupe sur l'île. Le Spartiate Epitadas et une troupe de 440 hoplites furent débarqués sur Sphacteria, tandis que le reste de l'armée se prépara à prendre d'assaut les fortifications athéniennes de Pylos. Si la première attaque échouait, il serait obligé de se préparer à un long siège. Démosthène n'avait que peu d'hoplites à sa disposition. La plupart de ses troupes était des marins désarmés des trirèmes restantes. Il posta soixante de ses hoplites sur le point le plus faible des fortifications de la plage pensant que les Spartiates voudraient y débarquer. Le reste de ses troupes était sur le mur à l'intérieur des terres.

Déroulement de la bataille   Quarante-trois bateaux spartiates, commandés par Thrasymelidas et Brasidas, essayèrent d'organiser un débarquement mais les troupes athéniennes tinrent leurs positions, aidées en cela par la côte rocheuse. Brasidas fut blessé, et les troupes spartiates, incapables d'enlever les fortifications de la plage, furent repoussées par les troupes athéniennes. Les Spartiates attaquèrent le fort trois jours plus tard, et commencèrent à collecter du bois pour construire des engins de siège après avoir échoué à prendre pied sur les murs.

Le troisième jour, le reste de la flotte athénienne revint. Ayant été renforcée par dix navires, elle comptait cinquante bateaux. Les Spartiates n'avaient pas bloqué les entrées de la rade et se préparèrent à affronter la flotte athénienne dans celle-ci. Ils pensaient en effet que l'étroitesse de la baie compenserait les plus grandes qualités maritimes des athéniens. La flotte athénienne engagea le combat et anéantit les navires spartiates. Les hoplites sur Sphactérie étaient donc totalement isolés. Les navires athéniens établirent une surveillance rapprochée de Sphactérie afin d'empêcher les Spartiates de s'enfuir.

Conséquences Les Spartiates, incapables d'organiser une expédition de secours pour leurs troupes, demandèrent un armistice et envoyèrent des ambassadeurs à Athènes afin de négocier le retour de la garnison de l'île. Les Athéniens restèrent 72 jours à Pylos, période durant laquelle les ambassadeurs échouèrent à faire la paix. Les Athéniens envahirent finalement Sphactérie et capturèrent la garnison (voir Bataille de Sphactérie).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Érétrie est une bataille qui a eu lieu au mois de septembre -411, au cours de la guerre du Péloponnèse,

et qui a vu la victoire de la flotte spartiate sur la flotte aLa cité d'Érétrie cherche à mettre fin à la domination athénienne sur l'Eubée et les Spartiates envoient une flotte de 42 navires pour l'aider dans cette entreprise. Athènes expédie elle-aussi une flotte, forte de 36 navires, pour empêcher les Spartiates de contrôler la voie maritime entre l'Eubée et leur cité. La flotte athénienne fait escale à Érétrie afin de se ravitailler mais les habitants de cette cité préviennent la flotte spartiate tout en retardant le plus possible les Athéniens dans leurs préparatifs. Quand la flotte spartiate arrive au large d'Érétrie, les Athéniens doivent embarquer précipitamment et partent au combat sans aucune coordination. La bataille qui s'ensuite voit la victoire des Spartiates et la capture de 22 navires athéniens. Les Athéniens essayant de trouver refuge dans Érétrie sont tués par les habitants de la cité. Peu après la bataille, toute l'Eubée change d'allégeance et se range du côté de Sparte. La flotte spartiate désormais établie en Eubée est victime d'une tempête, au large du mont Athos, à la fin de l'année -411, alors qu'elle tente de gagner l'Hellespont, et est presque entièrement détruitethénienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Cynosséma est une bataille navale qui fut livrée en 411 av. J.-C.,

au large de Cynosséma et de la péninsule de Gallipoli, pendant la guerre du Péloponnèse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Cyzique est une bataille qui a eu lieu en -410, au cours de la guerre du Péloponnèse,

près de Cyzique. Dans la bataille, une flotte athénienne commandée par Alcibiade, Thrasybule, et Théramène a complètement détruit une flotte commandée par le spartiate Mindarus. La victoire d'Athènes a permis de récupérer le contrôle sur un certain nombre de villes de l'Hellespont au cours de l'année suivante. À la suite de leur défaite, les Spartiates ont fait une offre de paix, qui a rejeté par les Athéniens.

En réponse à la victoire athénienne lors de la bataille d'Abydos, l'amiral spartiate Mindarus demanda des renforts à Sparte et prépara une nouvelle offensive en collaboration avec le satrape perse Pharnabaze. Dans le même temps, les athéniens étaient incapables de donner suite à leur victoire en raison de l'épuisement de leur trésor qui excluait toute opération majeure. Ainsi, au printemps -410, Mindarus avait construit une flotte de 80 navires et, avec l'appui des troupes de Pharnabaze, prit la cité de Cyzique. La flotte athénienne de l'Hellespont se replia de Sestos à Cardia pour éviter la flotte spartiate supérieure en nombre, et les navires d'Alcibiade, de Thrasybule et de Théramène furent combinés à cette flotte, créant ainsi une armada de 86 trières. Cette flotte, qui embarquait également une force terrestre commandée par Chariton, entra dans l'Hellespont pour défier Mindarus.

La bataille   La flotte athénienne dépassa la base spartiate d'Abydos de nuit et établit une base sur l'île de Proconnèse, au nord-ouest de Cyzique. Le jour suivant, la flotte désembarqua les hommes de Chariton près de Cyzique et se divisa en deux groupes; le premier, fort de 20 navires et commandé par Alcibiade, avança en direction de Cyzique, alors que le second restait à l'arrière. Mindarus, voyant une opportunité d'attaquer ce qui apparaissait comme une force largement inférieure en nombre, se mit à donner la chasse à la flotte d'Alcibiade, qui battit en retraite. Quand les deux flottes furent loin du port, Alcibiade fit face à Mindarus alors que les navires de Thrasybule et Théramène apparaissaient pour lui couper la retraite. Mindarus, voyant le piège se refermer, fuit vers une plage au sud de Cyzique, où les troupes de Pharnabaze étaient situées. La flotte spartiate avait déjà souffert de quelques pertes lors du combat et atteignit le rivage avec les athéniens sur ses talons.

Les troupes d'Alcibiade, menant la poursuite, débarquèrent et tentèrent de ramener les navires spartiates en mer à l'aide de grappins. L'armée de Pharnabaze entra alors dans le combat et commença à repousser les athéniens, qui étaient inférieurs en nombre. Voyant cela, Thrasybule fit débarquer ses hommes pour créer une diversion et donna l'ordre à Théramène de combiner ses forces avec celles de Chariton et de se joindre au combat. Les forces de Thrasybule et d'Alcibiade durent tout d'abord reculer mais l'arrivée de Théramène et de Chariton changea le cours de la bataille. Les spartiates et les perses furent défaits, Mindarus fut tué et toute la flotte spartiate fut capturée.

Conséquences Suite à cette victoire spectaculaire, les athéniens prirent le contrôle total des eaux de l'Hellespont. Le jour suivant la bataille, ils reprirent Cyzique qui se rendit sans combattre. Démoralisés par la destruction de leur flotte, les spartiates envoyèrent une ambassade à Athènes pour demander la paix mais les athéniens rejetèrent cette offre. Un corps expéditionnaire commandé par Thrasylle fut mis en place pour rejoindre les forces de l'Hellespont. Cette armée, toutefois, quitta Athènes seulement un an après la bataille et, même si les athéniens finirent par reprendre Byzance et par obtenir que Chalcédoine leur paye un tribut, ils ne profitèrent jamais vraiment de l'avantage que la bataille de Cyzique leur avait donné. La cause de cette inactivité est en grande partie financière car, même après la victoire, le trésor athénien ne pouvait supporter une offensive à grande échelle. Pendant ce temps, les spartiates, avec l'aide des perses, reconstruisirent rapidement une flotte pour amoindrir l'avantage pris par les athéniens. Athènes ne gagna plus qu'une seule bataille navale jusqu'à la fin de la guerre, aux Arginuses, et sa défaite à la bataille d'Aigos Potamos mit fin à la guerre. La bataille de Cyzique, bien qu'ayant été une victoire totale pour les athéniens, ne leur apporta aucun avantage durable et servit seulement à prolonger la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Notion est une bataille navale de la guerre du Péloponnèse qui eut lieu au printemps 407 av. J.-C.

(date supposée ; d'autres dates possibles sont l'automne 407 ou le printemps 406). Notion, ou Notium, est une ville d'Asie mineure proche d'Éphèse dont les coordonnées sont approximativement 37° 58' N -- 27° 16' E. Elle vit la défaite des troupes athéniennes commandées par Alcibiade face aux forces spartiates, soutenues par les Perses.Alcibiade qui avait été envoyé par Athènes en Asie avec 100 navires, 1 500 hoplites et 150 cavaliers, débarque sur l'île d'Andros. À terre, il bat les troupes spartiates commandées par Lysandre mais ne prend pas la ville.

Mais si Sparte est largement alimentée en numéraire par les Perses, Alcibiade doit s'absenter en Carie pour trouver l'argent nécessaire à la paye de ses soldats.En son absence, Antiochus, en dépit des ordres formels d'Alcibiade, provoque la flotte ennemie. Lysandre le défait aisément, avec seulement quelques galères à la bataille de Notion. Antiochus est tué, quinze vaisseaux et de nombreux Athéniens sont pris.

Antiochus, avec deux vaisseaux, cingle de Notium (petit port proche de Colophon) vers le port d’Éphèse, et va longer les proues de ceux de Lysandre. Lysandre ne met d’abord en mer qu’un petit nombre de vaisseaux avec lesquels il lui donne la chasse ; mais, quand il voit les Athéniens venir au secours d’Antiochus avec un grand nombre de vaisseaux, il dirige sur eux toute sa flotte rangée en bataille. Alors les Athéniens, restés à Notium, tirent à la mer toutes leurs trirèmes et prennent le large chacun devant soi. Ils engagent ainsi une bataille navale, les Lacédémoniens en bon ordre, les Athéniens avec leurs vaisseaux dispersés, jusqu’à ce qu’enfin ces derniers s’enfuient après avoir perdu quinze trirèmes : la plupart de ceux qui les montaient s’échappent, quelques-uns sont faits prisonniers. Lysandre emmène avec lui les vaisseaux pris, élève un trophée à Notium, et cingle de là vers Éphèse : les Athéniens se retirent à Samos.2.

Alcibiade enfin revenu à Samos, provoque à nouveau Lysandre avec toute sa flotte, mais ce dernier ne répond pas.

Conséquences Très rapidement, Alcibiade (qui de fait, paradoxalement, n'a pas combattu) est accusé d'abandon de poste, d'avoir négocié en secret avec les Perses et les Spartiates. Il est désavoué et démis de ses fonctions de stratège et de commandant. Après l'affaire des Hermocopides et l'échec de l'expédition de Sicile, ses nombreux ennemis profitèrent de cette nouvelle défaite pour créer un nouveau scandale et lancer sur lui une grave accusation de trahison De fait, Alcibiade, craignant pour sa vie, rejoignit les Perses et se réfugia en Phrygie, en Asie mineure. À l'annonce de cette fuite (pour le peuple aveu de trahison), à l'instigation du gouvernement athénien et avec l'accord des Spartiates, la résidence d'Alcibiade fut incendiée durant la nuit à Athènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale des Arginuses est l’un des derniers grands épisodes de la Guerre du Péloponnèse,

qui opposa Athènes à Sparte pendant près de trente ans. Elle eut lieu pendant l’été -406, dans la mer Égée, au large de l’île de Lesbos, face aux petites îles Arginuses qui bordent à cet endroit la côte de l’actuelle Turquie. La flotte athénienne, commandée par huit stratèges, y défit la flotte lacédémonienne dirigée par Callicratidas.Cette importante victoire athénienne se solda néanmoins par des conséquences tragiques, puisque les généraux victorieux furent condamnés à mort par les Athéniens pour avoir négligé, suite à une tempête, de recueillir et de ramener dans la cité les corps des nombreux naufragés. L’épilogue funeste de ce dernier sursaut victorieux d’Athènes dans la guerre contre Sparte illustre ainsi également les excès de la démocratie athénienne, à travers l’influence néfaste des rhéteurs et des démagogues sur le peuple, ce dernier s’étant par la suite repenti d’avoir condamné ses généraux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Aigos Potamos est une bataille navale ayant eu lieu en 405 av. J.-C.

entre les flottes d'Athènes et de Sparte et qui a été le dernier engagement majeur de la guerre du Péloponnèse. À l'issue de cette bataille, la flotte spartiate, sous le commandement de Lysandre, détruisit complètement son homologue athénienne. Cela mit un terme effectif à la guerre, Athènes ne pouvant pas importer du grain ou communiquer avec le reste de son empire sans le contrôle de la mer.Suite à la sévère défaite spartiate à la bataille des Arginuses, Lysandre, qui avait commandé la flotte spartiate lors de ses premiers succès, fut réinstallé aux commandes. Puisque la constitution spartiate interdisait qu'un commandant puisse détenir le poste de navarque plus d'une fois, il fut nommé vice-amiral à la place, même s'il était clair qu'il s'agissait d'une simple fiction légale.

L'un des atouts de Lysandre en tant que commandant était l'étroite relation qu'il avait avec le prince perse Cyrus le Jeune. Utilisant cette amitié, il rassembla rapidement l'argent nécessaire pour faire reconstruire la flotte spartiate. Quand Cyrus fut rappelé à Suse par son père, Darius II, il nomma, de façon totalement inattendue, Lysandre en tant que satrape d'Asie mineure. Avec les ressources de cette riche province perse à sa disposition, Lysandre fut capable de constituer rapidement sa flotte.Lysandre se lança alors dans une série de campagnes à travers la Mer Égée7. Il s'empara de plusieurs cités que détenaient les Athéniens et attaqua plusieurs îles. Toutefois, il ne put faire mouvement vers l'Hellespont à cause de la menace de la flotte athénienne stationnée à Samos. Pour créer une diversion, il attaqua à l'ouest. S'approchant assez près d'Athènes elle-même, il attaqua Égine et Salamine et débarqua même en Attique. La flotte athénienne se lança alors à sa poursuite, mais Lysandre l'évita et atteignit enfin l'Hellespont, établissant une base à Abydos. À partir de là, il s'empara de la ville, stratégiquement importante, de Lampsaque. La voie était désormais libre pour entrer dans le Bosphore et couper les voies commerciales par où Athènes recevait la majeure partie de son grain. Si les Athéniens voulaient éviter la famine, il fallait qu'ils réagissent immédiatement.

la réplique athénienne  La flotte athénienne rattrapa Lysandre peu après qu'il eut pris Lampsaque, et établit une base à Sestos. Néanmoins, peut-être à cause de la nécessité de surveiller étroitement Lysandre, les Athéniens établirent un campement sur une plage beaucoup plus proche de Lampsaque. L'emplacement choisi était loin d'être idéal à cause de l'absence de port et de la difficulté qu'il y avait à ravitailler la flotte, mais sa proximité de Lampsaque semble avoir été la principale préoccupation des généraux athéniens. Tous les jours, la flotte mettait à la voile vers la ville en formation de bataille et attendait devant le port, mais, comme Lysandre refusait d'en sortir, ils rentraient à leur campement.

L'implication d'Alcibiade À cette époque, l'ancien dirigeant athénien Alcibiade vivait en exil près du campement athénien. Descendant à la plage où les navires étaient rassemblés, il fit quelques suggestions aux généraux. D'abord, il leur proposa de déplacer la flotte à la base plus sécurisée de Sestos. Et ensuite, il leur assura que des souverains thraces avaient offert de lui fournir une armée. Si les généraux lui offraient une place de commandant à leurs côtés, il prétendit qu'il utiliserait cette armée pour prêter assistance aux athéniens. Mais les généraux athéniens déclinèrent son offre et rejetèrent ses conseils et Alcibiade repartit donc chez lui.

Bataille   Deux récits de la bataille d'Aigos Potamos nous sont parvenus. D'un côté, Diodore de Sicile relate que Philoclès, l'un des généraux athéniens, mit à la voile avec 30 navires, donnant l'ordre au reste de la flotte de suivre à distance. La stratégie athénienne, si ce récit est véridique, devait donc être d'attirer les Spartiates dans une attaque contre une petite flotte, puis de les surprendre par l'arrivée du reste de leurs forces. Mais la petite flotte fut immédiatement vaincue et les autres navires furent pris par surprise alors qu'ils étaient encore sur la plage.  De l'autre côté, Xénophon raconte que la flotte athénienne tout entière vint comme chaque jour défier Lysandre de sortir du port de Lampsaque et que celui-ci s'y refusa comme d'habitude. Quand les Athéniens retournèrent à leur campement, les marins se dispersèrent pour trouver de la nourriture; c'est alors que la flotte de Lysandre arriva et captura la plupart des navires sur la plage, sans même une bataille navale.Quoi qu'il en soit, le résultat fut le même. La flotte athénienne fut annihilée avec seulement une poignée de navires, commandés par le général Conon, réussissant à s'échapper. Lysandre captura le reste, ainsi que 3 ou 4 000 marins athéniens. L'un des navires qui avaient réussi à prendre la fuite, le Paralus, fut envoyé à Athènes pour informer les dirigeants du désastre. Les autres, avec Conon à leur tête, trouvèrent refuge à Chypre.

Conséquences Lysandre et sa flotte victorieuse retournèrent à Abydos. Prenant comme prétexte une atrocité athénienne antérieure où les marins spartiates de deux navires capturés avaient été jetés par-dessus bord14, Lysandre ordonna le massacre de Philocles et de 3 000 prisonniers athéniens, les captifs des cités alliées d'Athènes étant quant à eux épargnés2. La flotte de Lysandre commença ensuite à faire lentement mouvement vers Athènes, s'emparant de cités tout au long de sa route. Les Athéniens, désormais privés de flotte, étaient impuissants devant cette menace. Lysandre trouva de la résistance seulement à Samos car les autorités de la cité, loyaux à Athènes, refusèrent de se rendre et Lysandre dut laisser une partie de ses forces derrière lui pour mener le siège de la ville.

Craignant la vengeance que les Spartiates pourraient opérer sur eux, les Athéniens se résolurent à tenir le siège de leur cité, mais leur cause était sans espoir. Sans une flotte pour importer le grain de la Mer Noire, Athènes était au bord de la famine et la ville capitula le 22 avril 404 av. J.-C.. Les murs de la cité furent démolis et un gouvernement oligarchique pro-spartiate fut mis en place (les Trente). La victoire spartiate d'Aigos Potamos mit fin à 27 années de guerre et plaça Sparte dans une position d'hégémonie à travers tout le monde grec, hégémonie qui dura plus de trente ans jusqu'à ce que Thèbes y mette fin à la bataille de Leuctres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Cnide (394 av. J.-C.)

opposa les flottes perse et spartiate au large de la cité lacédémonienne de Cnide (ou Knidos).

Pharnabase, satrape perse dispose d'une escadre de trirèmes phéniciennes et d'une escadre de trirèmes athéniennes sous les ordres de l'amiral athénien Conon. En face, l'amiral de Sparte Pisandre dispose d'une flotte spartiate renforcée par des contingents alliés levés dans les îles égéennes.

Déroulement de la bataille  Pisandre dispose de 85 trirèmes. Si l'effectif de la flotte de Pharnabase est inconnu, la seule escadre athénienne est notoirement supérieure en nombre. Placés par Pisandre sur son aile droite, les contingents égéens désertent, découragés par les effectifs adverses. De nombreux vaisseaux spartiates sont alors poussés à la côte par leurs équipages, qui fuient par voie de terre. Pisandre meurt en défendant son navire échoué. Les Spartiates perdent toute leur flotte, dont 50 trirèmes capturées par les Perses.  

RésultatLe roi de Sparte Agésilas II apprend l'issue du combat juste avant la bataille de Coronée. La victoire de l'amiral athénien Conon sur son adversaire inexpérimenté mit fin aux idées de suprématie maritime spartiates. La puissance navale d'Athènes est restaurée en mer Égée, mais c'est la Perse qui détermine désormais l'équilibre des forces entre Athènes et Sparte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la Bataille de Naxos en 376 av. J.-C.,

la nouvelle flotte athénienne de Chabrias infligea une défaite décisive aux spartiates. Cette bataille marqua le début de la nouvelle hégémonie d'Athènes sur la Mer Égée après l'avoir perdu lors de la Guerre du Péloponnèse. La victoire fut acquise principalement grâce à l'habile et courageuse action de Phocion sur l'aile gauche  Plus à l'ouest, un autre grand commandant athénien, le général Timothée, remporta la bataille d'Alyzia contre Sparte en -374.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Embata est une bataille navale livrée en 356 av. J.-C.,

qui vit s'opposer des navires athéniens, menés par Charès, et des villes rebelles de la seconde confédération athénienne (Rhodes, Chios, Byzance) refusant de payer des impôts à Athènes. Elle fut perdue par les Athéniens.

Contexte historique  Guerre sociale (Athènes). Les généraux athéniens avaient décidé de reprendre le contrôle en menant une bataille navale. Deux flottes furent instituées :

  • Une première dirigée par Charès  Une autre, dirigée conjointement par Iphicrate et Timothée.
  • Déroulement de la bataille

Alors que les navires rebelles étaient en vue, Charès voulut absolument se lancer dans la bataille. Cependant, une très forte tempête faisant rage, les autres généraux ne voulurent pas engager leurs navires dans la bataille, jugeant que cela était du suicide.Espérant faire plier les autres généraux, Charès décida malgré tout d'entamer une bataille. Malgré cela, Iphicrate et Timothée conservèrent leur position et Charès se retrouva seul pour combattre la flotte ennemie, dans une tempête de grande ampleur. Finalement, il fut contraint de renoncer, mais une grande partie de ses navires furent perdus.

Procès contre Iphicrate Au retour à Athènes, Charès intenta un procès contre les autres généraux (pour trahison et concussion), mais ceux-ci furent acquittés, quoiqu'ils durent payer une lourde amende. Ne pouvant payer la somme réclamée de 100 talents, Timothée fut forcé de partir en exil à Chalcis d'Eubée, où il mourra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille d'Abydos est une bataille qui a eu lieu en -410

, au cours de la guerre du Péloponnèse, et qui a vu la victoire de la flotte athénienne sur la flotte spartiate, qui était partie porter secours à une flottille alliée piégée par les Athéniens dans le détroit des Dardanelles. La bataille fut acharnée pendant plusieurs heures avant que l'arrivée de 18 navires athéniens commandés par Alcibiade ne fassent pencher la balance de leur côté. Les Spartiates durent battre en retraite sur leur base navale d'Abydos mais subirent de lourdes pertes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille des îles Lipari de 260 av. J.-C.

fut la première rencontre entre les flottes de Carthage et celles de la République romaine durant la Première guerre punique, près des îles Lipari au nord de la Sicile. La victoire carthaginoise résulte davantage d'une embuscade que d'une véritable bataille.Après les succès terrestres en Sicile comme lors de la bataille d'Agrigente, et les harcèlements des navires carthaginois sur les côtes italiennes, les Romains décident de construire et d'équiper une flotte de 100 quinquérèmes et 20 trirèmes.

Le consul de l'année 260 av. J.-C., Cnaeus Cornelius Scipion obtient le commandement des 17 premiers navires construits et arrive à Messine afin de préparer l'arrivée du reste de la flotte et la traversée du détroit le séparant de la Sicile

La rencontre  Pendant que Scipion était sur le détroit, il reçut l'information selon laquelle la garnison de Lipara souhaitait passer dans le camp romain.

Le consul navigua jusqu'à Lipara et entra dans le port avec ses navires. Hannibal Gisco qui commandait la flotte punique à Palerme envoya Boodes avec 20 navires dès qu'il en fut informé, afin de bloquer les Romains à l'intérieur du port. Scipion et ses hommes ne résistèrent pas. Les équipages s'enfuirent à l'intérieur de l'île, tandis que le consul lui-même devait se rendre. L’historien romain Florus estime que Scipion s'était fait attirer et piéger à Lipari par une ruse conçue par les Carthaginois.

Conséquences     L'incident ne mit pas fin à la première guerre punique, Scipion Asina fut libéré puisqu'il fut consul une seconde fois, mais les sources n'indiquent ni quand ni sous quelles conditions. Peu après, le consul Gaius Duilius à la tête du reste de la flotte vengea l'humiliation par la victoire de Mylae.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bataille de la pointe d'Italie

il est de tradition de considérer que la première bataille navale remportée par Rome est celle de Mylae, livrée en -260, pendant la première guerre punique. Il apparait pourtant, à la lecture de l'Histoire de Polybe, que la bataille de Mylae (Milazzo) a été précédée quelques jours plus tôt par un affrontement, que l'historien grec localise, sans autre précision, à la pointe d'Italie, et lors duquel une flotte carthaginoise est mise en déroute.Aux termes du récit de Polybe (1-21), l'amiral punique Hannibal Gisco, dont les forces navales ont anéanti une première expédition romaine à Lipari en Sicile, apprend qu'une nouvelle flotte ennemie cingle vers l'île. Désireux de reconnaître la puissance et les intentions de l'escadre adverse, il se porte à sa rencontre avec cinquante galères. Surpris au cap d'Italie, la plupart de ses bâtiments sont coulés ou capturés et lui même ne s'échappe qu'à grand'peine, avec les débris de sa flotte. Polybe ne fournit aucun détail sur la composition de la flotte romaine, non plus que sur ses chefs ou la tactique employée. Il paraît cependant vraisemblable sur ce dernier point que la flotte romaine ne disposait pas ou n'a pas utilisé le corbeau, le pont agrippant avec lequel les navires romains s'arrimèrent aux galères carthaginoises à Mylae, car Polybe n'en fait pas mention.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Mylae

est le deuxième affrontement naval opposant romains et carthaginois pendant la première Guerre punique. Elle se déroule en août 260 av. J.-C. au large de Mylae, sur la côte nord de la Sicile. C'est la première grande victoire obtenue sur mer par Rome, alors que jusque là elle passait n'être une puissance terrestre, contrairement à Carthage. La bataille n'est pas décisive, mais elle donne confiance aux Romains quant à leurs capacités navales et leur permet de progresser vers la Sardaigne.Environ 130 bateaux carthaginois rencontrèrent la première grande flotte construite par les Romains sur le modèle d'un navire ennemi capturé commandée par le consul Caius Duilius Nepos composé d'un nombre approximativement semblable de navires.Comme les Romains se sentaient peu assurés de la maniabilité des navires et encore moins de la technique des marins, Caius Duilius inventa une machine de guerre, le corbeau, sorte de passerelle munie de crocs qu'on abattait sur le navire adverse pour en entreprendre à moindres risques l'abordage. Ils transformaient ainsi le combat naval en une série de batailles d'infanterie où ils étaient passés maître. Les Carthaginois perdirent 45 bateaux dont 30 capturés et furent vaincus.

Ce fut la première victoire navale de Rome.

Deuxième bataille Une deuxième bataille de Mylae eut lieu en 36 av. J.-C.opposant Agrippa à Sextus Pompée aboutissant à la victoire du premier, Sextus Pompée devant fuir vers le nord-ouest de la Sicile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Sulci de 258 av. J.-C.

est une bataille navale opposant les flottes de Carthage et celles de la République romaine durant la Première guerre punique, près de la ville de Sulci en Sardaigne.Cette victoire romaine du consul Gaius Sulpicius Paterculus marque la fin de la domination punique en Sardaigne, à exception de la forteresse d’Olbia au nord de l’île. Les deux belligérants engagent environ une centaine de bateaux chacuns. Les Romains profitent de la brume pour surprendre la flotte punique, qui après avoir subit quelques pertes, réussit à se réfugier dans le port. Les Romains avancent dans la brume et attendent que les équipages ennemis débarquent, pour attaquer les navires amarrés. Les Carthaginois perdent une quarantaine de navires dans la rencontre       L'amiral carthaginois vaincu, Hannibal Gisco, est crucifié par ses propres soldats. À l'automne, les Romains sont battus et chassés d’Olbia par le carthaginois Hannon (probablement le fis d'Hannibal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Tyndaris de 257 av. J.-C 

   fut une bataille navale entre les flottes de Carthage et celles de la République romaine durant la Première guerre punique, au large de la ville de Tyndaris en Sicile.Tyndaris était une ville sicilienne fondée par les Grecs en 396 av. J.-C. localisée sur le promontoire surplombant la mer Tyrrhénienne. Hiéron II, tyran de Syracuse, permit à la cité de devenir une base carthaginoise. La bataille eut lieu dans les eaux entre Tyndaris et les Îles Éoliennes avec à la tête de flotte romaine Caius Atilius Regulus1. Ultérieurement, la ville tomba aux mains de Rome.

La bataille   La flotte de Caius Atilius Regulus était ancrée au-delà de Tyndaris quand il observa que la flotte punique naviguait en ordre dispersé. Il donna des ordres à ses navires pour qu'ils suivent les navires en tête. Il prit ensuite une avant-garde de dix navires et se rendit au-devant des Carthaginois. Ceux-ci remarquèrent que l'avant-garde avait réussi à distancer le groupe principal de navires romains et que d'autres Romains s'embarquaient encore sur leurs bateaux.

Prenant l'initiative les Carthaginois contournèrent et attaquèrent l'escadre romaine et coulèrent neuf navires ennemis.Pendant ce temps le reste de la flotte romaine arriva et forma une ligne. Les Romains ensuite attaquèrent les Carthaginois, en coulant huit et capturant dix de leurs navires. Les navires puniques restant battirent en retraite vers les Îles Éoliennes

Cet engagement naval fut suivi de la bataille du Cap Ecnome.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Cap Ecnome,

qui s'est livrée en 256av. J.-C entre Rome et Carthage dans le cadre de la Première Guerre punique, considérée comme l'une des plus grande bataille navale de l'Antiquité. Polybe, historien grec ami de Scipion l'Africain et expert en art militaire, l'a décrite avec abondance de détails.

La Première Guerre punique dure depuis huit ans. Rome et Carthage se sont affrontées sur terre à Agrigente et en d'autres confrontations mineures sur mer (Lipari, Mylae, Sardaigne et Tindari). Cette dernière bataille navale, en 257 av. J.-C., indique aux deux adversaires qu'ils sont à égalité et qu'il doivent faire un effort supplémentaire pour réussir à s'imposer définitivement. Dans cet objectif, aussi bien Rome que Carthage augmentent la taille de leurs flottes.Carthage doit apporter des renforts importants aux forces terrestres qui subissent en Sicile la puissance des légions de Rome et perdent peu à peu les cités conquises sur l'île après des siècles de guerre. Rome comprend pour sa part que l'effort doit être porté directement sur le territoire métropolitain des Carthaginois afin de détourner les troupes carthaginoises de la Sicile et terminer ainsi sa conquête. La Première Guerre punique est d’ailleurs appelée par les Romains la « guerre de Sicile ». Par conséquent, durant l'été 256av. J.-C., les Romains :

« ...levèrent l'ancre avec 360 navires longs couverts et abordèrent à Messana. Il levèrent l'ancre de là, ils naviguèrent ayant la Sicile à leur droite et, doublé le Pachino, ils poussèrent jusqu'à Ecnome en raison du fait que l'armée de terre aussi se trouvait dans ces mêmes lieux. Les Carthaginois levèrent l'ancre avec 350 navires couverts, ils accostèrent à Lilybée et de là abordèrent à Heraclea Minoa»

Polybe, source fiable, calcule que chaque navire romain transportait 300 rameurs et 120 soldats de marine. Il en déduit une force navale de 140 000 hommes. Avec un calcul analogue, les Carthaginois sont accrédités de 150 000 hommes. Les chiffres de Polybe alternativement discutés ou acceptés par les historiens montrent une confrontation de dimension épique. Plus de 700 navires et presque 300 000 hommes allaient s'affronter. Par comparaison, la bataille de Midway, la plus grande bataille navale de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique[réf. nécessaire], opposa 7 porte-avions et 200 navires en tout.

Formations                        La formation adoptée par les Romains prévoit deux navires à six rangées de rames avec un consul à bord de chacun. Les consuls sont Lucius Manlius Vulso Longus et Marcus Atilius Regulus qui remplace Quintus Caedicius mort au cours de sa charge. De chaque côté du sommet d'un triangle sont placées deux lignes de navires et une troisième ligne vient fermer la base du triangle. Cette troisième escadre doit tirer et protéger les navires de transport contenant les chevaux et l'équipement nécessaire à l'invasion du territoire carthaginois. Une quatrième ligne de navire, plus distante de la base du triangle, ferme la formation avec le rôle d'arrière-garde :

« Il résulta un coin dont le sommet était concave, la base compacte et tout l'ensemble efficace et pratique et en même temps difficile aussi à rompre2. »

La formation carthaginoise est quant à elle disposée en mettant trois quart des navires sur une seule ligne poussant l'aile droite vers la haute mer, le dernier quart, plié en angle, formant l'aile gauche du dispositif qui ainsi vient mouiller sur la terre ferme et se trouve protégé des attaques navales sur ce côté. Cette aile est commandé par Hamilcar Barca, le vaincu de la bataille de Tindari tenue l'année précédente. Le commandement des navires les plus puissants et rapides, positionnés à l'extrême aile gauche qui doit encercler la formation romaine, est confié à Hannon le Grand qui a déjà vu ses forces battues à la bataille d'Agrigente. Bataille

econstitution des mouvements

Dès le début du combat et suivant les ordres reçus, les navires du centre de la formation carthaginoise se retournent pour fuir et attirer les navires romains afin de disloquer la formation. Les navires romains en pointe se lancent à la poursuite alors que les navires de transport et la ligne d'arrière-garde avancent lentement en maintenant la formation. Les navires carthaginois de l'aile gauche se déchainent sur cette formation plus lente quand ils voient que la pointe romaine s'est suffisamment éloignée. En raison de leur plus grande vitesse, les Carthaginois réussissent à approcher et à se retirer avec plus de sécurité. Les navires romains utilisent encore les corbeaux3 et ils peuvent donc immobiliser les navires ennemis, permettant ainsi à leurs troupes terrestres de combattre comme elles sont habituées à le faire sur la terre ferme. Dans le même temps, l'aile droite carthaginoise, qui s'est déplacée en haute mer, débute la manœuvre pour attaquer les navires de la dernière ligne romaine en les mettant en difficulté et en tentant de compléter l'encerclement. Enfin, la formation de l'aile gauche, changeant de position, attaque les navires remorqueurs. Ceux-ci doivent couper les câbles de remorquage et débuter à leur tour un dur combat :

« ...dans l'ensemble, le combat se fit en trois endroits et trois batailles navales se déroulèrent à des distances importantes les unes des autres. »

L'issue de la bataille se décide quand les vaisseaux d'Hamilcar repoussés prennent la fuite, ce qui permet à Manlius Vulso de revenir vers la formation romaine en remorquant les navires capturés. Dans le même temps, Marcus Atilius et les siens naviguent au secours des navires de la dernière ligne. Ces combattants qui commencent à succomber à l'attaque d'Hannon le Grand reprennent courage. Les Carthaginois se retrouvent attaqués de face et de dos et, pour ne pas être encerclés, ils doivent abandonner le combat et s'éloignent en haute mer. Les deux escadres des consuls se lancent alors au secours de ceux qui sont en danger et qui réussirent à résister grâce à la crainte que les Carthaginois avaient des mains de fer et du combat rapproché. Les Carthaginois encerclés abandonnent 50 navires aux mains des Romains et peu réussissent à fuir le long de la côte            

Après la bataille                      Selon Polybe, les Romains perdent 24 navires et aucun n'est capturé alors que 64 navires carthaginois tombent entre les mains des Romains. Retrouvant la terre ferme, les Romains célèbrent la victoire par une distribution de prix aux équipages. Ils réparent également les navires capturés et les intègrent à leur flotte. Après un complément de provisions, ils appareillent en direction de l'Afrique du Nord. Il touchent terre à proximité d'une cité appelée Aspis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Drepanum (ou Drepana) est une bataille navale ayant eu lieu en 249av. J.-C.

durant la Première Guerre punique au large de Drépane, la moderne Trapani, à l'ouest de la Sicile, et ayant opposé les flottes de Carthage et de la République romaine.

Les précédentes victoires navales des Romains, notamment celles de Mylae et d'Ecnome, leur donnèrent la confiance nécessaire pour attaquer directement la place-forte Carthaginoise de Lilybée. La ville fut soumise à un blocus par la flotte commandée par les consuls Publius Claudius Pulcher et Lucius Iunius Pullus. Toutefois, malgré l'expérience navale que les Romains avaient acquise, les Carthaginois étaient encore supérieurs pour les manœuvres en pleine mer. Une petite flottille commandée par un nommé Hannibal (aucun lien avec Hannibal Barca) arriva à forcer le blocus en pleine journée et à fournir des provisions à la garnison de Lilybée. Puis, dans la nuit, Hannibal quitta la ville en emmenant les chevaux de cavalerie devenus inutiles et mit la voile vers le port de Drepanum, avant que les Romains ne puissent réagir.  Le succès de cette entreprise fut si total que les Carthaginois la répétèrent plusieurs fois. Pour les Romains, c'était plus qu'une humiliation, cela annulait tout l'effet du blocus, puisque la garnison avait été ravitaillée et gardait le contact avec Carthage. Quelque chose devait être fait.     Peu de temps après, un courageux navigateur, identifié comme étant Hannibal le Rhodien, défia ouvertement la flotte Romaine en naviguant dans ses parages immédiats avec ordre d'espionner et de donner des nouvelles de ce qui se passait à Lilybée au Sénat Carthaginois et à l'amiral Adherbal.     

Mouvements et Bataille  Pulcher, le consul le plus âgé, décida alors de lancer une attaque surprise sur le port de Drepanum où les navires ennemis étaient au mouillage. La flotte quitta Lilybée par une nuit sans lune et mit cap vers le nord. Les éclaireurs Carthaginois ne repérèrent pas les navires Romains mais les mauvaises conditions de visibilité compromirent la formation de bataille. Quand elle atteignit Drepanum, au lever du soleil, la flotte était désorganisée car dispersée sur une ligne très étirée, avec le navire de Pulcher à l'arrière. Les défenseurs de Drepanum remarquèrent cette maladroite approche et l'avantage de la surprise fut perdu.

Sur le bateau amiral, Pulcher procéda à l'inspection des auspices pour la bataille, suivant en cela la tradition religieuse Romaine. La méthode employée alors était d'étudier le comportement alimentaire des poulets sacrés, lesquels étaient à bord dans ce but. Si les poulets acceptaient le grain qui leur était offert, cela était interprété comme un présage favorable. Toutefois, ce matin là, les poulets refusèrent de manger, ce qui était de mauvais augure. Confronté à cette situation et aux équipages superstitieux et désormais effrayés, Pulcher réagit en jetant les poulets sacrés par-dessus bord, en disant « Qu'ils boivent s'ils ne veulent pas manger » (Bibant, quoniam esse nolunt en latin).

croquis des positions avant la bataille

Dans le port, les Carthaginois n'attendirent pas de voir ce que les Romains préparaient. Adherbal avait une similaire, quoique moins controversée, rapidité de pensée et ordonna l'évacuation de Drepanum avant que le blocus ne soit inévitable. Les navires de Carthage quittèrent le port, passant au sud de la ville et autour de deux petites îles côtières pour gagner la pleine mer. Voyant que son plan d'attaque surprise avait échoué, Pulcher ordonna à sa flotte de se mettre en formation de combat. Toutefois, il se retrouvait maintenant pris entre la côte sicilienne et la flotte Carthaginoise qui était prête au combat.

Adherbal vit là sa chance et lança l'assaut. Il donna l'ordre à son flanc droit d'attaquer les navires Romains situés les plus à l'arrière. Le résultat fut une déroute totale pour les Romains, avec une grande partie de leurs navires coulés ou capturés.    

Conséquences    Publius Claudius Pulcher réussit à s'échapper et à retourner à Rome, où il dut faire face à des accusations de trahison. Mais, à l'inverse des Carthaginois, les Romains n'exécutaient pas leurs généraux pour leur incompétence; ce qui amena Pulcher devant le tribunal fut une accusation de sacrilège à cause de l'incident avec les poulets. Il fut reconnu coupable et condamné à l'exil, sa carrière politique étant finie.

La même année, Hamilcar Barca menait une campagne victorieuse en Sicile et une tempête détruisit l'autre moitié de la flotte Romaine, commandée par le consul Junius Paullus. La situation était si désespérée que Aulus Atilius Calatinus fut nommé dictateur et envoyé en Sicile pour superviser la guerre terrestre. La défaite de Drepanum démoralisa tant les Romains qu'ils attendirent sept ans avant de construire une autre flotte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille des îles Égates est une bataille navale ayant eu lieu le 10 mars 241 av. J.-C.

durant la Première Guerre punique au large de la côte ouest de la Sicile, près des Îles Égates et ayant opposé les flottes de Carthage et de la République romaine. Ce fut la dernière bataille navale de la guerre et le résultat fut une victoire romaine décisive qui mit fin à ce conflit prolongé, à l'avantage de Rome.Les années précédant la bataille furent relativement calmes. Une flotte digne de ce nom faisait grandement défaut à Rome, les navires qu'elle possédait au début de la guerre ayant été en grande partie détruits à la bataille de Drepanum et lors de la tempête l'ayant suivi. Toutefois, Carthage ne tira pas beaucoup avantage de cette situation. Les hostilités entre les deux belligérants se réduisirent progressivement, se concentrant sur des opérations terrestres de petite échelle en Sicile. Le général Carthaginois Hamilcar Barca fut lent à consolider son avantage sur l'île et, en réaction, Rome finit par décider en 242 av. J.-C. de construire une autre flotte afin de regagner la suprématie navale.

En dépit de cette résolution, après vingt années de guerre les finances de la République étaient dans un état désastreux et le trésor était vide. Un mouvement populaire fut créé pour surmonter cette difficulté d'une manière typiquement romaine : de riches citoyens, seuls ou en groupes, décidèrent de montrer leur patriotisme et financèrent chacun la construction d'un navire. Ainsi fut créée une flotte d'environ 200 quinquérèmes entièrement équipés sans aucuns frais pour le gouvernement.

Cette nouvelle flotte fut confiée au consul Caius Lutatius Catulus, assisté par le préteur Quintus Valerius Falto. Les revers de fortune et les précédentes défaites navales avaient fourni une expérience inestimable. Les navires romains étaient maintenant plus résistants aux mauvaises conditions météorologiques, et le corvus avait été abandonné. Catulus et Falto entraînèrent les équipages en divers exercices et manoœuvres avant de quitter les eaux sécurisées. Le résultat en fut une flotte extrêmement bien équipée et prête à se battre.

Pendant ce temps, à Carthage, les nouvelles de l'activité ennemie ne furent pas laissées sans réponse. Une nouvelle flotte fut également bâtie, comptant environ 250 navires (bien que probablement en manque d'équipages) et mit à la voile en Méditerranée sous le commandement de Hannon le Grand (précédemment défait à la bataille du Cap Ecnome).

Mouvements et Bataille   Le premier mouvement de Catulus fut d'assiéger une fois de plus la ville de Lilybée (à l'extrême ouest de la Sicile), en faisant le blocus de son port. L'intention visée était de couper Hamilcar Barca de ses lignes de communication et de ravitaillement. Durant plusieurs mois, Catulus attendit la réplique carthaginoise. Le Sénat le nomma proconsul pour l'année 241 av. J.-C.

La flotte Carthaginoise finit par arriver pour lever le blocus. Hannon fit halte près des îles Égates pour attendre une brise favorable. Mais la flotte fut repérée par des éclaireurs romains et Catulus abandonna le blocus pour partir à la rencontre de l'ennemi.

Au matin du 10 mars, le vent devint favorable pour les Carthaginois et Hannon mit immédiatement à la voile. Catulus mit en balance le risque d'attaque avec un vent contraire avec celui de laisser Hannon délivrer Lilybée. Finalement, en dépit des conditions défavorables, il décida d'intercepter la flotte carthaginoise et donna l'ordre de se préparer à la bataille. Il fit enlever les mâts, les voiles et tout l'équipement inutile pour le combat pour rendre les navires plus navigables dans ces conditions difficiles. Catulus lui-même fut incapable de se joindre au combat en raison d'une blessure reçue dans un précédent engagement et laissa donc la flotte sous le commandement de son second, Falto.

Dans la bataille qui s'ensuivit, les Romains démontrèrent une bien plus grande mobilité, puisque leurs vaisseaux étaient dépourvus de tout équipemet superflu, alors que les Carthaginois étaient surchargés en hommes, équipement et provisions. Les équipages carthaginois avaient également été recrutés à la hâte et étaient inexpérimentés. Les Romains prirent rapidement l'avantage, utilisant leur plus grande manœuvrabilité pour éperonner les navires adverses. Environ la moitié de la flotte carthaginoise fut prise ou coulée. Le reste des vaisseaux put s'échapper grâce à un brutal changement de direction du vent qui lui permit de fuir, les Romains ayant laissé leurs mâts et leurs voiles sur la grève.

Après cette victoire décisive sur la flotte carthaginoise, Catulus reprit le siège et prit Lilybée, isolant Hamilcar et son armée en Sicile, laquelle armée était éparpillée parmi les rares places-fortes que Carthage détenait encore. Manquant de ressources pour construire une autre flotte ou pour envoyer des renforts à leur armée terrestre, Carthage admit sa défaite et signa un traité de paix avec Rome, amenant ainsi la Première Guerre punique à sa conclusion.

Pour célébrer sa victoire, Lutatius Catulus fit construire un temple en l'honneur de Juturne sur le Champ de Mars, sur le lieu connu actuellement sous le nom de Largo di Torre Argentina.

Traces archéologiques Depuis 2001, fortuitement puis par des recherches d'archéologie sous-marine systématiques conduites par Sebastiano Tusa, plusieurs rostres en bronze ont été retrouvées sur les fonds marins des lieux supposés de la bataille. L'une de ces rostres porte une inscription punique tandis que deux autres, portant un relief représentant une victoire, portent le nom de magistrats romains. La grande similitude des rostres puniques et romaines confirment la réussite de l'effort de mise à niveau technologique de la marine romaine à la fin de la première guerre punique. Ces découvertes permettent aussi de reconsidérer le récit de Polybe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de l'Èbre vit s'affronter, au début de la deuxième guerre punique, en 217 av. J.-C.,

une flotte romaine de 55 navires commandée par Gnaeus Cornelius Scipio Calvus et une flotte carthaginoise d'environ 40 navires, à l'embouchure de l'Èbre. La flotte carthaginoise, attaquée par surprise par la flotte romaine, subit une écrasante défaite, perdant 29 navires et le contrôle des mers autour de la péninsule Ibérique. Plusieurs tribus ibères se révoltèrent contre Carthage suite à cette victoire romaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Chios

est une bataille ayant opposé les armées de Philippe V de Macédoine et ses alliés à celles de Rhodes, Cyzique, Pergame et Byzance en -201.

La Guerre crétoise oppose la Macédoine à Rhodes de -205 à -200. La bataille de Chios est une des batailles navales qui oppose les deux camps au large de l'île de Chios et qui voit la victoire de la flotte rhodienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Ladé est une bataille navale

ayant opposé les armées de Philippe V de Macédoine et ses alliés à celles de Rhodes en 201 av. J.-C. dans le cadre de la Première Guerre crétoise qui oppose la Macédoine à Rhodes de 205 à 200 av. J.-C..

La bataille a lieu au large de Ladé, alors un îlot et port de la ville de Milet, et s'achève par la victoire de la flotte macédonienne. Cette victoire provoque l'intervention de Rome dans le conflit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Panormus

fut livrée dans le cadre de la Première guerre punique en 251 av. J.-C. entre les légions de la République romaine et les Carthaginois. Elle se termina par la victoire des Romains, ce qui leur permit de garder le contrôle de la ville de Panormus (la moderne Palerme) jusqu'à la fin de la guerre.  

Historique

À la fin de 252 av. J.-C. ou au début de 251av. J.-C., Carthage a maté une révolte en Libye et a envoyé une armée en Sicile, commandée par Hasdrubal, qui a combattu à Tunis sous les ordres de Xanthippe et qui a transféré un corps d'éléphants de guerre à Lilybée. Hasdrubal décide d'attaquer une armée romaine dirigée par le consul Caecilius Metellus qui s'est rassemblée près de Panormus, port carthaginois dont les Romains ont pris le contrôle deux ans auparavant.                            Les troupes d'Hasdrubal forcent les Romains à se replier derrière les murs de Panormus et ravagent la contrée avant de se diriger vers la cité. Metellus donne l'ordre à ses troupes légères de harceler l'avant-garde cathaginoise et d'attaquer leurs éléphants à l'aide de javelots en se mettant à couvert dans les fossés entourant Panormus. Quand les éléphants avancent pour disperser les troupes légères romaines, celles-ci font tomber sur eux une pluie de projectiles, causant la panique parmi les pachydermes qui chargent leurs propres rangs. Metellus ordonne alors à ses légions d'attaquer l'aile gauche des Carthaginois, manœuvre qui réussit et qui provoque la déroute de l'armée carthaginoise. Les Romains ne poursuivent pas leurs ennemis mais capturent tous les éléphants, qui sont plus tard massacrés au Circus Maximus. Hasdrubal est rappelé à Carthage pour y être exécuté et son successeur, Adhubal, qui pense que la garnison de Sélinonte ne peut désormais plus être tenue, la fait évacuer et détruit la cité en 250 av. J.-C. Néanmoins la guerre ve durer encore dix ans jusqu'en 241 av. J.-C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre des Vénètes

désigne un conflit qui s'est déroulé en 56 av. J.-C. entre la République romaine et les Vénètes, peuple de Gaule celtique, à la tête d'une coalition de peuples armoricains. Cette guerre se déroule dans le cadre de la Guerre des Gaules menée par Jules César, elle se conclut par la victoire des Romains après une bataille navale ayant lieu au large de l'actuel département du Morbihan. La bataille dite parfois « du Morbihan » ou « de Vannes » s'est déroulée dans un espace géographique encore inconnu, néanmoins l'hypothèse la plus répandue la place au large de la presqu'île de Rhuys.   Début 56 av. J.-C., alors que l’Armorique a été soumise pacifiquement l'an passé par Publius Crassus, son armée prend ses quartiers d'hiver près de l'océan, avec la septième légion chez les Andes, peuple de la côte atlantique (aujourd'hui aux environs de Nantes). Manquant de ravitaillement, il envoie des préfets et des tribuns militaires en quémander chez les peuples voisins, les Esuvii, les Coriosolites et les Vénètes. Ces derniers sont les plus puissants de toute la côte maritime, leur thalassocratie était fondée sur le commerce de l’étain de Cornouaille, transporté à travers la Manche et dont ils avaient le quasi monopole, ce qui assurait leur prospérité. Le métal transitait ensuite par la vallée de la Loire d’où il gagnait ensuite la Garonne et la Méditerranée. Possédant un grand nombre de navires pour communiquer avec la Bretagne, les Vénètes contrôlaient tout le commerce maritime de la région.   Ce sont eux qui déclenchent la rébellion des peuples armoricains, en retenant les délégués romains (Quintus Velanius et Titus Sillius), ce qui enflamme tous les autres peuples contre Rome. Les Esuvii et Coriosolites imitent les Vénètes en s'emparant de Marcus Trebius Gallus et de Titus Terrasidus. Ils demandent aux Romains qu'on leur rende leurs otages en échange des envoyés romains. Les causes de cette révolte sont sans doute que les Vénètes, qui sont le peuple maritime gaulois le plus puissant, voient d'un mauvais œil la domination grandissante des Romains et craignent qu'ils ne rivalisent avec leur puissance maritime et commerciale

Campagne militaire

César, qui se trouve alors en Italie où il renforce le premier triumvirat à Lucques4 et qui croit la Gaule pacifiée, devant écraser toute velléité de révolte pour asseoir sa domination sur la Gaule, ordonne la construction d'une flotte sur la Loire, qui se jette dans l'Atlantique, et de mobiliser des marins. La nouvelle coalition gauloise menée par les Vénètes se prépare à la colère de César, et mobilise les Osismes, Lexoviens, Namnètes, Ambilatres, Morins, Diablintes et Ménapiens, ainsi que quelques Bretons. Conscients qu'ils vont devoir se battre contre les Romains, les Gaulois comptent profiter de leur science maritime, du grand nombre de leurs navires lourds, adaptés aux conditions atmosphériques difficiles de l'Atlantique, du manque de provisions des Romains, et surtout de leur connaissance de la configuration géographique locale (le Golfe du Morbihan) : côte très disséquée parsemée d'îles nombreuses offrant de nombreux abris qu'ils connaissent bien, abers barrant les gués à marée haute, ports rares et disséminés. Le proconsul romain, qui n'est pas de retour en Gaule avant la fin du mois d'avril4, déploie son armée afin d'occuper tous les territoires soumis et éviter de voir la rébellion se propager hors de l'Armorique.

  • Titus Labienus, avec la cavalerie, est envoyé chez les Trévires, sur le Rhin. Il doit maintenir la paix en Gaule belgique et empêcher toute action des Germains ;
  • Publius Crassus, avec 12 cohortes et des cavaliers, est envoyé en Aquitaine, pour empêcher cette nation d'envoyer des secours à la Gaule ;
  • Quintus Titurius Sabinus, avec trois légions, est envoyé chez les Unelles, les Coriosolites et les Lexoviens pour tenir ces peuples en respect ;
  • Decimus Junius Brutus Albinus, avec la flotte et les vaisseaux gaulois, chez les Vénètes.Les Gaulois fortifient leurs villes, amassent les provisions et s'allient avec de nombreux autres peuples gaulois (Osismes, Lexoviens, Namnètes, Ambilatres, Morins, Aulerques Diablintes et Ménapiens) et quelques autres bretons. Craignant un soulèvement massif des Gaulois, César envoie ses légats et généraux à divers points stratégiques de la Gaule. Ainsi, Crassus est dirigé vers l'Aquitaine, afin d'empêcher les peuples locaux de renforcer l'armée vénète.Les Pictons, Santons et d'autres pays pacifiés envoient aux Romains une flotte, et César marche sur l'Armorique avec des troupes pour mener la campagne contre les peuples rebellés au côté de Junius Brutus. Les villes des Vénètes sont construites sur de petites péninsules ou des promontoires, inaccessibles depuis la terre, et très difficilement par voie maritime. L'été s'avançait. Après plusieurs mois et une ou plusieurs campagnes infructueuses dues à l'impossibilité de vaincre les Vénètes qui fuyaient par la mer lorsque le combat tournait à leur désavantage, d'un éperon barré à l'autre, César comprit qu'il lui fallait la maîtrise des mers.

Bataille du Morbihan

Bataille navale du Morbihan opposant Decimus Junius Brutus à une flotte vénète (Théorie de la bataille près de Saint-Gildas-de-Rhuys).
Bataille navale du Morbihan opposant Decimus Junius Brutus à une flotte vénète (Théorie de la bataille près de Saint-Gildas-de-Rhuys).

 

Romains

Celtes armoricains (Vénètes et alliés)

Decimus Junius Brutus

une centaine de navires

220 navires

une dizaine de navires ?

environ 200 navires

Magetobriga (60) • Arar (58) • Cavillonum (58) • Bibracte (58) • Ochsenfeld (58) • L'Aisne (57) • Le Sabis (57) • Octodure (57) • Morbihan (navale) (56) • Vernix (56) • Expédition de Bretagne (55 et 54) • Aduatuca (54) • Avaricum (52) • Gergovie (52) • Lutèce (52) • Alésia (52) • Uxellodunum (51)

 

Prémices

Face à l'impossibilité, pour les Romains, d'attaquer les forteresses à causes des marais, la seule solution est une attaque par la mer. La construction des navires se déroule sur les bords de la Loire, sur les terres des Pictons, alliés des Romains. Bien que César s'empare rapidement de quelques villes armoricaines, il comprend à la fin de l'été qu'il ne peut mettre fin à la révolte qu'en détruisant les Vénètes.

Flotte vénètes   Selon Jules César, les navires vénètes étaient supérieurs à ceux des Romains : leurs carènes étaient plus plates et étaient donc plus adaptées au hauts-fonds et aux reflux. Les proues et les poupes étaient très relevées ce qui leur permettait de naviguer plus facilement par gros temps et par tempête. Les bateaux étaient en bois, les ancres étaient retenues par des chaînes et les voiles étaient faites à partir de peaux. En outre, ils étaient plus grands et plus massifs que les navires romains et leurs coques étaient si solides qu’elles résistaient parfaitement à leurs coups d’éperons. Leurs bords étaient également plus hauts, ce qui protégeait les soldats des tirs des Romains, qui eux-mêmes étaient en position vulnérable, enfin ces hauts bords rendaient difficile un abordage de l’ennemi.

Cette description des navires vénètes est la seule description contemporaine à la Guerre des Vénètes qui nous soit parvenue :

« Les vaisseaux des ennemis étaient construits et armés de la manière suivante : la carène en est un peu plus plate que celle des nôtres, ce qui leur rend moins dangereux les bas-fonds et le reflux ; les proues sont très élevées, les poupes peuvent résister aux plus grandes vagues et aux tempêtes ; les navires sont tout entiers de chêne et peuvent supporter les chocs les plus violents. Les bancs, faits de poutres d'un pied d'épaisseur, sont attachés par des clous en fer de la grosseur d'un pouce ; les ancres sont retenues par des chaînes de fer au lieu de cordages ; des peaux molles et très amincies leur servent de voiles, soit qu'ils manquent de lin ou qu'ils ne sachent pas l'employer, soit encore qu'ils regardent, ce qui est plus vraisemblable, nos voiles comme insuffisantes pour affronter les tempêtes violentes et les vents impétueux de l'Océan, et pour diriger des vaisseaux aussi pesants. Dans l'abordage de ces navires avec les nôtres, ceux-ci ne pouvaient l'emporter que par l'agilité et la vive action des rames ; du reste, les vaisseaux des ennemis étaient bien plus en état de lutter, sur ces mers orageuses, contre la force des tempêtes. Les nôtres ne pouvaient les entamer avec leurs éperons, tant ils étaient solides ; leur hauteur les mettait à l'abri des traits, et, par la même cause, ils redoutaient moins les écueils. Ajoutons que, lorsqu'ils sont surpris par un vent violent, ils soutiennent sans peine la tourmente et s'arrêtent sans crainte sur les hauts-fonds, et, qu'au moment du reflux, ils ne redoutent ni les rochers ni les brisants ; circonstances qui étaient toutes à craindre pour nos vaisseaux. »

— Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, III, 13.Essai de reconstitution d'un navire vénète

Flotte romaine

galère de guerre romaine.Les navires romains ont pour seul avantage par rapport aux navires vénètes d'être plus rapides et maniables grâce à leurs rames, les voiles étant peu utilisées. Cependant ces navires sont surtout efficaces sur une mer calme et supportent mal les tempêtes.   

Déroulement  

Lorsque les navires romains sont construits, Junius Brutus Albinus en prend le commandement et conduit la flotte en direction du pays des Vénètes à l'été. Mais, sur la route, les Romains sont surpris par les Vénètes près de Saint-Gildas-de-Rhuys dans un espace maritime limité par Houat, Hoëdic, l’île Dumet, Sarzeau et l’entrée du golfe, dans la baie de Quiberon7. Au début, grâce à la supériorité de leurs navires, les Celtes ont l'avantage. Les projectiles tirés des navires romains ne peuvent atteindre les navires gaulois, beaucoup plus hauts, alors que les Gaulois peuvent attaquer facilement les Romains.

 

La Vengeance de César contre le sénat Vénètes     Plusieurs navires romains sont coulés. Ces derniers tentent alors de ruser et essaient, grâce à des faucilles fixées sur des perches de couper les cordages des navires ennemis. Ces faucilles emmanchées étaient depuis longtemps appelées corbeaux et avaient déjà été utilisées entre autres combats contre Carthage. Cette ruse permet de neutraliser quelques navires mais elle est insuffisante pour remporter la victoire. De plus, les Romains, qui n'ont pas envisagé de tactique globale pour la bataille, commencent à envisager la retraite lorsque tout à coup, le vent tombe et les navires celtes qui ne naviguent qu'à la voile se retrouvent immobilisés. Les Romains contre-attaquent et détruisent les navires vénètes un par un, très peu peuvent s'enfuir. La bataille dure « depuis la quatrième heure du jour environ jusqu’au coucher du soleil » selon César et s'achève par la destruction de la flotte gauloise

ConséquencesUne fois leur flotte détruite, les Celtes n'ont plus les moyens de lutter et se rendent, ce qui met fin à la guerre des Vénètes. César, vainqueur grâce à Decimus Junius Brutus, futur conjuré, fait alors exécuter tous les membres du Sénat vénète, le reste de la population est vendu à l'encan (esclavage). Les richesses de ces grands marchands alimentent le trésor de guerre qui lui serviront à conquérir Rome.De plus, le conquérant donne le territoire des Ambilatres (près de Nantes) aux Pictons pour avoir collaboré avec lui d'une façon déterminante. Comme en atteste la disparition des fours à sel au Ier siècle sur le territoire des Vénètes, il leur sera interdit de produire du sel, qui était l'une des sources de leur puissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Marseille fut une bataille navale qui opposa le 27 juin de 49 av. J-C.

la flotte romaine commandée par Decimus Junius Brutus Albinus, officier de Jules César durant la Guerre civile de César à celle de la faction opposée commandée par Pompée et de son alliée la flotte marseillaise.

La bataille fut la tentative des Marseillais de forcer le siège de la ville, effectif tant sur mer que sur terre.Le Siège de Marseille fut ordonné et organisé par César, après que la cité s’allia avec les ennemis de celui-ci et alors que des tractations se déroulaient entre les notables et César, lequel devait rejoindre le plus vite possible l'Espagne, sur demande de Lucius Domitius Ahenobarbus (consul en -54).Le siège organisé, César laissa le commandement des opérations terrestres à Gaius Trebonius et celles navales à Decimus Junius Brutus Albinus, auquel il avait ordonné de construire rapidement 12 navires de guerre. Les travaux préparatoires terminés, César poursuivit sa marche vers l’Espagne.

La bataille navale

reconstitution d'un modèle de birème romaine.

Les 12 navires construits près d’Arles se montrèrent peu rapides et difficilement manœuvrables à cause du bois vert utilisé pour leur construction. Decimo improvisa des équipages composés de soldats novices dans le combat naval. Néanmoins, il décida de faire le blocus naval en ancrant les navires près de l’île de Ratonneau, près de Marseille.

Le 12 juin, les Marseillais, forts de leur habitude marine et dotés de vaisseaux plus rapides et manœuvrables, décidèrent de forcer le blocus avec 17 navires.1

« Les Marseillais, suivant les conseils de Lucio Domizio, armèrent 17 navires de guerre, dont 11 avec couverture, y joignirent beaucoup de bateaux plus légers pour apeurer, par le nombre, notre flotte et enfin y embarquèrent une quantité d’acier ... La flotte ainsi armée s'avança pleine de confiance contre nos navires, lesquels, sous le commandement de Decimo Bruto, étaient ancrés près de l’îlot en face de Marseille. Bruto était de beaucoup inférieur en nombre de navires, mais dans l’équipage, César avait mis des hommes choisis, dans toutes les légions, pour leur grand courage ... »

Les stratégies furent dictées en fonction des positions de force. Alors que les Romains tentaient d’aborder les navires ennemis, avec des grappins ou des gaffes, pour avoir un combat normal au corps à corps, les Marseillais tentèrent de séparer les vaisseaux romains et de les rendre ingouvernables en tranchant les rames, puis de les bombarder par des nuées de flèches et de gaffes   La bataille fut féroce des deux côtés.

« Maintenant, à chaque soldat dépourvu d’arme de jet, la fureur en fournit une nouvelle : un lance une rame sur l’ennemi, un autre aux bras puissant un ornement de poupe ; les rameurs chassés, arrachèrent les bancs, rompirent le navire pour combattre... Nul toutefois ne produisit de plus grands massacres sur mer que le fouet de l’élément adverse. Éclate le feu, provoqué par des torches résineuses et avivées par le soufre qu’elles contiennent ; les carènes offrirent une proie facile et les incendies les dévorèrent, avec l’aide de la poix et de la cire liquéfiée. Les ondes n’arrêtèrent les flammes, et le feu devint sauvage sur les épaves des navires éparpillés sur l’étendue des eaux... »

« Nous ne pouvons passer sous silence même pas Acilio, lequel, ... se vit couper la main avec laquelle il s’était agrippé au navire ennemi, il s’agrippa avec la gauche à la poupe, et n’arrêta de combattre tant que le navire ne fut capturé et coulé. »

À la fin pourtant la victoire sourit aux Romains, qui maintinrent ainsi le blocus naval de la cité. Les Marseillais rentrèrent au port avec seulement 8 de leurs 17 navires, après que 3 furent coulés et 6 autres capturés par les Romains.  

Conséquences  La victoire et le maintien du blocus sur Marseille, fut très important pour César, qui de cette manière put approcher de l’Espagne en ayant ses arrières couverts. Pourtant, Marseille allait recevoir une aide des pompéiens, via la mer ; Lucio Nasidio, aux commandes de 17 navires, arrivait pour forcer le blocus des césariens. Cette tentative causa une seconde bataille navale, qui se déroula en face de Tauroento, (Saint-Cyr-sur-Mer ou la baie du Brusc, à Six-Fours-les-Plages), place-forte des Marseillais,.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Tauroentum ou de Tauroeis est livrée le 31 juillet 49 av.J-C.

entre la flotte romaine commandée par Decimus Junius Brutus, officier de Jules César durant la guerre civile, et une flotte composée de navires marseillais et navires romains sous le commandement de Lucius Nasidius de la faction des optimates.La bataille résulte d'une tentative des Marseillais de forcer le siège de la ville assuré tant depuis la mer que la terre.

Le siège de Marseille est ordonné et organisé par César, après que la cité est alliée avec les ennemis de celui-ci et alors que des tractations se déroulaient entre les notables et César, lequel devait rejoindre au plus vite l'Espagne, à la demande de Lucius Domitius Ahenobarbus (consul en -54).

Le siège organisé, César en laissa le commandement à Gaius Trebonius pour les opérations terrestres et à Decimus Junius Brutus pour les navales et auquel il avait ordonné de construire rapidement 12 navires de guerre ; Les travaux préparatoires terminés, César poursuivit sa marche vers l’Espagne.

Une première tentative de rupture du siège par les Marseillais est repoussée lors de la bataille de Marseille (49 av.J-C).

Une flotte de secours en provenance de Sicile et commandée par Lucius Nasidius, arrive à proximité de Marseille sans être repérée par les assiégeants. Nasidius réussit en revanche à prévenir Domitius et les notables de la cité de son arrivée et les incite à tenter de forcer à nouveau le barrage naval réalisé par la flotte de Decimus.

La bataille navale  La flotte de César compte 18 navires; 12 ont été construits sur son ordre à Arles, auxquels se rajoutent les 6 navires enlevés aux Marseillais durant la bataille de Marseille (49 av.J-C).1

« Vers ce lieu, fait route également Brutus, avec une flotte augmentée. En effet, aux navires construits par César à Arles, s’étaient joints les six pris aux Marseillais, qui les avait réparés et complètement réarmés les jours précédents.  »

Les Marseillais, dont les forces à la suite de la bataille du 27 juin sont réduites à 8 unités, construisent, en un mois environ, 9 nouveaux navires, retrouvant ainsi le nombre de navires qu’ils avaient à l’origine à leur disposition.

Nasidio commande lui aussi une flotte de 17 navires, ce qui portait le nombre de navires des opposants de César à 34 unités.

La bataille se déroula à Tauroentum (l'actuelle baie du Brusc, à Six-Fours-les-Plages), place-forte des Marseillais, où les flottes pompéienne et marseillaise se réunirent.

« Vers ce lieu, fait route aussi Brutus... Dans la bataille la valeur des Marseillais fut parfaite ... Parce que nos navires s’étaient peu à peu éloignés les uns des autres, l’ennemi avait de l’espace pour profiter de l’habileté de ses pilotes et de la rapidité des navires ; si une fois les nôtres, pris l’opportunité, lancèrent les mains de fer (grappins) et agrippèrent un navire, de partout accouraient les compagnons en danger. ... En même temps une forte quantité de projectiles, lancés de loin, s’abattaient à l’improviste des embarcations légères sur les nôtres ... causant beaucoup de blessures. Deux trirèmes, escorte du navire de Decimus Bruto, facilement reconnaissable par les bannières, s’étaient lancées contre eux. Mais Brutus prévoyant la manœuvre et fit accélérer son navire de façon à les protéger pour le moment. Les navires adverses, lancés l’un contre l’autre, se heurtèrent si fortement que deux en souffrir très gravement, même une des deux eut l’avant cassé et coula complètement. Les navires de la flotte de Brutus notèrent l'incident, assaillirent les navires endommagés et les coulèrent tous deux." »

Malgré la supériorité numérique et la valeur des Marseillais, les partisans de César remportèrent la victoire.Nasidius, vu la tournure prise par la bataille, préféra abandonner ses alliés et faire route vers l’Espagne pour porter aide aux pompéiens qui s’y trouvaient ; la flotte navale marseillaise fut presque entièrement détruite ou capturée, ils rentrèrent au port avec seulement 7 des 17 navires partis pour la bataille.

Conséquence  La victoire eut pour conséquence la fuite de Lucius Domitius Ahenobarbus (consul en -54) de la cité, lui aussi en direction de l’Espagne, mais plus important fut le maintien du blocus de Marseille, qui devait capituler quelques mois plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Rhodes est livrée en 42 av. J.-C.

pendant la guerre civile romaine qui suit l'assassinat de Jules César.

Déroulement Le meurtre de César en 44 av. J.-C. plongea le monde romain dans une guerre civile opposant les Tyrannicides et leurs partisans aux fidèles du vainqueur de la guerre des Gaules. Les Rhodiens et les Lyciens se rangèrent du côté d'Octave et de Marc Antoine contre Brutus et Cassius, assassins de César.

En 42, après avoir remporté la difficile bataille de Myndus sur la flotte rhodienne, Cassius Longinus se dirigea avec 80 navires romains vers Rhodes avec l'intention de soumettre la ville. La flotte rhodienne se porta à sa rencontre, mais complètement encerclée, elle se rendit après avoir perdu deux navires dans les combats. Nullement préparée à soutenir un siège, Rhodes capitula peu après.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nauloque, en latin Naulochus est un port de Sicile près du cap Pélore.

La Bataille de Nauloque est la victoire décisive que remporta en l'an 36 av. J.-C.

la flotte de Marcus Vipsanius Agrippa sur celle de Sextus Pompée.

Alors que la République romaine est partagée entre Marc-Antoine en Orient et Octave en Occident, Sextus Pompée, fils du Grand Pompée, contrôle la Sicile et la Sardaigne avec sa puissante flotte et met en danger le ravitaillement de l'Italie. Antoine prête une partie de sa flotte pour aider Octave mais elle ne lui sera jamais rendue. Agrippa entraîne ses marins à l'intérieur des terres sur des lacs puis affronte avec succès Sextus Pompée.

La bataille Devant le promontoire de Nauloque, Agrippa rencontre la flotte de Sextus. Chacune des deux flottes est composée de 300 bateaux, mais Agrippa a des unités plus lourdes, armées avec l'arpax (grappin d'abordage) et une évolution de corvus (ponton d'abordage). Agrippa utilise ses nouvelles armes à merveille, réussissant à bloquer les bateaux de Sextus Pompée. Agrippa remporte la bataille après un long et sanglant combat. Il ne perd que trois navires, alors que seuls 17 navires de Sextus Pompée réussissent à se sauver. 28 sont coulés et les autres sont brûlés ou capturés.

Conséquences Après sept années, la Sicile est finalement reprise à Sextus Pompée.Ce dernier atteint Messine, puis se dirige avec 7 navires vers Milet. C'est là qu'il est défait par Marc-Antoine en l'an 35 av. J.-C.Octave et Lépide ont défait la dernière résistance des pompéiens en Sicile. Plus tard, après une habile intrigue, Octave pourra dépouiller astucieusement Lépide de sa charge politique et militaire et deviendra le seul dirigeant de la partie occidentale de l'Empire romain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 bataille d'ACTIUMLe 2 septembre de l'an 31 av. J.-C.

pendant la guerre civile romaine qui suit l'assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l'île de Corfou. Elle met aux prises les forces d'Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle marque la fin de la guerre civile, et la victoire d'Octave (qui deviendra l'Empereur Auguste). Par son ampleur et ses conséquences, elle est généralement considérée par les historiens comme l'une des batailles navales les plus importantes de l'histoire.Les descriptions de la bataille sont assez imprécises, voire contradictoires et ont toutes été écrites pour célébrer le vainqueur.

Les forces en présence sont très nombreuses : les seules forces terrestres d'Antoine, selon Plutarque, comptaient « dix-neuf légions » (soit deux cents mille hommes, mais Plutarque a tendance à arrondir, et à compter chaque unité de troupes auxiliaires formée par un peuple allié comme une « légion »). En effet, des deux côtés, mais surtout du côté d'Antoine, participèrent des peuples alliés-clients des Romains (des Juifs, des Pontiques, des Maures, etc.) avec éventuellement leur roi à leur tête (Bocchus de Maurétanie y était, mais pas Hérode Ierle Grand). La flotte d'Octave (ou César Octavien), le neveu et fils adoptif de Jules César, commandée par Agrippa, forte d'environ trois cent cinquante navires relativement légers forme une ligne de bataille face aux trois cents (sans doute moins, certains auteurs antiques indiquant 170 ou 180 unités) vaisseaux lourds (entre 500 et 1 000 tonnes métriques) équipés de catapultes de Marc Antoine et navires égyptiens plus mobiles de Cléopâtre VII.

La chaleur, la malaria et la soif poussèrent les coalisés à forcer le blocus d'Octave et engager le combat. Mais, piégés par des vents défavorables (les navires antiques remontent mal au vent) ils ne parvinrent pas à grouper leur attaque et un grand nombre de navires furent incendiés. Selon Plutarque, 5 000 hommes furent tués, selon Orose, 12 000 auxquels s'ajoutèrent 6 000 blessés dont 1 000 ne survécurent pas. Cela étant, la victoire d'Actium, incontestable, ne fut pas aussi nette que la propagande octavienne chercha à le faire croire. Ainsi une grosse partie de la flotte d'Antoine se rendit après la bataille avec une hâte si suspecte que certains ont parlé de trahison de ses chefs (dont Caius Sosius).

Marc Antoine et Cléopâtre parvinrent à s'enfuir mais se suicideront un an plus tard. Cette bataille marqua la fin des troubles issus des guerres civiles qui avaient secoué Rome depuis -50, et permit à Octave, le futur Auguste, de s'imposer comme maître absolu de l'empire naissant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de la Falaise rouge, ou bataille de Chi Bi, (

chinois traditionnel : 赤壁之戰, simplifié : 赤壁之战, pinyin : chìbì zhī zhàn) est une célèbre bataille de l’époque des Trois Royaumes de la Chine, qui s’est déroulée au cours de l’hiver 208. Le site de la bataille se trouve à 36 kilomètres au nord-ouest de Puqi, sur la rive sud du Yangzi, en un lieu baptisé « passe de pierre », car, à cet endroit, le fleuve est bordé par une imposante falaise. C’est un lieu de mémoire pour les Chinois. La roche porte toujours les deux caractères chinois (1,5 mètre de hauteur sur 1 mètre de large), « mur » et chì « rouge », que Zhou Yu, le stratège et Maréchal du royaume de Wu, y a fait peindre après la bataille, pour célébrer la victoire.

La bataille de la Falaise rouge opposa les armées alliées des royaumes de Wu et de Shu, sous le commandement de Zhou Yu et de Zhuge Liang, à celle, bien supérieure en nombre, de Cao Cao, seigneur du Wei. Dès le début du IIIe siècle, la dynastie des Han, qui règne en Chine depuis quatre siècles (mais avec une interruption de 16 ans, divisant ainsi la dynastie en deux périodes, l'une occidentale, l'autre orientale), est en ruine. L'empereur Xian, qui règne depuis 189, n'a plus aucun contrôle sur les actions des différents seigneurs de la guerre qui contrôlent leurs territoires respectifs. Un des plus puissants seigneurs de guerre dans le nord de la Chine, Cao Cao, unifie en 207 le nord de la Chine et maintient son contrôle sur la totalité de la plaine du nord de la Chine. Il entreprend ensuite avec succès une campagne contre le peuple nomade Wuhuan dans l'hiver de la même année, assurant ainsi sa frontière nord. À son retour, en 208, il est proclamé chancelier impérial Han, une position qui lui accorde l'autorité absolue sur l'ensemble du gouvernement impérial1. Peu de temps après, à l'automne de 208, son armée entame une campagne vers le sud.

La rivière Yangtze, dans la province Jing (qui correspond à peu près aux provinces actuelles du Hubei et du Hunan), est la clé du succès de cette campagne et de la stratégie de Cao Cao. Si Cao Cao aspire à la réunification de l'empire Han brisé, il doit prendre le contrôle naval du Yangze et le commandement stratégique de la base navale de Jiangling, afin de posséder un moyen d'accès à la région du sud3. Deux seigneurs de la guerre contrôlent les régions du Yangtze qui sont essentielles à la réussite de Cao Cao : Liu Biao, gouverneur de la province de Jing, qui contrôle l'ouest de la rivière jusqu'à l'embouchure de la rivière Han, englobant les environs de la ville de Xiakou et tous les territoires au sud de cette région ; et Sun Quan, qui contrôle l'est la rivière Han et le sud-est du territoire adjacent4. Un troisième allié, Liu Bei, vit dans un refuge avec Liu Biao à la garnison de Fancheng (actuelle Xiangfan), ayant fui le nord de la province Jing après l'échec d'un complot visant à assassiner Cao Cao et restaurer le pouvoir de la dynastie impériale1.

Les premières étapes de la campagne sont un franc succès pour Cao Cao, puisque le commandement de la province Jing est considérablement affaibli et les armées de Jing épuisées par un conflit avec Sun Quan dans le sud4. Les factions ont le soutien de chacun des deux fils de Liu Biao, en lutte pour la succession. Le plus jeune fils a prévalu, et Liu Biao dépossède son fils aîné, Liu Qi, quitte à assumer de prendre le commandement de Jiangxia5. Liu Biao meurt de maladie quelques semaines plus tard, tandis que Cao Cao est promu dans le Nord et, dans ces circonstances, le plus jeune fils et successeur de Liu Biao, Liu Cong, se rend rapidement. Cao Cao s'empare ainsi d'une flotte importante et sécurise la base navale de Jiangling. Cela lui donne une base militaire et stratégique pour abriter ses navires.

Une fois Jing tombé, Liu Bei fuit rapidement au sud, accompagné d'une population de réfugiés civils et de soldats. Cet exode désorganisé est poursuivi par la cavalerie d'élite de Cao Cao, et se retrouve encerclé et battu lors de la décisive bataille de Changban (près de l'actuelle ville de Dangyang en Hubei). Cependant, Liu Bei s'échappe vers l'est et Xiakou, où il rencontre l'émissaire de Sun Quan, Lu Su. À ce stade historique, les points de vue divergent ; Lu Su aurait incité Liu Bei à se déplacer encore plus vers l'est, vers Fankou (樊口). Dans les deux cas, Liu Bei est plus tard rejoint par Liu Qi. Zhuge Liang, le principal conseiller de Liu Bei, est envoyé à Chaisang (柴桑) pour négocier la formation d'une alliance contre Cao Cao à l'état de wu.

Au moment où Zhuge Liang arrive, Cao Cao a déjà envoyé à Sun Quan une lettre se vantant du commandement de 800 000 hommes et exigeant la capitulation de Sun Quan. La faction dirigée par le savant chef de Sun Quan, Zhang Zhao, préconise la capitulation, en invoquant l'écrasant avantage numérique de Cao Cao. Toutefois, à différentes occasions, Lu Su, Zhuge Liang et le commandant en chef de Wu, Zhou Yu, présentent tous les arguments pour convaincre Sun Quan d'accepter l'alliance contre les armées du Nord. Sun Quan finalement décide de mener la guerre, découpe un coin de son bureau lors d'une assemblée et indiquant : « Toute personne qui ose encore argumenter en faveur de la capitulation sera traité de la même manière que ce bureau ». Il attribue ensuite à Zhou Yu, Cheng Pu, et Lu Su 30 000 hommes pour venir en aide à Liu Bei contre Cao Cao.

Bien que Cao Cao ait affirmé commander 800 000 hommes, les effectifs réels de Cao Cao estimés par Zhou Yu sont plus proche de 220 000 hommes. En outre, ce montant inclut 70 000 soldats fraîchement incorporées après la récente défaite de Liu Biao : la fidélité et le moral d'un grand nombre des forces de Cao Cao sont donc incertains. Avec les 20 000 soldats que Liu Bei a recueillis, l'alliance adverse est maintenant composée d'environ 50 000 marins qui ont été formés et préparés pour la bataille.

Déroulement de la bataille

La bataille de la Falaise Rouge s'est déroulée en trois étapes: une première escarmouche à la Falaise Rouge, suivie d'une retraite au champ de bataille de Wulin sur la rive nord-ouest du Yangtze, un engagement décisif de la marine, et la désastreuse retraite de Cao Cao le long de la route Huarong .

Les forces alliées de Sun et Liu naviguent de Xiakou ou Fankou jusqu'à la Falaise Rouge, où ils se heurtent à la force d'avant-garde de Cao Cao. Tourmentés par la maladie et un moral très bas, en raison de la série de marches forcées qu'ils ont entrepris sur la longue campagne du Sud, Cao Cao et ses hommes ne peuvent pas bénéficier d'un avantage dans la petite escarmouche qui s'ensuivit. Donc Cao Cao se retire dans le Wulin (au nord de la rivière Yangtze) et les alliés au sud3

Suite à un stratagème de Pang Tong, officier de Zhou Yu usurpant l'identité d'un soldat de Cao Cao, ce dernier amarre ses vaisseaux de la proue à la poupe afin de réduire le mal de mer ressenti par ses troupes, qui proviennent pour la plupart du Nord et donc ne sont pas habitués à vivre à bord de navires. Observant cela, le commandant de division Huang Gai envoie à Cao Cao une lettre feignant la capitulation et prépare un escadron8 de navires d'attaque appelés "mengchong doujian" (蒙冲斗舰). Les navires sont convertis en navires incendiaires en les remplissant de bottes d'embrasement, de roseaux secs, de gras et d'huile. Huang Gai approche avec l'escadron de capitulation du milieu de la rivière, les marins mettent feu aux navires incendiaires avant de prendre de petits bateaux. Les navires en feu, porté par le vent du sud, filent à grande vitesse vers la flotte de Cao Cao et y mettent le feu. En peu de temps, la fumée et des flammes s'étendent sur le ciel, et un grand nombre d'hommes et de chevaux, sont soit brûlés vifs soit noyés1. Voyant que le feu ardent des bateaux de Cao Cao fait rougir la falaise, on appela Chi bi (« falaise rouge »), le lieu de la victoire. Après le choc initial, Zhou Yu et les alliés mènent une légère force armée pour tirer parti de l'agression. Le nord de l'armée est désorganisé. Voyant que la situation est désespérée, Cao Cao lance un ordre général de retraite et détruit un certain nombre de ses navires restants avant de se retirer.

L'armée de Cao Cao tente alors une retraite sur la route de Huarong , comprenant un long périple dans les marais au nord du Lac Dongting. Mais les fortes pluies réduisent la voie d'une épaisse tourbière, rendant la route si traitresse que de nombreux soldats malades doivent porter des paquets d'herbe sur le dos et les utiliser pour remplir la route, afin de permettre aux cavaliers de traverser. Beaucoup de ces soldats se noient dans la boue ou meurent d'épuisement. Pour faire encore plus souffrir l'armée de Cao Cao, les alliés, dirigés par Zhou Yu et Liu Bei, leur donnent la chasse sur les terres et l'eau jusqu'à ce qu'ils atteignent Nan(南郡). Combinée avec la famine et la maladie, les forces restantes de Cao Cao sont décimées. Cao Cao se retire ensuite au nord dans la base de Ye, laissant Cao Ren et Xu Huang à la garde de Jiangling, Yue Jin en poste dans Xiangyang, et Man Chong à Dangyang.La contre-attaque alliée aurait pu vaincre entièrement Cao Cao et ses forces. Toutefois, la traversée du fleuve Yangtze sème le chaos lorsque les armées alliées convergent sur la rive et combattent un nombre limité de bateaux. Pour rétablir l'ordre, un détachement conduit par le général allié Gan Ning établit une tête de pont dans la ville de Yiling au nord, et seule la fervente arrière-garde de Cao Ren empêche une telle catastrophe  

Analyse

Une combinaison d'erreurs stratégiques de la part de Cao Cao et l'efficacité des ruses de Pang Tong et Huang Gai ont abouti à la victoire des Alliés lors de la bataille de la Falaise Rouge. Zhou Yu avait fait observer que les généraux et les soldats de Cao Cao étaient composés essentiellement de soldats de cavalerie et d'infanterie, et peu avaient une expérience dans la guerre navale. Cao Cao avait aussi peu de soutien parmi la population de la province de Jing, et n'a donc pas pu sécuriser sa base avancée d'opérations2. Malgré l'acuité stratégique habituelle de Cao Cao, qui a fait ses preuves lors des précédentes campagnes et batailles, dans ce cas, il a simplement supposé que la supériorité numérique suffirait à défaire la marine de Sun et Liu. La première erreur tactique de Cao Cao a été la conversion massive de son armée d'infanterie et de cavalerie dans un corps de marine : avec seulement quelques jours d'exercices avant la bataille, les troupes de Cao Cao ont été ravagées par la mer, la maladie et le manque d'expérience sur l'eau : de nombreux passagers ne savaient pas nager, de même que certains membres d'équipage, ce qui devenait critique en cas de naufrage. Les maladies tropicales, dont les habitants du Sud ont longtemps été à l'abri, ont également frappé les soldats du Nord avec les effets débilitants de la maladie qui a sévi dans le camp de Cao Cao. Bien que nombreux, les hommes de Cao Cao étaient déjà épuisés par l'environnement inhospitalier et la durée de la campagne du Sud. Zhuge Liang a fait observer : « Même une puissante flèche à la fin de son vol ne peut pas pénétrer dans un tissu de soie

Le manque de préparation et des erreurs non caractéristiques affichées par Cao Cao au cours de cette campagne de mai ont été en partie à cause de la mort récente de son stratège et conseiller Guo Jia. Cao Cao lui-même a commenté : « Si Guo Jia avait été avec nous, je n'aurais jamais eu de tels problèmes ». Un autre conseiller, Jia Xu, avait recommandé, après la cession de Liu Cong que les armées très sollicitées aient un peu de temps de repos et de reconstitution avant d'attaquer les armées de Sun Quan et Liu Bei, mais Cao Cao a ignoré ces conseils2. Les propres opinions de Cao Cao au sujet de son échec à la Falaise Rouge suggèrent que ses propres actions et son infortune sont responsables de la défaite, plutôt que les stratégies utilisées par son ennemi au cours de la bataille : « [...] c'est seulement à cause de la maladie que j'ai brûlé mes navires et battu en retraite. Il est hors de toute raison que Zhou Yu s'en octroie tout le crédit

Conséquences

À la fin de 209, le poste que Cao Cao a créé à Jiangling tombe aux mains de Zhou Yu. Les frontières de la terre sous le contrôle de Cao Cao reculent d'environ 160 kilomètres, dans la zone autour de Xiangyang Liu Bei, d'autre part, gagne un territoire en prenant en charge les quatre commanderies au sud de la rivière Yangtze. Les troupes de Sun Quan subissent beaucoup plus de victimes que Liu Bei dans le prolongement du conflit contre Cao Ren, suite à la bataille de la Falaise Rouge, et la mort de Zhou Yu en 210 entraîne un affaiblissement drastique la force de Sun Quan dans la province Jing5. Liu Bei occupe également la province de Jing que Cao Cao a récemment perdu. Le contrôle de Jing assure à Liu Bei pratiquement un accès illimité au passage vers Shu et aux importants cours d'eau vers Wu, ainsi que la domination de la rive sud de la rivière Yangtze.Jamais plus Cao Cao ne commandera une flotte aussi importante que celle qu'il avait à Jiangling, il n'aura plus non plus d'autre occasion de détruire ses rivaux du sud. La bataille de la Falaise rouge et la capture de la province de Jing par Liu Bei confirme la séparation du sud de la Chine du nord au cœur de la vallée du fleuve Jaune, et annonce également un axe d'hostilité entre le Nord et le Sud qui résonnera pendant plusieurs siècles dans l'histoire de la Chine

Tois lieux possibles de la bataille de la Falaise Rouge. Une quatrième possibilité est un lieu indéfini dans le conté de Jiayu, en aval (nord) de la ville de Chibi.

Le lieu précis du champ de bataille de la Falaise Rouge a longtemps été sujet à débats populaire et académique, mais n'a jamais été établi de manière définitive. Des débats érudits se sont poursuivis pendant au moins 1 350 ans, et un certain nombre d'arguments en faveur d'autres sites ont été mis en avant. Il existe des motifs de rejet, au moins certaines de ces propositions, mais quatre autres sites sont toujours préconisés. Selon Zhang Xiugui, un grand nombre de débats actuels proviennent du fait que le cours et la longueur de la rivière Yangtze entre Wuli et Wuhan a changé depuis les dynasties Sui et Tang. Le débat d'aujourd'hui est également compliqué par le fait que les noms de certains des principaux lieux ont changé au cours des siècles suivants. Par exemple, bien que l'actuelle ville de Huarong est située dans le Hunan, au sud du Yangtze, dans le IIIe siècle, la ville du même nom était située à l'est de Jiangling, bien plus au nord du fleuve Yangtze. En outre, un site candidat, Puqi (蒲圻), a été renommé "Chibi" (赤壁市) en 1998 dans une tentative de lier cette région à l'historique champ de bataille.

Les documents historiques indiquent que les forces de Cao Cao se sont retirées au nord à travers le Yangtze après le premier engagement de la Falaise Rouge, plaçant explicitement le site du combat sur la rive sud du Yangtze. Pour cette raison, un certain nombre de sites sur la rive nord ont été écartés par les historiens et les géographes. Les documents historiques établissent également des limites à l'est et à l'ouest d'un tronçon du Yangtze qui englobe tous les sites possibles du champ de bataille. Les forces alliées venaient en amont de Fankou ou Xiakou. Comme le Yangtze coule vers l'est en direction de l'océan (avec les méandres vers le nord-est et le sud-est), la Falaise Rouge doit être à l'ouest de Fankou, qui est plus loin en aval. La frontière occidentale est aussi évidente, puisque l'avancée de Cao Cao vers l'est vers Jiangling passe par Baqiu (l'actuelle ville de Yueyang dans la province de Hunan) sur la rive du Lac Dongting. La bataille doit donc avoir été en aval (nord), de ce lieuUn candidat populaire du site de la bataille est la colline Chibi à Huangzhou, parfois appelé "les falaises rouges de Su Dongpo" ou les "Falaises Rouges littéraires" (文赤壁). Le soutien pour cette hypothèse découle en grande partie en raison du fameux poème du XIe siècle Première Rhapsodie sur les falaises rouges, qui assimile la colline de Huangzhou à l'emplacement du champ de bataille. Le nom de cette falaise en pinyin romanisé est "Chibi", le même pinyin que pour les Falaises Rouges. Toutefois, les caractères chinois sont complètement différents (赤鼻) de même que leur signification ("Colline au Nez Rouge"). Ce site est aussi sur la rive nord du Yangtze, et est directement en face de Fankou plutôt qu'en amont. En outre, si les forces alliées de Sun et Liu partirent de Xiakou plutôt que de Fankou, comme la plus ancienne des sources historiques le suggèrent6, alors la colline de Huangzhou auraient été en aval du point de départ, une possibilité qui ne peut être conciliée avec les sources historiques. Puqi, désormais appelée Chibi, est peut-être la candidate la plus sérieuse. À la différence des falaises rouges de Su Dongpo, le site est également référencé comme les "falaises rouges militaires" (武赤壁). Il est situé directement en face de Wulin. Cet argument est le premier à être proposé à l'époque de la dynastie Tang. Il existe également des caractères gravés dans la falaise (voir image en haut de la page) qui suggèrent qu'il s'agit bien du lieu de la bataille. L'origine des gravures a été datée entre les dynasties Tang et Song, soit vieilles de 1 000 ans.

Certaines sources mentionnent la rive sud du Yangtze dans le comté de Jiayu (嘉鱼县) dans la préfecture de Xianning dans la province de Hubei comme lieu possible. Cela place le champ de bataille en aval de Puqi (Chibi), un point de vue qui est soutenu par des chercheurs sur l'histoire de la Chine comme Rafe de Crespigny, Wang Li et Zhu Dongrun, suivant le point de vue du document historique datant de la dynastie Qing, Shui Jing ZhuUn autre candidat est Wuhan, au confluent du fleuve Yangzi Jiang avec son affluent le Han. Il se trouve à l'est à la fois de Wulin (La ville de Chibi est de l'autre côté du fleuve) et de Jiayu. Cette métropole a été constituée en regroupant trois villes. Il existe une croyance locale à Wuhan selon laquelle la bataille a été menée à la jonction des rivières, au sud-ouest de l'ancienne ville de Wuchang, qui fait maintenant partie de Wuhan5. Zhang Xiugui affirme que le champ de bataille de Chibi faisait partie d'une série de collines de Wuchang qui ont été formées dans les années 1930, de sorte que leur pierre pourrait être utilisée comme matière première Citant plusieurs études historiques et géographiques, Zhang Xiugui indique que les documents historiques les plus anciens placent le champ de bataille à Wuchang12. Le livre du 5e siècle de Sheng Honzhi, Jingzhou ji, situe le champ de bataille à une distance de 160 li (environ 80 km) en aval de Wulin, mais depuis les méandres de Paizhou et Luxikou ont augmenté la longueur de la rivière Yangtze entre Wuli et Wuchang de 100 lis (environ 50 km) durant les dynasties Sui et Tang12. Des études plus récents ne considèrent plus Wuchang comme un site possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Xiakou (ou Miankou) prit part au printemps de l'an 208

durant la dynastie Han en Chine antique. Plus précisément à Xiakou (aujourd'hui Wuhan, Hubei), dans l'ancien district de Jiangxia, à l'est de la province de Jing.Les deux forces qui s'opposèrent furent celle du seigneur de guerre Sun Quan à l'attaque et celle de Huang Zu, grand administrateur de Jiangxia et lieutenant de Liu Biao, à la défense.En l'an 191, Sun Jian, patriarche de la famille Sun et grand administrateur du district de Changsha, se fait tuer au combat lors d'une attaque contre les forces de Huang Zu, dans un conflit l'opposant à Liu Biao. Ses fils Sun Ce et Sun Quan songent alors à venger sa mort. Sun Ce, qui succède à son père, réussit à mettre sous son emprise de nombreux districts du sud-est de la Chine, notamment par sa conquête du Jiangdong en l'an 195. Sun Ce étend peu à peu son territoire vers l'ouest en longeant le Yangzi et repousse Huang Zu, qu'il défait à Shaxian en l'an 200.

Utilisant le prétexte de la vengeance, Sun Quan, qui succède à son frère aîné, poursuit ses offensives contre Huang Zu vers l'ouest dans les années qui suivent, sans toutefois pouvoir éliminer son ennemi juré. Huang Zu, de son côté, établit son quartier général à Xiakou, situé à la jonction du Yangzi et de la rivière Han.

Dénouement   En l'an 208, Sun Quan lance une offensive contre Xiakou où son commandant Zhou Yu est assigné à l'avant-garde des troupes. L'enjeu de la bataille est de taille car il s'agit d'un point stratégique pour le contrôle du bassin centre du Yangzi.

Huang Zu déploie deux bateaux recouverts de peaux de bœufs en face de Xiakou afin de défendre l'accès au canal et ancre ceux-ci avec l'aide de deux grandes cordes de cuir reliées à des pierres. Sur ces embarcations sont postés près de mille hommes équipés d'arbalètes tirant l'ennemi. Les flèches tombent comme la pluie et maintiennent l'armée de Sun Quan à distance.

Dong Xi et Ling Tong, tous deux placés à l'avant-garde sous la bannière de Sun Quan, dirigent chacun une mince force comptant une centaine de volontaires munis d'armures doubles. Montés à bord d'une grande barge, ils chargent les bateaux de couverture et Dong Xi coupe les cordes à laquelle sont reliées les ancres. Conséquemment, les bateaux sont emportés en aval et l'armée de Sun Quan peut enfin avancer pour mener l'attaque.

Du côté de la défense, Huang Zu ordonne à Chen Jiu de mener sa flotte au combat, mais ce dernier tombe rapidement sous la lame de Lu Meng, un commandant ennemi. Peu après, les troupes de Sun Quan affluent par la terre et l'eau et s'abattent sur la forteresse en toute puissance. Dans la mêlée, Huang Zu tente de fuir, mais est poursuivi et tué.

Xiakou tombe alors sous l'emprise de Sun Quan alors que plusieurs dizaines de milliers d'hommes et de femmes sont pris captifs.

ConséquencesBien que Sun Quan ne put contenir ses positions aussi loin à l'ouest que Xiakou, l'élimination de son rival Huang Zu lui permit toutefois de contrôler plus de 800 kilomètres le long du Yangzi. De son côté, Liu Biao, qui ne donna pas un grand support à son lieutenant, ne perçut pas cette défaite comme une menace pour le contrôle de la province de Jing puisqu'elle eut peu d'incidence sur sa ligne de communication avec les districts du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de l'Hellespont est un affrontement naval qui s'est tenu en 324

entre les flottes de Constantin et Licinius, dans l'Hellespont. La flotte de Constantin est dirigée par son fils Crispus tandis que celle de Licinius est sous le commandement de son amiral, Abantus (ou Amandus). Malgré son infériorité numérique, Crispus remporte une large victoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Sena Gallica est une bataille qui se déroula durant l'automne 551

dans la mer Adriatique entre les flottes byzantine et ostrogothe, pendant la guerre des Goths. Elle marque la fin de la prétention des Ostrogoths à contester la suprématie navale byzantine, ainsi que le début de la reconquête de l'Italie par les Byzantins. C'est également la dernière grande bataille livrée en mer Méditerranée jusqu'à la bataille de Phoenix de Lycie en 655 Les premières années de la guerre des Goths ont vu une série de succès de la modeste force d'invasion des Byzantins en Italie dirigée par Bélisaire, qui ont conduit à la prise de Ravenne et à la restauration de la domination impériale sur la péninsule en 540. L'empereur Justinien a ensuite rappelé Bélisaire et les autres commandants byzantins ont peu après commencé à se quereller alors que les Ostrogoths rassemblaient leurs forces. Sous le commandement de leur charismatique nouveau roi, Totila, ils ont renversé la situation et même le retour de Bélisaire n'a pu endiguer cette vague de victoires des Ostrogoths. En 550, il ne reste plus aux Byzantins qu'une poignée de forteresses côtières et Totila envahit même la Sicile, base stratégique des Byzantins2. Voulant priver les Byzantins d'un accès aisé à l'Italie et de la capacité de faire débarquer des troupes fraîches, Totila crée une marine de guerre de 400 navires pour renverser leur domination navale. Dans le même temps, Justinien prépare une nouvelle force d'invasion, dirigée par Narsès, pour tenter de reconquérir l'Italie   Totila, conscient de la menace, est déterminé à barrer à ses ennemis l'accès à leurs bases les plus importantes sur le sol italien, particulièrement Crotone et Ancône. Il se retire de Sicile et, pendant que son armée fait le siège d'Ancône avec l'aide de 47 navires opérant un blocus maritime, il envoie le reste de sa flotte, environ 300 navires, mener des raids sur les côtes d'Épire et les Îles Ioniennes. Ancône est alors proche de tomber et le général Valérien, commandant de Ravenne, donne l'ordre à Jean, général très expérimenté stationné à Salona en Dalmatie, d'envoyer des renforts à la ville. Jean met aussitôt sur pied une flotte de 38 navires avec des équipages de vétérans et est bientôt rejoint par une flotte de 12 navires commandée par Valérien en personne. Tous ces navires mettent à la voile sur Sena Gallica, à environ 27 kilomètres au nord d'Ancône    

Bataille et conséquences  Les deux flottes étant à peu près égales en nombre, les deux commandants ostrogoths, Indulf et Gibal, sont résolus à affronter les Byzantins immédiatement et partent à leur rencontre. À la différence de ceux de l'Antiquité classique, les navires du VIe siècle ne sont pas équipés d'éperons et le combat naval est alors une affaire d'échanges de flèches et autres projectiles et d'abordages. Dans cette forme de combat, l'expérience et la capacité à se maintenir en formation sont primordiales, et les équipages byzantins prennent vite l'avantage sur les Ostrogoths inexpérimentés. Très vite, alors que le combat fait rage, plusieurs navires ostrogoths sont séparés des autres et sont facilement coulés, alors que d'autres naviguent trop près les uns des autres et sont par conséquent incapables de manœuvrer. La flotte ostrogothe se désintègre, 36 navires sont perdus et Gibal est capturé, alors que les navires qui restent fuient en direction d'Ancône. Arrivé près du campement de l'armée ostrogothe, Indulf fait échouer ses navires sur la plage et y fait mettre le feu Cette défaite écrasante détruit le moral de l'armée ostrogothe, qui abandonne le siège et se replie. Peu après suit une série de triomphes de l'armée byzantine de Narsès et la bataille de Sena Gallica marque le tournant de la guerre en faveur des Byzantins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Phœnix de Lycie (en arabe : معركة ذات الصواري ce qui romanisé donne Dhat Al-Sawari) ou la bataille des Mâts qui se déroule en 655

est un engagement naval décisif entre les Arabes conduits par Abd Allâh ibn Saad ibn Sarh et la flotte byzantine placée sous le commandement personnel de l'empereur Constant II.Durant les années 650, le califat arabe achève l'invasion de l'Empire sassanide et continue son expansion victorieuse au sein de l'Empire romain d'Orient. En 645, Abdullah bin Sa'ad bien Abi'l Sarh est fait gouverneur de l'Égypte par son frère de lait, le calife Uthman ibn Affan qui remplace ainsi le gouverneur semi-indépendant Amru ben al-As qui n'envoie pas un tribut suffisant. Uthman permet à Muʿāwiya} de lancer un raid sur Chypre en 649 et le succès de cette campagne prépare le terrain pour le lancement d'activités navales par le gouverneur de l'Égypte. Abdullah bin Saad construit ainsi une marine puissance et démontre ses capacités en tant que commandant d'une marine. Durant son existence, la marine musulmane remporte de nombreuses batailles navales dont celle qui repousse la contre-attaque byzantine sur Alexandrie en 646.En 655, Muʿāwiya entreprend une expédition en Cappadoce avec sa flotte sous le commandement d'Abdullah bin Saad. Elle avance le long des côtes sud de l'Anatolie. Il semble que l'empereur Constant considère la flotte comme le danger le plus important de cette invasion, c'est pourquoi il décide d'aller à sa rencontre avec une importante flotte.

La bataille  Les deux marines se rencontrent près des côtes du mont Phœnix en Lycie près du port de Phœnicus (aujourd'hui Finike). Selon le chroniqueur du IXe siècle Théophane le Confesseur, alors que l'empereur se prépare pour la bataille, la nuit précédente, il rêve qu'il se trouve à Thessalonique. Il relate son rêve à un interpréteur de rêve qui lui dit que la victoire penche pour les ennemis de l'empereur Finalement, la bataille est une victoire pour les Arabes bien que les pertes soient élevées des deux côtés. Constant réussit de justesse à fuir vers Constantinople. Selon Théophane, il réussit à prendre la fuite en échangeant son uniforme avec celui de l'un de ses officiers

Conséquences Bien que la flotte arabe se replie à la suite de cette victoire, la bataille de Phœnix de Lycie est une étape importante dans l'histoire de la Méditerranée byzantine et arabe. En effet elle établit la supériorité des arabes sur la mer aussi bien que sur terre. Au cours des quatre prochains siècles, la Méditerranée devient le théâtre des affrontements entre arabes et Byzantins. Cependant, à la suite de ce désastre, les Byzantins bénéficient d'un répit dû à l'éclatement d'une guerre civile au sein de l'Empire arabe. Cela donne le temps à Constant de réorganiser les défenses byzantines, surtout en Méditerranée occidentale et au sein de l'exarchat de Carthage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier siège de Constantinople par les Arabes entre 674 et 678

est une bataille majeure des guerres arabo-byzantines et le premier point culminant de la stratégie expansionniste du califat omeyyade contre l'Empire byzantin. Muʿāwiya Ier, dirigeant l'empire musulman depuis 661 à l'issue d'une guerre civile, lance une offensive contre les Byzantins qu'il espère vaincre définitivement en prenant leur capitale, Constantinople.

Le chroniqueur byzantin Théophane le Confesseur rapporte que l'attaque arabe est méthodique : en 672 et 673, les flottes musulmanes sécurisent les bases d'Asie mineure puis mettent en place un blocus plus ou moins hermétique autour de Constantinople. Se servant de la péninsule de Cyzique près de la capitale byzantine comme base hivernale, elles attaquent chaque printemps les fortifications de la ville. Finalement, les Byzantins, dirigés par Constantin IV, parviennent à détruire la marine arabe grâce à l'utilisation d'une nouvelle arme secrète : le feu grégeois, une forme de liquide incendiaire. De plus, ils parviennent à vaincre l'armée des Arabes en Asie Mineure, ce qui contraint ces derniers à lever le siège. La victoire byzantine est d'une importance cruciale pour la survie de l'Empire byzantin, la menace arabe s'éloignant pendant quelques années. Un traité de paix est signé peu après et le déclenchement d'une nouvelle guerre civile parmi les Musulmans permet même aux Byzantins de reprendre, pendant quelque temps, l'ascendant sur le califat.

Le siège laisse plusieurs traces dans les légendes du monde musulman naissant, bien qu'il se mêle aux récits d'une autre expédition menée contre la ville quelques années auparavant par le futur calife Yazid Ier. En conséquence, la véracité du récit de Théophane est mise en doute par plusieurs universitaires contemporains, qui lui préfèrent des sources arabes et syriaques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Hakusukinoe (白村江の戦い, Hakusukinoe no tatakai) ou bataille de Baekgang

est une bataille navale qui se déroula en 663 à l'embouchure de la rivière Paekchon-Gang, en Corée entre le royaume coréen de Silla allié aux Tang chinois d'une part, et le royaume coréen de Baekje allié au Yamato japonais d'autre part. Elle se termina par une écrasante victoire Silla et chinoise.

Au VIIe siècle, la Corée est divisée en trois royaumes : le Royaume de Koguryo au nord de la péninsule, s'étend jusqu'en Mandchourie ; le Royaume de Silla au sud-est ; et le Royaume de Baekje au sud-ouest. Ces trois royaumes sont rivaux et les guerres sont fréquentes, bien que la puissance de Koguryo et son alliance avec le Céleste Empire de Chine lui accorde une quasi immunité. Il n'en est cependant pas de même avec les petits royaumes de Silla et Baekje, en guerre quasi-constante à l'avantage de personne.

En 660, le Royaume de Silla s'allie à la Chine de la dynastie Tang. En infériorité numérique écrasante, les forces du Baekje sont balayées en quelques semaines et forcées de se réfugier dans diverses places fortes. Officiellement, le Royaume coréen de Baekje cesse d'exister. Officieusement son armée existe encore et résiste de 660 à 664, retranchée dans Churyu, et forme un gouvernement qui se cherche désespérément un allié puissant. Il le trouve dans le clan Yamato, seul maître des îles japonaises depuis le Ve siècle. Celui-ci y voit une occasion de poser le pied sur le continent et assemble une grande flotte pour transporter son armée. En 661, l'armée conduite par l'impératrice Kōgyoku était prête à quitter le Kyūshū pour la Corée quand l'impératrice mourut. Son successeur, l'empereur Tenji, envoya finalement l'armée en 663.

Prélude à la bataille. Début août 663, la flotte japonaise, forte de 800 navires (dont beaucoup de transport il est vrai) est en vue des côtes orientales de la Corée. Elle est repérée par les forces du Silla dont la maigre flotte refuse le combat. Prévenus, les Chinois rassemblent leur flotte, qui ne compte que 170 navires.

Mi-août 663, la flotte japonaise dépasse le détroit de Jeju avec l'intention de remonter le fleuve Geum (grand fleuve du sud-ouest de la Corée) pour débarquer leurs troupes le plus près possible de Churyu. Mais les Chinois ont anticipé ce mouvement et ont formé entretemps une ligne compacte de navires qui barre le fleuve d'une rive à l'autre, à une cinquantaine de kilomètres à l'intérieur des terres.

La bataille  Le 27 août 663, après de nombreuses discussions, les commandants Japonais lancent l'assaut. Mais l'étroitesse (relative) du fleuve annule leur imposant avantage numérique et les Chinois se montrent suffisamment disciplinés pour réussir à maintenir leur ligne. L'assaut est repoussé.Le même jour, plusieurs autres assauts sont lancés et repoussés, il en va de même pour celui tenté de nuit et ceux lancés le lendemain.

Le 28 août, devant les pertes japonaises déjà importantes et l'état de fatigue et de démoralisation visible de l'ennemi, les Chinois passent soudain à la contre-offensive dans l'après-midi. Les japonais, surpris, n'ont pas le temps de manœuvrer. Ils sont débordés et ceux qui ne trouvent pas leur salut dans la fuite sont encerclés et taillés en pièces par les Chinois.

conséquences Cette écrasante victoire chinoise met un terme aux visées continentales japonaises pour plus de neuf cents ans, jusqu'à la guerre Imjin (1592-1598), et scelle le destin du Baekje, qui disparaît en tant qu'État indépendant. L'armée assiégée dans Churyu est contrainte par la faim à la reddition l'année suivante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Hafrsfjord est une bataille navale livrée dans le Hafrsfjord, en Norvège, probablement en 872.

Elle opposa les partisans du roi Harald Belle Chevelure (Haraldr hárfagri) à ses adversaires du sud, et aurait eu pour conséquence l'unification de la Norvège en un seul royaume, dont il occupa le trône sous le nom de Harald Ier.La bataille est décrite dans les sagas Torbjørn Hornklove de Hornklofi et Heimskringla de Snorri Sturluson. Le monument « Les épées sur les rochers », édifié pour commémorer cette bataille, a été inauguré par le roi Olav V en 1983, lors du 1111e anniversaire de la bataille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Hjörungavágr (Hjørungavåg en norvégien moderne) ou du détroit de Hjörung est un affrontement naval

Semi-légendaire qui aurait eu lieu à la fin du Xe siècle et qui aurait opposé les Jarls de Lade aux envahisseurs danois menés par les Jomsvikings. La bataille est décrite dans les sagas des rois norvégiens telles que la Heimskringla, la Jómsvíkinga ou la Gesta Danorum de Saxo Grammaticus. Quoique ces textes soient souvent fabuleux les historiens s'accordent sur le fait qu'ils reposent sur des faits réels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Svolder, ou bataille de Swold, est une bataille navale qui s'est déroulée en l'an 999 ou 1000

dans la mer Baltique, opposant le roi de Norvège Olaf Tryggvason à une alliance de ses ennemis. Les enjeux de la bataille concernent le processus d'unification de la Norvège en un État unique, la volonté de longue date des Danois de contrôler le pays et la diffusion du christianisme en Scandinavie.L'emplacement de la bataille n'est pas clairement établi, notamment du fait de la profonde modification des côtes de la Baltique au cours des siècles ; les historiens la situent généralement soit dans l'Øresund, soit près de l'île de Rügen.  En expédition sur les côtes sud de la Baltique, Olaf, le roi de Norvège, tombe dans une embuscade tendue par une alliance composée du roi de Danemark Sven à la Barbe Fourchue, du roi de Suède Olof Skötkonung et du Norvégien Éric Håkonsson, jarl de Lade. Pris par surprise, Olaf doit affronter une force largement supérieure d'au moins 70 navires avec seulement 11 navires. Arrimés les uns aux autres en une formation défensive, ses navires sont capturés l'un après l'autre jusqu'à la prise de son navire amiral, le Grand Serpent (Ormen Lange en vieux norrois), par le jarl Éric. Olaf se jette alors à la mer, mettant fin aux combats. Après la bataille, la Norvège est confiée à la gestion des jarls de Lade, en tant que fief des rois de Danemark et de Suède.

Les écrits les plus détaillés sur l'événement, les sagas royales, sont rédigés environ deux siècles après son déroulement. Historiquement peu fiables, elles offrent un récit littéraire détaillé de la bataille et des événements qui l'ont entraînée. Les sagas attribuent les causes de la bataille à la proposition malheureuse de mariage d'Olaf Tryggvason à Sigrid Storråda et à son mariage problématique avec Tyra, la sœur de Sven de Danemark. Au début de la bataille, Olaf est mis en scène injuriant les flottes danoises et suédoises à coup de bravades et d'insultes ethniques, tandis qu'il reconnaît qu'Éric Håkonsson et ses hommes sont dangereux, étant Norvégiens comme lui. L'épisode le plus connu de la bataille est le bris de l'arc d'Einarr Þambarskelfir qui annonce la défaite d'Olaf.Dans les siècles qui suivent, la description de la bataille faite par les sagas, notamment par la Heimskringla de Snorri Sturluson, inspire de nombreuses œuvres littéraires. Magnifié par ces récits, le roi Olaf devient un personnage mythique de la littérature nordique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Nesjar a été livrée le 3 avril 1015 ou 1016, au large des côtes de Norvège.

On ignore sa localisation exacte, on sait seulement qu'elle s'est déroulée quelque part près du Langesundfjorden d'aujourd'hui. Elle a opposé les partisans d'Olaf Haraldsson (le futur saint Olaf) à ceux de Svein Håkonsson, jarl de Lade, vassal de la Suède.

À la suite de la défaite d'Olaf Tryggvason à la bataille de Svolder, la Norvège a été partagée, entre la Suède et le Danemark, ce dernier confiant le gouvernement des terres lui revenant au jarl de Lade Eirik. Celui-ci décida cependant de rejoindre son beau-frère Knut le Grand dans son expédition vers l'Angleterre, et avec son départ, l'influence danoise se délita et le pouvoir fut revendiqué par un prétendant au trône de Norvège, Olaf Haraldsson, issu du lignage de Harald Ier de Norvège.Svein Håkonsson, qui gouvernait la partie suédoise de la Norvège apprit qu'Olaf ralliait des partisans sur son territoire. Il décida de mettre un terme à ses activités et réunit ses forces que rejoignirent plusieurs chefs de clans norvégiens, parmi lesquels se comptait le puissant Erling Skjalgsson.

De son côté, Olaf avait terminé de mobiliser ses troupes et il embarqua avec son armée pour affronter Svein. Les deux flottes se rencontrèrent au large de Telemark. Il y a très peu de récits sur ce qui s'est passé : on sait seulement que la bataille fut âprement disputée, que les pertes furent lourdes et que les deux chefs lui survécurent. Son résultat fut une défaite pour Svein Håkonsson qui se réfugia en Suède.  La voie semblait ouverte pour la réunification du royaume de Norvège au profit d'Olav. Cependant, la tâche resterait difficile car il lui faudra composer avec d'anciens ennemis tels que Erling Skjalgsson, avec lequel d'ailleurs les relations resteront conflictuelles et qu'il finira par combattre. Ce turbulent vassal sera tué à la bataille de Boknafjorden en 1028, mais ses partisans le vengeront deux ans plus tard, à la bataille de Stiklestad, lors de laquelle Olaf sera à son tour tué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de l'Helgea a été livrée en 1026

et a opposé la flotte danoise d'une part à celle de la Suède et de la Norvège, dans l'estuaire de la rivière Helgea. La localisation de cette dernière est incertaine et l'on hésite aujourd'hui entre l'Helgea d'Uppland ou celle de Scanie.

La bataille est décrite par Saxo Grammaticus dans sa Gesta Danorum et dans la Saga de Saint Olaf de Snorri Sturluson.

La flotte suédo-norvégienne, commandée par les rois Anund Jacob et Olaf le Fort, attendaient dans la rivière les forces de Knut Ierle Grand, commandées par le Jarl Ulf, et avaient fait édifier un barrage de tourbe et de troncs. La flotte de Knut, dont le propre navire mesurait, selon les auteurs de l'époque, près de 80 mètres de long, était impressionnante et lorsque les rois de Suède et de Norvège firent libérer les eaux à son apparition, le déluge qui s'ensuivit ne détruisit pas assez de vaisseaux pour empêcher leur adversaire de gagner la bataille avec ceux qui lui restaient. Quelque temps après sa victoire, Knut devint roi de Norvège (1028).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Nordnes f

ut un combat naval entre Magnus V de Norvège et le prétendant au trône, Sverre Sigurdsson. Elle se déroula dans le port de Bergen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Fimreite est une bataille navale livrée le 15 juin 1184,

à Fimreite en Norvège. Elle opposa le roi de Norvège Magnus V à son compétiteur, Sverre Sigurdsson. Ce dernier remporta la bataille, lors de laquelle périt Magnus.À la fin de l'année 1183, le Sogn est assommé de taxes par Sverre Sigurdsson. Les habitants, menés par le fermier Arntor, exaspérés de voir les représentants du roi vivre de bon vin et de mets raffinés, les assassinent À la suite de cela Sverre décide de brûler tout le village de Sogndal et de punir les coupablesAvec l'aide du roi Knut VI de Danemark, Magnus V de Norvège revient en Norvège avec une flotte de 24 ou 26 bateaux et 3 000 hommes. Quand il apprend les projets de Sverre il se met en route pour défendre Sogndal et sa légitimité en tant que seul et unique souverain consacré de Norvège. Le 15 juin 1184 dans l'après-midi la flotte de Magnus s'engage dans le fjord de Sogndal, petite branche du Sognefjord. Sverre a 10 navires et 1 000 hommes de moins! Les deux flottes se font face dans une sorte de goulot formé par deux caps: Nornes, et Fimreite.

Il faut savoir que traditionnellement, les batailles navales entre vikings ne consistaient pas à éventrer l'adversaire avec son propre bateau, les lengskips n'étant pas équipés d'éperons comme sur les trirèmes. Il existait deux techniques de combat principales:

  • ouvrir une voie d'eau chez l'adversaire en lançant une ancre ou en frappant directement à la hache.
  • l'abordage puis la curée, qui reste la principale technique, les bateaux ne servant pas d'arme à part entière.

Dans la plus pure tradition viking, Magnus V attache ses bateaux ensemble, abât les voiles et fait souquer des marins à l'avant des navires pendant que les autres se préparent donc à l'abordage. Au contraire, tel un Horatio Nelson avant l'heure, Sverre Sigurdsson décide de passer outre la tradition et les règles de la guerre. Il fait foncer individuellement ou par petits groupes ses navires sur les extrémités de la ligne de langskips de Magnus. Surpris et encerclés les marins sautent donc d'un bateau à l'autre, les bateaux surchargés coulent et entraînent à leur tour les bateaux situés au milieu. La plupart, épuisés et blessés, se noyèrent alors que la terre ferme était toute proche. Il est probable que Magnus lui-même se noya.

Dans la soirée, l'armée de Sverre débarqua et mit à sac les fermes environnantes, les églises, et massacra de nombreux civils.La légende dit que le roi Sverre ne brûla pas Kvåle, la ferme du héros Arntor, mais fit tailler en son bois son nouveau trône. Le fermier quant à lui est au nombre des 2 160 tués, avec de nombreux aristocrates vassaux de Magnus : Harald Ingesson Magnus Mangi Orm Kongbroder et son fils Ivar Steig, Asbjörn Jonsson, Rognvald fils de Jon Hallkesson, Pal Smattauga, Londin de Mannvik, Olad Gunnvallson, Eindridi fils de Jon Kitiza, Ivar Elda, Vilhialm de Tourga, Andres Eriksson...

Après la bataille, le corps de Magnus fut rapatrié à Bergen est enterré dans l'église du Christ, durant une cérémonie où comble de l'hypocrisie Sverre vanta ses talents et son personnage.De nos jours, une pierre levée commémore les 800 ans de la bataille. Elle a été inaugurée par le roi de Norvège en 1984.Coordonnées du lieu de la bataille: 61° 9′ 20.18″ N 6° 58′ 50.13″ E

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Bach Đang est une bataille navale qui opposa la Chine et le Vietnam en 939

. Le Vietnam remporta cette bataille qui mit fin à 10 siècles d'occupation du Vietnam par la Chine.

Occupé par la Chine depuis 111 avant J.C., le Tonkin ne constitua plus pendant près de dix siècles que l'une des provinces (appelée Chiao-chi ou Jiaozhi) de son puissant voisin. Vers l'année 902, l'empire Tang s'effondra et s'émietta en plusieurs royaumes. Les Vietnamiens saisirent leur chance et chassèrent le gouverneur chinois tandis qu'un notable, Dương Đình Nghệ, prenait en mains les rênes du pays sans contester toutefois la suzeraineté de la Chine. Celle-ci accepta de facto une situation d'autonomie qui dura jusqu'en 931, époque à laquelle le gouverneur de Canton, Liu Kung, qui avait fondé le royaume indépendant des Han du Sud, décida de mettre fin aux désirs d'émancipation vietnamiennes. Cependant, il se heurta à la résistance victorieuse de Dương Đình Nghệ et dut renoncer à son entreprise. En 937, Dương Đình Nghệ mourut, assassiné par son général Kiều Công Tiễn. Son redoutable ennemi disparu, Liu Kung estima que le moment d'une nouvelle tentative d'asservissement du Viet Nam était venu.

La bataille navale du Bach ĐangLes Han du Sud pénétrèrent au Việt Nam en 938 ou 939 (les sources divergent sur la date). Leur armée était composée d'une force terrestre commandée par Liu Kung et d'une flotte de guerre, confiée à son fils héritier, Liu Hung-Ts'ao, qu'il avait nommé roi du Chiao-Chi. Le plan de ce dernier était de descendre rapidement le Bạch Đằng principale voie de communication fluviale de la région, jusqu'à son embouchure en baie d'Hạ Long et de débarquer ses troupes à cet endroit, en plein cœur du territoire ennemi.

Si les Han avaient escompté que le décès de Dương Đình Nghệ obèrerait de manière significative les capacités de résistance des Vietnamiens, la suite des événements leur apporta une tragique désillusion car son gendre, Ngô Quyền, l'un de ses meilleurs généraux et un homme charismatique et compétent, lui avait succédé.

Après avoir châtié son assassin, il organisa activement la défense du pays. Il décida d'éviter tout affrontement avec les troupes de Liu Kung et de concentrer ses forces contre Liu Hung-Ts'ao, dont il avait anticipé les intentions. À cette fin, il installa sa flotte face à l'embouchure du Bạch Đằng et fit planter dans le lit du fleuve des pieux aux pointes recouvertes de métal et dont la hauteur était légèrement inférieure à celle du niveau de l'eau, à marée haute. Sa stratégie reposait sur la synchronisation parfaite entre l'apparition de la flotte adverse et le mouvement des marées ; elle était donc certes audacieuse mais surtout aléatoire. Elle réussit pourtant au-delà des espérances les plus optimistes.

Lorsque Hung-Ts'ao et ses navires apparurent, Ngô Quyền les fit harceler à marée haute par des bateaux à fonds plats. Dès le reflux, ils reculèrent vers la mer, entraînant à leur suite les lourds vaisseaux chinois qui s'empêtrèrent dans les pieux qui se révélèrent aussi mortels que des récifs. Immobilisés, leurs coques éventrées, les navires commencèrent à sombrer tandis que le gros de la flotte vietnamienne, qui n'avait pas encore été engagée, se rua à la curée.

Le désastre fut total pour les Chinois. Leur armada fut anéantie, ses équipages noyés ou massacrés.

À l'annonce de la tragédie, Liu Kung arrêta sa progression et retourna en Chine. Le sort de son fils malheureux Hung-Ts'ao est incertain : la plupart des sources affirment qu'il se serait noyé lors de la bataille, mais d'autres prétendent qu'il aurait été capturé.  Bilan  La bataille du Bach Đang mit fin à plus d'un millier d'années d'occupation chinoise. Le général vainqueur, Ngô Quyền se fit proclamer roi et créa la dynastie Ngô.Première victoire navale vietnamienne, elle marque pour la marine de ce pays le début d'une histoire riche et le plus souvent victorieuse dans les guerres qu'elle eut à soutenir contre les Chinois, les Chams, les Khmers, les Thais ou les Mongols. Il est par ailleurs à noter qu'en 1288, soit 350 plus tard, la flotte d'invasion des Yuan-Mongols sera détruite par le général Trần Hưng Đạo au même endroit et dans des conditions rigoureusement identiques. Des vestiges des champs de pieux de 938 et 1288 ont été retrouvés par les archéologues et aujourd'hui, les lieux de ces batailles sont aménagés en site touristique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre entre les Rus' et les Byzantins de 941

se déroule sous le règne d'Igor de Kiev. La Correspondance khazare révèle que la campagne a été initiée par les Khazars, qui souhaitent se venger des Byzantins après les persécutions des Juifs entreprises par l'empereur Romain Lécapène.

Les Rus' et leurs alliés, les Petchenègues débarquent sur la côte nord de l'Asie Mineure et envahissent la Bithynie en mai 941. Comme à l'accoutumé, ils semblent avoir été bien informé: la capitale impériale est sans défense et vulnérable à une attaque. En effet la flotte byzantine est engagée contre les Arabes dans la Méditerranée, tandis que la majorité de l'armée impériale demeure stationnée le long des frontières orientales.

Romain Ier organise la défense de Constantinople avec 15 navires équipés à l'avant et à l'arrière pour lancer le feu grégeois. Igor, désirant capturer ces navires byzantins ainsi que leurs équipages, encercle ceux-ci au moyen de sa flotte. Cependant il ignore la dangerosité de ces « lancers de feu ». En un instant, par le biais de tubes, le feu grégeois est violemment jeté, sur les navires rus' et ceux de leurs alliés : Liutprand de Crémone écrit: « Les Rus', en voyant les flammes, sautent par-dessus bord, préférant l'eau au feu. Quelques-uns coulent, alourdis par le poids de leurs équipements, d'autres encore prennent feu ». Les Rus' qui sont ainsi capturés sont décapités.Les Byzantins réussissent, certes, à dissiper la flotte des Rus', mais ne parviennent pas à empêcher le pillage par les païens de l'arrière-pays de Constantinople, qui s'aventurent profondément dans le sud jusqu'à Nicomédie. On rapporte de nombreuses atrocités : les Rus' auraient crucifié leurs victimes, plantant même des clous dans leurs têtes. En septembre, Jean Kourkouas et Bardas Phocas, deux généraux de premier plan, rentrent rapidement à la capitale, impatients de repousser les envahisseurs. Les Kiéviens transfèrent promptement leurs opérations en Thrace, en y déplaçant leur flotte. Sur le point de se retirer, chargés de trophées, la marine byzantine commandée par Théophane leur tombe dessus.

Les écrits byzantins rapportent que les Rus' perdent l'ensemble de leur flotte dans cette attaque surprise, au point que seul une poignée de bateaux arrive à rentrer à leurs bases en Crimée. Les prisonniers sont emmenés à la capitale et décapités. Les sources khazares ajoutent que le chef de Rus' réussit à s'échapper en mer Caspienne, où il trouve la mort en se battant contre les Arabes.Ces informations semblent avoir été exagérés, car Igor de Kiev aurait été en mesure de lancer une nouvelle campagne navale contre Constantinople dès le début de l'année 944-945. De même les Grecs de Chersonèse ont alerté l'empereur lors de l'approche de la flotte kiévienne. Cependant cette fois-ci, les Byzantins se sont empressés d'acheter la paix et de conclure un traité avec la Rus' de Kiev. Ce texte est d'ailleurs cité dans son intégralité dans la Chronique des temps passés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Dyrrhachium (près de l’actuelle Durrës, en Albanie) eut lieu le 18 octobre 1081

et opposa l’empire byzantin sous la conduite de l’empereur Alexis IerComnène et les Normands d’Italie du Sud, dirigés par Robert Guiscard, duc d’Apulie et de Calabre. L’affrontement, qui se termina par la victoire des Normands, se produisit aux abords de la ville de Dyrrhachium (aussi connue sous le nom de Durazzo), capitale byzantine de l’Illyrie.

Après la conquête de l’Italie byzantine et de la Sicile sarrasine par les Normands, l’empereur byzantin, Michel VII, fiança son fils à la fille de Robert Guiscard. La déposition de l’empereur Michel fournit à Robert Guiscard le prétexte qu’il cherchait pour envahir l’Empire byzantin en 1081. Son armée mit le siège devant Dyrrhachium, mais sa flotte fut défaite par les Vénitiens. Le 18 octobre, les Normands engagèrent le combat contre l’armée byzantine commandée par l’empereur à l’extérieur de la ville. Au début, l’aile droite de l’armée byzantine réussit à mettre en déroute l’aile gauche des Normands. Les mercenaires varègues se joignirent aux forces byzantines dans la poursuite des fugitifs mais furent rapidement isolés du gros des troupes et massacrés. Les chevaliers normands au centre des troupes attaquèrent alors le centre de l’armée byzantine, la battirent et la mirent en déroute.

Cette victoire permit aux Normands de s’emparer de Dyrrhachium en février 1082 et d’avancer vers l’intérieur, s’emparant de la plus grande partie de la Macédoine et de la Thessalie. Mais Robert Guiscard dut bientôt quitter la Grèce, l’empereur romain germanique, Henri IV, ayant attaqué le pape, son allié. Guiscard laissa son fils Bohémond avec la responsabilité des troupes de Grèce. Après une série de succès sur l’empereur, Bohémond fut cependant défait par celui-ci près de Larissa. Forcé de retourner en Italie, Bohémond perdit successivement tous les territoires gagnés initialement par les Normands au cours de cette campagne. Ce fut le début de la restauration de l’empire sous les Comnènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Damme s'est déroulé le 30 et le 31 mai 1213.

Le succès du raid anglais mis fin à une menace d'invasion française de l'Angleterre.Damme est situé sur l'estuaire l'estuaire du Zwin, ce bras de mer (de nos jours ensablé), à l'époque dans le comté de Flandre (actuellement en Belgique). C'était alors le port de Bruges.

Les Anglais savaient que le roi Philippe II de France avait l'intention d'envahir l'Angleterre, à tout le moins comme un moyen de prévenir une attaque anglaise sur Poitou. Pendant ce temps, Philippe est en Flandre pour attaquer le comte Ferrand de Flandre. Le roi Jean d'Angleterre répond en envoyant une flotte en Flandre. Cette flotte compte 500 navires, 700 chevaliers et à leurs hommes et des mercenaires, sous le commandement de Guillaume de Longue-Épée et accompagné de Renaud de Dammartin et Hugues de Bove. Elle quitte l'Angleterre le 28 mai 1213, et entre dans l'estuaire de la Zwin deux jours plus tard. Elle y trouve une énorme armada française, 1700 navires lourdement chargés de vivres et les biens personnels des barons français. La plupart de l'armée française est au siège de Gand, la flotte n'a qu'une faible défense.Les Anglais attaquent immédiatement, s’emparent de 300 navires à l'ancre ou échoués hors du port de Damme, et pillent et incendient d'une centaine d'autres. Le lendemain, ils attaquent le reste des navires ainsi que la ville elle-même. C'est un peu téméraire, le roi Philippe étant venu avec ses troupes de Gand, et les Anglais à peine rentrés à leurs navires et à l'abri. Ils retournent en Angleterre avec les navires saisis et un butin important (le biographe de Guillaume le Maréchal a prétendu « jamais eu tant de trésors entrer en Angleterre depuis l'époque du roi Arthur »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Sandwich ou bataille des Cinq-Ports ou des Cinq-Îles ou de South Foreland est livrée le 24 août 1217

pendant la Première Guerre des barons, (1215-1217) au large de la ville de Sandwich, dans le Kent, Royaume-Uni   .Battu à la bataille de Lincoln le 20 mai 1217, le prince Louis de France, le futur Louis VIII qui a accepté la couronne d'Angleterre que lui ont offert les barons anglais en rébellion contre le roi Jean sans Terre, a besoin de renfort. C'est dans ces conditions que la reine Blanche de Castille organise une expédition de secours et de ravitaillement, composée de soixante-dix navires, confiés à la garde de l'ancien pirate Wistace ou Eustache Buskes dit Eustache le moine qui commande dix vaisseaux de guerre. Les transports et leur escorte appareillent de Calais dans la nuit du 23 au 24 août à l'occasion d'un vent favorable. Apparait bientôt face aux Français une escadre anglaise commandée par Hubert de Bourg, gouverneur de Douvres et Philippe d'Aubigné, gouverneur de Jersey. L'escadre anglaise n'attaque pas et s'écarte, semblant se diriger vers Calais, mais en réalité, Hubert de Bourg attend d'avoir le vent pour lui et lorsque c'est le cas, il vire à toutes voiles sur les bâtiments adverses, plus lents car lourdement chargés.

Le navire d'Eustache est pris à l'abordage par près d'une demi-douzaine de bateaux. Les Anglais projettent depuis les mâts de la chaux vive qui brûle et aveugle leurs ennemis, tandis que les archers les criblent de flèches, puis ils s'élancent sur le pont adverse. Il y a là 36 chevaliers qui se battent avec acharnement mais succombent sous le nombre ; quant à Eustache, il se défend avec un aviron qu'il utilise en guise de massue mais voyant que la situation est désespérée, il tente de se cacher mais il est capturé et décapité par la suite.

Le sort des autres navires français est tout aussi funeste : beaucoup sont capturés mais certains sont éperonnés et coulés par les bâtiments anglais dont la proue est suffisamment rigide pour servir de bélier. C'est un carnage et les Anglais remportent une victoire sans appel.         

ConséquencesFaute de renfort, Louis de France comprend que sa cause est perdue. Il abandonne ses prétentions au trône d'Angleterre et signe la paix le 11 septembre 1217.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Tangdao (chinois : 唐岛之战) a lieu en 1161

et oppose les Jurchen de la dynastie Jin à la dynastie Song de Chine sur la Mer de Chine orientale. Il s'agit d'une tentative d'invasion des Jin afin de conquérir la dynastie des Song du Sud, mais se termine par un échec et une défaite des Jurchens. La marine de la dynastie Jin, équipée d'armes à feu et de flèches enflammées, subit de lourdes pertes. Au cours de cette bataille, le commandant de l'escadron Song, Li Bao, fait face au commandant Zheng Jia, l'amiral de la dynastie Jin. À propos du sort de Zheng Jia, le texte historique Jin Shi indique :«  Zheng Jia ne connaissait pas bien les routes maritimes (aux abords des îles), pas plus que la gestion de navires, et il ne pensait pas (que l'ennemi Song était proche). Mais tout à coup, ils sont apparus et nous trouvant peu préparé ils ont lancé des projectiles incendiaires sur nos navires. Donc en voyant ses navires en flamme et sans possibilité d'échappatoire, Zheng Jia s'est jeté à l'eau et noyé. »

Cette bataille est suivie par une autre confrontation navale, la Bataille de Caishi (chinois : 采石之战), qui a lieu en 1161. Sur l'importance de ces batailles et le développement de la première marine permanente en Chine durant les Song, l'historien Joseph Needham indique que sur un total de 11 escadrons et 3 000 hommes, la marine Song est passée en un siècle à 20 escadrons et 52 000 hommes, avec une base navale près de Shanghai2. Le besoin d'une force navale régulière pour les Song est supporté par les riches marchands chinois dans le Sud. Au cours de la campagne des Jin en 1161, presque 340 navires participent aux batailles sur le fleuve Yangzi Jiang2. Cette bataille fait suite à un long processus technologique. En 1129, les trébuchets lançant des bombes de poudre à canon sont décrits comme faisant partie de l'équipement standard sur tous les navires de guerre. Entre 1132 et 1183, un grand nombre de bateaux à roues à aubes, petits ou grands, sont construits2. En 1203, certains sont équipées de plaques en fer. La marine des Song du Sud défait ainsi les attaques successives de la dynastie Jin et les tentatives d'invasions mongoles pendant presque deux siècles, remportant donc le contrôle de la Mer de Chine orientale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Caishi (chinois : 採石之戰) a lieu en 1161

et fait suite à la tentative des Jurchens de la dynastie Jin de traverser le fleuve Yangzi Jiang, afin de commencer l'invasion des territoires contrôlés par les Song du Sud. Elle succède à la bataille de Tangdao sur la Mer de Chine orientale.

La marine Song est principalement constituée de navires à roues à aubes, qui sont plus rapides et manœuvrables que les navires Jin, ce qui procure un avantage certain aux Song. La flotte est dans un premier temps cachée derrière l'île de Jinshan avant de se révéler au signal d'un éclaireur au sommet d'un pic de l'île. Les Song bombardent alors les navires adverses avec l'aide de trébuchets envoyant des « bombes coup de tonnerre » remplies de chaux, créant ainsi un nuage nocif après leur explosion1. Les Jin sont d'autant plus sévèrement battus que l'empereur humilié Wanyan Liang est assassiné par ses propres hommes. S'ensuit un traité de paix signé en 1164 entre les Song et les Jin, qui met fin aux violences et aux conflits entre les deux parties pour les quarante années suivantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Mizushima (水島の戦い) a eu lieu le 17 novembre 1183.

L'une des plus importantes bases des Taira se trouvait sur la petite île au large de la côte de Shikoku. En novembre 1183, Minomoto no Yoshinaka envoie une armée traverser la Mer intérieure pour aller à Yashima, mais elle est arrêtée par les Taira juste au large de Mizushima (水島), une petite île de la province de Bitchu, juste au large de Honshū.

Les Taira, ayant attaché leurs bateaux ensemble, avaient placé des planchers entre eux pour créer une surface de combat plane. La bataille s'ouvre avec le tir d'une pluie de flèches sur les bateaux Minamoto, puis lorsque les bateaux furent suffisamment proches les uns des autres, les combattants passent à l'arme blanche. Après avoir vaincu les Minamoto présents sur la plate-forme, les Taira, ayant amené des chevaux tout équipés sur leurs bateaux, nagent vers la côte avec leurs coursiers, et mettent en déroute les derniers combattants Minamoto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Yashima (屋島の戦い) a eu lieu le 22 mars 1185.

À la suite d'une longue série de défaites, le clan Taira s'était retiré à Yashima (actuellement Takamatsu), un îlot volcanique situé juste au large de Shikoku, dont il avait été séparé en 1184 par un fin détroit. Ils avaient là une forteresse, et un palais improvisé pour l'empereur Antoku et les regalia, qu'ils avaient emmenés avec eux dans leur fuite depuis Kyōto.

Minamoto no Yoshitsune, qui avait dû s'arrêter de poursuivre les Taira l'année passée, le temps de construire des navires, arriva à Shikoku avec une petite troupe d'à peine une centaine d'hommes. La plupart de ses bateaux avaient été détruits ou perdus dans une tempêtes quelques jours avant, mais un allié, Kagetoki Kajiwara, l'avait réapprovisionné.

Les Taira s'attendant à une attaque navale, Yoshitsune alluma des feux sur Shikoku, essentiellement sur leur arrière, leur faisant croire qu'une large force approchait depuis la terre. Ils abandonnèrent leur forteresse/palais, et embarquèrent sur leurs navires en compagnie de l'empereur Antoku et des regalia. Les Taira placèrent même un éventail en haut du mât de l'un de leurs navires, défiant les Minamoto de le mettre à bas. Dans l'un des faits d'archerie les plus célèbres du Japon, Nasu no Yoichi s'avança dans la mer sur son cheval et abattit le drapeau d'une flèche bien placée. Les Minamoto furent victorieux, mais la majorité de la flotte Taira parvint une nouvelle fois à s'échapper à Dan-no-ura où ils furent définitivement vaincus un mois plus tard.

yashima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Dan-no-ura (壇の浦の戦い, Dan-no-ura no tatakai),

est la bataille décisive qui marque la victoire des Minamoto sur les Taira et la fin de la guerre de Gempei. Le 25 avril 1185, au terme d'une demi-journée de combat, les Minamoto viennent à bout de la flotte du clan Taira au large d'une plage appelée Dan-no-Ura, dans le détroit de Shimonoseki au large de la pointe sud de Honshū.

Déroulement

Bien que dépassés en nombre, les Taira avaient l'avantage de connaître les conditions de marées du détroit grâce à l'expérience de Taira no Tomomori, de même que les tactiques de combat naval en général. Les Taira divisèrent leurs forces en trois escadres, pendant que leurs ennemis arrivaient en masse, navires côte à côte et archers prêts. Le début de la bataille consista principalement en tirs d'archerie à longue distance, avant que les Taira prennent l'initiative, profitant de la marée favorable pour essayer d'encercler les bateaux des Minamoto. À 11 heures du matin, alors que les deux armées étaient sérieusement engagées en combat à l'arme blanche, le changement de marée fit graduellement pencher l'avantage en faveur des Minamoto.

Voyant cela, l'un des généraux Taira du nom de Shigeyoshi Taguchi décida de changer de camp et attaqua les Taira par derrière. Il révéla également aux Minamoto sur quel bateau était embarqué le jeune empereur Antoku. Les archers connaissant maintenant la bonne cible, concentrèrent leurs tirs sur les rameurs et hommes de barre du navire impérial, mais également du reste de la flotte, rendant les vaisseaux Taira incontrôlables. Réalisant que la bataille était perdue, nombre de Taira choisirent de se suicider en se jetant par-dessus bord, y compris l'empereur Antoku, âgé de six ans, dans les bras de sa grand-mère Tokiko, la veuve de Taira no Kiyomori, l'ancien chef du clan. Selon Mitsuo Kure, « Certains voient dans la mort de ces nobles cultivés et bien élevés le symbole de la fin d'une époque et le commencement d'une autre : celle des seigneurs samouraïs. » (Mitsuo Kure, Samouraïs, p. 25). Aujourd'hui, les Heikegani (« Crabes Taira ») trouvés dans le détroit sont considérés par les Japonais comme étant investis de l'esprit des guerriers Taira.

Taira no Munemori n'aura pas cette chance: il sera capturé, et plus tard exécuté.

Cette bataille décisive mit fin à l'ère Heian ainsi qu'aux espoirs des Taira de contrôler le Japon. Minamoto no Yoritomo, le demi-frère aîné de Minamoto no Yoshitsune, mit en place le bakufu de Kamakura, et fut nommé Seii Taishogun en 1192.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Settepozzi se déroule entre mai et juillet 1263

au large de Settepozzi (le nom italien de Spetses) entre une flotte byzantino-génoise et une petite flotte vénitienne. La victoire vénitienne a de grandes répercussions politiques car elle marque le début de l'éloignement de Byzance par rapport à son allié génois et en parallèle le rapprochement avec Venise.

Au début de 1261, l'empereur de Nicée Michel VIII Paléologue s'allie avec les Génois à la suite du traité de Nymphaeon. Cette alliance très avantageuse pour les Génois est une nécessité pour l'Empire de Nicée s'il désire reprendre Constantinople, la capitale de l'Empire latin de Constantinople. Ce dernier est soutenu par la puissance navale de Venise (l'adversaire principal de Gênes) et sans une puissance navale suffisamment forte, il est difficilement possible de reprendre Constantinople comme les tentatives infructueuses de 1235 et 1260 l'ont démontréesToutefois, toujours en 1261, Constantinople est reprise par Alexis Strategopoulos une quinzaine de jours après la signature du traité et sans l'aide de Gênes. Il bénéficie en effet du départ de la garnison latine dans une opération conjointe avec Venise pour s'emparer par surprise de la cité. L'année suivante, les deux puissances maritimes restent attentistes. Venise hésite à se confronter à la puissance génoise numériquement supérieure et dispersée dans ses diverses positions en mer Égée tandis que Gênes doit faire face à des remous internes qui conduisent à la déposition de l'autocratique capitaine du peuple Marino Boccanegra. Il est remplacé par un organisme collégial composé de membres de la noblesse À l'été 1262, les Vénitiens ordonnent à une flotte de 37 galères de naviguer en mer Égée où elle rencontre une flotte de 60 navires génois à Thessalonique qui refuse l'engagement. Toutefois, une incursion de pirates venant de Nègrepont (une île dirigée par des nobles alliés à Venise) pénètre en mer de Marmara où elle est vaincue par une escadre byzantino-génoise

La bataille   Dans le même temps, les hostilités s'ouvrent en Morée où Michel VIII a envoyé une flotte expéditionnaire (à la fin de l'année 1262 ou au début de l'année 1263) contre la principauté d'Achaïe. En dépit des succès initiaux, les tentatives byzantines pour conquérir l'ensemble de la principauté échouent à la suite des défaites à Prinitza et à Makryplagi En mai-juin 1263, une flotte byzantino-génoise de 38 ou 39 galères et 10 voiliers légers (saettie) fait voile vers la forteresse et base navale byzantine de Monemvasia au sud-est de la Morée où elle rencontre une flotte de 32 navires vénitiens voguant en direction de Nègrepont. Les détails de l'engagement sont peu clairs. Les Annales Ianuenses génoises proclament qu'au moment de l'attaque, seuls 14 navires génois partent à l'offensive tandis que le reste de la flotte reste en arrière avant de s'enfuir soudainement. Toutefois, le chroniqueur vénitien Canale affirme que les navires vénitiens attaquent les premiers tandis que les Génois leur tendent une embuscade. La bataille se termine par une victoire vénitienne, la flotte génoise dont la moitié n'est pas parvenue à s'engager pleinement, perd de nombreux hommes dont un amiral et deux de leurs avant de cesser l'engagement et de battre en retraite. Canale estime les pertes génoises à 1 000 hommes et les pertes vénitiennes à 420. Quel que soit le chiffre exact, l'issue de la bataille s'explique par deux raisons. Tout d'abord, le commandement divisé de la flotte génoise est un désavantage, ensuite, les amiraux génois restent réticents à risquer leurs navires tout au long de la bataille. Cela s'explique par le fait que les navires génois sont équipés par des personnages privés, souvent de riches marchands nobles dirigeant la cité. Dès lors, la valeur des navires s'en trouve accrue et leur perte engage la responsabilité des amiraux

ConséquencesBien que la majeure partie de la flotte génoise survit à la bataille, la défaite a d'importantes répercussions politiques. En effet, Michel VIII a consenti à d'importantes concessions pour s'assurer le soutien de Gênes pour des résultats très minces du fait de la timidité des amiraux génois. Pour manifester son agacement à la suite de la défaite, Michel VIII congédie les 60 navires génois à son service. Le fossé entre Byzance et Gênes se creuse en 1264 quand le podestat de Constantinople est impliqué dans un complot prévoyant de livrer la cité à Manfred de Sicile. En réaction, l'empereur expulse le podestat. En outre, le 18 juin 1265, Michel signe un traité avec Venise qui n'est toutefois pas ratifié par le doge. Face à la menace représentée par Charles d'Anjou après 1266, Michel est contraint de renouer avec Gênes tout en continuant sa politique de détente avec Venise en signant un pacte de non-agression de cinq ans en juin 1268

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Démétrias est un engagement maritime près de Démétrias en Grèce au début des années 1270

entre une flotte byzantine et les forces réunies des barons latins d'Eubée et des Latins présents en Crète. La bataille est rude et initialement en faveur des Latins avant l'arrivée opportune de renforts byzantins qui font pencher la balance en faveur des Byzantins qui remportent une victoire écrasante.

À la suite de la quatrième croisade et de la dissolution de l'Empire byzantin en 1204, la mer Égée (l'ancien cœur de la puissance navale byzantine) est dominée par un grand nombre de principautés latines sous la protection de la république de Venise. À la suite de la reprise de Constantinople en 1261, l'Empire byzantin est restauré. L'une des priorités de l'empereur Michel VIII Paléologue est la défense de l'empire contre les visées vénitiennes. Par conséquent, il s'allie avec Gênes, le principal adversaire maritime de Venise et reconstruit la marine byzantine

Grâce à sa nouvelle flotte, Michel Paléologue envoie une flotte vers le Péloponnèse contre la principauté d'Achaïe en 1263. Sur le point d'être victorieux, les forces terrestres byzantines sont prises par surprise et défaites tandis que la flotte byzantino-génoise subit de lourdes pertes face à une flotte vénitienne inférieure en nombre lors de la bataille de Settepozzi2. Suite à cette défaite, Michel VIII met fin à son alliance avec Gênes et initie un rapprochement avec Venise qui se conclut par un traité en 12673. À la suite de cet accord, ce sont les corsaires lombards de Négrepont qui deviennent la principale menace envers les intérêts byzantins dans la mer Égée. L'île est attaquée à de multiples reprises par les forces byzantines dirigées par Alexis Philanthropénos sans qu'aucun gain significatif ne soit obtenu. Les Byzantins doivent attendre l'aide du corsaire latin Licario en 1273 pour prendre le contrôle de plusieurs forteresses sur l'île

Au début des années 1270, Michel VIII lance une campagne majeure contre Jean IerDoukas, le dirigeant de la Thessalie. C'est son frère Jean Paléologue qui dirige l'expédition. De plus, une flotte de 73 navires dirigée par Alexis Philanthropénos est envoyée harceler les côtes des principautés latines de la région pour empêcher celles-ci de venir en aide à Jean Doukas Cependant, l'armée byzantine est vaincue lors de la bataille de Néopatrie. Cette victoire encourage les Latins qui décident d'attaquer la flotte byzantine ancrée dans le port de Démétrias

La bataille La composition exacte des deux flottes est inconnue. Selon Nicéphore Grégoras, la flotte byzantine compte plus de 50 navires tandis que l'Italien Marino Sanuto l'Ancien mentionne 80 navires impériaux. Quant à la flotte latine composée de navires venant de Négrepont et de la Crète sous domination vénitienne, elle varie de 30 navires pour Grégoras à 62 pour Sanuto. Dans tous les cas, la flotte latine est inférieure en nombre. En dépit de la position de neutralité officielle observée par Venise depuis le traité de 1267, la flotte latine est principalement constitués de navires vénitiens agissant à titre privé      La flotte latine prend les Byzantins par surprise et la violence de leur attaque initiale entraîne de lourdes pertes chez les Byzantins. Les navires latins comprennent de hautes tours en bois et de nombreux soldats byzantins sont tués. La victoire semble acquise pour la flotte latine mais les Byzantins reçoivent l'aide de renforts dirigés par Jean Paléologue qui était en plein repli de Néopatrie. Lorsqu'il apprend l'imminence de la bataille, il se dirige vers Démétrias qu'il atteint au moment où la flotte byzantine est sur le point d'être submergée.

L'arrivée de Jean remonte le moral des Byzantins. Jean envoie ses hommes sur les navires byzantins grâce à de petits navires. Cela permet de combler les pertes initiales des Byzantins qui reprennent le dessus. La bataille dure encore toute la journée et à la tombée de la nuit, tous les navires latins ont été capturés à l'exception de deux navires.Les pertes latines sont lourdes : les Byzantins capturent le Vénitien Filippo Sanudo(probablement le commandant de la flotte) ainsi que les seigneurs Gaetano dalle Carceri (co-seigneur du tiers nord) et Francesco da Verona (père de Bonifacio da Verona). Le tiercier Giberto II da Verona parvient à s'échapper pour rejoindre Chalcis, mais son frère Guglielmo est tué

Conséquences  La victoire de Démétrias marque aussi le début d'une offensive byzantine soutenue dans la mer Égée. En 1278, Licario a conquis l'ensemble de l'Eubée à l'exception de sa capitale Chalcis. En 1280, en tant que mégaduc, il reprend la majorité des îles de la mer Égée pour le compte de l'Empire byzantin. Toutefois, ses réalisations de lui survivent pas. En Eubée, les reconquêtes de Licario sont peu à peu reprises par les Lombards et les Byzantins sont définitivement expulsés de l'île en 1296

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille des îles Échinades se déroule en 1427

à l'ouest des côtes grecques entre la flotte de Carlo IerTocco et la marine byzantine. La bataille est une victoire byzantine Au début du XVe siècle, la péninsule du Péloponnèse est divisée en trois : la principauté latine d'Achaïe dirigée par Centurione Zaccaria au nord et à l'ouest, le despotat byzantin de Morée dirigé par Théodore II Paléologue au sud et à l'est, et les villes d'Argos, Nauplie, Coron et Modon appartenant à la République de Venise. Les Byzantins tentent activement de conquérir la principauté latine mal en point alors que la menace ottomane sans cesse croissante menace l'ensemble des territoires grecs ou latins de la péninsule2,3. Carlo Tocco, le dirigeant du Comté palatin de Céphalonie et Zante, de Leucade et du Despotat d'Épire profite de la lutte entre la principauté d'Achaïe et les Byzantins pour étendre ses domaines dans le Péloponnèse. En 1407-1408, ses troupes prennent et pillent la forteresse de Glarentza au nord-ouest de la péninsule ; celle-ci est ensuite récupérée provisoirement par Zaccaria, puis rachetée en 1421 par Tocco à un aventurier italien qui l'avait capturée

En février 1423, une trêve fragile est négociée entre Zaccaria, Tocco et les Byzantins par les Vénitiens. Ces derniers souhaitent créer un front commun contre les Ottomans5 mais sans pouvoir empêcher un raid ottoman dans la péninsule mené par Turahan Beg à l'été 1423. En outre, le despote Théodore II Paléologue pille les territoires vénitiens et parvient même à capturer Centurione Zaccaria en juin 1424 Les Byzantins semblent se contenter de laisser Tocco seul. Toutefois, la guerre entre les deux pouvoirs est déclenchée en 1426 quand les forces de Tocco s'emparent du bétail des bergers albanais (sujets de Théodore) lors de la migration annuelle depuis les hautes terres byzantines vers la plaine d'Élis

Bataille et conséquences  L'empereur byzantin Jean VIII Paléologue se rend personnellement dans le Péloponnèse et les forces byzantines assiègent Glarentza par terre et par mer. Tocco rassemble une flotte dans ses territoires des îles Ioniennes et de l'Épire. En outre, il reçoit l'aide de vaisseaux marseillais. La flotte est placée sous le commandement de son fils illégitime Torno. La flotte byzantine est dirigée par Léontarios (probablement Démétrius Lascaris Léontarios) et rencontre les Latins près des îles Échinades. La plupart des navires latins sont capturés et de nombreux marins sont tués tandis que 150 sont faits prisonniers. Torno parvient de justesse à s'échapper La victoire est mentionnée dans un long panégyrique à Manuel II Paléologue et à son fils Jean VIII qui est aussi la principale source d'information à propos de la bataille.

Cette défaite met fin aux ambitions de Tocco sur le Péloponnèse. À la suite d'un arrangement négocié, Constantin Paléologue (le futur Constantin XI) se marie à Maddalena Tocco, la nièce de Carlo. En outre, il reçoit les domaines de Tocco dans le Péloponnèse comme dot. Partant des anciens domaines de Tocco et sous la direction de Constantin, les Byzantins réduisent peu à peu les derniers territoires de la principauté d'Achaïe. Patras tombe en mai 1430, et en 1432 Constantin et ses frères déposent les derniers seigneurs latins. Les Byzantins contrôlent à nouveau l'ensemble de la péninsule à l'exception des possessions vénitiennesdécisive, la dernière dans l'histoire maritime de l'empire. Elle permet à ce dernier de consolider ses positions dans le Péloponnèse en étendant le despotat de Morée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de la Meloria se déroula le dimanche 6 août 1284

, en mer Tyrrhénienne, près de l'îlot de la Meloria, au large de Livourne. Elle opposa les Républiques maritimes de Gênes, alors en pleine ascension en mer Méditerranée occidentale, et de Pise, qui venait de connaître son apogée et amorçait une période de déclin.Les deux républiques italiennes opposaient des prétentions incompatibles de souveraineté sur la Corse et la Sardaigne. Elles entrèrent donc en conflit ouvert dès 1282 afin de prendre le contrôle de la mer Tyrrhénienne et de ses routes maritimes. La bataille de la Meloria constitua la conclusion de cette guerre. Aucun des affrontements de 1282, 1283 et 1284 n'avait été favorable à Pise. Bien qu'alliée des Catalans et de Venise contre Gênes, et malgré un podestat vénitien, Alberto Morosini, la cité ne reçut d'aide d'aucun des deux.

Les Génois, à la flotte plus forte et plus efficace, envoyèrent leur puissance entière contre leur ennemi. Quand les Génois apparurent près de la Meloria, les forces pisanes étaient regroupées sur l'Arno, à l'embouchure duquel se trouve Porto Pisano, le port de la ville. La flotte de Pise représentait toute la puissance de cette République, et il s'y trouvait des membres de chaque grande famille et la plupart des grands officiers d'État.    

La bataille  Les Génois, afin de faire sortir leurs ennemis pour engager le combat de manière décisive, avaient rangé leur flotte en deux lignes côte à côte. La première était constituée, selon Agostino Giustiniani, de cinquante-huit galères et huit panfili, une classe de galères légères d'origine orientale et baptisées du nom de la province de Pamphylie. Oberto Doria, amiral génois, s'était posté au centre et en avant de sa ligne. Sur la droite se trouvaient les galères de la famille Spinola, et de quatre des huit « compagnies » en lesquelles Gênes était divisée : Castello, Piazzalunga, Macagnana et San Lorenzo. Sur la gauche se trouvaient les galères des Doria, et les quatre autres compagnies : Porta, Soziglia, Porta Nuova et Il Borgo.  La deuxième ligne de vingt offices, sous le commandement de Benedetto Zaccaria, s'était placée si loin derrière la première que les Pisans ne pouvaient pas voir si elle se composait de navires de guerre ou de petites embarcations de ravitaillement. Elle était pourtant assez proche pour entrer dans l'action et faire pencher la balance en faveur de Gênes une fois la bataille lancée.  Les Pisans, commandés par le podestat Morosini et ses lieutenants, Ugolino della Gherardesca et Andreotto Saraceno, sortirent en formation unique. On dit que, tandis que l'archevêque bénissait la flotte, la croix d'argent de sa crosse archiépiscopale tomba, mais que le présage fut négligé avec irrévérence par les Pisans, qui déclarèrent que s'ils avaient le vent avec eux, ils pourrait se passer de l'aide de Dieu.

La flotte pisane s'avança en ligne pour rencontrer parallèlement la première ligne génoise, suivant la tradition médiévale qui consiste à enfoncer la flotte adverse puis à la prendre à l'abordage. La victoire se précisa pour Gênes lorsque l'escadron de Zaccaria se rabattit sur le flanc des Pisans. Leur flotte fut presque anéantie, le podestat fut fait prisonnier et Ugolino s'enfuit avec quelques navires.  

Conséquences   La République de Pise, déjà chassée de Sicile deux ans plus tôt par les Aragonais et en perte d'influence sur les judicats de Sardaigne également à leur profit, perdit alors tout contrôle sur la Corse au bénéfice des Génois. Comme Pise se trouva aussi attaquée par Florence et Lucques, la République ne put jamais se remettre du désastre. Deux ans plus tard, Gênes s'empara de Porto Pisano et de son port. Pise perdit alors sa place de puissance navale méditerranéenne majeure, ainsi que de puissance régionale en Toscane, éclipsée et finalement conquise, en 1406, par Florence. En 1288, le comte Ugolino fut condamné à mourir de faim, avec plusieurs de ses fils et petits-fils. Cette mort ignoble est retranscrite par Dante dans le 32e chant de l'Enfer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Malte est livrée le 8 juin ou 8 juillet 1283

pendant la guerre des Vêpres siciliennes. Elle oppose les flottes aragonaise et provenço-angevine composées de galères. Les Aragonais, commandés par Roger de Lauria, remportent une victoire décisive sur leurs adversaires, menés par les amiraux Barthélemy Bonvin et Guillaume Cornut. Ce dernier est tué lors des combats.

La bataille  La flotte de Roger de Lauria est composée de 18 galères remplies de Siciliens très remontés contre les Français et de très féroces Almogavres catalans. Elle atteint le port de Malte de nuit, sans se faire remarquer de la flotte angevine échouée près du Castrum maris de Birgu. Au petit matin, Roger de Lauria déploie ses galères, toutes enchaînées, à l'entrée du port empéchant toute fuite possible des adversaires. Les navires angevins sont rapidement mis à l'eau avec à leur bord une centaine de chevaliers en armure. Dans un premier temps, les Angevins font pleuvoir des projectiles sur leurs ennemis, provoquant quelques pertes. Mais dès les munitions épuisées, les Aragonnais se ruent à l'assaut des galères angevines. Des projectiles contenant du savon rendent le sol glissant aux chevaliers en armures lourdes2. Les agiles Almogavres peuvent alors faire des ravages dans les rangs français. La plupart des galères angevines sont perdues et leurs équipages massacrés. Barthélemy Bonvin parvient à s'échapper mais Guillaume Cornut est tué pendant les combats.

Cette victoire assure la gloire de Roger de Lauria comme meilleur amiral de son temps et assure la victoire des Aragonnais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale des Formiguesse déroula les 3 et 4 septembre 1285

, sous le règne de Pierre III d'Aragon, près des îles Formigues. La flotte aragonaise, commandée par l'amiral Roger de Lauria, y battit celle de Philippe III de France.

Il s'agit de quatre îlots granitiques de la Costa Brava, situés à 1,3 km à l'est-nord-est de la pointe du Canet (Palamós) et à 800 m à l'est-sud-est du cap de Planes. Leur nom est vraisemblablement lié à leur petite taille (littéralement « fourmis »).

Précédents  Après le lancement par le pape Martin IV de la Croisade d'Aragon, le roi de France Philippe III décida en 1285 d'envahir la Catalogne à la tête d'une armée importante, afin de soutenir son cousin Charles II d'Anjou, en conflit avec la Couronne d'Aragon au sujet du trône de Sicile. Le roi de Majorque, Jacques II, en délicatesse avec son frère, le roi d'Aragon, se joignit au roi de France. En Catalogne, Pierre le Grand n'obtint pas l'appui escompté de la part des nobles, qu'il avait offensés en abusant de son autorité royale. En dépit de cette situation, les atrocités commises par les envahisseurs dressèrent les villes et la campagne catalanes contre eux.

Les troupes françaises progressèrent péniblement, car elles eurent fort à faire pour s'emparer des villes, qui se défendaient avec acharnement. Les Français comptaient pour leur ravitaillement sur une flotte stationnée le long de la côte, qui allait s'approvisionner à Narbonne et à Aigues-Mortes. En fait, toute leur intendance dépendait exclusivement de cette escadre.

Le roi Pierre comprit que la rupture de ce cordon ombilical forcerait les Français à se retirer. Il prit donc le risque d'alléger momentanément la défense de la Sicile et appela à la rescousse la flotte catalane, qui se trouvait à Palerme, sous le commandement de Roger de Lauria. L'amiral arriva à Barcelone le 24 août, où il fut informé de la position des navires français.  

La batailleCombat de deux nefs médiévales. La bataille est particulièrement sanglante pour les Français.

Roger de Lauria vit qu'en brisant le centre de la ligne très étirée formée par l'escadre navale ennemie, il pourrait défaire ensuite ses deux extrémités. Dans la nuit du 3 septembre, il attaqua le ventre de la flotte française, non loin des îles Formigues. L'escadre catalane encercla les lignes ennemies et éperonna vigoureusement les navires français, faisant pleuvoir en même temps sur eux une pluie de carreaux d'arbalètes qui jetèrent la désolation sur les ponts adverses. Cette tactique permit de remporter une victoire totale. La déroute française fut suivie, selon l'usage des guerres navales de l'époque, d'une tuerie massive.

Battant pavillon français, Roger se rapprocha ensuite de Roses, trompant ainsi l'escadre ennemie qui y mouillait, et les Français furent à nouveau défaits. Roses fut donc reprise et Roger s'empara des munitions, tant des vivres que des armes, qu'on y avait entreposées.

Conséquences Cette déroute navale, suivie par une autre débâcle française au col de Panissars, obligea Philippe III à battre en retraite. Gravement malade, le roi mourut à Perpignan. Les Français continuèrent cependant d'occuper le Val d'Aran jusqu'en 1312, année où il fut récupéré par Jacques II d'Aragon, qui y rétablit l'année suivante les coutumes et privilèges supprimés par les Français.   La déroute française entraîna également la confiscation du royaume baléare, que Jacques II de Majorque ne récupéra - officiellement - qu'en 1295, mais effectivement en 1298

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Bach-Dang est livrée le 9 avril 1288

sur la rivière Bach-Dang pendant la troisième invasion mongole du Viêt Nam (1287-1288). Elle voit la destruction par les Vietnamiens de la flotte sino-mongole de la dynastie Yuan au même endroit et dans des conditions identiques à celles qui avait vu l'anéantissement d'une flotte chinoise en 939.

En 1288, après l'évacuation de la capitale Thăng Long (aujourd'hui Hanoï), le Đại Việt, ou Grand commandeur Trần Hưng Đạo décide de lancer une offensive contre les mongols au niveau de la rivière Bạch Đằng.

La rivière Bạch Đằng traverse les districts de Yen Hung (dans la province du Quảng Ninh) et de Thuy Nguyen (à Haï Phong) avant d'atteindre la mer. C'était là qu'avait eu lieu en 938 la bataille de Ngô Quyền qui avait opposé les vietnamiens aux Han du Sud.

Dès le mois de mars, Trần Hưng Đạo se prépara sur le futur champ de bataille. Il adopta la même tactique que celle qui avait permis à Ngô Quyền de vaincre les chinois trois cents ans auparavant : il étudia le mouvement des marées et fit établir un dispositif de pieux plantés sous l'eau, en préparant des scénarios d'embuscades correspondant à chaque zone stratégiquement exploitable par ses troupes.

La bataille  Les mongols déjà présents à Thăng Long souffraient de graves problèmes d'approvisionnement et d'une pénurie de nourriture. Sans nouvelles de la flotte de soutien commandée par le prince Toghan, qui se trouvait lui-même en mauvaise posture au point d'ordonner le retrait à ses troupes jusqu'à Vạn Kiếp, ils étaient désavantagés tant au niveau géographique qu'au niveau militaire : d'un côté le paysage marécageux empêchait l'emploi efficace de la cavalerie légère, la principale source de leurs victoires en plaine, de l'autre les troupes vietnamiennes, majoritairement composées de paysans, connaissaient bien mieux le terrain et les conditions de combat dans ce milieu, ce qui le désavantageait pour la bataille qui s'annonçait               l'armée du Đại Việt entama une grande offensive qui permit aux vietnamiens de reprendre un grand nombre de villages occupés par les mongols.

Des groupes de partisans laissés volontairement à l'arrière avaient l'ordre de harceler de nuit les troupes d'invasions et d'attaquer leurs lignes d'approvisionnement, ce qui avait contribué aux pénuries. Le succès de ces groupes mobiles fut tel qu'il contraignit Toghan à scinder son armée en deux puis à quitter définitivement le VietNam : près d'un quart des armées d'invasion avait alors quitté le pays.

Début avril, la flotte de soutien conduite par Omar et escortée par des troupes d'infanterie tenta également de regagner la Chine le long de la rivière Bạch Đằng, subissant attaques sur attaques, et en dépit de la destruction des routes et des ponts, les mongols la rejoignirent finalement, ce qui obligea la modeste flottille vietnamienne à entamer un retrait.

Cet épisode encouragea les mongols à poursuivre les troupes du Đại Việt, dans l'idée que celles-ci ne devaient guère être plus que les débris de l'armée ayant quitté Thăng Long ; ainsi les 2 armées arrivèrent-elles au champ de bataille pré-arrangé par les vietnamiens. La flotte mongole s'engagea dans sa totalité, profitant de la largeur du fleuve. C'est à ce moment précis que des milliers de petites embarcations apparurent depuis les marais des 2 côtés, transpercèrent la première ligne de navires avant de briser complètement sa formation de combat initiale.

La violence et la survenue si brutale de l'attaque incita les mongols à regagner la mer de façon désorganisée, mais leurs navires s'empalèrent sur les pieux installés par les troupes du Đại Việt : la plupart se brisèrent et coulèrent sous le choc, les autres furent incendiés par les occupants des petites embarcations qui regagnaient aussitôt les marais. Les soutiens d'infanterie furent dans le même temps surprises et massacrées par les troupes du roi Trần et du général Trần Hưng Đạo.

La flotte fut finalement entièrement détruite et Omar capturé.

Au même moment, l'armée du Đại Việt, après d'incessantes attaques, mettait en pièces l'armée de Toghan en retraite qui traversait Lạng Sơn. Toghan prit en effetle risque de prendre un détour en traversant la forêt afin de regagner la Chine avec quelques centaines de combattants seulement.

Conséquences La bataille de Bach Dang est encore connue aujourd'hui dans l'histoire militaire vietnamienne comme la plus grande victoire jamais remportée. Le Vietnam est d'ailleurs le seul pays au monde à avoir repoussé toutes les tentatives d'invasion des hordes mongoles (au nombre de trois). La bataille de Bach Dang marque ainsi la fin de la poussée mongole dans le Sud-Est asiatique, et par la suite les troupes mongoles ne franchiront plus jamais le Gong Chay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Curzola, qui eut lieu le 8 septembre 1298

dans les environs de l'île de Korčula (Dalmatie) avec la victoire de Gênes, restaura l'équilibre entre les deux Républiques maritimes de Venise et Gênes.Suite à de nombreuses actions diplomatiques qui avaient impliqué Gênes et Constantinople d'un côté, et Venise et Charles Ier d'Anjou de l'autre, l'hostilité entre les deux républiques était maximale. Voulant s'accaparer quelques colonies sur la Mer Noire, les Vénitiens initièrent des pourparlers avec le Khan des Tartares, en Crimée. Les affrontements avec Gênes ne se firent pas attendre : les Vénitiens détruisirent quelques comptoirs génois à Limassol et à Famagouste (Chypre), tandis que Nicolò Spinola porta la flotte génoise à capturer vingt-cinq galères vénitiennes au port d'Alexandrette. Une première expédition génoise de 160 galères menée par Oberto Doria, décidée à détruire définitivement la flotte vénitienne, fut contrainte de rentrer à la patrie à cause d'une des si nombreuses luttes intestines qui tourmentaient la Gênes médiévale. Venise en profita pour attaquer les possessions ligures de Péra, Phocée, Chypre et Caffa. Finalement la république ligure donna à Lamba Doria le commandement de 78 galères pour attaquer la flotte vénitienne, même « au risque de la débusquer jusque dans sa lagune ». Le 8 septembre 1298, près de Zadar, 95 galères vénitiennes décidèrent d'attaquer les Génois.

La bataille La formation ligure était dans le sens du vent et a voga arrancata (« à nage difficile » - c'est-à-dire la plus grande vitesse que peut atteindre une galère) ; en formation serrée, elle se jeta sur la coalition de Venise, en rompant les rangs. Les galères génoises étaient toutes d'un nouveau modèle révolutionnaire dit à sensile, elles étaient donc plus maniables et plus rapides que les galères vénitiennes. Se souvenant du succès de la Bataille de la Meloria, Doria laissa de côté 15 des 78 galères comme renfort, en dépit du risque important : les Génois était en effet en nette infériorité numérique. La bataille fut particulièrement sanglante, plus encore que le précédent affrontement de 1284 contre les Pisans. Aborder ou couler les trirèmes vénitiennes coûta cher en termes de pertes humaines à la flotte de la « Superbe »

Les Vénitiens virent couler 65 de leurs galères, être capturées 18 ; les morts parmi les Vénitiens furent de sept mille, les prisonniers autant, parmi lesquels Marco Polo, qui, de retour de son voyage au Cathay s'était vu conféré l'honneur du commandement d'une des galères. Ironie du sort, il partagera sa cellule avec Rustichello de Pise, prisonnier de la Bataille de la Meloria, à qui Polo dicta son Livre des merveilles

L'amiral vénitien (on dit que ce fut le Doge en personne, même s'il existe des versions contredisant ce fait), vit capturer son fils qui se serait suicidé plutôt que d'être porté à Gênes « en se brisant le crâne contre le banc où il était enchaîné » pour être présenté au triomphe de l'amiral génois. L'amiral ligure Lamba Doria de son côté, perdit un fils dans la bataille, et le fit ensevelir dans cette mer, affirmant qu'il n'aurait pu y avoir de meilleure tombe que celle-là.

Comme il a été dit, les pertes de Gênes avaient été élevées, et la flotte décida de rentrer dans la patrie, en renonçant à attaquer Venise-même, fait qui selon certains historiens aurait pu déterminer le déclin complet de la « Sérénissime ». Il n'en fut pas ainsi et les deux républiques épuisées en vinrent à la solution diplomatique.

Conséquences  En 1299 fut enfin signée la paix entre Gênes et Venise, sans vainqueur ni vaincu. Cependant la guerre entre la « Superbe » et la « Sérénissime » reprit rapidement entre 1350 et 1355, les pourparlers de paix scellant encore une fois une victoire militaire de Gênes et une égalité diplomatique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bataille de Zierikzee est une Bataille navale livrée les 10 et 11 août 1304,

entre des flottes franco-hollando-gênoise et flamande.

Depuis 1300, le comté de Flandre est passé sous la suzeraineté du roi de France. Maladroits ou brutaux, ses représentants suscitent le mécontentement de la population, qui excédée finit par prendre les armes. La révolte commence le 18 mai 1302, avec les Matines de Bruges, lors de laquelle les Brugeois massacrent les Français. À l'exception de Gand, les autres villes de Flandre se soulèvent à leur tour, et les Flamands lèvent une armée qui met en déroute la chevalerie française lors de la bataille de Courtrai ou des éperons d'or. Humilié, le roi Philippe le Bel décide d'en finir coûte que coûte avec ses sujets rebelles et la guerre fait rage.

À l'été 1304, les troupes flamandes, commandées par Gui de Namur, mettent le siège devant Zierikzee, un port de Zélande, qui fait par ailleurs l'objet d'un blocus naval. Le 10 août 1304, une flotte franco-hollando-gênoise, commandée par l'amiral gênois Rainier IerGrimaldi attaque l'escadre flamande. Le combat est sauvage et les assaillants ne font aucun quartier. C'est un désastre pour les Flamands dont la flotte est totalement anéantie après deux jours de lutte. Gui de Namur, qui avait pris le commandement de ses navires est capturé. Des troupes fanco-hollandaises débarquent et dégagent définitivement Zierikzee de son étau. Cette défaite prélude la fin des espérances émancipatrices de la région: une semaine plus tard, l'armée de Philippe le Bel écrase les milices flamandes de Jean Ierde Namur, lors de la bataille décisive de Mons-en Pévèle. Cette victoire permet au roi de France de négocier la paix en position favorable. Celle-ci est signée en 1305 à Athis-sur-Orge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la bataille d'Arnemuiden est une bataille navale livrée le 23 septembre 1338,

pendant la guerre de Cent Ans.

Elle oppose, près d'Arnemuiden, port de l'île de Walcheren aux Pays-Bas, une vaste flotte française commandée par les amiraux Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet à cinq grandes nefs anglaises, transportant un énorme chargement de laine destinée aux Flamands, alliés d'Édouard III, roi d'Angleterre. Écrasés sous le nombre et ayant une partie de leurs équipages à terre, les navires anglais se défendent avec une grande vaillance, en particulier le Christofer sous les ordres de John Kingston, chef de la petite escadre. Il ne capitule qu'après une journée de lutte et après avoir épuisé tous ses moyens de défense. Les Français s'emparent de la riche cargaison et intègrent les cinq nefs à leur flotte mais ils ternissent leur victoire payée au prix fort, par le massacre des prisonniers. Deux ans plus tard, Quiéret et Béhuchet paieront de leur vie cet acte de cruauté : à l'issue de la bataille de l'Écluse le premier sera décapité, le second pendu.   Cette bataille est l'une des premières de l'histoire lors de laquelle les belligérants utilisèrent de l'artillerie. Le Christofer était équipé de trois canons de fer et d'un canon à main

.arnemuiden

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 24 juin 1340, lors de la bataille navale de L'Écluse (Sluis en Flandre zélandaise),

le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France, anéantit la flotte de son rival, le roi de France Philippe VI de Valois, devant l'estuaire du Zwin, ce bras de mer (de nos jours ensablé) qui mène à Bruges.C'est la première bataille d'importance de la guerre de Cent Ans.

Outre une quarantaine de galères méditerranéennes, navires nerveux et maniables, avec des équipages génois expérimentés, menés par le mercenaire génois Egidio Boccanegra, dit Barbavera, Barbanegra (Barbenoire), les Français disposent d'une vingtaine de grandes cogues embarquant 200 hommes d'armes, et environ cent trente navires,(dont 80 vaisseaux bretons, selon d'Argentré (Histoire de Bretagne), ou 60 selon C. M. Nicolle, Mnémonique de l'histoire, voir aussi Aristide M. Guilbert, Histoire des villes de France) sur lesquels prennent place chacun une cinquantaine de soldats, soit un total d'environ 20 000 hommes, dont beaucoup de Normands, Picards et Bretons.

Mais les deux commandants, l’amiral Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet, ne sont pas des marins mais des administrateurs chargés en principe d'assurer le transport d'une armée. Ils ont reçu pour ordre d'empêcher le débarquement de l'armée d'Édouard et ont transformé la flotte en barricade sur trois rangs enchaînée d'une rive à l'autre, sauf quatre nefs et les navires Génois.

Bataille Le matin du 24 juin les 250 navires anglais avec 15 000 hommes plus les équipages apparaissent. À midi, avec la marée et le vent portant, l'armada anglaise attaque. Du côté français, les arbalétriers ont l'initiative mais rapidement ils sont dominés par la vitesse de tir des archers gallois. Après l'abordage les combats furieux se font sur les ponts. Quiéret et Béhuchet parviennent à investir le bateau d'Édouard, La Thomas, et à blesser ce dernier à la cuisse. Mais les chefs français sont fait prisonniers. Immédiatement Quiéret est décapité et Béhuchet pendu.

Dans l'après-midi, grâce au vent qui a changé de direction, la flotte flamande peut quitter la rive et vient se mêler au combat. La panique s’empare des Français : n’ayant pas d’autre échappatoire que de sauter à l’eau, ils périssent noyés par milliers.
Seule la moitié des Génois, dont Boccanegra, parvient à s'échapper.Si on s'en tient au chroniqueur anglais Thomas Walsingham (v. 1360-1422), bénédictin de l'abbaye de Saint-Alban, né une vingtaine d'années après cet évènement, les Français auraient perdu près de 30 000 hommes au cours de la bataille, ce qui semble vraiment excessif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de L'Espagnols sur Mer, ou bataille de Winchelsea est une bataille navale qui eut lieu le 29 août 1350.

Elle vit la victoire d'une flotte anglaise de cinquante vaisseaux commandée par Édouard III d'Angleterre et le Prince noir, sur une flotte castillane de 40 vaisseaux commandée par Don Carlos de la Cerda. Entre quatorze et vingt-six vaisseaux cLa guerre de Cent Ans connaît une période de trêve depuis la grande peste de 1349. La première partie de la guerre a été largement à l'avantage des Anglais, Édouard III remportant des victoires écrasantes aux batailles de L'Écluse et de Crécy puis en prenant Calais. Après la mort du roi Philippe VI survenue le 22 août 1350, le pouvoir des Valois est à nouveau contesté. Édouard III et Charles II de Navarre, tous deux descendants de Philippe le Bel par les femmes, revendiquent la couronne de France. La guerre se poursuit donc avec la nouveau roi de France, Jean le Bon. Comme celui-ci n'a pratiquement plus de flotte après la défaite de l’Écluse, il s'en remet sur mer à ses alliés génois ou Castillans. L'un des plus actifs est le prince Don Carlos de la Cerda qui s'en prend au commerce anglais dans la Manche et en mer du Nord. Les Anglais, qui l'accusent de piraterie, décident d'en finir avec lui et mobilisent pour cela d'important moyens navals.

Une bataille acharnée Don Carlos, est signalé à l'Écluse, en Flandre, à la tête d’un convoi de navires marchands qui remplissent leurs cales avant de repartir sur la côte basque. Édouard III décide de lui couper la route au retour. Il se rend solennellement à Winchelsea, accompagné de son fils, le « Prince Noir» et de nombreux jeunes nobles bien décidés à en découdre avec l’Espagnol1. Le 28 août, les troupes embarquent sur les navires de guerre. Le roi en personne, sur son navire-amiral, le cogue Thomas, prend le commandement de la flotte, forte d’une cinquantaine de navires.

Les renseignements étant bon, l’attente n’est pas longue. Le dimanche après-midi 29 août, les 40 navires de Don Carlos sont signalés à l’horizon. Ils sont poussés vers Winchelsea par une bonne brise de sud-ouest qui les rapproche rapidement. Édouard III ordonne de lever l’ancre et fait sonner le branle-bas de combat. Don Carlos est considéré comme un adversaire très dangereux : avant embarquement, le roi a ordonné aux archevêques de Canterbury et d’York d’organiser des prières pour le succès de l’opération1. Après l’appareillage, Édouard fait servir du vin à ses chevaliers et à lui-même pour renforcer encore la cohésion de ses hommes.

Don Carlos, s’il le veut, peut très facilement éviter le contact. Tout porte à croire, au contraire, qu’il le recherche : la route suivie, le fait qu’il ait embarqué des mercenaires dans les ports flamands, la détermination qu’il montre, au moment de la rencontre, pour se jeter sur l’ennemi1. Le choc est donc très violent. Le cogue Thomas est heurté par un navire de tête espagnol lors d’une tentative d’abordage ; la collision est si violente que le navire espagnol perd son mât et que le navire-amiral anglais se retrouve avec une importante voie d’eau. À l’issue d’un corps à corps sanglant, l’équipage du Thomas se rend maître d’un autre bâtiment espagnol, et Édouard doit abandonner son navire qui coule pour se transporter sur sa prise

Le combat se poursuit avec la même violence. Les navires espagnols sont plus hauts sur l’eau, ce qui leur permet d’accabler le pont des navires anglais de projectiles et de causer de gros dommages aux hommes et au matériel. Le navire du Prince Noir se retrouve bientôt réduit à l’état d’épave, accroché au flanc d’un navire espagnol qui le malmène. L’héritier du trône anglais ne doit son salut qu’au courage du comte de Lancastre, qui aborde la nef ennemie sur un autre flanc et lui fait amener son pavillon1. Un grand navire anglais commandé par le comte de Namur, qui transporte toute la « Maison du roi », est abordé par un espagnol : celui-ci, à défaut de pouvoir le réduire à l’impuissance, tente de l’entrainer à l’écart du champ de bataille pour mieux le neutraliser. A ce moment-là, la situation pour les Anglais est très compromise. Finalement, un valet flamand du comte de Namur réussit à passer sur le pont du navire espagnol et à couper la drisse de la grand-voile, rendant le bâtiment ingouvernable et permettant aux Anglais de reprendre la situation en mains

Un bataille sans conséquences stratégiques   À l’issue de ce combat acharné, les Anglais, vainqueurs, ont capturé une partie du convoi. Les chiffres des pertes espagnoles varient selon les chroniqueurs : Froissart affirme que 14 navires ont été capturés ; d’autres disent 24 ou 26, soit la moitié des nefs de Don Carlos1. Les pertes anglaises sont inconnues : deux navires au moins, dont la navire-amiral, et de nombreux morts. Édouard III gagne dans cette victoire les surnoms de « Vengeur des Marchands » et de « Roi de la mer »

Néanmoins, Don Carlos s’est échappé avec le reste de ses bâtiments et ce violent combat dans lequel se sont impliqués personnellement le roi d’Angleterre, n’aura aucune conséquence stratégique sur l’évolution de la guerre, contrairement à la bataille de l'Écluse, 10 ans plus tôt, qui avait vu l’anéantissement de la flotte française et la domination de la Manche pour les Anglais. Sur le plan tactique, le combat, qui s'est déroulé à l'abordage et à l'arme blanche, n'apporte rien non plus à l'histoire navale, alors que l'usage de l'artillerie à poudre en mer était connue depuis le début du XIVe siècle (bataille d'Arnemuiden, 1338), (bataille de l'Écluse, 1340).

Don Carlos sera fait connétable de France en 1351 et mourra assassiné en 1354, sur ordre d'un rival politique. Quant à Édouard III et au Prince Noir, ils tireront l'essentiel de leur gloire militaire des victoires remportées sur le sol français, et ce combat naval, somme toute secondaire, sera assez vite oublié des annales militaires.

Liste partielle des navires impliqués Angleterre (Édouard III)

  • Thomas (coulé au combat)
  • Edward
  • Jonette
  • Plenty
  • Isabella
  • Gabriel
  • Michael
  • Welfare
  • Mariote
  • Jerusalem
  • Thomas Beauchamp
  • Mary
  • Godibiate
  • John
  • Edmund
  • Falcon
  • Buchett
  • Lawrence

32 autres

Castille (de La Cerda)

40 naviresastillans furent capturés dont quelques-uns furent coulés contre au moins deux pour les Anglais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de La Rochelle est une bataille navale qui s'est déroulée le 22 juin 1372,

et qui a confronté les navires anglais à ceux de l'alliance franco-castillane.

Après le traité de Brétigny les anglais ont pris le contrôle de tout le sud-ouest de la France. Le roi Charles V contre les chevauchées anglaises par la tactique de la terre déserte. Il évite les grandes batailles rangées en rase campagne qui ont tourné à la déroute pour la chevalerie française (comme à Crécy ou à Poitiers) et reprend une à une toutes les places fortes par une guerre de siège.

Effectifs de la flotte anglaise

36 nefs de haut bord à faible tirant d'eau et 14 navires de transports.

Effectifs de la flotte castillane 22 galères castillanes.

Commandement de la flotte anglaise

La flotte anglaise appareille d'Angleterre pour La Rochelle commandée par Jean de Hastings, comte de Pembroke.

Commandement de la flotte castillane Les 22 galères castillanes furent commandées par Ambroise Boccanegra, fils de Gilles Boccanegra.

Stratégie du combat naval imaginée par Charles VLe point de rencontre des galères françaises et de l'escadre de navires plus légers devaient rejoindre la flotte castillane à Santander et intercepter la flotte anglaise. L'amiral Antoine Grimaldi commandant les galères françaises, et Owen Tudor ayant sous ses ordres l'escadre légère ne vinrent pas au rendez-vous fixé. Ambrosio Boccanegra après quelques jours d'attente quitta Santander pour prendre la mer à la mi-juin 1372. Les marins castillans eurent en vue le port de La Rochelle le 22 juin 1372.

La bataille Les navires anglais étaient ancrés à quelques encablures de La Rochelle. Malgré son infériorité numérique, l'amiral castillan fit feu sur les bâtiments de la flotte anglaise. Les nefs anglaises faisant rempart pour protéger les navires de transport se défendirent avec vigueur. Les galères castillanes étaient armées de canons ce qui leur donnèrent une légère supériorité. Les nefs anglaises possédaient un tirant d'eau supérieur aux galères castillanes. À marée descendante, Jean de Hastings, comte de Pembroke, donna l'ordre à sa flotte de rejoindre la haute mer. Mais les bâtiments de transport firent des erreurs de manœuvre et s'échouèrent sur les hauts-fonds. Profitant de la fâcheuse position des navires anglais, l'amiral castillan s'attaqua aux navires de transport immobilisés par le sable. Les marins anglais furent jetés à la mer.

Puis, Ambrosio (fils de Egidio Boccanegra qui avait combattu à la bataille de l'Ecluse) feignit une approche de la terre par ses galères. La supercherie fonctionna, Jean de Hastings, comte de Pembrocke crut la flotte castillane à sa merci et pensa l'envoyer par le fond. Mais la stratégie d'Ambrosio Boccanegra était toute autre. L'amiral castillan n'ignorait pas en bon stratège qu'il était que les grandes nefs anglaises lourdement chargées ne pourraient bouger à marée basse, il suffisait tout simplement de les attaquer par le feu et les flèches enflammées. La nuit était claire, mais les vents étaient contraires à la flotte anglaises.

Au petit matin du 23 juin 1372, la flotte castillane fut remise à flots, mais le grand tirant d'eau des nefs anglaises provoqua son immobilisation. Chaque galère castillane traînait des brûlots composés d'huile et de suif, elles voguaient vers les nefs anglaises, les hommes d'équipage castillans envoyèrent les brûlots vers les bâtiments anglais et la bataille commença. Les nefs s'embrasèrent les unes après les autres, beaucoup de navires anglais furent envoyés par le fond, également celui transportant le trésor de guerre destiné à payer 3 000 mercenaires durant une année. Certaines nefs purent échapper à l'incendie, mais encerclées de toutes parts, elles furent à leur tour envoyées par le fond.

Les nefs anglaises avaient à leur bord l'état-major et les meilleurs éléments de l'armée anglaise. Jean de Hastings, comte de Pembrocke, fut fait prisonnier avec quatre-cent chevaliers et huit mille soldats. Il fut emprisonné à Santander. Lors du retour en Espagne, Boccanegra capture quatre navires anglais supplémentaires.

Conséquences  Les Anglais perdent la maîtrise maritime, doivent abandonner leur alliance avec les Portugais contre les Castillans et seront mis en difficulté sur le continent faute d'approvisionnement. La France prend sa revanche sur la bataille de l'Ecluse. Les Français vont progressivement reprendre le contrôle des terres cédées au traité de Brétigny

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bataille navale de Porto-Longo, encore appelée bataille de Sapienza est une victoire génoise sur Venise survenue le 3 novembre 1354

lors de la troisième guerre vénitiano-génoise (1350-1355). La flotte vénitienne commandée par Niccolò Pisani est capturée par les Génois de Paganino Doria près de Modon.En 1350, les Génois prétendent interdire aux Vénitiens la navigation sur la mer Noire, déclenchant les guerres de Caffa entre les deux républiques maritimes. Les Vénitiens, malgré l'alliance des Aragonais et de l'empereur Jean VI Cantacuzène, perdent la bataille de Gallipoli, et Constantinople, menacée par les vainqueurs, ferme ses ports aux vaincus (1352). Ce revers et cette défection n'empêchent pas le pavillon vénitien de tenir la mer, et les Génois sont battus à leur tour à la Loiera ou Alghero, devant Cagliari, où ils perdent quarante-une galères en 1353.    En 1354, après leur défaite de la Loiera, les Génois choisissent comme amiral Paganino Doria qui a remporté deux ans auparavant la victoire du Bosphore et lui confient trente-trois galères. Les Vénitiens, de leur côté, en arment trente-cinq, toujours sous la conduite de Niccolo Pisani. Tandis que ce dernier seconde les opérations des Aragonais sur la Sardaigne, où Pierre le Cérémonieux avait envoyé une armée considérable, Doria entre en mer Adriatique et prend plusieurs vaisseaux marchands et quelques galères revenant de Candie ; il ravage les côtes de l'Istrie. Le 11 août, il s'empare de la ville de Parenzo et la brûle. Les Vénitiens, effrayés de l'approche des Génois, envoient à Niccolò Pisani l'ordre de revenir défendre sa patrie. Ils ferment d'une chaîne l'entrée de leur port et se préparent à résister en cas d'attaque. Le doge Andrea Dandolo serait mort de chagrin à l'approche des Génois le 7 septembre 1354 et remplacé par Marino Faliero.

Bataille Doria, au lieu d'attendre dans le golfe le retour de la flotte vénitienne, fait voile vers la Grèce ; Pisani, averti de la route qu'il avait prise, se dirige vers les mêmes mers. Les deux amiraux se cherchent dans l'Archipel, sans se rencontrer. Pisani entre enfin dans le port de Sapienza, ou Porto-Longo, proche de Modon, pour reposer ses équipages et réparer ses vaisseaux. Il partage sa flotte en deux parties, pour que l'une fasse la garde, tandis que l'autre se ravitaillait. Il se place à l'entrée du port, avec six grands vaisseaux, et vingt galères qu'il enchaîne les unes aux autres. Pendant ce temps, Morosini, son contre-amiral, avec quinze galères et vingt spéronates ou barques armées, a mis la proue en terre, au fond du port, qui est fort éloigné de son ouverture.

Lorsque Paganino Doria apprit où étaient ses ennemis, il vient leur offrir la bataille, le 3 novembre 1354, devant l'entrée du canal de Porto-Longo ; et ses équipages cherchent vainement, par mille provocations, à engager Pisani à l'accepter. Celui-ci, avec ses galères embossées, demeure immobile, dédaignant les insultes des Génois, et attendant sa propre commodité pour combattre. Enfin, Jean Doria, neveu de l'amiral, avec une méprisante hardiesse, passe entre la flotte vénitienne et le rivage, et entre dans le port. Pisani le laisse faire, persuadé que ce jeune homme, placé entre sa ligne et celle de Morosini, ne pourrait plus lui échapper. Il laissa passer de même douze galères qui suivirent l'une après l'autre le jeune Doria. Ces treize vaisseaux, s'avançant vers l'autre extrémité du port, attaquent impétueusement la division de Morosini. Les navires, appuyés au rivage, n'en étaient que plus faciles à défendre ; mais les Vénitiens, surpris d'être attaqués dans un lieu où ils croyaient n'avoir rien à craindre, ne font qu'une faible résistance. Beaucoup de matelots, dans le premier effroi, se jettent à la mer pour gagner le rivage, plusieurs se noient, et toute cette division de la flotte tombe au pouvoir des Génois. Le jeune Doria revient alors attaquer par derrière la ligne qui défendait l'entrée du port, tandis que son oncle l'attaque par devant : il pousse sur elle deux des vaisseaux qu'il vient de prendre, auxquels il a mis le feu, pour incendier toute la flotte ; il cause aux Vénitiens un si grand effroi, qu'ils se rendent tous sans combattre davantage. Ils avaient déjà perdu quatre mille hommes dans le port ou sur le rivage. Doria revient en triomphe à Gênes, conduisant avec lui l'amiral vénitien, avec toute sa flotte et cinq mille huit cent soixante-dix prisonniers.

Conséquences La victoire est suivie d'un armistice signé le 15 janvier 1355 puis d'un traité de paix signée à Milan le 1er juin suivant. Les Vénitiens payent les frais de la guerre et renoncent à fréquenter les ports de la mer Noire, sous la réserve d'un comptoir à Caffa.

http://books.google.fr/books?id=IXs5AAAAcAAJ&pg=PA433&lpg=PA433&dq=defaite+des+v%C3%A9nitiens+%C3%A0+porto+longo&source=bl&ots=llM62y_SvT&sig=XWrWxhWUgm8DGxmR9H0Eg_EFJww&hl=fr&sa=X&ei=_64YUqa9LqKI4ASm7

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Egalement appelée bataille de Sapienza, la bataille de Porto-Longo opposa la république de Gênes et la république de Venise le 3 novembre 1354, au cours de la troisième guerre vénitio-génoise. Alors que la flotte génoise avait perdu la bataille d'Alghero un an plus tôt, cette fois-ci elle en sortit largement victorieuse, obtenant au passage un armistice et un traité de paix en 1355, en défaveur de Venise, forcée de payer les frais de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre de Chioggia entre Venise et Gênes dura de 1378 à 1381.

Elle s'inscrit dans le long conflit opposant les deux cités depuis qu'elles commencèrent leur concurrence commerciale au XIe siècle.

Le 31 mai 1378, la flotte vénitienne commandée par Vettor Pisani attaque par surprise, durant une tempête, la flotte génoise dans la mer Tyrrhénienne et la défait, capturant quatre galères et faisant de nombreux prisonniers.

La nouvelle de la défaite entraîne une grande agitation à Gênes, le doge Domenico Campofregoso est destitué et remplacé par Niccolò Guarco, tandis qu'une flotte dirigée par Luciano Doria entre dans l'Adriatique, pour aider les troupes du Patriarcat d'Aquilée.En mai 1379, la flotte vénitienne est vaincue devant Pola, dans la mer Adriatique, et Gênes s'empare de Chioggia et des forteresses vénitiennes commandant ses communications vers la Lombardie. La guerre qui oppose Venise et Gênes pour le maintien de leurs places commerciales byzantines connaît alors un nouvel épisode. À Byzance, Andronic, l'instrument des Génois, est chassé par les Vénitiens qui placent sur le trône Jean V et son fils Manuel. Andronic mourra en exil en 1385.

Dans un premier temps, Vettor Pisani se laisse surprendre à Pola par le Génois Luciano Doria qui a une flotte bien supérieure à la sienne. Il perd quatorze de ses vingt galères. Si Venise possède bien une autre flotte, elle se trouve alors dans la Méditerranée alors que les Génois sont dans l'Adriatique. Au mois d'août, les Génois s'emparent de Chioggia, aidés par des troupes padouanes et hongroises. Successivement, les cités de Umago, Grado, Caorle sont incendiées. Malamocco, Loreo, Poveglia, San Erasmo sont occupées. Venise se trouvait assiégée, attendant le retour de la flotte de Carlo Zeno.

Le sursaut vénitien    Le 13 septembre, on réunit à Venise, dans la basilique Saint-Marc, l'Arengo, l'antique assemblée populaire, qui refait ainsi surface au moment le plus dramatique de l'histoire de la cité. La population tout entière est mobilisée, le capitaine Pisani, alors emprisonné depuis la première défaite de Pola, est rappelé, les canaux sont barrés par des digues, les ports par des chaînes ; une nouvelle flotte est mise en chantier. L'enthousiasme populaire et la dramatisation n'est pas sans rappeler celle des anciens romains dans les périodes les plus noires. Tous veulent s'embarquer, jusqu'au doge Contarini lui-même, alors âgé de 80 ans.

La ville est assiégée mais ses assiégeants ne peuvent la prendre ; les mois passent. La nuit du 22 décembre, l'amiral Pisani fait lever l'ancre à sa nouvelle flotte, forte de 35 galères et d'un nombre considérable de petites embarcations. Il parvint à surprendre la flotte ennemie dans le port de Chioggia et des centaines de barques chargées de pierres sont coulées à la sortie du port. À terre, les Vénitiens bloquent également toute issue. D'assiégeants les Génois deviennent assiégés. Huit jours plus tard, Carlo Zeno arrive avec ses quinze galères, puis quelques autres, finalement ce sont cinquante grands navires de combat que Venise peut aligner. Le blocus dura plusieurs mois. Gênes envoya vainement vingt galères qui n'osèrent attaquer. Ils capitulèrent le 22 juin 1380.

Le 24 juin le doge Contarini entre triomphalement à Chioggia. La guerre devait encore durer une année durant laquelle Pisani mourut de malaria et le duc d'Autriche, renversant son alliance, se lia à Venise en échange de la cession de Trévise  ; elle devait cesser par la paix de Turin en 1381. Gênes ne put que poursuivre une lutte de commerce, finalement sans grande importance. Par la paix de Turin du 8 avril 1381, Famagouste restait aux Génois mais prescrivait la dépopulation et le démantèlement de Ténédos, remise au duc de Savoie. Le commerce en Dalmatie était désormais soumis aux règles vénitiennes. Par ailleurs, Venise se voyait remise en possession de tous ses privilèges à Constantinople et se faisait même reconnaître le droit de commercer librement en mer Noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Saltes est une bataille navale livrée le 17 juillet 1381,

au large de Saltes, en Andalousie (Espagne), pendant la guerre luso-castillane de 1379-1385.

Une flotte portugaise, commandée par Dom João Telo et composée de 21 galères, d'une galiote et quatre bâtiments à voiles quitte le Tage avec pour mission de rechercher et de détruire la flotte castillane le long des côtes andalouses. Hélas pour les Portugais, leur navires ne sont pas de grande qualité et pire encore, Telo est un piètre amiral: il en résulte qu'à la suite d'avaries diverses et en raison de l'incompétence du commandement, seules douze galères parviennent sur leur lieu d'opération.

Une escadre castillane de 17 galères, commandée par Sanches de Tovar, les attend. Elle ne laisse pas passer l'occasion et attaque. Douze des bâtiments castillans affrontent de face les galères portugaises tandis que les cinq autres les contournent et les assaillent par les flancs ou l'arrière. En quelques heures de combat, le sort de la flotte portugaise est scellé; elle est détruite et ses équipages anéantis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Bosphore est une bataille navale livrée le 20 avril 1453

dans le Bosphore, près de Constantinople (aujourd'hui Istanbul), pendant le siège de la ville par les Ottomans. Elle oppose trois navires génois et un transport byzantin à la flotte turque qui est durement battue.

Succédant à son père Murad II décédé le 13 avril 1451, le sultan Mehmet II (1451-1481) manifeste très rapidement son intention de s'emparer de Constantinople et de mettre fin à l'empire byzantin. Cet état, qui n'est plus que l'ombre de lui-même, n'existe de fait que par sa capitale, encerclée par les possessions turques. À l'empereur byzantin Constantin XI qui cherche par tous les moyens à préserver la ville et les débris de son empire il répond en hiver 1451:

« les deux rives [du Bosphore] sont à moi, celle d'Asie parce qu'elle est habitée par les Osmanlis, celle d'Europe parce que tu n'es pas capable de la défendre ».

Pour renforcer son emprise, le sultan turc décide d'interdire l'accès du Bosphore et fait bâtir la forteresse de Rouméli-Hissar sur la côte européenne, cet ouvrage faisant pendant avec la forteresse d'Anadolu- Hissar, déjà érigée sur la côte asiatique, puis en janvier 1453 il réunit ses ministres et leur indique que son empire ne sera jamais en sécurité tant que Constantinople restera entre des mains chrétiennes. Il souligne notamment que les échecs éprouvés par ses prédécesseurs résultaient principalement de l'impossibilité dans laquelle il s'étaient trouvés de soumettre la ville à un blocus effectif, faute de disposer de la supériorité maritime. Or, ce n'est plus le cas: la marine byzantine est quasi-inexistante alors que la flotte ottomane compte plus de 400 unités. Cette supériorité navale jointe à la puissance écrasante de l'armée turque, qui peut aligner plus de 100 000 combattants épaulés par une artillerie excellente, contre 7000 défenseurs à peine, doit assurer le succès de l'entreprise, qui commence début avril 1453.

Les premières opérations navales et la bataille La flotte ottomane est commandée par Baltoglu Süleyman Bey. C'est un Bulgare converti à l'Islam. Mehmet II lui a donné des instructions très claires et impératives: empêcher tout navire de quitter la ville assiégée ou d'y pénétrer, soutenir l'effort des troupes terrestres assiégeantes par le bombardement des murailles, s'emparer du chenal de la Corne d'Or, barré par les Byzantins depuis le 3 avril, à son embo uchure et sur toute sa largeur, par une énorme chaîne. Cette dernière tâche se révèle très rapidement irréalisable.

 http://youtu.be/jQ37zhk9i3o               http://youtu.be/DCJcKnq_rFw        http://youtu.be/En8GkipdBlk

http://youtu.be/PKY7_xP67EA               http://youtu.be/dfgjHWLbvc4                    http://youtu.be/N1IKpr3vON0                    http://youtu.be/1fbmYIZ92U0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Zatoka Świeża, où de la lagune de la Vistule a été livrée le 15 septembre 1463

entre la marine de l'ordre des Chevaliers teutoniques et la marine de la Confédération prussienne alliée de la Pologne. Dirigée par son Grand-Maître, la marine teutonique tentait de porter secours à la ville de Gniew, assiégée. Quoique moins nombreux, les navires prussiens, plus expérimentés car faisant partie de la Hanse, repoussèrent l'attaque teutonique, gagnant ainsi le contrôle de la Vistule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Diu est une bataille navale qui s'est déroulée les 2 et 3 février 1509

au large du port de Diu (Inde). Le Portugal défait une flotte composée de forces mameloukes, ottomanes, du Zamorin de Calicut et du Sultanat du Gujarat, assistées par la République de Venise et la République de Raguse. Cette bataille est parfois appelée seconde bataille de Chaul     Cette bataille revêt une importance majeure dans l'histoire, marquant le début de la domination européenne sur les mers d'Asie, corrélée à la défaite de la puissance dominante d'alors, l'Empire ottoman. Elle marque aussi le début de la diffusion de l'opposition en Europe et au Moyen-Orient entre le christianisme et l'islam jusqu'à l’océan Indien qui était une zone prédominante du commerce international à l'époque.

Cette bataille peut être comparée à celles de Lépante (1571), d'Aboukir (1798), de Trafalgar (1805) ou de Tsushima (1905) en termes d'impact, bien que n'ayant pas eu la même échelle.                 Les Portugais tirèrent rapidement profit de cette bataille en s'emparant de zones clés donnant sur l'océan Indien telles que Mombasa, l'archipel de Socotra, Mascate, Ormuz, Goa, Ceylan et Malacca, leur permettant de contourner les traditionnelles routes maritimes ou terrestres contrôlées par les Arabes et les Vénitiens, en passant par le cap de Bonne-Espérance. De ce fait, ils portèrent d'un même coup atteinte aux intérêts mamelouks, ottomans, vénitiens et à ceux du Sultanat du Gujarat (alors à son apogée). Le nouveau monopole portugais dura jusqu'à l'émergence de la Compagnie anglaise des Indes orientales et la bataille de Swally en 1612.

Pour les Vénitiens, cet échec, conjugué avec la Ligue de Cambrai formée à leur encontre en 1508, marqua la fin de l'apogée de leur République.

Personnages principaux  Dom Francisco de Almeida, premier vice-roi des Indes portugais ;

  • Amir Husain Al-Kūrdī, commandant de l'escadron naval mamelouk, dont l'équipage était majoritairement turc ;
  • Selman Reis, amiral ottoman ;
  • Malik El Hissa, Gouverneur de Diu représentant le sultan du Gujarat ;
  • le Zamorin de Calicut, qui se joignit à l'alliance de par son inimitié à l'égard des Portugais depuis le débarquement de Vasco da Gama en 1498 sur son territoire.
  • Contexte Diu était un poste avancé ( musulman ) et critique pour le contrôle global du commerce des épices en provenance des Indes, alors sous la mainmise conjointe des Mamelouks et des Vénitiens. Le roi Manuel Ierde Portugal, sur la base des récents exploits de Vasco da Gama, envoya son premier vice-roi avec 21 navires en 1505 afin de renforcer les récents établissements portugais en Afrique de l'Est et en Inde.

Les patrouilles navales portugaises interceptant régulièrement les approvisionnements en bois en provenance de la côte de Malabar destinés à la flotte mamelouke en mer Rouge, le sultan ottoman Bajazet II fournit à l'Égypte des galères similaires à celles qu'il utilisait en Méditerranée. Ces vaisseaux, démontés à Alexandrie avec l'aide des Vénitiens et réassemblés sur la côte de la mer Rouge, étaient cependant moins résistants sur l'océan Indien, et étaient moins bien armés que la flotte portugaise.

Cette nouvelle flotte mamelouke se dirigea vers l'Inde en 1507, faisant escale pour fortifier Djeddah contre une potentielle attaque portugaise, avant de passer par Aden recevant l'assistance du sultan tahiride, puis, en 1508, de traverser l'Océan Indien en direction du port de Diu1.

La bataille de Diu servit de revanche à la première bataille de Chaul en mars 1508, qui vit la mort de Dom Lourenço Almeida, fils du vice-roi, dont le navire fut surpris par la flotte égyptienne récemment arrivée en Inde.

Déroulement de la bataille  Les Portugais comptaient 19 bateaux commandés par le vice-roi, soit un total de 1 300 soldats portugais et 400 soldats de Cochin. Les forces alliées disposaient de 100 navires mais seulement 12 de taille conséquente.

La défense de l'ile était composée de la flotte énoncée, ainsi que de plusieurs forts armés de batteries côtières qui maintinrent la flotte portugaise à distance toute la nuit précédente de l'attaque. Tirant profit d'un vent qui s'était levé à 3 heures du matin, 18 navires de la flotte portugaise foncèrent sur celle des alliés, sous un feu nourri de l'artillerie ennemie. Il s'ensuivit toute une série d'abordages très violents qui durèrent toute la journée. Le soir venu, la bataille s'acheva avec la prise du vaisseau amiral de l'émir. 2 des 12 navires coalisés furent coulés et les autres capturés. Sur 4 000 hommes de la flotte ottomane, 22 survécurent et furent fait prisonniers.

Dès le lendemain, le gouverneur de Diu envoya demander la paix au vice-roi portugais, qui accepta en échange de prisonniers, de quelques galères, ainsi que de son engagement à ne plus offrir asile aux flottes du calife.  Le traitement des captifs égyptiens et ottomans fut brutal sur le chemin du retour à Cochin. Le vice-roi, en mesure de représailles contre la mort de son fils, ordonna des pendaisons et certains furent attachés aux bouches des canons portugais.    

seconde bataille de DiuCette bataille ne mit pas fin à la rivalité entre les empires ottomans et portugais, puisqu'en 1538 une seconde bataille navale survint au large de Diu lorsqu'une flotte de 54 navires chargés de 7 000 hommes, dirigée par Hussein Pasha et envoyée par Soliman le Magnifique, fit le siège de la forteresse portugaise (construite en 1535), avant de lever le siège.

Cette flotte arriva le 14 septembre 1538, dans le but de soutenir la rébellion de la population de Diu, qui avait mobilisé et armé dans le plus grand secret, 10 000 fantassins et 5000 cavaliers.

Le premier jour, 700 janissaires débarquèrent pour semer la terreur chez les Portugais. En se présentant fièrement devant le fort de ces derniers, ils furent reçus par une salve d'arquebuses qui en tua une cinquantaine. Le lendemain, une violente tempête éloigna la flotte ottomane pendant 22 jours, ce qui laissa aux Portugais le temps de préparer leurs défenses. Le 4 octobre, l'artillerie ottomane commença à bombarder la forteresse. Après avoir ouvert des brèches dans les murailles, Bacha lança une série d'assauts. Les trois derniers eurent lieu le 31 octobre avec près de 14 000 hommes. Tous furent repoussés, mais sur 600 défenseurs portugais, seuls 40 restaient en état de combattre. Exténués, à court de vivres et de munitions, ils virent le siège se lever le lendemain, et la flotte repartir. Par chance, les Turcs démoralisés par cette farouche résistance et ne connaissant pas l'état déplorable des capacités défensives des Portugais, jouèrent la carte de la prudence compte tenu des pertes qu'ils avaient déjà subies, ainsi que de la rumeur selon laquelle une flotte de secours était en route pour casser le siège. Il est vrai que 160 navires avec plus de 10 000 hommes envoyés par le roi du Portugal se préparaient à quitter Goa.

Un nouveau siège avorté en 1547 fut la dernière tentative ottomane d'expansion de leur influence dans l'océan Indien. Le monopole portugais sur le commerce des épices ne fut plus contesté avant l'arrivée des Anglais et des Néerlandais au siècle suivant.   

Anecdotes  Parmi les blessés portugais de la bataille de 1509, on trouve le nom d'un certain Fernão de Magalhães, connu en France sous le nom de Ferdinand Magellan, qui sera le premier navigateur à réaliser une circumnavigation. Il s'était porté volontaire pour servir le premier vice-roi portugais et avait quitté le Portugal pour l'Inde le 25 mars 1505.Trois drapeaux du sultan mamelouk du Caire furent saisis par les Portugais, et sont actuellement exposés au couvent de l'Ordre du Christ, dans la ville de Tomar, foyer spirituel de la branche portugaise des Templiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Prévéza fut livrée le 28 septembre 1538,

près de Prévéza (nord-ouest de la Grèce), au cours de la guerre vénéto-ottomane (1537-1540). Elle opposait la flotte ottomane, commandée par Khair ad Din Barberousse, et la flotte hispano-vénitienne de la Sainte Ligue, commandée par l'amiral gênois Andrea Doria.En dépit de leur supériorité numérique, les alliés, qui perdirent 49 navires détruits ou capturés, subirent un revers décisif qui assura aux Turcs la suprématie en Méditerranée jusqu'à leur défaite à la bataille de Lépante en 1571.     Certains historiens soutiennent que la bataille de Prévéza est la plus grande victoire navale de l'histoire turque.

barberousse

preveza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Djerba est une bataille navale qui a lieu du 9 au 14 mai 1560

le long des côtes tunisiennes (au large de Djerba). Elle oppose la flotte de l'Empire ottoman, commandée par Piyale Pacha et Dragut, à une flotte européenne principalement composée de navires espagnols, napolitains, siciliens et maltais.

Depuis la défaite de la bataille de Prévéza subie en 1538 face à la flotte ottomane, commandée par Khayr ad-Din Barberousse, ainsi que la désastreuse expédition d'Alger de l'empereur Charles Quint en 1541, les principales puissances navales du bassin méditerranéen, l'Espagne et la République de Venise se sentent de plus en plus menacées par les Ottomans et les corsaires barbaresques. Cette menace s'accentue lorsque Piyale Pacha prend les îles Baléares en 1558 et qu'il organise des raids contre les côtes méditerranéennes espagnoles en compagnie de Dragut. Le roi Philippe II d'Espagne décide alors de réagir et invite le pape Paul IV et ses alliés européens à entreprendre la reconquête de la ville de Tripoli, possédée par les chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem jusqu'en août 1551, date à laquelle Dragut s'en empare, exploit qui lui a valu d'être nommé bey de Tripoli par le sultan ottoman Soliman le Magnifique. Forces en présence L'historien William H. Prescott aurait écrit que les sources décrivant la bataille étaient tellement contradictoires qu'il défiait le lecteur de les réconcilier.

En 1559, Philippe II autorise les chevaliers de Malte et le vice-roi de Naples à monter une expédition contre Tripoli et l'île de Djerba. Les historiens les plus réputés pensent que la flotte rassemblée par les puissances chrétiennes comporte environ cinquante à soixante galères et quarante à soixante navires plus petits. Par ailleurs, Giacomo Bosio, l'historien officiel de l'Ordre de Malte a indiqué qu'elle comportait 54 galères

Fernand Braudel donne également le chiffre de 54 navires de guerre complétés par 36 navires de transport. L'un des comptages les plus détaillés est celui de Carmel Testa qui eut accès aux archives de l'Ordre de Malte. Il liste précisément 54 galères, sept bricks, 17 frégates, deux galions, 28 navires marchands et douze petits navires. Ils étaient fournis par une coalition composée des républiques de Gênes et Naples, de la Sicile, de Florence, des États pontificaux et de l'Ordre de Malte.

La flotte se rassemble à Messine sous le commandement de Giovanni Andrea Doria (neveu de l'amiral génois Andrea Doria) puis se dirige vers Malte où elle est bloquée pendant deux mois par le mauvais temps. Durant cette période, quelque 2000 hommes périssent en raison de diverses maladies. Le 10 février 1560, la flotte appareille pour Tripoli. Le nombre précis de soldats embarqués n'est pas connu. Braudel donne pour sa part le chiffre de 10 000 à 12 000, Testa 14 000 alors que des sources plus anciennes donnent un chiffre supérieur à 20 000, une exagération au regard du nombre d'hommes que peut contenir une galère du XVIe siècle.

Bien que l'expédition n'accoste pas loin de Tripoli, le manque d'eau, la maladie et une violente tempête poussent les commandants à abandonner leurs objectifs d'origine et, le 7 mars, ils appareillent vers l'île de Djerba qu'ils prennent rapidement. Le vice-roi de Sicile, Don Juan de la Cerda, duc de Medina Coeli, ordonne la construction d'un fort sur l'île. À ce moment-là, une flotte ottomane d'environ 86 galères et galions, placés sous le commandement de l'amiral ottoman Piyale Pacha, est déjà en route depuis Istanbul. Cette flotte arrive à Djerba le 11 mai, à la surprise des forces chrétiennes     

Bataille        La bataille est une affaire d'heures : près de la moité des galères chrétiennes sont prises ou coulées. Anderson donne le bilan total des pertes chrétiennes à 18 000 mais Guilmartin les réduit à environ 9 000 dont près des deux-tiers sont des rameurs.           Les survivants trouvent refuge dans le fort, achevé quelques jours auparavant, qui est rapidement attaqué par les forces combinées de Piyale Pacha et Dragut (qui a rejoint Piyale Pacha au cours du troisième jour) mais pas avant que Giovanni Andrea Doria réussisse à s'échapper dans un petit navire. Après un siège de trois mois, la garnison se rend et, selon Bosio, Piyale Pacha ramène 5 000 prisonniers à Istanbul, dont le commandant espagnol, Don Alvaro de Sande, qui avait pris le commandement de la flotte chrétienne après la fuite de Doria. Les circonstances des derniers jours de la garnison assiégée sont contradictoires. Ogier Ghislain de Busbecq, l'ambassadeur autrichien à Istanbul, raconte dans son fameux Turkish Letters que, reconnaissant la futilité de la résistance armée, de Sande essaya de s'échapper dans un petit bateau mais fut rapidement capturé. Dans d'autres récits, notamment celui de Braudel, il dirige une tentative de sortie le 29 juillet et se fait alors capturer. À travers les efforts de Busbecq, de Sande est libéré quelques années plus tard. Il combattra à nouveau les Ottomans lors du siège de Malte en 1565.

silhouette du Borj-er-Rous     Une tour composée de crânes, dite Borj-er-Rous, aurait été érigée par Dragut en hommage à cette bataille. Elle est détruite en 1848 sur ordres du bey de Tunis, à la demande du ministre espagnol des affaires étrangères, et remplacée par un obélisque.  

Conséquences         La bataille de Djerba représente l'apogée de la domination navale des Ottomans en Méditerranée qui grandissait depuis leur victoire à la bataille de Prévéza 22 ans plus tôt. Ils assiégent ensuite la nouvelle base de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1565 (après l'avoir chassé de Rhodes en 1522) mais perdent cette bataille décisive. Il faut attendre la destruction d'une large flotte ottomane à la bataille de Lépante en 1571 pour que la réputation d’invincibilité des Ottomans s'effondre0.

Toutefois, suite à la prise de Chypre en 1571, peu après la bataille de Lépante, les Ottomans parviennent à reconstruire leur flotte en moins d'un an et prennent Tunis aux Espagnols et à leurs vassaux hafsides en 1574. Néanmoins, leur suprématie en Méditerranée touchait bel et bien à sa fin.

djerba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Lépante est une des plus grandes batailles navales de l´histoire. Elle s'est déroulée le 7 octobre 1571 au large de Naupacte

— appelée alors Lépante — à proximité du golfe de Patras en Grèce. La puissante marine ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue à l'initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par un désastre pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 30 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonnait comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman.

Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d'Actium, qui marqua la fin des guerres civiles romaines

Le prétexte est la prise de Chypre par les Ottomans en 1570 : la prise de cette possession de la République de Venise, au terme d'une conquête brutale (plus de 20 000 habitants de Nicosie sont mis à mort)2, est l'élément déclencheur de la réaction européenne. Sous le nom de Sainte Ligue, le pape Pie V mobilise sur le thème de la croisade, et réussit à constituer une alliance entre l´Espagne, Venise, les États Pontificaux, la République de Gênes, le Duché de Savoie, l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte et quelques autres puissances.

Mais, en réalité, le contexte plus général est celui d'une lutte généralisée d'influence pour le contrôle de la Méditerranée. La bataille s'inscrit sur fond de tensions géopolitiques et religieuses, avec la montée de l'expansionnisme musulman ottoman en Méditerranée, qui menace les puissances chrétiennes, et en particulier les intérêts espagnols, puissance dominante dans la région à cette époque. Depuis le début du XVIe siècle, les Turcs pratiquent des razzias en Méditerranée occidentale. Débarquant sur les côtes italiennes ou espagnoles, ils pillent les villes du littoral et emmènent certains habitants en esclavage.

À cette rivalité stratégique (le contrôle de la Méditerranée occidentale), s'ajoute en arrière-plan la rivalité religieuse traditionnelle entre chrétienté et islam.   

Composition des flottes et commandants  La flotte chrétienne est composée des flottes combinées pontificales, espagnoles et vénitiennes avec des contributions mineures de Gênes, d’autres États de la péninsule italienne, du duché de Savoie qui y envoie les trois galères de Nice, et des Hospitaliers. Elle est commandée par le jeune infant Juan d'Autriche (24 ans), fils naturel de Charles Quint et demi-frère du roi d'Espagne Philippe II — qui s'avère un excellent commandant.

Soldats chrétiens à bord : 8 000 espagnols, 5 000 vénitiens, 1 500 pontificaux, 5 000 allemands, 5 000 italiens, 4 000 nobles aventuriers3.

La flotte ottomane est commandée par le kapudan pacha Ali Pacha Moezzin, qui se place au centre. Il est assisté d'Uludj Ali (régent d'Alger) qui dirige l’aile gauche et de Mohammed Sirocco (gouverneur d'Égypte) qui dirige l’aile droite. Les galères ottomanes sont occupés par 13 000 marins expérimentés et 34 000 soldats.

Déroulement

formation des flottes juste avant le contactAu matin du 7 octobre 1571, la flotte chrétienne en provenance de Messine rencontre la flotte turque en provenance de Lépante (aujourd'hui Naupacte) dans le golfe de Patras, au large de la Grèce.

Cette bataille est restée dans les traités d’histoire militaire comme un tournant dans la stratégie navale. En effet, c’est la première fois que les galères se voient opposées (à grande échelle) à une flotte plus manœuvrante et armée de canons. Cette combinaison technique, une stratégie qui a consisté à enfermer les Turcs dans le golfe de Lépante, une tactique consistant à faire prendre à l’abordage les galères par l’infanterie espagnole (les tercios), alliées à des défections rapides dans la flotte turque contribua grandement à la réputation de cet affrontement. Pendant le cours de la bataille, le navire du commandant ottoman est envahi par les hommes de la galère de Juan d'Autriche4 ainsi que par celle de l’amiral de la flotte savoyarde André Provana de Leyni entre autres, et l’amiral turc est décapité et sa tête placée au bout du mât du navire principal espagnol, ce qui contribue à saper le moral turc.